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jeu 24.01.2008
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Sound Image Culture / SIC
Sound Image Culture / SIC est un masterclass fondé en 2007 par un groupe d’anthropologues et cinéastes. Il offrait pour la première fois un laboratoire créatif pour les projets personnels de six participants. SIC stimule une réflexion éthique sur l’homme et la complexité de ses relations avec soi-même, les médias et la société. SIC attache une grande importance à une perspective interdisciplinaire entre les sciences humaines et la création artistique, et défend le concept de la "négociation continue". Ce n’est pas l’"autre" ou le "nous" qui forme le sujet exclusif, mais ce qui se trouve entre les deux, la communication partagée. Cette méthode transperce l’illusion de rendre en image une autre culture, mais elle donne également une alternative. Le medium ne fonctionne pas comme un miroir qui montre ce que l’on ressent dans la réalité, mais comme un système par lequel une identité différente est créée et reconstruite. L’artistique y est conçu comme une performance incluant le processus de recherche d’une représentation. Images & Silence on HIV/AIDS in Lesotho Marieke Rodenburg, B, 2007, video, vo ang / eng ov Débat à l’issue de la projection. (...)+ Somewhere in Between+ Sous les cerisiers+ Jeruslem the Unfaithful+ Splendor & Sadness of Philip Johnson+ Leo -
ven 25.01.2008
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Alèssi Dell’Umbria
A travers l’histoire de Marseille et de ses rapports complexes avec l’Etat français, le mépris affiché par les élites pour la sociologie de la ville est constante. De la précieuse Mademoiselle de Scudéry, qui écrivait en 1647 que "le voisinage d’Alger a rendu Marseille trop barbare" ; à Pierre Laval, annonçant pendant la Seconde Guerre mondiale son intention d’"épurer Marseille, qui en a bien besoin". De Louis XIV, qui fit tourner ses canons vers la cité "de peur que la fidèle Marseille, trop souvent en proie aux criminelles agitations de quelques-uns, ne mène à leur perte la ville ou le royaume, par une trop grande passion de la libert", au proconsul de la Convention Louis Fréron qui affirmait en 1795 : "Marseille est incurable à jamais, à moins d’une déportation de tous ses habitants et d’une transfusion d’hommes du Nord"... Aujourd’hui, le maire Jean-Claude Gaudin et son adjoint à l’urbanisme ne disent pas autre chose en déclarant : "On a besoin de gens qui créent de la richesse. Il faut nous débarasser de la moitié des habitants de la ville. Le cœur de la ville mérite autre chose". En relatant l’évolution de sa ville, du premier millénaire à (...) -
Retour à Marseille
Pour Alèssi Dell’Umbria, "Retour à Marseille" est "sans doute le film qui sonne le plus vrai" sur Marseille. Car, à l’inverse des films récents de Robert Guédiguian par exemple, il ne cherche pas à donner une image policée d’un Marseille villageois à travers des personnages "typiques" qui semblent désormais ne plus y avoir leur place. "Peut-être que ce que les gens viennent chercher à Marseille a déjà disparu", reconnaît Guédiguian. Et c’est précisément ce qu’exprime le film de René Allio : "le moment où nombre de Marseillais se rendent compte que la désintégration de la ville est irréversible". Parti vivre dans l’Italie de ses origines, où il a acquis une belle situation, Michel revient dans sa Marseille natale pour assister à l’enterrement de sa tante. Après vingt ans d’absence, il retrouve sa famille avec plaisir. Mais à la sortie des funérailles, son neveu lui vole sa voiture. Michel ne dit rien à la police et part à la recherche de son véhicule, dans lequel sont entreposés des documents importants et pour le moins compromettants. À travers cette enquête qui amènera Michel à redécouvrir sa ville sous un nouveau jour, "dans ce double mouvement (...) -
Eaten Alive aka Death Trap
