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jeu 24.04.2008
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VillesIMAGINAIRESteden #1
*Saturacités Elise Dethier, vo fr / fr ov, 1’* Le temps d’un clin d’oeil, l’emprise du rythme de la ville sur nos esprits et nos corps. *2013 Antje Van Wichelen, vo fr & nl / nl & fr ov, 4’* En 2013, les Bruxellois en ont eu marre des abîmes que les hommes de pouvoir leur imposent et se sont retirés sur les hauteurs de la ville. *Bushra Collectif, vo fr & nl / nl & fr ov, 1’* Cette ville existe seulement en paroles, mais malheureusement, la bouche qui parle beaucoup n’ a pas toujours raison ! *Abdeltown Abdelwahab Hakem, vo fr & ar / ar & fr ov, 4’* Ville de sable où il fait trop chaud. Les pauvres vivent en haut, tandis que les riches et l’administration sont sous terre. *Bruin Laurent Van Lancker, vo nl / nl ov, 2’* Cauchemar ou rêve éveillé ? Une ville brune et surréaliste. *Marz Amir Najmi, vo fr & perse / perzich & fr ov, 2’* Une ville divisée en deux clans : ceux qui ont une bouche et donnent des ordres, ceux qui ont des oreilles pour les écouter et les accomplir. *Argentmensonge Faïssal Chibani, vo fr / fr ov, 2’* L’argent est d’une telle importance dans notre monde, que le conteur (...) -
Zéro de conduite
Fils d’un militant anarchiste mort en prison dans des circonstances troubles, Jean Vigo tourne fin 1932, au collège de Saint-Cloud où lui même passa une partie de sa scolarité (dont il n’a pas gardé un souvenir particulièrement enthousiaste), un film qui devait à l’origine s’appeler "Les cancres". Il y met en scène les pouvoirs imaginaires et fabuleux de l’enfance, entrée en révolte jubilatoire contre la discipline militaire de leur pensionnat concentrationnaire. Jeux de mirliton et d’attrapes, bataille de polochons homérique, jeu de massacre salvateur contre les représentant de l’autorité, "Zéro de conduite" prend la forme d’un hymne virulent à la désobéissance teinté de poésie et empreint des souffrances de son auteur, dont saura se souvenir le Truffaut des "Quatre Cent Coups". Vigo y fustige "les principes despotiques qui régissent l’enseignement en inculquant aux enfants les sanglantes vanités de l’âge adulte" (Raoul Vaneigem). C’est peu dire que le film reçut un accueil polémique. Jugé "antifrançais" et "attentatoire au prestige du corps enseignant", sous la pression des "Pères de famille organisés", une obscure ligue de vertu, il est (...)+ Rentrée des classes -
ven 25.04.2008
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L’école du diable + Au diable l’école
Ces deux épisodes de la série "Au nom du progrès", réalisée en collaboration avec l’économiste français François Partant, illustrent à merveille les théories d’Ivan Illich sur la déscolarisation de la société. Ils nous emmènent en Afrique pour y vérifier si l’école a les vertus intégrative qu’on lui prête volontiers en tant que "berceau du progrès et condition du développement économique et social". Le tableau est pour le moins contrasté. Dans le Togo d’Eyadema, on n’est s’est pas trop creusé la tête : on a repris le système scolaire des colonisateurs blancs. Avec comme résultat que l’école y a remplacé l’Eglise comme instrument de l’oppression culturelle. Dans la Tanzanie socialiste de Nyerere (le "Mwalimu", l’instituteur), au contraire, une remise en question radicale de l’école héritée de la colonisation a permis d’expérimenter un système scolaire basé sur des valeurs africaines et répondant aux besoins réels d’une société tanzanienne égalitaire, juste, solidaire, et qui trouve dans ses propres ressources les moyens de son autosuffisance. L’école s’y intègre même tellement à la vie qu’elle en devient un lieu de production agricole ou (...) -
Beyrouth fantôme
Fin des années 80, le conflit libanais semble toucher à sa fin. Khalil, un jeune homme qui a fait croire à sa mort dix ans plus tôt pour mieux s’enfuir, revient incognito à Beyrouth. Mais la ville est petite et ils sont de plus en plus nombreux à reconnaître Khalil, tel un fantôme qui sillonne les rues, semant l’émoi et la colère chez ses proches... Evocation d’une jeunesse gâchée, perdue dans l’absurdité d’un conflit interminable, "Beyrouth fantôme" ravive volontairement les plaies de la guerre du Liban. Mais avec subtilité et sans jugement moralisateur. Au coeur même de son premier long métrage, Ghassan Salhab organise la confrontation entre fiction et documentaire. Le récit est en effet ponctué du témoignage personnel des acteurs au moment du tournage, ce qui ouvre le film sur un abîme... "Je ne m’attendais pas à ce qu’un de mes acteurs dise regretter le temps de guerre. Ce n’est pas étonnant : c’est un grand moment de passion, la guerre. Il y a une vie durant la guerre, à pleins poumons, libérée des lendemains, une vie au présent". [ 5 / 3,5 eur ] -
Hell
Après avoir commis un délit de fuite, un étudiant en théologie est harcelé par sa conscience et par un double mystérieux. Peu après, il perd sa fiancée dans un accident de voiture. En dépit qu’il veuille échapper à cette spirale destructrice, tous les chemins le conduisent — littéralement — en enfer. Le film qui débutait comme un drame moral se mue ainsi, dans une dernière partie hallucinante, en une descente dantesque à travers le royaume infernal des morts. "Hell" est l’œuvre la plus innovante de Nakagawa, le père du cinéma d’épouvante japonais. Avec ce film, il mêle les notions bouddhistes de vie après la mort à un commentaire sur la faillite morale du Japon moderne de l’après-guerre. Filmé dans un style propre aux années ’60, imprégné de jazz, de percussions et porté par une bande sonore déroutante, le résultat est aussi un film très graphique. Les images fantasmagoriques se réfèrent autant aux peintures médiévales du Jugement dernier de Jérôme Bosch qu’au film muet classique "Häxan" (1921) de Benjamin Christensen. Il anticipe ainsi l’œuvre du réalisateur culte brésilien José Mojica Marins avec ses cauchemars surréalistes et sadiques où (...) -
sam 26.04.2008
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Le ghetto expérimental
Ce premier opus de Jean-Michel Carré retrace les débuts du "Centre universitaire expérimental de Vincennes", rebaptisé aujourd’hui "Université de Paris-VIII". Fondée dans la foulée de Mai 68, dont on fête diversement l’anniversaire en ce joli mois de mai, Vincennes a très vite été perçu par les principaux intéressés comme le "piège à gauchistes" d’Edgar Faure, le ministre de l’Education de l’époque. Cette université ouverte (n’importe qui pouvait y venir suivre les cours, sans bac, ni diplôme) entendait n’être plus le moule reproductif de la classe dirigeante, mais un lieu de vie collective, où les échanges sont constants, les expériences, les plus diverses (spirituelles, politiques, artistiques, physiques). Plus seulement espace d’apprentissage en amphi, mais foyer d’engagement politique en perpétuel bouillonnement, avec ses limites – sur lesquelles le film ne fait pas l’impasse. Prix du Jeune Cinéma au Festival de Bruxelles en 1974 et le Prix Spécial du Jury au Festival international de Thonon-les-Bains en 1974. [ 5 / 3,5 eur ]+ Erziehung zum Ungehorsam -
