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jeu 05.03.2009
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Expo Post-Apocalyptico
A l’occasion du festival Offscreen, Animus redécorera le Nova à coups d’ogives nucléaires. Un abri anti-atomique sera installé dans le bar, comprenant des provisions pour trois semaines. Vous pourrez y admirer une collection d’oeuvres pré-apocalyptiques entre deux alertes, en toute sécurité. À moins qu’un "tingler" ne rode encore dans les recoins... -
Tokyo !
"Tokyo !" est un film collectif étonnamment inspiré qui nous donne trois visions sur une des villes du monde qui parle le plus à notre imaginaire. Dans la première partie, "Interior Design" de Michel Gondry ("Eternal Sunshine of the Spotless Mind"), un jeune couple arrive à Tokyo en espérant pouvoir y vivre. Pendant que son copain travaille comme empaqueteur dans un magasin, Ayako cherche l’appartement idéal. Lorsqu’elle se rend compte que cela ne fonctionne pas, Ayako se sent complètement inutile. La deuxième partie, "Merde" de Léos Carax (son premier film en dix ans !), est de loin la plus bizarre. Un être effrayant, qui habite dans les égouts sous la ville, terrorise la population par ses apparitions soudaines et ses actes absurdes. La partie de Carax est un ode hilarant aux monstres de ce monde. On clôt en beauté avec "Shaking Tokyo", de Bong Joon-Ho ("Memories of Murder", "The Host") : un hikikomori (quelqu’un qui ne sort jamais de chez lui), tombe amoureux de la fille qui livre sa pizza. Lorsqu’elle arrête ce boulot, il décide de partir à sa recherche. Mais un tremblement de terre gâche tout... -
A Boy And His Dog
Le surprenant "A Boy and His Dog" est sans aucun doute le film le plus déjanté que vous pourrez voir dans cette section qui traite de la survie après une apocalypse ! 2024, suite à une Cinquième Guerre Mondiale qui dura en tout et pour tout cinq jours, il ne reste de l’Amérique qu’un tas de poussière. Ceux qui ont survécu, principalement des hommes, fouillent les paysages désertiques à la recherche de boîtes de conserve ou de femmes à violer. Vic (un jeune Don Johnson) est lié par un pacte à son chien Blood, avec lequel il communique par télépathie. Vic s’occupe de la nourriture et Blood - trop intelligent pour chercher à manger - piste les environs à la recherche de femmes. Au cours de leur quête, ils tombent sur Quilla June, femme qui s’avère plus soumise que Vic ne l’espérait... "A boy and his dog" fait partie de ces films cultes qui transcendent leur genre. C’est le second long-métrage réalisé de main de maître par l’acteur L.Q.Jones, qui n’hésitera pas à le faire basculer, au milieu de l’intrigue, dans une satyre féroce des Etats-Unis ! Un film inventif et sans complexe, étonnant du début à la fin. -
ven 06.03.2009
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Interactive Night
Une fois n’est pas coutume, ce soir il ne vous suffira pas d’acheter votre billet, de vous asseoir tranquillement dans votre siège et de regarder un film. Préparez-vous à dépenser quelques calories pour une expérience dynamique et participative, dans l’esprit des tentatives de dépassement du cinéma des années 1950-60... *SEE strange things happen on and off screen ! ENTER the fourth dimension ! But BEWARE : it’s not for the faint of heart ! AND keep telling yourself : "It’s just a movie, it’s just a movie !"* -
Mr Sardonicus
Le "roi des gimmicks", William Castle (à l’honneur dans une rétrospective à la Cinematek), s’adonne ici à un hommage aux films d’horreur gothiques des années 1930, avec une touche très spéciale ! Avec son "Punishment Poll", Castle offre la possibilité au public d’exprimer sa haine envers le "méchant" du film et de voter pour lui infliger, ou non, une dose supplémentaire de cruauté. Qu’allez-vous bien pouvoir choisir...? -
Movie Gimmicks & Cause and Effect
Jack Stevenson, archiviste et spécialiste des curiosités cinématographiques, nous amènera quelques raretés interactives sorties de sa collection personnelle. À découvrir notamment : "Orgy", une bande-annonce pour cinémas érotiques, "Psychorama", une démonstration de 10 minutes d’une méthode controversée de manipulation subliminale, un court en 3-D des années 1940 et bien sûr quelques surprises. -
The Tingler
Vincent Price joue un scientifique expérimentant dans la recherche sur la peur et son origine. Ses théories l’amènent à penser que la peur se manifeste sous la forme d’une créature se saisissant de notre colonne vertébrale, nous tétanisant et pouvant nous tuer d’effroi si nous n’arrivons à nous en débarrasser assez vite : le "Tingler". À l’aide d’un dispositif ingénieux nommé "Percepto", que nous installerons au Nova pour l’occasion, Castle arrive à saisir les spectateurs et à les faire participer au film et à l’ambiance dans la salle. On compte sur vous ! -
sam 07.03.2009
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Interactive Cinema
En plus de la programmation de films, nous approfondirons le thème du cinéma interactif lors d’un symposium. Une série d’interventions de spécialistes contextualiseront les premiers essais de cinéma interactif et immersif, les techniques pré-cinéma et l’histoire de mouvements comme Lanterna Magika ; elles mettront en outre en perspective les expériences actuelles. Les intervenants seront entre autres : Alena Cincerova (fille du créateur du Kinoautomat, Raduz Cincera), Christopher Hales (chercheur au SMARTlab de Londres, coauteur des performances de "Cause & Effect"), Teijo Pellinen (Doctorant au Medialab de l’Université de Helsinki, à l’origine de "Cause & Effect"), Thomas Weynants (chercheur en média visuel et archéologie des médias), Jack Stevenson (spécialiste de cinéma Bis américain, archiviste de curiosités cinématographiques). *Info pratiques : En anglais ! Gratuit, mais inscription obligatoire : symposium@offscreen.be Pour plus de détails : http://www.offscreen.be* -
Tokyo !
