• jeu 02.10.2008
  • 19:00

    Des personnages blessés, agressés, déformés, dans un monde étrange... Bienvenue dans l’univers du Violence Bijin Painter, c’est-à-dire Daisuke Ichiba, dessinateur d’avant garde japonais. Ichiba occupe une place à part dans l’univers du manga adulte underground. Né en 1963, il appartient à une génération d’artistes marquée par l’âge d’or du manga. Naviguant aux frontières de l’art contemporain, du comic-book, de la poésie noire et des musiques bruyantes, ce recycleur de génie (il a longtemps tenu une boutique de vêtements et de mangas dans le quartier Koenji à Tokyo) s’est pourtant affranchi des styles habituels. Ses recueils, simples assemblages de dessins sans grand lien scénaristique, édités en tirage limité et présentés dans des formats toujours différents, choquent. Entre mutilation graphique et orgie gribouillée dans un noir & blanc écorché et cauchemardesque, Ichiba développe un style à la fois enfantin et destroy... Il se définit lui-même comme "le peintre de la beauté". Une beauté souvent maladive, convulsive, où des écolières borgnes et impassibles cotoient des animaux morts, avant de se faire hara-kiri... http://tetorahidoro.xxxxxxxx.jp/ 02.10 > 12.10
  • 20:00

    Collecti(e)f, 2007, JP, 35mm, vo st ang, 87'
    Que serait une programmation japonaise sans Animé, cette forme nippone du dessin animé dont il est si difficile à cerner les contours tant la production parait dense et multiple ? Le studio 4°c, dont nous avons projeté cet été "Tekkon Kinkreet", en est sans doute actuellement la référence suprême. Autant par la diversité des artistes à laquelle il fait appel que par la liberté qui semble leur être offerte. Nous vous proposons une série de sept courts métrages dont le titre "Genius Party" pourrait paraître présomptueux s’il ne s’agissait réellement d’un voyage fabuleux aux confins de l’imagination. Dès le générique tel une abstraite danse mystique, nous voici projetés dans une dimension psychédélique aux allures faussement enfantines où se mêlent rêves épiques et cauchemars modernes, contes à l’humour inquiétant et technologies de pointe. Qu’elles soient de facture plutôt classique ou expérimentale, ces oeuvres sont d’une épatante qualité. À noter que le mélange d’images de synthèse et de dessin y est d’une fluidité incomparable. Ce qui relie ces différentes histoires est peut être un questionnement sur le temps, celui du songe ou de la vie.
  • 22:00

    + Emperor Tomato Ketchup [Tomato kecchappu kotei] + La guerre de pierre-papier-ciseaux
    Shûji Terayama, 1970-1971, JP, 16mm, vo st ang, 28'+12'
    + Le Labyrinthe d’herbes
    Shûji Terayama, 1979, JP-FR, video, vo st fr & ang, 40'
  • ven 03.10.2008
  • 20:00

    Kato Naoki, 2007, JP, vo st ang, 87'
    Il y a neuf ans, un homme tuait neuf passants en plein centre de Tokyo. Shinpei Hasegawa, auteur dont l’ambition est d’écrire des livres aussi durs que la vie réelle, tirait de ce fait divers un roman qui fut couronné de succès et le rendit célèbre. Aujourd’hui, il se lance dans la rédaction d’une suite censée lui permettre de mieux comprendre l’attitude de l’assassin. Pour ce faire, il lui invente un frère : Harumi, un jeune homme tranquille mais fâché de voir la vie de son aîné, dont il est incapable de comprendre l’acte meurtrier, utilisée par des auteurs à succès. Tandis que Shinpei commence à faire des recherches sur son sujet, le monde réel et son monde parallèle commencent à se mêler... jusqu’à atteindre le climax avec la rencontre entre Shinpei et Harumi. Une atmosphère troublante plane sur ce thriller, un monde violent couvant sous l’indéniable beauté visuelle et l’apparente tranquilité d’"A Bao A Qu" (nom d’un personnage imaginé par Jorge Luis Borges dans son "Book of Imaginary Beings"), adaptaté de la nouvelle "Danse Joyeuse" de Masuda Keisuke. Un étonnant film de fin d’études, réalisé dans le cadre de l’école nationale des Beaux-Arts (...)
  • 22:00

    Den’en ni shisu
    Shûji Terayama, 1974, JP, 16mm, vo st ang, 102'
    "Cache-cache Pastoral" est probablement le film de Terayama le plus autobiographique, bien qu’ils le soient tous un peu. Adapté d’un recueil de ses poèmes publié 10 ans plus tôt, "Pastoral" met en scène un jeune garçon qui cherche à se libérer de l’emprise de sa mère et rêve de découvrir le monde avec une femme mystérieuse qui lui a fait cette promesse. Les scènes s’enchaînent de manière onirique et décousue, la parade de personnages croisés semble sortie d’une pièce de théâtre ou d’un rêve, tout comme le passé "traditionnel" dans lequel l’action se déroule. Le film se retourne alors, nous faisant comprendre qu’on ne regardait qu’une mise en scène, un film. Son réalisateur, qui ressemble autant à Terayama que le jeune garçon, s’interroge sur sa capacité à se confronter à ses souvenirs et à les représenter sur pellicule. Il mène en même temps une réflexion sur la mémoire et sur la création. Perd-on ses souvenirs une fois qu’on les a manipulés pour les mettre en scène ? Terayama prend déjà du recul par rapport à son oeuvre dans son deuxième long métrage, mélangeant les styles et les références. Il démarre une comédie fellinienne, puis déconstruit (...)
  • 24:00