L’école buissonnière
Basé sur la vie et les travaux de Célestin Freinet (incarné par un Bernard Blier encore chevelu), L’École buissonnière oppose la pédagogie nouvelle, ouverte sur la découverte de la nature et l’expérience directe des choses, aux raideurs du vieux système ranci du bourrage de crâne. En partie inspirée par les idées du philosophe américain Dewey, sa pédagogie entend faire de la classe un atelier inséré dans la vie locale, y compris politique - par exemple en faisant exécuter par les enfants toutes les étapes de la production d’un journal. Comme lui, Jean-Paul Le Chanois était un "compagnon de route" (Freinet se brouille avec le PCF l’année du tournage du film). Il se considérait comme le "représentant du néo-réalisme français", témoignant de la réalité sociale, prenant position pour des pratiques d’enseignement novatrices qui lui semblaient bénéfiques, privilégiant le tournage en décors réels, à l’instar des maîtres italiens. "Les enfants de notre École buissonnière, raconte-t-il, ont été conduits à s’intéresser aux mille détails du film. Ils pouvaient tout voir. Tout demander. Et tout leur était expliqué. Le mécanisme de leur collaboration et la (...) -
dim 27.04.2008
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L’homme aux semelles d’or
Petit pas de côté... Rafiq Hariri a dirigé cinq gouvernements au Liban entre 1992 et 2004. Entrepreneur ayant fait fortune en Arabie saoudite, il a aussi a été au coeur de la reconstruction immobilière de Beyrouth. En 2000, au moment où le cinéaste syrien Omar Amiralay décide de lui consacrer un film, Hariri est leader de l’opposition. En le rencontrant, le cinéaste explore les paradoxes du pouvoir et expérimente les mésaventures qui guettent l’intellectuel critique... [ 5 / 3,5 eur ]+ Ca sera beau - From Beirut with Love -
Avaliha
En Iran, dans une école primaire, le jour de la rentrée, les élèves s’égaillent dans la cour. Très vite, un pion ordonne ce tumulte avec une gestique digne d’un agent de la circulation, coups de sifflets à l’appui. L’ordre est établi et sera immuable. Et ceux qui le perturbent, les retardataires et autres petits bagarreurs, sont prestement envoyé dans le bureau du directeur pour s’expliquer. Kiarostami filme les "savons" passés aux écoliers indisciplinés, une technique d’influence psychologique efficace basée sur la honte, le repentir et la culpabilisation qui permet au pouvoir d’enrégimenter sans forcément réprimer. Kiarostami ne le dit pas, mais c’est ce vers quoi fait signe son film, si on le prend comme métaphore politique. Un document plutôt dur, qui nous rappelle qu’un tel apprentissage de la discipline a aussi existé dans nos démocraties qui se veulent libérales, et survit encore sournoisement. [ 5 / 3,5 eur ] -
Pride of Place
Film de fin d’étude rare bien que plusieurs fois primé, "Pride of Place" décrit l’internat où l’artiste Kim Longinotto ("Dream Girls", au Pink Screens 2006) a étudié, petite, dans le Buckinghamshire. Ceux qui pensaient que Lindsay Anderson, dans son fameux "If", forçait le trait des traditions rances et de la coercition dans les collèges anglais, réviseront peut-être leur jugement. Parce qu’ici, tout est bien réel : la nourriture y est aussi indigeste que les règles ne sont ubuesques et les punitions absurdes et incompréhensibles. "C’était un château à la campagne, un endroit horrible, une place de fous, tranche-t-elle, avec une pointe d’humour. Les spectateurs ont apaisé mes tourments en confirmant que cette école était bel et bien bizarre, presque un camp militaire". Un an après la réalisation du film, l’école fermait définitivement. [ 5 / 3,5 eur ]+ Summerhill -
jeu 01.05.2008
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Expo PTTL
Peintures à la main sur papier peint et affiches stencilées réalisées à PTTL. Expo : 01.05 > 18.05 -
PTTL films
*3 Dood Amir Bazmipour, 2008, 7’* Film surprise en animation. *Togo Election Time Dimanche & lundi, 2005-2008, 4’* Comment un Etat africain soutenu par les Occidentaux organise ses élections, démocratiquement ça va de soi. *Les cafetières Nadine Abril, 2006-2008, 8’* Animation expérimentale à propos d’une cafetière en recherche d’emploi. *Bungalow Collectif, 2008, 13’* Vidéo réalisée à partir de la captation d’une performance artistique. Un des aspects les moins connus du travail de PTTL. *Miss Flageley Collectif, 2007, 3’* Court extrait des films réalisés dans le cadre d’un workshop autour de la Place Flagey, impliquant plus de 30 personnes des quartiers environnants. Pour toute personne intéressée au chaos planificateur bruxellois. *Kronik matongaise Karin Vyncke, 2006 7’* Chronique de vie dans la galerie d’Ixelles, située entre la Porte de Namur, quartier résidentiel, et le quartier Léopold, européen et administratif. *Crash Machine 2005, Bernard Mulliez & Emmanuel Tête, vo fr st ang / fr ov eng ond, 8’* Trace vidéo d’une intervention artistique organisée au bureau de pointage de Saint-Josse, sous la forme d’un (...)+ Quand les papiers arrivent+ Cité Admin+ La participation -
PTTL in da bar
Une fin de soirée tranquille dans le foyer. Autour de la Microboutiek (qui présentera notamment la compilation "Bürüksel est un ring" récemment éditée par PTTL). Avec Nisse pour une lecture d’extraits de livres publiés par PTTL (dont "Plaidoyer pour le retour" et "Le cahier rouge"). Et E201 pour choix musical approprié... [ Gratis ] -
ven 02.05.2008
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Beyrouth fantôme
Fin des années 80, le conflit libanais semble toucher à sa fin. Khalil, un jeune homme qui a fait croire à sa mort dix ans plus tôt pour mieux s’enfuir, revient incognito à Beyrouth. Mais la ville est petite et ils sont de plus en plus nombreux à reconnaître Khalil, tel un fantôme qui sillonne les rues, semant l’émoi et la colère chez ses proches... Evocation d’une jeunesse gâchée, perdue dans l’absurdité d’un conflit interminable, "Beyrouth fantôme" ravive volontairement les plaies de la guerre du Liban. Mais avec subtilité et sans jugement moralisateur. Au coeur même de son premier long métrage, Ghassan Salhab organise la confrontation entre fiction et documentaire. Le récit est en effet ponctué du témoignage personnel des acteurs au moment du tournage, ce qui ouvre le film sur un abîme... "Je ne m’attendais pas à ce qu’un de mes acteurs dise regretter le temps de guerre. Ce n’est pas étonnant : c’est un grand moment de passion, la guerre. Il y a une vie durant la guerre, à pleins poumons, libérée des lendemains, une vie au présent". [ 5 / 3,5 eur ] -
Poésie et rébellion
[ 3,5 / 2,5 eur ]+ Point de fuite+ En rachâchant+ Des lapins dans la tête+ Pour un bout de papier -
Blind Beast