"Tokyo !" est un film collectif étonnamment inspiré qui nous donne trois visions sur une des villes du monde qui parle le plus à notre imaginaire. Dans la première partie, "Interior Design" de Michel Gondry ("Eternal Sunshine of the Spotless Mind"), un jeune couple arrive à Tokyo en espérant pouvoir y vivre. Pendant que son copain travaille comme empaqueteur dans un magasin, Ayako cherche l’appartement idéal. Lorsqu’elle se rend compte que cela ne fonctionne pas, Ayako se sent complètement inutile. La deuxième partie, "Merde" de Léos Carax (son premier film en dix ans !), est de loin la plus bizarre. Un être effrayant, qui habite dans les égouts sous la ville, terrorise la population par ses apparitions soudaines et ses actes absurdes. La partie de Carax est un ode hilarant aux monstres de ce monde. On clôt en beauté avec "Shaking Tokyo", de Bong Joon-Ho ("Memories of Murder", "The Host") : un hikikomori (quelqu’un qui ne sort jamais de chez lui), tombe amoureux de la fille qui livre sa pizza. Lorsqu’elle arrête ce boulot, il décide de partir à sa recherche. Mais un tremblement de terre gâche tout... -
Frownland
New York. Keith Sontag - sociopathe obsessif, sorte d’incarnation humaine de l’anxiété - tente de gagner quelques sous avec toutes sortes de combines improbables. Pour lui, toute tentative de communication est une bataille. Il est incapable de formuler ses idées. Il tente d’agir "normalement" pour satisfaire ses besoins de contacts sociaux, mais s’emporte dans des tics nerveux effrayant ses interlocuteurs, à peine capables de supporter sa présence. "Frownland" nous confronte pendant une centaine de minutes à un type qui, en temps normal, nous ferait changer de trottoir. Ce n’est déjà pas un point de départ facile pour un film, mais Ronald Bronstein prend en plus le parti de ne pas chercher à nous attacher au personnage central, adoptant une structure aussi déséquilibrée que lui et une forme explorant sa souffrance pathologique. La présence et la performance d’acteur (improvisée !) de Dore Mann sont tellement impressionnantes, la caméra tellement proche de lui, qu’on est forcé d’éprouver une sorte d’empathie inconfortable, un malaise tout de même ponctué de moments franchement drôles, qui ne manqueront pas de vous faire rire... nerveusement. Une (...)+ Nice Day for a Picnic -
End of August at Hotel Ozone
"The End of August at the Hotel Ozone" demeura durant des années un film légendaire mais rarement vu. Il représente une sorte de chaînon manquant entre les films ’de fin du monde’ plus sobres et méditatifs et les variantes ultérieures, genre film d’évasion. Des années après un holocauste nucléaire, un groupe de jeunes filles erre à travers les forêts détruites à la recherche de nourriture. Elles sont menées par une vieille femme en costume militaire qui tente de les maintenir dans le rang, alors qu’elles ne subsistent dans l’environnement que par leurs couteaux et fusils. Un jour, elles rencontrent un homme âgé dans la forêt. Ce dernier les emmène dans le vieil hôtel où il séjourne. Le réalisateur Jan Schmidt observe ce drame avec une neutralité soignée et constante, ne cédant jamais entièrement au contenu symbolique de nombreuses scènes. Le résultat est un récit visuellement envoûtant, on ne peut plus évocateur de ce qui arrive à l’humanité quand les dernières traces de civilisation s’envolent en fumée. -
I nuovi barbari
Il était impensable de se priver d’un bon vieux film d’exploitation dans notre focus sur les films post-apocalyptiques. "Mad Max", "The Warriors" et "Escape from New York" sont les fictions les plus pompées dans ce sous-genre, avec plus ou moins d’humour et de réussite. A ce petit jeu, force est de reconnaître que les italiens sont les champions. On s’est donc décidé à proposer le plus délirant d’entre-eux, réalisé par un Castellari en roue libre. L’ancien footballeur Fred Williamson est bien sûr de la partie tout comme Anna Kanakis, tous deux habitués du genre. La palme revient à George Eastman dont on retrouve le nom au générique (comme acteur ou scénariste !) de TOUS les films post-apocalyptiques italiens. S’il était mémorable en Big Ape dans "2019, Après la chute de New York", il s’avère indépassable dans son rôle de méchant, vraiment méchant, dans ce film-ci. "The New Barbarians" emprunte beaucoup d’éléments à "Mad Max", sans la classe... Tourné dans une carrière, à défaut de scénario le film tente d’imiter son modèle à coup de voitures ridicules, d’effets spéciaux lamentables et de virilité douteuse. "The New Barbarians" s’avère sans aucun (...) -
dim 08.03.2009
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Frownland