    Tôkyô zankoku keisatsu
    Yoshihiro Nishimura, 2008, JP, video, vo st ang, 110'
    La police privatisée d’un Tokyo futuriste pourchasse les "ingénieurs", des criminels mutants pouvant transformer toute blessure corporelle en puissante arme destructrice. Ruka - Eihi Shina, l’inoubiable "kiri, kiri, kiri" d’Audition de Takashi Miike - policière virtuose du sabre katana, est sur les traces de Key Man, sans doute à l’origine des mutations virales mais aussi de l’assassinat de son père... Attention, rarement un film n’aura utilisé autant d’hémoglobine ! Et pour cause, son réalisateur est d’abord l’un des créateurs d’effets spéciaux non numériques les plus inventifs du moment, dont ceux des films singuliers de Sono Sion. Cependant, Tokyo Gore Police est d’abord très drôle dans ses outrances, et l’assume pleinement. Que ce soit dans la prolifération de séquences granguignolesques frisant le surréalisme (à voir celle d’anthologie dans un bordel cauchemardesque). Ou encore dans ces spots TV délirants qui parsèment l’intrigue comme ceux à la gloire de l’automutilation ! Un film cyberpunk post-Tsukamoto qui ne se prend pas au sérieux mais n’en est pas moins artistiquement fort bien travaillé. A conseiller vivement aux amateurs du genre, (...)
  • sam 04.10.2008
  • 20:00

    Zenzen daijobu
    Fujita Yosuke, 2008, JP, 35mm, vo st ang, 110'
    "Fine, Totally Fine" est un film qui mérite amplement son titre. Dans la foulée de comédies japonaises récentes telles que "The Taste of Tea" et "Adrift in Tokyo", "Fine, totally fine" puise toute sa force dans de petites observations et des situations comiques bien ancrées dans le quotidien, avec même une touche poétique telle un haïku. Vivant toujours chez son père, Teruo travaille dans la boutique de livres d’occasion de ce dernier et est également au service d’entretien d’un parc urbain. Teruo et ses amis passent la plupart de leur temps à se flanquer la frousse. Son rêve est d’ouvrir le plus grand parc d’épouvante au monde. Son meilleur ami, Hisanobu, est employé dans un hôpital. A trente ans, tous deux n’ont pas encore entrepris grand-chose dans leur vie. C’est alors que débarque Akari, une artiste en herbe incapable d’ouvrir ne fut-ce qu’une boîte de Kleenex sans provoquer un déluge de destruction. Comédie charmante et singulière, ce premier long métrage de Yosuke Fujita vous fera sourire du début à la fin.
  • 22:00

    Takashi Miike, 2007, JP, 35mm, vo ang st ang, 121'
    Le plus notoire des provocateurs du cinéma nippon, Takashi Miike ("Audition", "Visitor Q") a toujours suscité dans les festivals du monde entier des commentaires aussi bien élogieux qu’indignés. Pour "Sukayaki Western Django" (son septante-troisième film... depuis, il en a tourné quatre autres !) Miike s’est inspiré des westerns qu’il regardait, enfant, avec son père. C’est l’histoire de survivants de deux clans, les Heike et les Genji, qui se mènent une bataille séculaire. Ils échouent à Yuta, un petit village du désert de Nebada, attirés par des rumeurs selon lesquelles les montagnes y recèlent de l’or. Un cowboy solitaire arrive et, après avoir prouvé aux deux clans son talent hors du commun pour le maniement du revolver, s’installe dans le magasin de Ruriko. Celle-ci vit avec son petit-fils Heihachi, l’enfant de son fils Heike assassiné et de sa fiancée Genji, Shizuka, devenue la putain du village. Les deux femmes se sont juré vengeance... "Sukayaki" est un "western spaghetti" comme seul Miike en est capable : sauvage, imprudent, formellement inventif et parfois même hilarant. De plus, tout le casting japonais s’exprime en anglais, avec aussi (...)
  • dim 05.10.2008
  • 16:00

    Tsuneo Goda, 2006, JP, 35mm, sans dial, 60'
    Avant de s’attaquer au festival Filem’on, Cineketje vous propose une avant-première. Cette petite perle destinée aux tout petits devrait être dans les salles à la fin de l’année prochaine. Elle ne pouvait donc manquer au programme de "Camera Japan". Construite sur quatre séquences (scénaristiques), elle utilise différentes techniques d’animation, telles que les marionnettes ou le papier découpé. Komaneko (littéralement, le "chat qui prend des images") remplit ses journées en façonnant des poupées et autres petits automates, mais aussi à réfléchir aux scénarios de films en "stop motion" qu’il veut réaliser. La petite vie rangée et paisible de Komaneko dans la maison de son grand-père est perturbée par l’arrivée d’un Yéti, qui lui vole l’une de ses poupées préférées...
  • 20:00

    Sho o suteyo, machi he deyô
    Shûji Terayama, 1971, JP, 35mm, vo st ang, 138'
    Un adolescent face au monde, comme dans un ring de boxe. Ce garçon timide affronte la société qui l’entoure, il se libère de l’enfance, s’endurcit et se révolte. Ce premier long métrage narratif, tourné en pleine nouvelle vague, est révolté comme son héros. Terayama joue avec les possibilités offertes par le cinéma, interrompant le récit, l’entrecoupant de scènes musicales enragées ou d’épisodes fantasmagoriques symbolisant l’évolution du personnage. Le héros finira même par briser volontairement la magie du cinéma pour nous emmener derrière la caméra et avouer qu’il s’est lui aussi laissé avoir par la mise en scène, remerciant chaleureusement toute l’équipe du film. "Jetons les livres, sortons dans la rue" est l’adaptation d’une pièce du Tenjô Sajiki inspirée elle-même d’un livre du même nom : un recueil de poèmes et de textes divers confiés à Terayama. Certains des auteurs apparaissent dans le film, récitant ou donnant vie à leurs textes, les écrivant sur les murs. "La ville est un livre ouvert, écrivez dans ses marges sans fin". L’énergie du film vient de la force "familiale" du Tenjô Sajiki, maîtrisée par son directeur. "Jetons..." est un film (...)
  • 22:30

    Shanghai ijin shokan China Doll
    Shûji Terayama, 1981, JP-FR, 35mm, vo st fr, 83'
    "Les fruits de la passion" est inspiré d’Histoire d’O (roman érotique pervers de Pauline Réage, déjà adapté au cinéma par Just Jaeckin), reprenant le personnage de la jeune femme poussée, par amour, à la soumission absolue. La version de Terayama se déroule dans la concession internationale de Shanghai, fin des années 1920, sur fond de révolte populaire anticolonialiste. Sir Stephen (Klaus Kinski) "remet" O à Madame, tenancière d’un bordel jouée par le travesti célèbre Peter. Sa soumission sera le test ultime de leur amour. Un triangle sexuel pervers naît ensuite avec une jeune Arielle Dombasle comme troisième pointe. Ces occidentaux sont en décalage total avec la société dans laquelle ils évoluent, leurs relations crues et violentes sont opposées à l’érotique-grotesque des fantasmes orientaux. O est balancée entre les deux mondes. "Les fruits de la passion" est assez particulier dans la filmographie de Terayama, il est ainsi parfois cité comme "l’erreur dans une oeuvre autrement parfaite". Malgré une histoire assez kitsch et simpliste et la rencontre assez improbable entre ces acteurs et cet univers, il arrive à créer une ambiance cohérente avec (...)
  • jeu 09.10.2008
  • 20:00