Après le succès de "Massacre à la tronçonneuse", Tobe Hooper est contacté pour diriger un film devant surfer sur la vague des "Dents de la mer", mais avec un crocodile... Sauf que Hooper veut refaire un film redneck et rendre hommage aux films des années 50. Il y a donc un crocodile, certes, mais le véritable monstre est le tenancier d’un hôtel glauque, le saurien, lui, se contente de manger les restes. Hommes, femmes, enfants, animaux, rien n’est épargné. S’inspirant une nouvelle fois d’un fait divers sordide, Hooper prend le contre-pied des ingrédients de "Massacre" (scènes d’extérieur, cadres larges,...) et propose un tout autre style dans "Death Trap", tourné dans un petit studio avec lumières improbables, fumigènes et tout et tout... On y retrouve Robert Englund (Freddy), en redneck libidineux qui lance "I’m Buck and I’m ready to fuck", repris par Tarantino dans "Kill Bill". Mais aussi Neville Brand, Mel Ferrer et Carolyn Jones (en mère maquerelle odieuse), ainsi qu’une collection de scream queens effarante : Marylin Burns ("Massacre"), Roberta Collins ("Death Race 2000", "Big Doll House"), Kyle Richards ("Halloween"), Crystin Sinclaire (...) -
sam 26.01.2008
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Le jour se lève et sur moi la nuit tombe
Marseille, la Joliette : un quartier populaire situé le long du port. Face à la mer, un nouveau monde émerge et en recouvre peu à peu un autre. Dans le langage des autorités et des promoteurs, on dit que la Joliette "possède de nombreux atouts : un positionnement stratégique entre port et centre-ville et une accessibilité remarquable". Tout en y développant la promotion d’un nouveau quartier d’affaires, Euroméditerranée s’attache "à développer un véritable quartier de services pour les salariés des bureaux et pour les nouveaux habitants". Florence Lloret, une artiste venue du théâtre, et sa caméra se font les témoins de ce lent glissement. Que vont devenir ceux qui vivent là ? Comment regardent-ils la transformation de leur quartier ? Comment évolueront-ils dans la Joliette de demain ? Et à quoi ressemblera-t-elle ? Quel est l’imaginaire de ceux qui orchestrent cette mutation ? [ 5 / 3,5 euro ] -
Les indésirables de la rue de la République
A Marseille, la rue de la République est une artère haussmanienne du XIXe siècle qui relie le Vieux-Port aux gares maritimes. Malheureusement pour les promoteurs de l’époque (des investisseurs étrangers entraînés par leur projet dans la faillite), les appartements n’ont jamais pu attirer la clientèle bourgeoise qu’ils visaient. C’est à cette "anomalie urbaine" qu’entendent à présent remédier les promoteurs de "Marseille-République", soutenus par les pouvoirs publics et le fonds d’investissement américain Lone Star. Mille appartements : voilà déjà un bon contingent potentiel d’importation de Marseillais new-look, à fort pouvoir d’achat et de préférence venus du froid. Evidemment, il reste à "convaincre" les habitants de céder la place. Devant la caméra de Patrick Talliercio, ceux-ci témoignent de la manière dont ils ont été traités au moment de cette "réhabilitation" qui ressemble plus à un grand nettoyage social. Suivi d’une discussion avec Patrick Talliercio. [ 3,5 / 2,5 euro ] -
dim 27.01.2008
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La bataille des Marolles
Il était une fois un monument plus vaste que la Basilique Saint-Pierre : un Palais de Justice qui, non content d’avoir englouti tout un quartier pour s’imposer dans le centre de Bruxelles, finit par vouloir s’agrandir encore. A nouveau, les Marolles sont menacées. Ses habitants s’organisent. Contre l’arrogance d’une ville qui cherche à se construire sans eux, ils font fonctionner la solidarité et l’imagination à plein pot... Un célèbre abbé, un facteur, un peintre, des lieux, des cafés, des fêtes, composent l’atmosphère particulière de cette "bataille" qui deviendra à la fois symbole de la résistance locale face à la "bruxellisation" et étendard de luttes urbaines à venir. Voici le récit documentaire qu’en fit la télévision. Un film sensible et audacieux, comme le service public savait en faire. En présence de Jean-Jacques Péché (sous réserves) et de membres du Comité général d’action des Marolles. [ 3,5 / 2,5 euro ] -
Thé dansant