New York. Keith Sontag - sociopathe obsessif, sorte d’incarnation humaine de l’anxiété - tente de gagner quelques sous avec toutes sortes de combines improbables. Pour lui, toute tentative de communication est une bataille. Il est incapable de formuler ses idées. Il tente d’agir "normalement" pour satisfaire ses besoins de contacts sociaux, mais s’emporte dans des tics nerveux effrayant ses interlocuteurs, à peine capables de supporter sa présence. "Frownland" nous confronte pendant une centaine de minutes à un type qui, en temps normal, nous ferait changer de trottoir. Ce n’est déjà pas un point de départ facile pour un film, mais Ronald Bronstein prend en plus le parti de ne pas chercher à nous attacher au personnage central, adoptant une structure aussi déséquilibrée que lui et une forme explorant sa souffrance pathologique. La présence et la performance d’acteur (improvisée !) de Dore Mann sont tellement impressionnantes, la caméra tellement proche de lui, qu’on est forcé d’éprouver une sorte d’empathie inconfortable, un malaise tout de même ponctué de moments franchement drôles, qui ne manqueront pas de vous faire rire... nerveusement. Une (...)+ Nice Day for a Picnic -
The World, The Flesh, and The Devil
"The World, the Flesh, and the Devil" doit être l’un des tous premiers drames de science-fiction du genre ’last man on earth’. Après être resté coincé près d’une semaine dans une mine effondrée Ralph (Harry Belafonte) retrouve la lumière du jour. A son grand étonnement, il constate qu’à des kilomètres à la ronde, il n’y a plus aucune âme qui vive. Ralph se rend alors à New York où il découvre un Manhattan aux rues désertes. Et pas un cadavre en vue. Dans une station radio, il réussit à écouter les dernières transmissions... Datant de 1959, "The World, the Flesh..." était en avance sur son temps de plusieurs années (Le Civil Rights Act ne fut signé que trois ans plus tard). La magnifique photographie en noir et blanc avec ses images panoramiques grandioses d’un Manhattan désolé reste aujourd’hui encore des plus saisissantes. Et en prime, vous aurez l’occasion d’entendre Harry Belafonte chanter.+ There Will Come Soft Rains -
Threads
"Threads" est sans conteste le film le plus horrible et réaliste de cette section. Produit par la BBC en 1984, cette fiction méconnue est peut-être paradoxalement plus radicale que le désormais "classique" documentaire-fiction de Peter Watkins, "La Bombe" qui fût produit et interdit de diffusion 20 ans plus tôt par la même chaîne publique britannique... "Threads" commence par la vie quotidienne de quelques habitants de Sheffield. En arrière-fond, la radio et la télévision chroniquent un conflit lointain qui s’aggrave en Iran (anticipation hasardeuse bien entendu). Les gens, indifférents, sauvegardent les apparences d’une vie paisible ancrée dans ses habitudes. Mais lorsque des patients sont évacués des hôpitaux et des tableaux disparaissent des musées, l’hystérie et la panique montent en puissance. C’est alors que la bombe explose... S’ensuit une description pas à pas des conséquences du fléau, quelques minutes, heures, semaines, mois et années après l’explosion. Les événements sont à ce point crédibles qu’il faut sans cesse se rappeler qu’il s’agit d’une fiction, faisant de "Threads" un portrait clinique de la fin de notre ère à vous glacer (...) -
jeu 12.03.2009
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Eagle vs. Shark
"Eagle vs Shark" est une comédie romantique décalée où l’on assiste à la rencontre de Jarrod et Lily, deux marginaux qui ont en commun leur dextérité aux jeux vidéos et un charmant point de beauté au-dessus de leur lèvre supérieure. Le titre fait directement référence à leur déguisement respectif lors d’une soirée organisée par Jarrod (en aigle) à laquelle Lily s’est invitée (en requin). Mais, bien que Lily ait pu séduire Jarrod le temps d’une nuit, ce dernier la délaisse pour retourner dans son bled natal, où il projette de se venger de certaines humiliations subies pendant son adolescence... Un petit film coloré qui rappelle de loin l’esprit d’un John Waters et de ses personnages "monstrueux", mais ici avec une touche de légèreté, à l’image des interludes animés qui parsèment cette histoire post-ado. Il s’agit du premier long métrage de Taika Waititi, un jeune réalisateur qui fut nominé aux Oscars en 2003 avec son court "Two Cars, One Night".+ Zachte Planten -
Il profumo della signora in nero
Une frêle jeune femme se résigne à la soumission dans une relation sans amour. Lorsque son compagnon commence à s’intéresser aux pratiques vaudou de leurs amis Africains, un complot inhumain semble se resserrer sur elle comme un étau. Alors que l’histoire commence comme une version italienne de "Rosemary’s Baby", elle se teinte vite d’un esprit unique, au fur et à mesure qu’elle nous emporte dans un cauchemar hallucinant. On tombe, avec Mimsy Farmer, dans un passé obscur et personnel, plein d’hommes transpirants et de sentiments de culpabilité non assumés, pour s’en prendre plein la vue lors de la scène finale, grotesque et choquante, qui remet en question tout ce qui précède. La narration est intrigante et énigmatique et comprend plein de moments insaisissables. Visuellement, le film en vaut aussi la peine. Le réalisateur Francesco Barilli présente son arrière-fond comme une peinture, grâce à la remarquable utilisation des couleurs. Les superbes images picturales rappellent le maître Mario Bava. -
ven 13.03.2009