Dans une galerie d’art, l’aveugle Michio palpe longuement le corps sculpté d’un magnifique modèle, Aki. Lui-même sculpteur et artiste tourmenté, il a la ferme intention de réaliser un corps féminin parfait à l’image de celui d’Aki. Avec l’aide de sa mère, il kidnappe la modèle et l’enferme dans son étrange atelier pour mener à bien son projet. Aki, terrorisée, tente d’abord de s’échapper. Après avoir échoué, elle manipule Michio en semant la discorde entre lui et sa mère. Le temps passe. Une relation sadomasochiste, inattendue et destructrice, naît entre eux. Et les emporte cruellement loin. Yasuzo Masumura, l’un des représentants de la "nouvelle vague japonaise" et cinéaste prolifique (il réalisa pas moins de 50 films entre 1957 et 1977) créa avec "Blind Beast" un film étrange de "SM d’horreur fantastique" avec trois acteurs seulement ! L’histoire est basée sur l’œuvre de Edogawa Rampo, écrivain japonais de romans horrifiques. Dans un style visuel claustrophobe, il explore les frontières de la psyché humaine et des excès sexuels. Les images ne sont ni gratuites ni explicites. La terreur psychologique réprimée nous hantera longtemps encore… [ 5 / 3,5 eur ] -
sam 03.05.2008
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Gerda 85
C’est l’histoire d’une jeune fille, quelque part dans la campagne, dans un royaume. C’est l’été. Il faut étudier pour les examens. Gerda se retrouve chez son oncle et sa tante qu’elle n’a plus vus depuis des années, depuis la mort de sa mère. On est en 1985. Il y a une cassette dans le magnétophone, du flanger sur la basse et les boîtes à rythme sont pleines de reverb. C’est la crise. Gerda est amenée à faire des choix qui doivent l’entraîner vers de nouveaux horizons. Autour d’elle, quelques convulsions : une époque se termine... Avec ce premier long-métrage, Nicolas Deschuyteneer et Patricia Gélise s’inspirent de leur trajectoire personnelle pour parcourir le chemin intérieur d’une jeune fille, le passage d’un état vers un autre, à une période où l’on ne sait pas vraiment ce que l’on veut dans la vie mais où l’on sent avec obstination ce que l’on ne veut pas... En filigrane, c’est aussi le portrait d’une époque troublée (les années 80) et celui d’une jeunesse en rupture, qui est esquissé dans leur film. "Nous sommes partis d’un lieu, d’une maison familiale que nous connaissions bien, qui était chargée d’ambiances et d’histoires, décor parfait (...) -
A toi où que tu sois + Lettre d’un temps exil
[ 5 / 3,5 eur ]+ Lettre d’un temps exil+ A toi où que tu sois -
dim 04.05.2008
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High School 1
Après son premier film coup-de-poing, "Titicut Follies", sur les prisons psychiatriques, Wiseman tourne à la North East High School de Philadelphie, établissement fréquenté par les enfants de la middle class bon teint, c.-à-d. blanche. "High School, commente le cinéaste, c’est l’apprentissage de la normalité, c’est-à-dire de tout ce qui n’est pas Titicut Follies. Quand on pense éducation, on pense mathématiques, physique… Or la fonction sociale de l’école, c’est d’apprendre un certain type de discours. (…) Ce qui se passe dans les lycées est directement en relation avec ce qui se passe dans la société. C’est le cas de toutes les institutions mais c’est peut-être encore plus vrai des lycées." Au travers de rencontres avec le personnel du lycée, les enseignants, les élèves et les parents, Wiseman démonte les valeurs du système scolaire américain et sa fonction de conditionnement social. Dans la dernière séquence, on voit le proviseur lire en public une lettre d’un ancien élève combattant au Vietnam. Sans commentaire ni interviews aux questions dirigées, sans soutien d’une musique de fond dramatique ni effet spéciaux, Wiseman va à l’essentiel, par un (...)+ Het leesplankje -
Freinet & Decroly
Suivi d’un débat avec Paul Absil, directeur de "L’Autre École", Ludo Merckx de l’école "De Buurt" et Nico Hirtt, porte-parole de l’APED (Appel pour une école démocratique www.ecoledemocratique.org). [ Gratis ]+ Pour la vie, par la vie+ La méthode Freinet+ Hallo de buurt -
On n’est pas des minus
Fondée dans les années 60 par une poignée d’instituteurs qui se réclamaient du courant pédagogique dit de l’"Education nouvelle", Vitruve est une école publique parisienne, implanté dans une circonscription où l’échec scolaire était important. Elle bénéficie d’une pédagogie différente sans quitter le giron de l’Éducation nationale. Au travers de ce reportage effectué en 1981-82, Jean-Michel Carré s’interroge sur la façon d’apprendre dans une école déscolarisée, où l’on repousse les contradictions à propos de l’école et de la société, du travail manuel et intellectuel, des loisirs et du travail... et des savoirs. Le réalisateur ponctue ainsi sa "tétralogie" sur l’enfant et l’éducation. www.gfen.asso.fr La séance du 1er juin sera suivie d’une rencontre avec Gérard Delbet et Isabelle Tarjot, instituteurs à l’école Vitruve, et Julien Fieyre, ancien élève. [ 5 / 3,5 eur ]+ L’enfant prisonnier -
jeu 08.05.2008
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VillesIMAGINAIRESteden #2
*Miraville #2 mira, sans dial / zonder dial, 3’* Un pied se balade à Bruxelles. Deuxième version. *Cafeine Collectif, vo fr / fr ov, 1’* La ville est un moulin à café et nous sommes les grains de café... *Ousmanville Ousmane Ba, vo fr / fr ov, 1’* Une très grande ville, avec des habitants de toutes nationalités et où chacun doit travailler. *Sumba Laurent Van Lancker, vo fr / fr ov, 2’* Histoire vraie de l’île de Sumba. *Kodjoville Kodjo Degbey, vo fr & mina / mina & fr ov, 4’* Un chien devient la cible d’accusations mensongères et est forcé à migrer vers d’autres cieux. *Croisées Sophie Auby, vo fr / fr ov, 4’* Une jeune citadine traverse les quatre saisons... *Mauricia Mauricio Garcia, vo fr / fr ov, 3’* Une ville qui flotte dans l’air, personne ne sait comment. Sous le soleil évidemment. *Doroville Dorothée Clette, vo fr / fr ov, 5’* Relation entre Doroville et Bruxelles. L’absurdité, les pistes cyclables, les clandestins... *Destra o Sinistra I & II Kika & Prairie + Labo, performance, 15’* Deux films créés en multi-projection et inspirés par Italo Calvino : "un paysage invisible est la (...) -
Avaliha
En Iran, dans une école primaire, le jour de la rentrée, les élèves s’égaillent dans la cour. Très vite, un pion ordonne ce tumulte avec une gestique digne d’un agent de la circulation, coups de sifflets à l’appui. L’ordre est établi et sera immuable. Et ceux qui le perturbent, les retardataires et autres petits bagarreurs, sont prestement envoyé dans le bureau du directeur pour s’expliquer. Kiarostami filme les "savons" passés aux écoliers indisciplinés, une technique d’influence psychologique efficace basée sur la honte, le repentir et la culpabilisation qui permet au pouvoir d’enrégimenter sans forcément réprimer. Kiarostami ne le dit pas, mais c’est ce vers quoi fait signe son film, si on le prend comme métaphore politique. Un document plutôt dur, qui nous rappelle qu’un tel apprentissage de la discipline a aussi existé dans nos démocraties qui se veulent libérales, et survit encore sournoisement. [ 5 / 3,5 eur ] -