    Funuke domo, kanashimi no ai wo misero
    Yoshida Daihachi, 2007, JP, 35mm, vo st fr, 112'
    S’il vous semble parfois que votre famille est étrange, attendez de rencontrer la famille Wago ! A la mort de ses parents, Sumika Wago rentre chez elle, espérant toucher un héritage qui lui permettra de rembourser les dettes qu’elle a contractées lors de sa carrière ratée d’actrice. Les retrouvailles avec Kiyomi, sa timide jeune sœur, ne sont pas des plus agréables : quatre ans plus tôt, celle-ci avait fait un portrait peu flatteur de Sumika dans un manga talentueux. Lorsque Shinji, le frère aîné, informe Sumika des problèmes financiers, celle-ci n’a d’autre choix que de s’installer dans la maison familiale. Malgré les efforts de Machiko, l’épouse désespérément joyeuse de Shingi, pour apaiser les tensions familiales, les secrets refont surface. Récemment primé au Cinédécouverte de la Cinémathèque, "Funuke Show Some Love, You Losers !" offre un mélange surprenant d’humour noir, d’absurde et de drame, teinté d’un certain esprit BD propre aux mangas. Ce premier long métrage convainquant de Daihachi Yoshida, connu surtout au pays du soleil levant pour ses pièces de théâtre, est bien de la même veine que ces nombreux films atypiques, souvent drôles, des (...)
  • 22:00

    Kato Naoki, 2007, JP, vo st ang, 87'
    Il y a neuf ans, un homme tuait neuf passants en plein centre de Tokyo. Shinpei Hasegawa, auteur dont l’ambition est d’écrire des livres aussi durs que la vie réelle, tirait de ce fait divers un roman qui fut couronné de succès et le rendit célèbre. Aujourd’hui, il se lance dans la rédaction d’une suite censée lui permettre de mieux comprendre l’attitude de l’assassin. Pour ce faire, il lui invente un frère : Harumi, un jeune homme tranquille mais fâché de voir la vie de son aîné, dont il est incapable de comprendre l’acte meurtrier, utilisée par des auteurs à succès. Tandis que Shinpei commence à faire des recherches sur son sujet, le monde réel et son monde parallèle commencent à se mêler... jusqu’à atteindre le climax avec la rencontre entre Shinpei et Harumi. Une atmosphère troublante plane sur ce thriller, un monde violent couvant sous l’indéniable beauté visuelle et l’apparente tranquilité d’"A Bao A Qu" (nom d’un personnage imaginé par Jorge Luis Borges dans son "Book of Imaginary Beings"), adaptaté de la nouvelle "Danse Joyeuse" de Masuda Keisuke. Un étonnant film de fin d’études, réalisé dans le cadre de l’école nationale des Beaux-Arts (...)
  • ven 10.10.2008
  • 20:00

    + Emperor Tomato Ketchup [Tomato kecchappu kotei] + La guerre de pierre-papier-ciseaux
    Shûji Terayama, 1970-1971, JP, 16mm, vo st ang, 28'+12'
    + Le Labyrinthe d’herbes
    Shûji Terayama, 1979, JP-FR, video, vo st fr & ang, 40'
  • 22:00

    Depuis 2005, les soirées "Cabaret Shinjuku" font découvrir au public français des musiciens japonais post-folk et "underground", issus de la scène de Shinjuku, l’un des quartiers les plus tumultueux de Tokyo. Le Cabaret Shinjuku s’est ainsi constitué, autour du duo traditionnel-progressif Momonashi, le guitariste punk-manouche Katan Hibiya et les Romanesques. La compilation "Kusamakura vol.1" est le prolongement discographique de ces soirées. Après le succès de la troisième saison, les éditions Saravah organisent une nouvelle tournée de Momonashi (duo voix et basse électrique, puisant dans le folklore nippon), Katan Hibiya (guitariste virtuose, auteur-compositeur, créant une fusion unique de jazz manouche et de black metal acoustique), Les Romanesques (duo de pop burlesque, qui adapte en français depuis leur installation à Paris en 2000, leurs chansons kitsh, à grands renforts de costumes et de scénographies décapantes) et leur meneuse Maïa Barouh (initiatrice des soirées, chanteuse, compositrice, multi-instrumentiste et compilatrice de la collection "Kusamakura"), accompagnée du percussionniste Léo, nouveau venu dans la troupe. (...)
  • 24:00

    En japonais, kawaii signifie adorable. L’adjectif s’applique à des choses et à des personnes. Il est tout à fait adapté pour décrire Annette, Pascualino et Derek Sein dont les platines célébreront, pour le plus grand plaisir de nos oreilles et de notre popotin, la musique japonaise allant de la J-Pop à la Tokyo Electronica, en passant par la new wave ou la techno co-yo. Annette est illustratrice et star radiophonique. Pascualino est photographe, DJ et star radiophonique. Derek Sein est musicien, DJ et star radiophonique. Ils aiment tous les trois le Japon. Et nous aussi. Kawaii trois fois.
  • sam 11.10.2008
  • 20:00

    Takashi Miike, 2007, JP, 35mm, vo ang st ang, 121'
    Le plus notoire des provocateurs du cinéma nippon, Takashi Miike ("Audition", "Visitor Q") a toujours suscité dans les festivals du monde entier des commentaires aussi bien élogieux qu’indignés. Pour "Sukayaki Western Django" (son septante-troisième film... depuis, il en a tourné quatre autres !) Miike s’est inspiré des westerns qu’il regardait, enfant, avec son père. C’est l’histoire de survivants de deux clans, les Heike et les Genji, qui se mènent une bataille séculaire. Ils échouent à Yuta, un petit village du désert de Nebada, attirés par des rumeurs selon lesquelles les montagnes y recèlent de l’or. Un cowboy solitaire arrive et, après avoir prouvé aux deux clans son talent hors du commun pour le maniement du revolver, s’installe dans le magasin de Ruriko. Celle-ci vit avec son petit-fils Heihachi, l’enfant de son fils Heike assassiné et de sa fiancée Genji, Shizuka, devenue la putain du village. Les deux femmes se sont juré vengeance... "Sukayaki" est un "western spaghetti" comme seul Miike en est capable : sauvage, imprudent, formellement inventif et parfois même hilarant. De plus, tout le casting japonais s’exprime en anglais, avec aussi (...)
  • 22:00