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Milano Calibro 9
C’est sur fond de jazzfunk pompant et choquant que, dans le milieu louche milanais, des gangsters nerveux perdent quelques grosses liasses de billets au cours d’une transaction ratée. A sa sortie de prison, Gastone Moschin est immédiatement traîné dans une voiture, largué dans une casse pour y être brutalement frappé par Mario Adorf et sa racaille, persuadés qu’il en sait plus qu’il ne le prétend. Un film-phare de la vague des (très durs) polars italiens des années septante ; un regard extrêmement brutal sur la pègre, filmé par Fernando di Leo à la manière d’un Jean-Pierre Melville sous l’emprise d’un mélange d’hormones interdites. Des personnages extraordinaires, une danse dénudée de Barbara Bouchet dans une boîte et un Mario Adorf maniaque et rentre-dedans, volant ainsi la vedette au stoïque Moschin. -
Calibro 35
En fouinant dans de vieux vinyles à la recherche d’obscures samples, Tommaso Colliva découvrit des bandes sonores italiennes des années ’60 et ’70. Ces séduisants morceaux électrisants de films d’exploitation n’ont jamais été égalés. En 2007, il forma un groupe de jam avec Massimo Martellotta à la guitare lapsteel, Enrico Gabrielli au clavier et cuivres, Fabio Rondanini aux percussions et Luca Nano Cavina à la basse. Calibro 35 est un "killer combo" de Milan qui combine des éléments contemporains et des thèmes cinématographiques classiques ou obscurs, tout en restant fidèle à la version originale. Ils interprètent également leur propre répertoire, un étrange mélange de jazz, funk, rock, classique et improvisation. En bref, tous les ingrédients des bandes sonores italiennes admirées dans le monde entier. Des visuels et des extraits de films accompagneront le concert. Nous prolongerons ensuite les vibrations au bar du Nova avec Tommaso Colliva derrière les platines, en compagnie de DJ The Lounge Bastard. -
sam 14.03.2009
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Eagle vs. Shark
"Eagle vs Shark" est une comédie romantique décalée où l’on assiste à la rencontre de Jarrod et Lily, deux marginaux qui ont en commun leur dextérité aux jeux vidéos et un charmant point de beauté au-dessus de leur lèvre supérieure. Le titre fait directement référence à leur déguisement respectif lors d’une soirée organisée par Jarrod (en aigle) à laquelle Lily s’est invitée (en requin). Mais, bien que Lily ait pu séduire Jarrod le temps d’une nuit, ce dernier la délaisse pour retourner dans son bled natal, où il projette de se venger de certaines humiliations subies pendant son adolescence... Un petit film coloré qui rappelle de loin l’esprit d’un John Waters et de ses personnages "monstrueux", mais ici avec une touche de légèreté, à l’image des interludes animés qui parsèment cette histoire post-ado. Il s’agit du premier long métrage de Taika Waititi, un jeune réalisateur qui fut nominé aux Oscars en 2003 avec son court "Two Cars, One Night".+ Zachte Planten -
The Clone Returns Home
Quand Kohei, un jeune astronaute, meurt au cours d’une mission dans l’espace, ses supérieurs appliquent son contrat d’assurance et le ressuscitent sous la forme d’un clone... Kohei 2 est censé être en tous points identique à Kohei, jusqu’à ses souvenirs, y compris celui douloureux de la mort précoce de son frère jumeau, Noboru. Cependant, au réveil, le clone se comporte étrangement. Il finit par fuir, suivant ses souvenirs qui le mèneront vers une découverte étonnante proche du lieu tragique de son enfance... Film hypnotique, "The Clone Returns Home" tente d’imaginer ce que pourrait être la réplique en laboratoire d’un adulte, qui n’aurait pas vécu sa vie mais en aurait le souvenir. Kanji Nakajima y parvient avec subtilité, propulsant le spectateur dans un univers transitoire, en suspension entre rêve éloigné et futur antérieur. Pour info, Wim Wenders est le producteur exécutif de cette science-fiction, qui ne manquera pas d’évoquer à certains quelques réminiscences tarkovskiennes... -
Le Orme
Une jeune femme se réveille un matin en sursaut après un rêve bizarre dans lequel un cosmonaute est abandonné sur la lune. Elle réalise ensuite qu’elle vient de perdre trois jours de sa vie. Florinda Bolkan, connue entre autres pour avoir joué dans "A Lizard In A Woman’s Skin" de Lucio Fulci, campe subtilement une femme désespérée dont l’existence lui échappe lentement. L’introduction d’éléments de science-fiction dans cette histoire aux multiples strates génère une atmosphère cauchemardesque, renforcée par la lugubre musique de Nicola Piovanni et le travail à l’image de Vittorio Storaro qui fait baigner les sublimes décors dans une lumière extra-terrestre. Soyez également attentif à Klaus Kinski - dans le plus bref mais combien saisissant ’cameo’ de sa carrière. Tous ces éléments concourent à faire de ce giallo atypique, irréel, l’un des films les plus énigmatiques jamais réalisés. Quasiment introuvable, c’est LA découverte à faire au festival. -
Macchie Solari