ven 09.05.2008
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Gerda 85
C’est l’histoire d’une jeune fille, quelque part dans la campagne, dans un royaume. C’est l’été. Il faut étudier pour les examens. Gerda se retrouve chez son oncle et sa tante qu’elle n’a plus vus depuis des années, depuis la mort de sa mère. On est en 1985. Il y a une cassette dans le magnétophone, du flanger sur la basse et les boîtes à rythme sont pleines de reverb. C’est la crise. Gerda est amenée à faire des choix qui doivent l’entraîner vers de nouveaux horizons. Autour d’elle, quelques convulsions : une époque se termine... Avec ce premier long-métrage, Nicolas Deschuyteneer et Patricia Gélise s’inspirent de leur trajectoire personnelle pour parcourir le chemin intérieur d’une jeune fille, le passage d’un état vers un autre, à une période où l’on ne sait pas vraiment ce que l’on veut dans la vie mais où l’on sent avec obstination ce que l’on ne veut pas... En filigrane, c’est aussi le portrait d’une époque troublée (les années 80) et celui d’une jeunesse en rupture, qui est esquissé dans leur film. "Nous sommes partis d’un lieu, d’une maison familiale que nous connaissions bien, qui était chargée d’ambiances et d’histoires, décor parfait (...) -
Le dernier homme
Chaque matin, Beyrouth se réveille en découvrant la nouvelle victime d’un serial killer dont la particularité est de vider le sang de ses victimes... Khalil, médecin d’une quarantaine d’années, revient travailler dans son hôpital après un long arrêt maladie. Depuis quelques temps, il souffre d’étranges symptômes qui bouleversent sa vie. Quand il apprend l’existence du tueur en série et de son modus operandi, il se lance dans sa propre enquête, se sentant imperceptiblement lié aux victimes et plus précisément à leur insaisissable meurtrier. Progressivement, irrémédiablement, Khalil glisse hors de sa condition, disparaît du champ social, devient un fantôme, que même le miroir ne renvoie plus... En empruntant au mythe du vampire comme métaphore d’un processus de transformation, Ghassan Salhab ("Beyrouth fantôme", "Terra incognita") adhère plutôt à la vision de Murnau dans "Nosferatu". Avec l’idée de cette maladie étrange qui vient transformer la ville, celle-ci engendrant à son tour ses propres mutants... Des mutants filmés ici avec amour, colère et fascination. [ 5 / 3,5 eur ] -
Hell
Après avoir commis un délit de fuite, un étudiant en théologie est harcelé par sa conscience et par un double mystérieux. Peu après, il perd sa fiancée dans un accident de voiture. En dépit qu’il veuille échapper à cette spirale destructrice, tous les chemins le conduisent — littéralement — en enfer. Le film qui débutait comme un drame moral se mue ainsi, dans une dernière partie hallucinante, en une descente dantesque à travers le royaume infernal des morts. "Hell" est l’œuvre la plus innovante de Nakagawa, le père du cinéma d’épouvante japonais. Avec ce film, il mêle les notions bouddhistes de vie après la mort à un commentaire sur la faillite morale du Japon moderne de l’après-guerre. Filmé dans un style propre aux années ’60, imprégné de jazz, de percussions et porté par une bande sonore déroutante, le résultat est aussi un film très graphique. Les images fantasmagoriques se réfèrent autant aux peintures médiévales du Jugement dernier de Jérôme Bosch qu’au film muet classique "Häxan" (1921) de Benjamin Christensen. Il anticipe ainsi l’œuvre du réalisateur culte brésilien José Mojica Marins avec ses cauchemars surréalistes et sadiques où (...) -
sam 10.05.2008
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Un monde à construire
Au début des années 80, Gabriël Cohn-Bendit fonde en France l’école expérimentale Saint-Nazaire pour des jeunes qui, d’une manière ou d’une autre, ne trouvent pas leur place dans le système scolaire traditionnel. Elèves et professeurs y sont égaux et déterminent ensemble les matières apprises. C’est donc une école démocratique avant tout. Patrick Le Ray, qui a suivi l’école durant un an et demi, la filme dans son fonctionnement quotidien. Un débat fera suite en présence de plusieurs représentants de cette école, mais aussi de "Pédagogie nomade", un collectif belge "d’enseignants, éducateurs et chercheurs en philosophie" qui souhaitent ouvrir une école similaire dans les Ardennes, et ce, avec le soutien de la Communauté française. [ Gratis ]+ DAS -
L’école du diable + Au diable l’école
Ces deux épisodes de la série "Au nom du progrès", réalisée en collaboration avec l’économiste français François Partant, illustrent à merveille les théories d’Ivan Illich sur la déscolarisation de la société. Ils nous emmènent en Afrique pour y vérifier si l’école a les vertus intégrative qu’on lui prête volontiers en tant que "berceau du progrès et condition du développement économique et social". Le tableau est pour le moins contrasté. Dans le Togo d’Eyadema, on n’est s’est pas trop creusé la tête : on a repris le système scolaire des colonisateurs blancs. Avec comme résultat que l’école y a remplacé l’Eglise comme instrument de l’oppression culturelle. Dans la Tanzanie socialiste de Nyerere (le "Mwalimu", l’instituteur), au contraire, une remise en question radicale de l’école héritée de la colonisation a permis d’expérimenter un système scolaire basé sur des valeurs africaines et répondant aux besoins réels d’une société tanzanienne égalitaire, juste, solidaire, et qui trouve dans ses propres ressources les moyens de son autosuffisance. L’école s’y intègre même tellement à la vie qu’elle en devient un lieu de production agricole ou (...) -
dim 11.05.2008
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Cineketje : Miriam et son amie la poule
Cineketje est de retour avec une compilation de films d’animation spécialement dédiée aux tout-petits. Les studios estoniens Nukufilm privilégient les marionnettes, qu’ils filment à l’aide de techniques comme l’animation image par image (stop motion) ou la 3-D. Nous avons choisi de vous présenter des courts métrages extraits de la série "Miriam" de Riho Unt, dont nous vous avons déjà montré précédemment le "Conte de Nouvel An". Ou les petites et grandes aventures, souvent cocasses, de Miriam, son frère et leur poule. A cette série viendront s’ajouter quelques joyaux taillés aux Studios Nukufilm et signés Priit Tender et Andres Tenusaar. [ 3,5 / 2,5 eur ] -
Pride of Place
Film de fin d’étude rare bien que plusieurs fois primé, "Pride of Place" décrit l’internat où l’artiste Kim Longinotto ("Dream Girls", au Pink Screens 2006) a étudié, petite, dans le Buckinghamshire. Ceux qui pensaient que Lindsay Anderson, dans son fameux "If", forçait le trait des traditions rances et de la coercition dans les collèges anglais, réviseront peut-être leur jugement. Parce qu’ici, tout est bien réel : la nourriture y est aussi indigeste que les règles ne sont ubuesques et les punitions absurdes et incompréhensibles. "C’était un château à la campagne, un endroit horrible, une place de fous, tranche-t-elle, avec une pointe d’humour. Les spectateurs ont apaisé mes tourments en confirmant que cette école était bel et bien bizarre, presque un camp militaire". Un an après la réalisation du film, l’école fermait définitivement. [ 5 / 3,5 eur ]+ Summerhill -