    Collecti(e)f, 2007, JP, 35mm, vo st ang, 87'
    Que serait une programmation japonaise sans Animé, cette forme nippone du dessin animé dont il est si difficile à cerner les contours tant la production parait dense et multiple ? Le studio 4°c, dont nous avons projeté cet été "Tekkon Kinkreet", en est sans doute actuellement la référence suprême. Autant par la diversité des artistes à laquelle il fait appel que par la liberté qui semble leur être offerte. Nous vous proposons une série de sept courts métrages dont le titre "Genius Party" pourrait paraître présomptueux s’il ne s’agissait réellement d’un voyage fabuleux aux confins de l’imagination. Dès le générique tel une abstraite danse mystique, nous voici projetés dans une dimension psychédélique aux allures faussement enfantines où se mêlent rêves épiques et cauchemars modernes, contes à l’humour inquiétant et technologies de pointe. Qu’elles soient de facture plutôt classique ou expérimentale, ces oeuvres sont d’une épatante qualité. À noter que le mélange d’images de synthèse et de dessin y est d’une fluidité incomparable. Ce qui relie ces différentes histoires est peut être un questionnement sur le temps, celui du songe ou de la vie.
  • dim 12.10.2008
  • 18:00

    Den’en ni shisu
    Shûji Terayama, 1974, JP, 16mm, vo st ang, 102'
    "Cache-cache Pastoral" est probablement le film de Terayama le plus autobiographique, bien qu’ils le soient tous un peu. Adapté d’un recueil de ses poèmes publié 10 ans plus tôt, "Pastoral" met en scène un jeune garçon qui cherche à se libérer de l’emprise de sa mère et rêve de découvrir le monde avec une femme mystérieuse qui lui a fait cette promesse. Les scènes s’enchaînent de manière onirique et décousue, la parade de personnages croisés semble sortie d’une pièce de théâtre ou d’un rêve, tout comme le passé "traditionnel" dans lequel l’action se déroule. Le film se retourne alors, nous faisant comprendre qu’on ne regardait qu’une mise en scène, un film. Son réalisateur, qui ressemble autant à Terayama que le jeune garçon, s’interroge sur sa capacité à se confronter à ses souvenirs et à les représenter sur pellicule. Il mène en même temps une réflexion sur la mémoire et sur la création. Perd-on ses souvenirs une fois qu’on les a manipulés pour les mettre en scène ? Terayama prend déjà du recul par rapport à son oeuvre dans son deuxième long métrage, mélangeant les styles et les références. Il démarre une comédie fellinienne, puis déconstruit (...)
  • 20:00

    Shûji Terayama a exploré ses thèmes de prédilection et renforcé son style en expérimentant. Sa filmographie compte une quinzaine de courts métrages expérimentaux fantasmagoriques, renvoyant parfois à d’autres projets filmiques ou dramaturgiques. D’un style toujours soigné et d’une grande force visuelle, la poésie de ses films est souvent renforcée par une musique envoûtante (presque toujours composée par son compère J.A. Seazer). Certains s’inspirent de ses créations de théâtre participatif et intègrent des éléments interagissant avec le public. Deux films-performances seront ainsi montrés ce soir, grâce à la participation d’Henrikku Morisaki, qui présentera également l’ensemble des films de la soirée et l’oeuvre de Terayama. Henrikku fut un partenaire fidèle de Terayama pendant de nombreuses années : assistant-script sur ses films, acteur, chargé du son pour le théâtre, photographe et graphiste pour ses publications... (Transcription de la rencontre disponible ici ou encore ici (traduction anglaise)).
    + The Cage
    Shûji Terayama, 1962-1969, JP, 16mm, sans dial, 11'
    + Shadow Film : A Woman With Two Heads
    Shûji Terayama, 1974, JP, 16mm, sans dial, 16'
    + The Reading machine
    Shûji Terayama, 1977, JP, 16mm, sans dial, 22'
    + A Tale of Labyrinth
    Shûji Terayama, 1975, JP, 16mm, sans dial, 17'
    + Laura
    Shûji Terayama, 1974, JP, 16mm, vo st ang, 9'
    + Der prozess
    Shûji Terayama, 1975, JP, 16mm, sans dial, 34'
  • jeu 23.10.2008
  • 19:30

    Angelina Maccarone, 2006, DE, video, vo st fr & ang, 97'
    Le soir de Noël, la sage et responsable Francesca part à la recherche de sa jeune sœur, Antonietta, en fugue à Rotterdam. Sur la route, elle rencontre Gerlinde, une femme plus âgée, suicidaire et le cœur brisé. Leurs trois destins ne cessent alors de s’entrecroiser. Mais qui sauvera qui ? Un road movie poétique sur l’amour, la solitude et les différents âges de la vie, emmené avec brio par un trio d’actrices et signé Angelina Maccarone ("Unveiled", "Vergfolt"), réalisatrice fétiche des Pink Screens ! [ Ouverture / Opening ]
  • 21:30

    Juan Flahn, 2007, SP, 35mm, vo st fr & ang, 94'
    Les gays sont des modèles d’élégance, d’affabilité et de raffinement. N’importe quoi ! Dans cette comédie noire, sous le soleil madrilène, ça déborde du marcel, ça rote, ça pète et surtout ça trucide des mamies... elles-mêmes redoutables. Ray sauvera-t-il sa môman des griffes de l’horrible(ment sexy) promoteur immobilier ? Leo sauvera-t-il son couple des griffes de cette belle-mère cauchemardesque ? Sauverez-vous la face, entre fous rires et érections ? Une irrésistible satire anticapitaliste, anti-fashion et anti-salle de fitness. Que demander de plus ?! [ Ouverture / Opening ]
    + Mommy’s House
    Aron Kantor, 2007, US, vo st fr & nl, 18'
  • ven 24.10.2008
  • 19:30