Mimsy Farmer interprète une jeune doctorante en médecine, obsédée par sa thèse portant sur une vague de suicides. Elle est victime d’hallucinations dans lesquelles les corps se réveillent à la morgue. Elle mène une enquête sur son père, un ’chaud lapin’ récemment décédé, et cherche à assumer ses blocages et frustrations sexuels. Par ailleurs, elle est vite tiraillée entre deux hommes dont l’un lui veut du bien et l’autre du mal. Reste à savoir lequel... Armando Crispino propose un Giallo décalé où abondent les scènes terrifiantes et les effets de caméra. Années 1970 obligent, l’aspect érotico-psychanalytique est très poussé et amène une série de situations originales et malsaines, donnant au film son ton particulier. Pour les curieux, c’est peut-être aussi le film dans lequel la musique d’Ennio Morricone est la moins remarquable... -
dim 15.03.2009
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Letters from a Dead Man
L’erreur est humaine. Dans ce cas-ci, elle éradiquera la quasi-totalité de la vie terrestre. Dans un monde ravagé par une apocalypse nucléaire, un scientifique survit en s’obstinant à croire son fils vivant, quelque part. Les lettres qu’il lui écrit, qui ne seront jamais lues, lui servent à coucher sur papier ses réflexions sur l’humanité et son sentiment de culpabilité dans cette folie technologique qui conduisit à la tragédie. Car c’est bien la seule chose restant aux survivants-condamnés : méditer sur l’extinction de leur espèce. L’instinct de survie fait voir à certains une lueur d’espoir quelque part, dans la rumeur d’un monde souterrain où l’on pourrait se réfugier en attendant de pouvoir retourner à l’air libre. Mais beaucoup sont résignés, ne voyant d’ailleurs plus ce qu’il y avait de bon à sauver dans la société "d’avant". Ils cherchent, dans la tragédie, la dignité que l’espèce humaine n’a pas eue "de son vivant". Inutile d’insister, le ton est franchement pessimiste. L’esthétique du film est sombre, l’image jaunie, comme irradiée. L’ambiance fascinante rappelle "Stalker" de Tarkovsky, sur lequel Lopushansky a d’ailleurs travaillé. La (...) -
Baba Yaga
Valentina est une jeune photographe, vivant dans le milieu artistique branché de Milan. Un soir, au cours d’une promenade nocturne, elle fait la connaissance d’une femme étrange qui se fait appeler "Baba Yaga". Suite à leur rencontre, Valentina commence à avoir des visions bizarres. Et son appareil photo, de mystérieux pouvoirs. Valentina hésite entre son amour pour Arno, un modeste réalisateur et "Baba Yaga", maîtresse d’un royaume de rêves et d’érotisme. "Baba Yaga" est l’adaptation cinématographique d’une bande dessinée ’fumetti’, de la célèbre série Valentina du scénariste Guido Crepax. Isabelle De Funes (nièce de...) incarne la gracieuse Valentina tandis que "Baba Yaga" est interprétée par Caroll Baker, l’actrice qui nous offrit "Baby Doll". Une image soignée, une direction artistique stylée et une bande sonore groovy font de "Baba Yaga" une petite perle érotico-psychédélique. Le réalisateur Corrado Farina viendra en personne présenter son film. -
Cosa avete fatto a Solange ?
Fabio Testi est prof de gym dans une école catholique pour filles, à Londres. Lors d’une escapade amoureuse avec une de ses élèves, celle-ci s’immobilise soudain, ayant cru voir un meurtre du coin de l’oeil. Plus tard, il apprend par les médias que le corps d’une jeune femme a été retrouvé. Curieux, il se rend sur les lieux et devient ainsi immédiatement suspect auprès de la police. D’autres victimes suivent, assassinées de manière lugubre avec de profonds coups de couteaux dans le vagin. Toutes sont des élèves de cette même école catholique. Un giallo élégant de Massimo Dallamano basé sur une histoire forte signée Edgar Wallace. Malgré les thèmes d’exploitation, il s’agit d’une oeuvre d’une classe qu’on ne retrouve pas souvent dans le genre. Les belles images, à peine lumineuses, sont - chose surprenante - soignées par le maestro débauché Joe d’Amato. La bande-son d’Ennio Morricone est excellente, elle nous mène de voix de femmes cassantes en mélodies légères de piano en passant par des lignes atonales. -
jeu 19.03.2009
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Not Quite Hollywood
"Not Quite Hollywood" propose un tour d’horizon rapide et rythmé de ce qu’a pu être le cinéma d’exploitation australien. Le film permet de s’orienter dans le module Ozploitation que l’on vous propose les jours suivants, une sorte de bande-annonce de luxe. C’est aussi un complément à cette sélection puisque vous pourrez découvrir des extraits de bien d’autres films et peut-être même remettre en cause notre choix ! Les réalisateurs, producteurs, acteurs, cascadeurs, des films sont invités à s’exprimer sur cette période décalée de l’histoire du cinéma australien. On retrouve entre autres Brian Trenchard-Smith, George Miller, Jamie Lee Curtis, George Lazenby et un Quentin Tarantino survolté à l’idée d’évoquer ces perles en tout genre : sexploitation, comédies grotesques, horreur, biker movie, thriller, post-apocalyptique... tout y passe ! Mark Hartley sera présent lors de la projection, qui sera suivie d’une rencontre dans le bar, avec nos autres invités du week-end Ozploitation : Brian Trenchard-Smith et Richard Brennan, producteur de "Long Weekend". -