Voices from the New American Schoolhouse
Ce documentaire, qui se déroule dans l’école américaine Sudbury Fairhaven, donne avant tout la parole aux enfants. Ils nous racontent entre autres les réactions de leur entourage vis-à-vis de l’école. Les écoles Sudbury sont des écoles démocratiques où chaque enfant est libre de décider ce qu’il veut apprendre et comment. newamericanschoolhouse.com Après le film, nous lancerons le débat sur ce sujet avec des membres de l’équipe de la Leerhuis Brussel. En présence de Trisha de Cuyper. [ Gratis ]+ SchoolTube -
A Perfect Day
Ce road-movie tourné sur le vif et fait de sensations, d’ambiances et de fausses pistes à travers Beyrouth, suit 24 heures de la vie de Malek, un jeune homme victime de l’apnée du sommeil et qui s’endort sitôt qu’il ne bouge pas. Malek fait partie de cette génération, tiraillée entre la culpabilité d’un passé lourd à assumer et l’angoisse d’un futur incertain, qui se laisse porter par la vie et s’oublie dans la nuit beyrouthine. Son père compte parmi les 17000 disparus de la guerre. Beyrouth a beau être une petite ville en chantier permanent, on ne retrouve rien... Pas de charnier, pas de traces. Aujourd’hui, Malek a réussi à convaincre sa mère de déclarer officiellement la mort du père disparu. Il décide aussi de retrouver un rythme plus synchrone avec les autres et surtout Zeina, la femme qu’il aime mais qui ne veut plus le voir. Et si aujourd’hui était le jour parfait pour échapper à ses fantômes et retrouver ceux que l’on a perdus ? [ 5 / 3,5 eur ] -
jeu 15.05.2008
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Microbrocante
Grand nettoyage de printemps dans la cave du Nova. On dépoussière, on aère, on sort toutes les caisses de la Microboutiek et on en profite pour exhumer tous les trésors cachés dont regorge cette collection de micro-éditions imprimées ou gravées sur de multiples supports (livres, fanzines, cassettes, CD, DVD...), en exemplaires uniques ou en petites série. Une collection qui se construit patiemment depuis une dizaine d’années (la Microboutiek, née au Nova, a ses ancêtres...) et que nous n’avons que rarement l’occasion de déployer entièrement. Ce soir, pas de film au Nova. Juste un grand salon de lecture et d’écoute pour mieux découvrir la Microboutiek. Et une table d’hôtes... libanaise, à l’occasion de la programmation "Beirut Mutant". [ Gratis ] -
ven 16.05.2008
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Le dernier homme
Chaque matin, Beyrouth se réveille en découvrant la nouvelle victime d’un serial killer dont la particularité est de vider le sang de ses victimes... Khalil, médecin d’une quarantaine d’années, revient travailler dans son hôpital après un long arrêt maladie. Depuis quelques temps, il souffre d’étranges symptômes qui bouleversent sa vie. Quand il apprend l’existence du tueur en série et de son modus operandi, il se lance dans sa propre enquête, se sentant imperceptiblement lié aux victimes et plus précisément à leur insaisissable meurtrier. Progressivement, irrémédiablement, Khalil glisse hors de sa condition, disparaît du champ social, devient un fantôme, que même le miroir ne renvoie plus... En empruntant au mythe du vampire comme métaphore d’un processus de transformation, Ghassan Salhab ("Beyrouth fantôme", "Terra incognita") adhère plutôt à la vision de Murnau dans "Nosferatu". Avec l’idée de cette maladie étrange qui vient transformer la ville, celle-ci engendrant à son tour ses propres mutants... Des mutants filmés ici avec amour, colère et fascination. [ 5 / 3,5 eur ] -
La veuve moustachue
Figure de la scène musicale japonaise depuis plus de deux décennies (en tant que musicien, producteur, critique et performer), Yuichi Kishino a collaboré à une multitude de projets musicaux (Watts Tower, Space Ponch, GiraGira Knights, HiPosi...) et fut aussi acteur pour des réalisateurs tel que Kiyoshi Kurosawa, Akihito Shiota, Isshin Inudo... et enseigne à la faculté de musique et d’arts plastiques de l’université de Tokyo. Au travers du personnage de "la veuve moustachue", il développe un univers très personnel, rendant un hommage vibrant à la culture populaire japonaise. Vêtu d’une élégante robe noire, coiffé d’un petit chapeau à voilette et pilosité incongrue, ce tendre clown de l’amour mélangera pour nous vidéo et chansons, musique rétro-cabaret et effets spéciaux, humour et mélancolie, kitsch et avant-garde. Sa voix androgyne, sans âge, son jeu de scène très expressif et ses orchestrations subtiles et farfelues seront accompagnés au piano par Yoko Miura. Ce rêve exotique ne s’arrêtera pas là car nous pourrons compter sur la présence du duo bordelais Gangpol und Mit. Guillaume Mit nous présentera ses dernières créations vidéos psychédéliques (...) -
Blind Beast
Dans une galerie d’art, l’aveugle Michio palpe longuement le corps sculpté d’un magnifique modèle, Aki. Lui-même sculpteur et artiste tourmenté, il a la ferme intention de réaliser un corps féminin parfait à l’image de celui d’Aki. Avec l’aide de sa mère, il kidnappe la modèle et l’enferme dans son étrange atelier pour mener à bien son projet. Aki, terrorisée, tente d’abord de s’échapper. Après avoir échoué, elle manipule Michio en semant la discorde entre lui et sa mère. Le temps passe. Une relation sadomasochiste, inattendue et destructrice, naît entre eux. Et les emporte cruellement loin. Yasuzo Masumura, l’un des représentants de la "nouvelle vague japonaise" et cinéaste prolifique (il réalisa pas moins de 50 films entre 1957 et 1977) créa avec "Blind Beast" un film étrange de "SM d’horreur fantastique" avec trois acteurs seulement ! L’histoire est basée sur l’œuvre de Edogawa Rampo, écrivain japonais de romans horrifiques. Dans un style visuel claustrophobe, il explore les frontières de la psyché humaine et des excès sexuels. Les images ne sont ni gratuites ni explicites. La terreur psychologique réprimée nous hantera longtemps encore… [ 5 / 3,5 eur ] -
sam 17.05.2008
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L’homme aux semelles d’or
Petit pas de côté... Rafiq Hariri a dirigé cinq gouvernements au Liban entre 1992 et 2004. Entrepreneur ayant fait fortune en Arabie saoudite, il a aussi a été au coeur de la reconstruction immobilière de Beyrouth. En 2000, au moment où le cinéaste syrien Omar Amiralay décide de lui consacrer un film, Hariri est leader de l’opposition. En le rencontrant, le cinéaste explore les paradoxes du pouvoir et expérimente les mésaventures qui guettent l’intellectuel critique... [ 5 / 3,5 eur ]+ Ca sera beau - From Beirut with Love -