    En présence de / in aanwezigheid van Fabio Mollo & Eléonore Weber (tbc).
    + In the Dark
    Fabio Mollo, 2005, IT, 35mm, vo st fr & ang, 10'
    + Les hommes sans gravité
    Eléonore Weber, 2007, FR, vo st ang & nl, 38'
    + Love Kills
    Tor Iben, 2007, DE, video, vo st fr & ang, 28'
    + Bramadero
    Julian Hernandez, 2007, MX, sans dial, 22'
  • 21:30

    Kirsi Liimatainen, 2006, DE, vo st fr & ang, 73'
    Sonja a 16 ans. Aux autres filles, elle fait croire qu’elle a de l’expérience. Mais à Julia, sa meilleure amie, elle confesse qu’elle n’a jamais fait l’amour. Son copain l’ennuie. Sa mère l’exaspère. Elle étouffe dans l’appartement où elles vivent. Chaos émotionnel, attirance, confusion, colère intérieure... L’adolescence et ses moments de flottement croqués avec justesse. Au cours des vacances d’été, elle comprend vers qui son désir l’attire. Une échappée chez son père et une vaine tentative d’hétérosexualité ne feront que confirmer un besoin de changement...
  • 23:30

    Du porno, du vrai, chaud et sexe ! Mais qui ne se gêne pour autant pas pour jouer avec les codes existants. L’occasion de découvrir le dernier Buck Angel (aka "The Man with a Pussy", qui se revendique comme le premier pornstar FtoM à atteindre le porno mainstream), muscles virils et corps tatoués et testostéronés au programme, et le très queer Tour de Pants pour une joyeuse mêlée femmes-trans-autres sur fond de course cycliste (si !) et une très convaincante promotion d’un usage festif du vélo... Even More Bang for your Buck 2 (extrait / extract) *Buck Angel, USA, 2008, video, vo / ov
    + Tour de Pants
    Luke Woodward, 2008, US, video, vo, 40'
  • sam 25.10.2008
  • 14:00

    La deuxième édition de Filem’on s’ouvre avec un ciné-concert accessible aux enfants de tous âges. Les oeuvres des maîtres de l’animation tchèque, tels Zdenek Miller, Hermina Tyrlova, Karel Zeman, Pojar Bretislav et Jiri Trnka, sont au programme. Laissez-vous un moment emmener loin des rivages informatiques, au pays des poupées, des papiers découpés et des personnages en cut-out. Petites et grandes aventures d’une petite taupe en auto, de M. Prokuok à vélo, de petits trains où tout ne va pas toujours comme sur des roulettes. La musique en direct est signée Bix Médard, projet du bien connu collectif bruxellois Neven. Beatrix Fife, princesse à l’idiome inventé de toutes pièces, donnera de la voix et de la flûte pour ces histoires tendres et cocasses. Peter Clasen (electronics) et Taricq (contrebasse) l’épauleront dans cette agréable aventure.
  • 15:30

    Jess Franco, ES-DE, 35mm, vo st fr & nl
    La lezpoitation a eu de beaux jours. Et avec elle, le film de vampires lesbiennes. Illustration faite avec Vampiros Lesbos, un des films les plus connus de Jess (Jesus) Franco. A la veille de se rendre en Turquie sur l’île d’une inconnue cliente comtesse pour une affaire d’héritage, Linda assiste à un spectacle troublant. Sur scène, en tenue d’Eve, la mystérieuse femme qui hante ses rêves. Abus du zoom, musique psychédélique hindouïsante, mobilier pop 70’s, rythme étiré, trame onirique... un film emblématique des 70’s.
  • 17:30

    Cynthia Arra & Mélissa Arra, 2007, FR, vo st ang, 75'
    Le mot "genre" ne vous évoque pas grand-chose ? Judith Butler vous fait l’effet d’un Valium ? Pas de panique, voici un update. À la pointe de ces réflexions et en direct de France, six portraits fascinants de personnes trans/inter-sexes/genres illustrent dans leur chair les limites ridiculement étroites de la binarité avec laquelle notre culture considère ces sujets - jusqu’à l’exemple de ce trans "Female to Unknown". Aussi fascinant qu’instructif et surtout totalement emblématique de l’esprit Pink Screens, un document indispensable pour se (re)penser soi, son corps, son sexe, son désir, son genre... et ceux de tou-te-s les autres. En présence de / in aanwezigheid van Cynthia et Mélissa Arra.
  • 19:30

    En présence de / in aanwezigheid van Caroline Bonfond.
    + 1977
    Peque Varela, 2007, GB, video, sans dial, 7'
    + The Premiere
    Margret Bergheim, 2007, NO, video, vo st fr & ang, 9'
    + Night Star
    Kekeletso Khena, 2007, ZA, vo st fr, 13'
    + Let’s Roll
    Kat-I, 2007, US, video, sans dial, 5'
    + Im Fluss - Au fil de l’eau
    Cecilia Barriga & Claudia Lorenz, 2007, CH-ES, vo st fr & ang, 6'
    + S/He
    Gina Pei Chi Chen, 2007, TW, video, vo st fr & ang, 12'
    + A Little Tiger
    Anna-Carin Andersson, 2006, SE, vo st fr & ang, 29'
    + Coincidence
    Caroline Bonfond, 2008, BE, video, sans dial, 5'
    + No Bikini
    Claudia Morgado Escanilla, 2007, CA, 35mm, vo st fr & nl, 9'
  • 21:30

    James Bolton, 2008, US, 35mm, vo st fr & nl, 90'
    Adolescent timide débarqué avec sa famille dans une petite ville de campagne, Nathan se lie d’amitié avec Roy, garçon confiant, aussi physique que Nathan est lunaire. S’ensuit entre les garçons une passion amoureuse et sensuelle qu’ils doivent cacher aux yeux de la micro-société de ce Sud profond du milieu des années ’70. Nathan doit aussi faire face à ses démons et à la violence sourde qui règne au sein de sa famille. Adapté du roman de Jim Grimsley, "Dream Boy" est un film sensible sur l’amour, les tabous et la fin de l’innocence.
    + Rock Garden - A Love Story
    Gloria Kim, 2007, CA, video, sans dial, 10'
  • 23:30