Lo strano vizio della Signora Wardh
La ravissante reine du giallo Edwige Fenech joue le rôle de Madame Wardh, mariée à un diplomate coincé et poursuivie par les souvenirs de sa relation sadomasochiste avec le dangereux Jean. Lors d’une fête décadente de la haute société, elle rencontre Georges, un charmeur dont elle tombe vite amoureuse. Entretemps, un meurtrier inconnu qui en veut aux belles femmes défraye la chronique de la ville. Sergio Martino, comme Dario Argento, a exercé une grande influence sur le courant du giallo du début des années 70. On retrouve ici les éléments typiques du genre : de superbes femmes adultères dans la haute société, des hommes forts et faibles, les tendances "mode seventies" les plus voyantes et des décorations d’intérieur incroyables. Les compositions stylées sont filmées en cinémascope et accompagnées d’une bande-son formidable. L’intrigue désespérément compliquée tourne autour de la débauche et du rasoir incisif du meurtrier mystérieux, habillé en noir avec des gants en cuir. -
ven 20.03.2009
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Bronson
"Bronson" se veut la biographie d’un personnage hors norme mais bien réel, qui purge actuellement une peine à perpétuité dans les geôles anglaises. La cinquantaine, Charles Bronson, de son vrai nom Michael Gordon Peterson, revendique d’ailleurs le titre du "prisonnier le plus violent du Royaume-Uni." Arrêté une première fois en 1974, il n’a étonnement jamais commis de meurtre, mais s’est spécialisé dans la boxe sauvage, se vantant de moultes passages à tabac dont la violence n’a d’égale que son excentricité. Bien que le film fasse penser au "Chopper" d’Andrew Dominik - ce portrait d’un autre psychopathe, l’australien Mark "Chopper" Read, qui fût montré en 2001 au Nova - "Bronson" s’en écarte par sa forme atypique. La narration biographique semble en effet moins le propos du réalisateur Nicolas Winding Refn (la trilogie "Pusher"), que l’étude de la théâtralité mégalomane de Charles Bronson. Sans oublier que ce dernier est littéralement incarné par un acteur époustouflant, Tom Hardy, dont la performance ne pourra vous laisser indifférent...+ Skhizein -
Stunt Rock
Ne cherchez pas plus loin le film le plus hallucinant de la programmation ! "Stunt Rock" est une rareté à tous les points de vue. La copie que vous allez voir est fraîchement retirée et sera baptisée sur l’écran du Nova. Le film en lui-même pourrait être décrit comme un docu-fiction de l’espace ayant pour thème le hard rock, la magie, le kitsch et le cascadeur Grant Page. Si on ajoute à cela la présence inattendue de Monique Van de Ven, on comprendra que le texte de présentation n’est pas facile à rédiger... Recyclant des stockshots de ses autres films (voire de ceux des autres, comme "Mad Dog Morgan"), Brian Trenchard-Smith construit vaguement une trame pour relier les scènes de concert du groupe Sorcery], la vie des musiciens-magiciens en tournée, l’histoire d’une journaliste courtisée par un cascadeur, tout ça plein de cascades et de tours de magie d’un autre âge. L’ensemble est compartimenté en split screens défiant parfois toute logique. Le film est une sorte de "Spinal Tap" en avance de dix ans et au premier degré ! Quoique... L’esprit du film et réellement difficile à cerner et laisse sans voix. Une chose est sûre : on est là en présence (...) -
The Man from Hong Kong
Si les australiens sont les rois de la cascade, ils ne le sont pas en arts martiaux. C’est pourquoi sont ici convoqués un policier de Hong kong et un anglais malfaisant (George Lazenby) pour un film délirant au rythme très personnel... On retrouve en face de l’ancien James Bond, l’homme d’Hong Kong, Jimmy Wang Yu, star capricieuse du film, l’obligatoire Hugh Keays-Byrne ("Mad Max", "Stone", etc), une jeune australienne férue de Deltaplane (sic) et un Grant Page ("Stunt Rock", "Mad Dog Morgan"...) en grande forme dans une scène de poursuite anthologique. A plein d’égards, "The Man from Honk Kong" est aussi un film touristique puisqu’il débute par une arrestation musclée aux abords, puis au sommet, de l’Ayers Rock. Mélange de film policier et d’arts martiaux, comédie de moeurs internationales, la description n’est pas aisée et on doit reconnaître à Brian Trenchard-Smith, une fois de plus, la capacité à réaliser des ovnis dans tous les styles. Inutile d’ajouter que la venue de la copie sur un écran européen est un événement qui clôturera avec humour notre module Ozploitation. En présence de Brian Trenchard-Smith -
sam 21.03.2009
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The Clone Returns Home