Gerda 85
C’est l’histoire d’une jeune fille, quelque part dans la campagne, dans un royaume. C’est l’été. Il faut étudier pour les examens. Gerda se retrouve chez son oncle et sa tante qu’elle n’a plus vus depuis des années, depuis la mort de sa mère. On est en 1985. Il y a une cassette dans le magnétophone, du flanger sur la basse et les boîtes à rythme sont pleines de reverb. C’est la crise. Gerda est amenée à faire des choix qui doivent l’entraîner vers de nouveaux horizons. Autour d’elle, quelques convulsions : une époque se termine... Avec ce premier long-métrage, Nicolas Deschuyteneer et Patricia Gélise s’inspirent de leur trajectoire personnelle pour parcourir le chemin intérieur d’une jeune fille, le passage d’un état vers un autre, à une période où l’on ne sait pas vraiment ce que l’on veut dans la vie mais où l’on sent avec obstination ce que l’on ne veut pas... En filigrane, c’est aussi le portrait d’une époque troublée (les années 80) et celui d’une jeunesse en rupture, qui est esquissé dans leur film. "Nous sommes partis d’un lieu, d’une maison familiale que nous connaissions bien, qui était chargée d’ambiances et d’histoires, décor parfait (...) -
dim 18.05.2008
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Poésie et rébellion
[ 3,5 / 2,5 eur ]+ Point de fuite+ En rachâchant+ Des lapins dans la tête+ Pour un bout de papier -
La caméra à Jacques Duez
Depuis trente ans, Jacques Duez est professeur de morale dans plusieurs écoles primaires de la région du Centre. Passionné de cinéma, il anime avec ses élèves des cours qui deviennent des films, des films qui sont des cours. Témoin émerveillé d’une pensée qui s’éveille, Duez filme les discussions qui fusent dans ses cours plutôt particuliers, et fait ensuite circuler ces images entre les différentes classes où il enseigne. Les échanges portent sur les sujets les plus divers : l’amour et l’hypocrisie, l’homme et son milieu, Dieu ou la Belgique. Duez manie les questions avec un style bien à lui, les enfants parlent en toute liberté, d’autant que la présence de la caméra les pousse à affirmer avec force leur opinion. Une pratique étonnante qui relève aussi bien de la philosophie, de la pédagogie que du cinéma et du rire. Pour cette séance, Jacques Duez viendra nous présenter trois de ses travaux et partager avec nous son enthousiasme. [ 3,5 / 2,5 eur ] -
Le ghetto expérimental
Ce premier opus de Jean-Michel Carré retrace les débuts du "Centre universitaire expérimental de Vincennes", rebaptisé aujourd’hui "Université de Paris-VIII". Fondée dans la foulée de Mai 68, dont on fête diversement l’anniversaire en ce joli mois de mai, Vincennes a très vite été perçu par les principaux intéressés comme le "piège à gauchistes" d’Edgar Faure, le ministre de l’Education de l’époque. Cette université ouverte (n’importe qui pouvait y venir suivre les cours, sans bac, ni diplôme) entendait n’être plus le moule reproductif de la classe dirigeante, mais un lieu de vie collective, où les échanges sont constants, les expériences, les plus diverses (spirituelles, politiques, artistiques, physiques). Plus seulement espace d’apprentissage en amphi, mais foyer d’engagement politique en perpétuel bouillonnement, avec ses limites – sur lesquelles le film ne fait pas l’impasse. Prix du Jeune Cinéma au Festival de Bruxelles en 1974 et le Prix Spécial du Jury au Festival international de Thonon-les-Bains en 1974. [ 5 / 3,5 eur ]+ Erziehung zum Ungehorsam -
jeu 22.05.2008
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Expo H.A.K.
Kid Parrot, Isabelle Pichat, Jean-Luc Blanchet, Carlos Groenland, ZadigueZidane et Zizipute la Rousse, Der Kommissar... Expo : 22.05 > 01.06 [ Gratis ] -
Big Cut Novaskova
C’est l’idée d’une réalisation collective afin d’établir une cartographie imaginaire, un itinéraire sonore surréaliste entre Bruxelles & Moscou. Sous la forme d’un cadavre exquis. Imaginez... Un H.A.Kien construit 30 secondes de son qu’il passe à son voisin. Celui-ci construit une portion identique de son. Il fait tourner à un autre H.A.Kien sans dévoiler le fragment précédent, et ainsi de suite. Pour le montage final, pas de cut, tout s’enchaînera naturellement... L’écoute de ce cadavre exquis sera précédée d’une compilation de courts-métrages faits et sélectionnés par H.A.K. [ Gratis ] -
Zoviet Cosmos
Ce sont les Américains qui ont marché les premiers sur la Lune et anéanti les espoirs socialistes d’une Union Soviétique du Cosmos. Pire, ils ont aussi gagné la guerre des images, en récupérant, pillant et rachetant pour une poignée de kopecks les droits des films russes. Qui connaît Pavel Klushantsev, ses trucages et ses plans réalisés 10 ans avant avant "L’odyssée de l’espace" ? Qui n’a pas tremblé d’effroi devant "Alien", mais qui a vu ce film au nom imprononçable de "Mechte Navstrechu" ? Le collectif H.A.K. propose 90 minutes d’images anthologiques tournées en Union Soviétique sans que nous, Occidentaux, n’en fûmes jamais au courant. Illustrant des classiques tels que le fantastique film de Klushantsev "En route pour les étoiles", ou les visions délirantes de "Mars" et de "Luna", le collectif H.A.K. posera sa bande son bruitiste sur ces "space operas" sans méchant et sans bataille. Juste l’homme face au cosmos. Et c’est beau le cosmos ! [ Gratis ] -
ven 23.05.2008
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A Perfect Day
Ce road-movie tourné sur le vif et fait de sensations, d’ambiances et de fausses pistes à travers Beyrouth, suit 24 heures de la vie de Malek, un jeune homme victime de l’apnée du sommeil et qui s’endort sitôt qu’il ne bouge pas. Malek fait partie de cette génération, tiraillée entre la culpabilité d’un passé lourd à assumer et l’angoisse d’un futur incertain, qui se laisse porter par la vie et s’oublie dans la nuit beyrouthine. Son père compte parmi les 17000 disparus de la guerre. Beyrouth a beau être une petite ville en chantier permanent, on ne retrouve rien... Pas de charnier, pas de traces. Aujourd’hui, Malek a réussi à convaincre sa mère de déclarer officiellement la mort du père disparu. Il décide aussi de retrouver un rythme plus synchrone avec les autres et surtout Zeina, la femme qu’il aime mais qui ne veut plus le voir. Et si aujourd’hui était le jour parfait pour échapper à ses fantômes et retrouver ceux que l’on a perdus ? [ 5 / 3,5 eur ] -
Himmelskibet
Ce conte de science fiction, qui passe pour être le premier space opéra de l’histoire du cinéma, relate l’épopée de l’Excelsior, un étrange aéronef aux airs de biplan de l’espace, construit par le docteur Planetarios et piloté par son fils. Objectif du voyage : Mars, à 14 millions de lieues de la Terre, où réside un curieux peuple pacifiste, végétarien, sobre et dévot. Après une mutinerie, un choc des cultures et une romance à l’eau de rose, l’heure sera au retour sur Terre avec une belle martienne dans les bagages, chargée d’apprendre aux hommes l’amour universel ! Tourné à la fin de la 1ère guerre mondiale, à une époque où personne ne savait jusqu’où allait durer le conflit, ce film muet danois de 1918 sonne comme un appel à la paix. Il sera mis en musique par le collectif H.A.K. [ 7,5 / 6 eur ] -