    Kajino, 2000, JP, vo st fr & ang, 60'
    Un "pinku" homo perturbant : un père se venge d’une cruelle façon sur les deux garçons qui ont agressé son fils homosexuel. Dans un hangar sombre et glauque, ils subissent punitions et tortures qui éveilleront peut-être des désirs enfouis. Bondage avec chaînes d’acier, vengeance et sexualité extrême participent d’une vision jubilatoire et frénétique d’une homophobie réduite à néant. Oeil pour œil, littéralement... Fétichistes, voyeurs, sadiques et curieux, bienvenus !
    + Heiko
    David Bonneville, 2008, PT, video, vo st fr, 13'
  • dim 26.10.2008
  • 15:30

    Angelina Maccarone, 2006, DE, video, vo st fr & ang, 97'
    Le soir de Noël, la sage et responsable Francesca part à la recherche de sa jeune sœur, Antonietta, en fugue à Rotterdam. Sur la route, elle rencontre Gerlinde, une femme plus âgée, suicidaire et le cœur brisé. Leurs trois destins ne cessent alors de s’entrecroiser. Mais qui sauvera qui ? Un road movie poétique sur l’amour, la solitude et les différents âges de la vie, emmené avec brio par un trio d’actrices et signé Angelina Maccarone ("Unveiled", "Vergfolt"), réalisatrice fétiche des Pink Screens ! [ Ouverture / Opening ]
  • 17:30

    Boris Szulzinger, 1972, BE, 35mm, vo fr st nl, 79'
    Tiré d’un fait divers, ce thriller macabre conte l’histoire d’un gigolo et de son jeune ami dont le jeu favori consiste à tirer sur des inconnus. Sans attaches ni désir autre que celui d’être ensemble, ils nous entraînent dans une intolérable cavale. Boris Szulzinger choisit de filmer à Bruxelles et fait de la ville un cadre surprenant pour son récit. Sa vision de l’homosexualité est certes ambiguë, à la fois fascinée et dégoûtée, à l’image des sentiments contradictoires qu’éprouvent les personnages. Film belge rare et à (re)découvrir, par le co-auteur de l’incontournable "Tarzoon".
  • 21:30

    Isaac Julien, 2008, GB, video, vo st fr & nl, 76'
    Egérie de Derek Jarman, cinéaste queer majeur, l’inclassable Tilda Swinton lui a écrit ce sublime hommage, travail de collaboration étroite avec Isaac Julien, réalisateur de "Looking For Langston" (projeté aux Pink Screens 2004). Par un montage judicieux et poétique, ces deux artistes recomposent un portrait troublant et inédit d’un surdoué mort du sida en 1994 : activiste, décorateur, écrivain, jardinier et metteur en scène. Loin de l’évocation conventionnelle, ce Derek ose l’audace formelle et révèle un homme de toute beauté.
  • lun 27.10.2008
  • 19:30

    Julian Jarrold, 2008, GB, 35mm, vo st fr & nl, 133'
    "Maurice" vous a fait baver ? Bienvenue au manoir de "Brideshead" ! D’après le roman d’Evelyn Waugh, une magnifique reconstitution des années d’après-guerre, le film nous emporte des grandes universités britanniques jusqu’à Venise, en passant par le Maroc. Avec une légèreté surprenante pour l’époque, "Brideshead Revisited" est un épique chassé-croisé amoureux sautant allègrement les barrières du genre, entre Matthew Goode (honni dans "Match Point") et le mignon Ben Whishaw (adoré dans "Le parfum"). Cerise sur le pudding : Emma Thompson, complètement flippante en catho extrémiste. Cheers !
  • 22:00

    Gwen Haworth, 2007, US, video, vo st fr & nl, 70'
    Une des premières choses que demandent les transsexuels aujourd’hui, c’est qu’on arrête d’en parler à leur place. C’est exactement ce que fait la réalisatrice Gwen Haworth en racontant, elle-même, sa propre transition ainsi qu’en faisant témoigner ses proches du meilleur pote hétéro à l’ex-petite amie. Une qualité cinématographique rare pour ce documentaire, à voir la manière apaisée dont un microcosme pourtant standard accueille la transition de l’un de ses membres... Un peu de (surprenante) douceur dans ce monde de brutes.
  • mar 28.10.2008
  • 13:00

    On dessine d’abord sur les feuilles d’un carnet, et ensuite les dessins se mettent à bouger ! On capte ces dessins sur pellicule 16mm, que l’on développe dans une chambre noire. L’atelier sera coordonné par Eric Dederen, spécialiste des "bonnes vieilles méthodes" artisanales de cinéma, tels que le zootrope ou la caméra 16mm. Inscription obligatoire : cineketjes@nova-cinema.org
  • 14:00

    On dessine d’abord sur les feuilles d’un carnet, et ensuite les dessins se mettent à bouger ! On capte ces dessins sur pellicule 16mm, que l’on développe dans une chambre noire. L’atelier sera coordonné par Eric Dederen, spécialiste des "bonnes vieilles méthodes" artisanales de cinéma, tels que le zootrope ou la caméra 16mm. Inscription obligatoire : cineketjes@nova-cinema.org
  • 16:00

    Serge Danot, 1970, FR, 35mm, vo fr , 80'
    Celui qui se souvient de l’époque où, avant d’aller se coucher, espérait l’autorisation d’encore passer un moment devant la télé, celui-là n’a certainement pas oublié "Le Manège enchanté", la fameuse série de poupées animées avec l’incomparable chien Pollux à l’accent anglais et aux longs poils tombants. Court sur pattes, il n’arrête pas de chercher frénétiquement un morceau de sucre tout le long d’aventures rocambolesques. Une adaptation cinéma a été réalisée en 2005, un film en images de synthèse passé relativement inaperçu. Nous lui avons préféré le long métrage réalisé de main de maître par le créateur de la série même, qu’il inventa en 1964. Il y est question d’un mystérieux chat bleu et d’une usine qui recouvre tout de bleu, menacant la vie colorée de Pollux et ses amis : la petite fille Margotte, le magicien sur ressort Zébulon dont le "Tournicoti, Tournicoton" a été traduit en 28 langues, Azalée la vache, Ambroise l’escargot et Flappy le lapin... La séance sera précédée de "Potins de quartier" et "Peur de ville", réalisés par les enfants avec l’aide du collectif bruxellois Zorobabel.
  • 19:30