Quand Kohei, un jeune astronaute, meurt au cours d’une mission dans l’espace, ses supérieurs appliquent son contrat d’assurance et le ressuscitent sous la forme d’un clone... Kohei 2 est censé être en tous points identique à Kohei, jusqu’à ses souvenirs, y compris celui douloureux de la mort précoce de son frère jumeau, Noboru. Cependant, au réveil, le clone se comporte étrangement. Il finit par fuir, suivant ses souvenirs qui le mèneront vers une découverte étonnante proche du lieu tragique de son enfance... Film hypnotique, "The Clone Returns Home" tente d’imaginer ce que pourrait être la réplique en laboratoire d’un adulte, qui n’aurait pas vécu sa vie mais en aurait le souvenir. Kanji Nakajima y parvient avec subtilité, propulsant le spectateur dans un univers transitoire, en suspension entre rêve éloigné et futur antérieur. Pour info, Wim Wenders est le producteur exécutif de cette science-fiction, qui ne manquera pas d’évoquer à certains quelques réminiscences tarkovskiennes... -
Mad Max
Mad Max est au centre de cette seconde édition d’Offscreen puisqu’il vient illustrer brillamment à la fois le module Post-Apocalyptique et celui consacré à l’Ozploitation. Ce sera l’occasion de voir ce classique du film de genre en cinémascope dans une belle copie neuve sous-titrée en français. Comparé à d’autres productions australiennes, on remarquera à quel point le film est une réussite visuelle et narrative et se démarque par son ambition. Les fabuleuses poursuites et cascades sont l’aboutissement d’un savoir-faire autochtone indéniable dont "Mad Max" propose la quintessence. Son atmosphère post-apocalyptique est teintée de déréliction sociale, et la perte de repères prend tout son sens dans cet espace immense parcouru par des routes sans fin. C’est majoritairement dans la suite des aventures du Road Warrior que les raisons de cette apocalypse seront expliquées et que le mythe de l’essence, ce Graal du futur, prendra sa véritable dimension. George Miller prouve dès ce premier film que la médecine n’est pas son seul champ de pertinence et par de nombreuses trouvailles formelles (caméra embarquée au ras de la route, images accélérées, (...) -
Mad Max
Mad Max est au centre de cette seconde édition d’Offscreen puisqu’il vient illustrer brillamment à la fois le module Post-Apocalyptique et celui consacré à l’Ozploitation. Ce sera l’occasion de voir ce classique du film de genre en cinémascope dans une belle copie neuve sous-titrée en français. Comparé à d’autres productions australiennes, on remarquera à quel point le film est une réussite visuelle et narrative et se démarque par son ambition. Les fabuleuses poursuites et cascades sont l’aboutissement d’un savoir-faire autochtone indéniable dont "Mad Max" propose la quintessence. Son atmosphère post-apocalyptique est teintée de déréliction sociale, et la perte de repères prend tout son sens dans cet espace immense parcouru par des routes sans fin. C’est majoritairement dans la suite des aventures du Road Warrior que les raisons de cette apocalypse seront expliquées et que le mythe de l’essence, ce Graal du futur, prendra sa véritable dimension. George Miller prouve dès ce premier film que la médecine n’est pas son seul champ de pertinence et par de nombreuses trouvailles formelles (caméra embarquée au ras de la route, images accélérées, (...) -
Long Weekend
Un couple australien de classe moyenne décide d’aller passer un weekend sur la côte afin de se retrouver. Si leurs goûts et points de vue sont très différents, on se rend compte que ce sont leurs caractères et attitudes individualistes qui ont pu un jour les rapprocher. Elle préfère l’hôtel, lui le camping. Ce conflit pourri littéralement leur weekend d’autant plus vite qu’ils se perdent dans la nature qui s’avère hostile, très hostile. À moins que celle-ci ne fasse que répondre à leur propre hostilité. La grande originalité de ce film résolument ’70 c’est que nature et horreur ne sont pas ici combinés pour critiquer un retour à la terre enchanteur comme c’était le cas dans les films Rednecks américains quelques années plus tôt. Les personnages profondément odieux représentent l’Homme occidental de façon joyeusement cynique. La qualité de la mise en scène et de la photographie, toutes deux très classes, confèrent à cette histoire un charme étrange et malsain. Hollywood s’en est aperçu et vient de délivrer un remake plan par plan... avec Grant Page comme cascadeur ! En présence de Richard Brennan, producteur du film -
Dead-end Drive in
Au même titre que les États-Unis, l’Australie est le royaume de l’automobile, amie fidèle de l’habitant des grands espaces. Pas étonnant donc que le drive in y ait connu des heures de gloire, notamment comme lieu de rencontre obligé pour ados désœuvrés. Le marché des VHS dans les années ’80 porte un coup fatal à ces lieux devenus rapidement anachroniques. Les films exploitant le genre post-apocalyptique ne sont plus légions. "Clockwork Orange" et ses ados violents et sans repères sont loin. Quel rapport ? Le réalisateur en propose un et c’est son droit, à travers l’histoire d’un jeune White Thrash dont les occupations principales sont peuplées de bagnoles et de blondasses. Il décide d’exposer l’un et l’autre dans un drive in miteux fréquenté par des bandes de loubards (on disait comme ça à l’époque, non ?). La soirée tourne court quand le jeune couple comprend qu’il ne peut plus sortir de ce qui est maintenant un camp de détention pour jeunes sans avenir. Il sont condamnés à voir en boucle sur l’écran des films de... Brian Trenchard-Smith. En présence de Brian Trenchard-Smith -