Concert Easy Band
Un concert dans le foyer en forme d’improvisation collective. Une prise de parole sonore. Plongé dans la pénombre, chaque musicien allume sa lumière et joue. Chacun son tour, puis tous ensemble pour un final en big band ! Régles d’or : l’écoute, l’attention, le partage... C’est beau HAK ! [ Gratis ] -
sam 24.05.2008
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L’école buissonnière
Basé sur la vie et les travaux de Célestin Freinet (incarné par un Bernard Blier encore chevelu), L’École buissonnière oppose la pédagogie nouvelle, ouverte sur la découverte de la nature et l’expérience directe des choses, aux raideurs du vieux système ranci du bourrage de crâne. En partie inspirée par les idées du philosophe américain Dewey, sa pédagogie entend faire de la classe un atelier inséré dans la vie locale, y compris politique - par exemple en faisant exécuter par les enfants toutes les étapes de la production d’un journal. Comme lui, Jean-Paul Le Chanois était un "compagnon de route" (Freinet se brouille avec le PCF l’année du tournage du film). Il se considérait comme le "représentant du néo-réalisme français", témoignant de la réalité sociale, prenant position pour des pratiques d’enseignement novatrices qui lui semblaient bénéfiques, privilégiant le tournage en décors réels, à l’instar des maîtres italiens. "Les enfants de notre École buissonnière, raconte-t-il, ont été conduits à s’intéresser aux mille détails du film. Ils pouvaient tout voir. Tout demander. Et tout leur était expliqué. Le mécanisme de leur collaboration et la (...) -
High School 1
Après son premier film coup-de-poing, "Titicut Follies", sur les prisons psychiatriques, Wiseman tourne à la North East High School de Philadelphie, établissement fréquenté par les enfants de la middle class bon teint, c.-à-d. blanche. "High School, commente le cinéaste, c’est l’apprentissage de la normalité, c’est-à-dire de tout ce qui n’est pas Titicut Follies. Quand on pense éducation, on pense mathématiques, physique… Or la fonction sociale de l’école, c’est d’apprendre un certain type de discours. (…) Ce qui se passe dans les lycées est directement en relation avec ce qui se passe dans la société. C’est le cas de toutes les institutions mais c’est peut-être encore plus vrai des lycées." Au travers de rencontres avec le personnel du lycée, les enseignants, les élèves et les parents, Wiseman démonte les valeurs du système scolaire américain et sa fonction de conditionnement social. Dans la dernière séquence, on voit le proviseur lire en public une lettre d’un ancien élève combattant au Vietnam. Sans commentaire ni interviews aux questions dirigées, sans soutien d’une musique de fond dramatique ni effet spéciaux, Wiseman va à l’essentiel, par un (...)+ Het leesplankje -
dim 25.05.2008
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Les enfants
Deux ans après les Straub ("En rachâchant"), Marguerite Duras décide d’adapter elle aussi son propre texte, "Ah ! Ernesto", écrit en 1971. Ce sera le dernier des seize films de la très controversée écrivaine française. Fable mélancolique à l’ironie lumineuse, "Les enfants" est un film philosophique de facture classique, où seules les paroles sont décalées, qui divisa les critiques de l’époque et ne suscita qu’indifférence à sa sortie dans quelques salles parisiennes, avant qu’un conflit juridique autour de la propriété du scénario ne vienne définitivement l’enterrer. Ernesto est un gamin de sept ans qui en paraît quatre fois plus. A l’école, il surprend le directeur car il refuse de suivre les cours et d’apprendre ce qu’il ne sait pas. En fait, c’est un surdoué qui a acquis une connaissance précise en écoutant les autres. "Il s’agit d’un film comique infiniment désespéré dont le sujet aurait trait à la connaissance." (M. Duras) [ 5 / 3,5 eur ] -
Gerda 85
C’est l’histoire d’une jeune fille, quelque part dans la campagne, dans un royaume. C’est l’été. Il faut étudier pour les examens. Gerda se retrouve chez son oncle et sa tante qu’elle n’a plus vus depuis des années, depuis la mort de sa mère. On est en 1985. Il y a une cassette dans le magnétophone, du flanger sur la basse et les boîtes à rythme sont pleines de reverb. C’est la crise. Gerda est amenée à faire des choix qui doivent l’entraîner vers de nouveaux horizons. Autour d’elle, quelques convulsions : une époque se termine... Avec ce premier long-métrage, Nicolas Deschuyteneer et Patricia Gélise s’inspirent de leur trajectoire personnelle pour parcourir le chemin intérieur d’une jeune fille, le passage d’un état vers un autre, à une période où l’on ne sait pas vraiment ce que l’on veut dans la vie mais où l’on sent avec obstination ce que l’on ne veut pas... En filigrane, c’est aussi le portrait d’une époque troublée (les années 80) et celui d’une jeunesse en rupture, qui est esquissé dans leur film. "Nous sommes partis d’un lieu, d’une maison familiale que nous connaissions bien, qui était chargée d’ambiances et d’histoires, décor parfait (...) -
Le dernier homme
Chaque matin, Beyrouth se réveille en découvrant la nouvelle victime d’un serial killer dont la particularité est de vider le sang de ses victimes... Khalil, médecin d’une quarantaine d’années, revient travailler dans son hôpital après un long arrêt maladie. Depuis quelques temps, il souffre d’étranges symptômes qui bouleversent sa vie. Quand il apprend l’existence du tueur en série et de son modus operandi, il se lance dans sa propre enquête, se sentant imperceptiblement lié aux victimes et plus précisément à leur insaisissable meurtrier. Progressivement, irrémédiablement, Khalil glisse hors de sa condition, disparaît du champ social, devient un fantôme, que même le miroir ne renvoie plus... En empruntant au mythe du vampire comme métaphore d’un processus de transformation, Ghassan Salhab ("Beyrouth fantôme", "Terra incognita") adhère plutôt à la vision de Murnau dans "Nosferatu". Avec l’idée de cette maladie étrange qui vient transformer la ville, celle-ci engendrant à son tour ses propres mutants... Des mutants filmés ici avec amour, colère et fascination. [ 5 / 3,5 eur ] -
jeu 29.05.2008
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Open Screen
Le printemps arrive et ses supposés beaux jours. Pour certains, les examens ne sont plus très loin. Pour d’autres, c’est le temps des paperasseries administratives et bientôt de la feuille d’impôts. Peu à peu, la saison se fait moins propice aux salles obscures et au salles de montage... Avant de tirer sa révérence jusque septembre prochain, l’Open Screen s’ouvre une dernière fois. Envoyez-nous vos films, de maximum 15 minutes, avant le 22 mai (au Nova, 65 rue de l’Ecuyer, 1000 Bruxelles) et venez les présenter au public en ce dernier jeudi de mai, fais ce qu’il te plaît (il fallait bien la placer quelque part) ! [ Gratis ] -