    Anne Smolar, 2008, BE, video, vo fr st nl, 52'
    Qu’est-ce qui pousse à aller vivre dans un autre pays ? Fuite ou désir d’autre chose ? Exil volontaire ou contraint ? Comment est vécu ce pays d’Oz par ces "Dorothy" déportées dans un autre univers ? Les vécus et les motifs peuvent sembler différents. Pourtant, ces trajectoires se font écho et s’inscrivent dans les parcours identitaires de chacune de ces femmes comme autant d’éléments constitutifs forts. L’homosexualité peut y trouver sa place. L’exil comme expérience de la transformation interroge la manière dont se construit qui nous sommes... En présence de / in aanwezigheid van Anne Smolar.
    + Family Reunion
    Isold Uggadottir, 2006, IS, vo fr st nl, 19'
  • 21:30

    Jiang Zhi, 2005, CN, video, vo st fr & ang, 78'
    Xiang Xiang est l’amie de Teresa qui est l’amie de Rao Rao. Rao Rao tombe sous le charme de Xiang Xiang. Les premiers pas hésitants d’une idylle amoureuse semblent se mettre en place, entre plage et gratte-ciel. Mais Rao Rao, hétéro assuré, ignore que la sublime Xiang Xiang est biologiquement un homme. Un film rare, transgenre tant par sa forme que par le choix du sujet, qui témoigne tout en légèreté de l’audace d’un certain cinéma chinois contemporain et qui met en lumière une réalité fort peu (re)connue. Discussion avec / Q&A met Yang Yang (Beijing Queer Film Festival).
    + Gender Game
    ZhiZiBai, 2006, CN, video, vo st fr & ang, 27'
  • mer 29.10.2008
  • 19:30

    Improvvisamente l’inverno scorso
    Gustav Hofer & Luca Ragazzi, 2007, IT, video, vo st fr & ang, 85'
    Documentaire italien qui retrace l’histoire de Gustav et Luca. Fin 2006, le gouvernement de centre-gauche présente un projet de loi accordant certains droits aux couples non mariés, y compris les couples homosexuels, provoquant une incroyable vague d’homophobie. On voit alors nos "héros" dans leur quotidien, se questionnant, s’invectivant avec humour. Dans la rue, au Parlement, au Vatican, ils essaient de comprendre l’opinion des uns et des autres. Avec eux, l’on vit cette hilarante et effrayante épopée dans un monde que l’on a cru, à tort, révolu. On en reste comme deux ronds de flan, n’en croyant ni ses yeux ni ses oreilles. On vit vraiment une époque formidable ! En présence de / in aanwezigheid van Gustav Hofer & Luca Ragazzi.
    + Love Hurts
    Döndü Kilic & Marie-Josephin Sneider, 2007, DE, sans dial, 1'
  • 21:30

    En présence de / in aanwezigheid van Fabio Mollo ("Giganti").
    + The Fighting Cholitas
    Mariam Jobrani, 2007, US-BO, vo st fr & ang, 20'
    + Giganti
    + Smalltown Boy
    Moby Longinotto, 2007, GB, video, vo st fr & nl, 13'
    + De la tête aux pieds
    Simone Cangelosi, 2007, IT, vo st fr, 26'
    + Le Saint
    Elfe Uluc, 2007, FR, 35mm, vo st fr & nl, 17'
  • jeu 30.10.2008
  • 14:00

    Quand on a rencontré Wilf Plum au festival d’Amsterdam "Cinékid", on a tout de suite su qu’on lui demanderait de venir à cette deuxième édition de Filem’on. Le musicien écossais et son complice René Binamé vont nous montrer comment on fabrique des sons avec un vieil attirail domestique, ustensiles de cuisine ou bataclan de jardin. Avec eux, on sonorisera un petit film surprise. Ce soundtrack sera soumis à vos oreilles approbatrices à la clôture du festival. Inscription obligatoire : cineketjes@nova-cinema.org
  • 17:00

    Tout festival mérite une clôture festivalière ! C’est pourquoi Filem’on invite tous les artistes en herbe à venir présenter au public les films qu’ils auront réalisés dans le cadre du festival. La projection sera complétée par des courts métrages de l’Estonien Yanis Cimmermanis, que l’on connaît pour son long "Les Trois Mousquetaires". Tout le monde est ensuite le bienvenu dans le foyer où une boisson les attendra.
  • 19:30

    Tanaz Eshaghian, 2008, US-GB-IR, video, vo st fr & ang, 74'
    Peu savent qu’en Iran le changement de sexe est autorisé par la loi pour les transsexuels, alors que l’homosexualité est toujours passible de peine de mort. "Be Like Others" suit le parcours douloureux et chaotique de quelques jeunes homosexuels ayant décidé de subir l’opération, pas toujours pour les raisons que l’on imagine. Cette décision radicale leur permettra-t-elle d’obtenir une vie décente ? Le film de Tanaz Eshaghian est une œuvre étonnante et sans concession, sur la vie intime de ces jeunes gens, et au-delà sur celle d’une société peu connue. (Teddy Awards Jury Prize & Amnesty International Film Prize, Berlinale 2008) Discussion avec / Q&A met Federico Ariu, Merhaba & ULB (tbc).
    + Hudûd
    Federico Ariu, 2008, BE, vo st fr & nl, 25'
    + Anti-Confessions Vol. 1
    Aykan Safoglu, 2007, TR, sans dial, 2'
  • 21:30

    *Wrestling Grímur Hákonarson, IC - 2007, video, vo st fr & ang / ov fr & eng ond, 22’* L’âpre relation de deux hommes, adeptes de lutte, dans l’Islande rurale : dur, beau et sacré meilleur court métrage de l’année dans son pays.
    + Flatmates
    Magnus Mork, 2007, NO, video, vo st fr & ang, 21'
    + Tango Finlandia
    Hannu Lajunen, 2007, FI, sans dial, 6'
    + The Dildo-Fantastic Plastic
    Ulrika Rang, 2008, SE, vo st fr, 9'
  • 21:30