Dead-end Drive in
Au même titre que les États-Unis, l’Australie est le royaume de l’automobile, amie fidèle de l’habitant des grands espaces. Pas étonnant donc que le drive in y ait connu des heures de gloire, notamment comme lieu de rencontre obligé pour ados désœuvrés. Le marché des VHS dans les années ’80 porte un coup fatal à ces lieux devenus rapidement anachroniques. Les films exploitant le genre post-apocalyptique ne sont plus légions. "Clockwork Orange" et ses ados violents et sans repères sont loin. Quel rapport ? Le réalisateur en propose un et c’est son droit, à travers l’histoire d’un jeune White Thrash dont les occupations principales sont peuplées de bagnoles et de blondasses. Il décide d’exposer l’un et l’autre dans un drive in miteux fréquenté par des bandes de loubards (on disait comme ça à l’époque, non ?). La soirée tourne court quand le jeune couple comprend qu’il ne peut plus sortir de ce qui est maintenant un camp de détention pour jeunes sans avenir. Il sont condamnés à voir en boucle sur l’écran des films de... Brian Trenchard-Smith. En présence de Brian Trenchard-Smith -
dim 22.03.2009
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Cineketje : Atelier
Avant le film, un atelier est ouvert où l’on pourra exercer son imagination scientifique en fabriquant des machines volantes ou devenir un expert dans les astucieux trucages utilisés par Zeman. À partir de six ans. Réservation obligatoire : cineketjes@nova-cinema.org ou +32 474 532 247 (Hilde) -
Le dirigeable volé
Adaptation du roman "Deux ans de vacances" du grand Jules Verne, par le "Méliès tchèque" Karel Zeman, "Le Dirigeable volé" est une aventure vraiment fantastique. Lors de l’exposition universelle de 1891 à Prague, cinq garçons passionnés par les sciences et techniques montent à bord d’un dirigeable et s’envolent au-dessus de l’océan. Ils sont déjà loin quand leurs familles, inquiètes, se lancent à leur recherche. Détruit par une tempête, le dirigeable atterrit sur une île déserte. Pour ce nouveau rendez-vous au Nova avec Karel Zeman, nous vous proposons un montage éblouissant comprenant des personnages et décors réels, couplés à des images superposées avec des jeux de calques et de transparences. Audacieux, ce film d’aventure ludique et surréaliste est truffé d’inventions visuelles : décors de carte postale en trompe-l’oeil, costumes à rayures imitant les gravures de Hetzel, teintes sépia... Le film a remporté le Prix Art et Essai Jeune Public au Festival d’Aubervilliers en 2002. À partir de six ans. -
Bronson
"Bronson" se veut la biographie d’un personnage hors norme mais bien réel, qui purge actuellement une peine à perpétuité dans les geôles anglaises. La cinquantaine, Charles Bronson, de son vrai nom Michael Gordon Peterson, revendique d’ailleurs le titre du "prisonnier le plus violent du Royaume-Uni." Arrêté une première fois en 1974, il n’a étonnement jamais commis de meurtre, mais s’est spécialisé dans la boxe sauvage, se vantant de moultes passages à tabac dont la violence n’a d’égale que son excentricité. Bien que le film fasse penser au "Chopper" d’Andrew Dominik - ce portrait d’un autre psychopathe, l’australien Mark "Chopper" Read, qui fût montré en 2001 au Nova - "Bronson" s’en écarte par sa forme atypique. La narration biographique semble en effet moins le propos du réalisateur Nicolas Winding Refn (la trilogie "Pusher"), que l’étude de la théâtralité mégalomane de Charles Bronson. Sans oublier que ce dernier est littéralement incarné par un acteur époustouflant, Tom Hardy, dont la performance ne pourra vous laisser indifférent...+ Skhizein -
Synecdoche, New York
Grâce à une prestigieuse bourse, Caden - un metteur en scène de théâtre névrotique, obsédé par d’étranges maladies et interprété par Philip Seymour Hoffman - peut enfin réaliser la pièce de ses rêves. Dans un gigantesque hangar, il reconstitue New York, son appartement et même sa propre existence. Ce qui suit est difficilement descriptible. Fiction, souvenirs et réalité s’entremêlent et nous égarent. Plusieurs années s’écoulent et, de même que Caden lui-même, le film perd progressivement toute attache avec le réel. Dans le dédale d’intrigues et de niveaux de réalité nous reconnaissons la griffe de Charlie Kaufman, le scénariste de "Being John Malkovich", "Adaptation" et "Eternal Sunshine of the Spotless Mind". Avec "Synecdoche" il signe sa première réalisation et donne libre cours à sa logique singulière. Le résultat est un "méta-film" unique, intrigant, mystérieux et complètement dément.+ Din Of Celestial Birds -
The Error Team
Pour achever le festival sur une note festive, nous ferons appel au groupe-mascotte d’Offscreen, pour un concert de clôture. Le trio The Error Team joue un mélange instrumental de musique de films, latine, exotique et mélancolique, avec un zeste de jazz. À ranger au rayon Eerie Listening. http://myspace.com/theerrorteam