ven 30.05.2008
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A toi où que tu sois + Lettre d’un temps exil
[ 5 / 3,5 eur ]+ Lettre d’un temps exil+ A toi où que tu sois -
Gerda 85
C’est l’histoire d’une jeune fille, quelque part dans la campagne, dans un royaume. C’est l’été. Il faut étudier pour les examens. Gerda se retrouve chez son oncle et sa tante qu’elle n’a plus vus depuis des années, depuis la mort de sa mère. On est en 1985. Il y a une cassette dans le magnétophone, du flanger sur la basse et les boîtes à rythme sont pleines de reverb. C’est la crise. Gerda est amenée à faire des choix qui doivent l’entraîner vers de nouveaux horizons. Autour d’elle, quelques convulsions : une époque se termine... Avec ce premier long-métrage, Nicolas Deschuyteneer et Patricia Gélise s’inspirent de leur trajectoire personnelle pour parcourir le chemin intérieur d’une jeune fille, le passage d’un état vers un autre, à une période où l’on ne sait pas vraiment ce que l’on veut dans la vie mais où l’on sent avec obstination ce que l’on ne veut pas... En filigrane, c’est aussi le portrait d’une époque troublée (les années 80) et celui d’une jeunesse en rupture, qui est esquissé dans leur film. "Nous sommes partis d’un lieu, d’une maison familiale que nous connaissions bien, qui était chargée d’ambiances et d’histoires, décor parfait (...) -
sam 31.05.2008
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Le dernier homme
Chaque matin, Beyrouth se réveille en découvrant la nouvelle victime d’un serial killer dont la particularité est de vider le sang de ses victimes... Khalil, médecin d’une quarantaine d’années, revient travailler dans son hôpital après un long arrêt maladie. Depuis quelques temps, il souffre d’étranges symptômes qui bouleversent sa vie. Quand il apprend l’existence du tueur en série et de son modus operandi, il se lance dans sa propre enquête, se sentant imperceptiblement lié aux victimes et plus précisément à leur insaisissable meurtrier. Progressivement, irrémédiablement, Khalil glisse hors de sa condition, disparaît du champ social, devient un fantôme, que même le miroir ne renvoie plus... En empruntant au mythe du vampire comme métaphore d’un processus de transformation, Ghassan Salhab ("Beyrouth fantôme", "Terra incognita") adhère plutôt à la vision de Murnau dans "Nosferatu". Avec l’idée de cette maladie étrange qui vient transformer la ville, celle-ci engendrant à son tour ses propres mutants... Des mutants filmés ici avec amour, colère et fascination. [ 5 / 3,5 eur ] -
Les enfants
Deux ans après les Straub ("En rachâchant"), Marguerite Duras décide d’adapter elle aussi son propre texte, "Ah ! Ernesto", écrit en 1971. Ce sera le dernier des seize films de la très controversée écrivaine française. Fable mélancolique à l’ironie lumineuse, "Les enfants" est un film philosophique de facture classique, où seules les paroles sont décalées, qui divisa les critiques de l’époque et ne suscita qu’indifférence à sa sortie dans quelques salles parisiennes, avant qu’un conflit juridique autour de la propriété du scénario ne vienne définitivement l’enterrer. Ernesto est un gamin de sept ans qui en paraît quatre fois plus. A l’école, il surprend le directeur car il refuse de suivre les cours et d’apprendre ce qu’il ne sait pas. En fait, c’est un surdoué qui a acquis une connaissance précise en écoutant les autres. "Il s’agit d’un film comique infiniment désespéré dont le sujet aurait trait à la connaissance." (M. Duras) [ 5 / 3,5 eur ] -
dim 01.06.2008
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On n’est pas des minus
Fondée dans les années 60 par une poignée d’instituteurs qui se réclamaient du courant pédagogique dit de l’"Education nouvelle", Vitruve est une école publique parisienne, implanté dans une circonscription où l’échec scolaire était important. Elle bénéficie d’une pédagogie différente sans quitter le giron de l’Éducation nationale. Au travers de ce reportage effectué en 1981-82, Jean-Michel Carré s’interroge sur la façon d’apprendre dans une école déscolarisée, où l’on repousse les contradictions à propos de l’école et de la société, du travail manuel et intellectuel, des loisirs et du travail... et des savoirs. Le réalisateur ponctue ainsi sa "tétralogie" sur l’enfant et l’éducation. www.gfen.asso.fr La séance du 1er juin sera suivie d’une rencontre avec Gérard Delbet et Isabelle Tarjot, instituteurs à l’école Vitruve, et Julien Fieyre, ancien élève. [ 5 / 3,5 eur ]+ L’enfant prisonnier -
L’école sauvage
Un film, récemment sauvé de l’oubli, sur une école Decroly atypique de la région parisienne, tentée par les sirènes libertaires des années 68. Une forme hybride, "expérience sur l’expérience", ni docu, ni fiction, avec Rufus et Romain Bouteille, et les petits sauvageons dans leur propre rôle. "L’École sauvage raconte l’histoire d’un bonheur possible et impossible. Bonheur possible parce qu’il existe, qu’il est là sous nos yeux, qu’il se déroule comme une fête permanente où les évènements les plus improbables arrivent naturellement. (…) Quelque 250 gosses entre 3 et 15 ans bénéficient du privilège de se servir de leur corps à leur guise, de faire fonctionner leur esprit de la manière la plus profitable pour eux, d’avoir entre eux, et avec les adultes qui les entourent, des relations amicales. Il nous a paru intéressant de les faire connaître et de suggérer à cette occasion ce qu’il pourrait arriver dans notre vie si nous trouvions le moyen d’en soustraire la peur, la menace, la compétition organisée et le chantage à la survie." (C. Natsis et A. Pianko) En présence de Costa Natsis. [ 5 / 3,5 eur ]+ Poème d’exister -
Zéro de conduite
Fils d’un militant anarchiste mort en prison dans des circonstances troubles, Jean Vigo tourne fin 1932, au collège de Saint-Cloud où lui même passa une partie de sa scolarité (dont il n’a pas gardé un souvenir particulièrement enthousiaste), un film qui devait à l’origine s’appeler "Les cancres". Il y met en scène les pouvoirs imaginaires et fabuleux de l’enfance, entrée en révolte jubilatoire contre la discipline militaire de leur pensionnat concentrationnaire. Jeux de mirliton et d’attrapes, bataille de polochons homérique, jeu de massacre salvateur contre les représentant de l’autorité, "Zéro de conduite" prend la forme d’un hymne virulent à la désobéissance teinté de poésie et empreint des souffrances de son auteur, dont saura se souvenir le Truffaut des "Quatre Cent Coups". Vigo y fustige "les principes despotiques qui régissent l’enseignement en inculquant aux enfants les sanglantes vanités de l’âge adulte" (Raoul Vaneigem). C’est peu dire que le film reçut un accueil polémique. Jugé "antifrançais" et "attentatoire au prestige du corps enseignant", sous la pression des "Pères de famille organisés", une obscure ligue de vertu, il est (...)+ Rentrée des classes