    Dans le cadre de la soirée "Genres d’ailleurs", en collaboration avec Merhaba et le colloque Hétérotopies sexuelles organisé par l’ULB, rejoignez-nous dans le bar du Nova pour une "gueulante" en écho à la projection de "Be Like Others". Une invitation à parler, écouter, contester, discuter, polémiquer, témoigner... autour du thème "Femmes et pédégouines : le jihad de l’Occident !?" Une "gueulante", qu’est-ce que c’est ? Un café-discussion démocratique dont le principe de base est la libre circulation des idées autour de questions données. Rien à voir avec un groupe de parole où l’on viendrait écouter la bonne (de parole), mais un espace d’expression pour remuer ses idées, voire ses préjugés, et entendre celles, voire ceux, des autres... Accès libre.
  • ven 31.10.2008
  • 19:30

    Chen Hung-I, 2008, TW, vo st fr & ang, 106'
    Jessie quitte la campagne pour vivre avec son amie Pon. La copine de Ricky est d’une jalousie violente. Summer décide de se marier et U, grande timide, cherche l’amour sur internet. En choisissant quatre configurations pour quatre histoires d’amour urbaines (heureuses ensemble, heureuses séparées, malheureuses ensemble ou malheureuses séparées), Chen Hung-I réussit un film à sketches au ton tantôt émouvant tantôt manga-pop. Avec en bonus les débuts sur écran de Cindy Wang, une star de la musique pop en mandarin !
  • 21:30

    En présence de / in aanwezigheid van Alexander Beyne ("First Impressions") & Xavier Diskeuve ("Révolution").
    + Zucht
    Margien Rogaar, 2007, NL, vo st fr, 10'
    + Embrasser les tigres
    Teddy Lussi, 2004, FR, vo st nl, 20'
    + Amandine
    Martial Salomon, 2007, FR, video, vo st nl, 15'
    + Révolution
    Xavier Diskeuve, 2006, BE, video, sans dial, 18'
    + First Impressions
    Alexander Beyne, 2007, BE, video, vo nl st fr, 10'
    + Color Me Bad
    Hesdy Lonwijk, 2007, NL, 35mm, vo st fr, 23'
    +
    Felipe Sholl, 2008, BR, video, vo st fr & ang, 5'
  • 23:30

    Boris Szulzinger, 1980, BE, 35mm, vo fr st nl, 120'
    Depuis trois siècles, la comtesse Dracula parvient à préserver sa beauté grâce au sang de jeunes vierges. Elle tient un magasin de vêtements où, avec l’aide de ses fils jumeaux, elle capture des jeunes filles qu’elle vampirise en son château... Comédie macabre du réalisateur belge Boris Szulzinger, dont on vous propose "Les tueurs fous", avec Maria Schneider ("Le dernier tango à Paris"), Louise Fletcher ("Vol au-dessus d’un nid de coucou") et le cultissime auteur de la série "Clap".
    + La dinde
    Anna Margarita Albelo, 2008, FR, video, vo st nl, 10'
  • sam 01.11.2008
  • 15:30

    En présence de / in aanwezigheid van Fabio Mollo & Eléonore Weber (tbc).
    + In the Dark
    Fabio Mollo, 2005, IT, 35mm, vo st fr & ang, 10'
    + Les hommes sans gravité
    Eléonore Weber, 2007, FR, vo st ang & nl, 38'
    + Love Kills
    Tor Iben, 2007, DE, video, vo st fr & ang, 28'
    + Bramadero
    Julian Hernandez, 2007, MX, sans dial, 22'
  • 17:30

    En présence de / in aanwezigheid van Yann Gonzales, Emilie Jouvet, Pascal Rambert (tbc).
    + Entracte
    Yann Gonzales, 2007, FR, 35mm, vo, 15'
    + The Apple
    Emilie Jouvet, 2008, FR, video, sans dial, 6'
    + Bare
    Wrik Mead, 2008, CA, video, sans dial, 3'
    + Allen Ginsberg Gives Great Head
    X'Ho, 2007, SG, video, vo st fr, 15'
    + Baby Clash
    Big Jim, 2008, FR, video, sans dial, 1'
    + Come On Girls
    Tom de Pékin, 2008, FR, video, sans dial, 5'
    + Avant que tu reviennes
    Pascal Rambert, 2008, FR, video, 16'
    + Prick
    Wrik Mead, 2008, CA, video, sans dial, 3'
    + Vicious
    Emilie Jouvet, 2008, FR, video, sans dial, 5'
    + For a Relationship
    Jim Verbug, CA, 2007, CA, vo st fr & nl, 4'
    + Give Piece of Ass a Chance
    Bruce La Bruce, 2007, CA, video, vo st fr & nl, 9'
  • 19:30

    Was am ende zählt
    Julia von Heinz, 2007, DE, vo st fr & ang, 100'
    Carla fugue pour faire une école de stylisme à Lyon, mais on lui vole tous ses biens. Elle tombe sur Rico qui lui propose un job sur un chantier. Il l’héberge, mais pas sans contrepartie. Là, elle se lie avec Lucie qui lui propose de squatter avec elle et son frère. Les rêves et difficultés de ces deux filles, chacune attirée par les désirs opposés de l’autre, peignent la marginalité au féminin avec intelligence et douceur. Quand Carla découvre qu’elle est enceinte, elles décident de faire face ensemble avec un pacte qui permettra à Lucie de retenir Carla à ses côtés au moins encore quelques temps... [ Clôture / Closing ]
  • 21:30

    Joachim Lafosse, 2008, BE-FR, 35mm, vo fr st nl, 105'
    Jonas, 16 ans, en échec scolaire, pense pouvoir tout miser sur le tennis mais échoue en sélection nationale. Il rencontre Pierre, un trentenaire qui va le prendre en charge. Fort de ce lien privilégié, Jonas abandonne l’école publique. Incapable de fixer les limites de cette relation, l’éducation de Jonas va progressivement dépasser le cadre purement scolaire : transmission ou transgression ? Choc de la Quinzaine des Réalisateurs 2008, film intelligent, mélange d’humour et de stupeur, "Elève Libre" est une claque qui devrait laisser une impression durable. En présence de / in aanwezigheid van Joachim Lafosse. [ Clôture / Closing ]