Si vous avez fréquenté le marché aux puces ces vingt dernières années, vous avez probablement déjà vu ou entendu les Ray Chris. Pendant quinze ans, ce couple des Marolles s’est produit chaque dimanche dans un café de la place du Jeu de balle. Après avoir mis fin à cette tradition dominicale, vous pouvez désormais les retrouver chaque dernier vendredi du mois au café "Chez Marcel"... et aujourd’hui, pour un thé dansant au Nova. Même si, depuis leurs débuts, Raymond a fini par troquer son accordéon pour un synthétiseur, les Ray Chris restent fidèles à leurs amours musicales. D’Elvis à Dalida... Leur répertoire oscille entre reprises de succès de la chanson française et compositions originales. Avec la voix inégalable de Christiane (alias Rusty Rutch), également batteuse du groupe. De quoi se réchauffer pour la fin de l’hiver. [ Gratis ] -
jeu 31.01.2008
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Open Screen
Comme tous les derniers jeudis du mois, ou presque, l’Open Screen c’est... Stop. On recommence. Depuis tout juste 11 ans, le Nova propose... Non, zut. Vous avez réalisé un film (de maximum 15 minutes) et vous... Non, non et non, c’est toujours pareil. Comment expliquer pour la 101ème fois la même chose en ne se répétant pas ? Open Screen, écran libre, séance ouverte, auberge espagnole, Cabaret Voltaire... On ne sait plus comment vous le dire : envoyez vos films (une semaine à l’avance - au 65, rue de l’Ecuyer, 1000 Bruxelles - quasi tous formats acceptés - c’est gratuit, etc. etc.), et on les projette !!! [ Gratis ] -
Le rendez-vous des quais
De Marseille, où furent tournés les premiers films des frères Lumière, quelle image nous renvoie le cinéma ? Des paysages de carte postale, bien souvent... Même Marcel Pagnol, dans ses films, ignorait le monde ouvrier et préférait filmer en studio ou dans des décors artificiels (n’hésitant pas, par exemple, à reconstituer de toutes pièces un village provençal)... Le pari de Paul Carpita fut tout autre : réaliser une fiction sur la grève des dockers menée en 1953 contre la guerre d’Indochine, mais avec des acteurs non professionnels (des dockers) et en tournant dans des décors réels, malgré les interdictions. Le régime ne s’y trompa pas. Le soir de la première du film, les copies furent saisies sur ordre du préfet. Cette censure, qui ne provoqua ni réaction des milieux du cinéma, ni même du Parti communiste dont Carpita faisait partie, ne fut levée qu’en... 1989. A partir de deux copies retrouvées, dont l’une particulièrement amputée de ses éléments subversifs, "Le rendez-vous des quais" fut restauré et remonté, mais définitivement réduit de 15 minutes. Depuis, nous pouvons vérifier que ce "rendez-vous" est bien celui des amoureux et des dockers, (...) -
ven 01.02.2008
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Photo Thérapie
Szirtes expose ses travaux photographiques, une série de portraits de femmes. Des tirages réalisés avec un procédé qu’il a lui-même mis au point, en continuité avec son travail sur la pellicule. 01 > 10.02 [ Foyer ] -
Lenz
"En 1984, j’ai eu envie de faire l’expérience de la nature. Je regardais les nuages, j’écoutais la Première Symphonie de Gustave Mahler, puis j’ai filmé beaucoup de nuages. A la vision des rush, mes producteurs n’étaient pas satisfaits. Par dépit, j’ai décidé de faire un vrai film commercial, puisqu’il n’y avait pas d’autre issue pour montrer ce que j’aimais" (A. Sz.). Ce long métrage de fiction propose d’entrer dans l’univers poétique de Lenz, personnage romantique du 18e siècle (inspiré de la nouvelle éponyme de Georges Büchner), transposé dans le 20e siècle. Lenz incarne un chercheur scientifique qui se pose des questions métaphysiques. Suite au diagnostic de son "dosimètre", Lenz doit partir en retraite dans les montagnes, une traversée initiatique qui le ramènera à son laboratoire avec encore plus de ferveur. Mais que cherche Lenz ? Une représentation de ses rêves ? Ode à la nature, apologie de sa grandeur, l’image de ce film est puissante. Szirtes rassemble ici dans une forme narrative plus classique toutes les expériences filmiques qu’il a menées précédemment. Le résultat est de toute beauté. La séance sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur. -
Naplo 1, 3, 4, 6, 7, 8
"Lorsque j’ai terminé "Hajnal", les gens de la télévision hongroise m’ont demandé ce que je souhaitais faire dans le futur. Je leur ai raconté qu’un matin, en me réveillant, j’avais vu sur mon mur blanc une grosse araignée noire, j’étais en colère de ne pas avoir une caméra pour la filmer. Ils ont bien compris le message et m’ont offert une caméra 16mm noir et blanc, ainsi que des kilomètres de film. Il faut dire qu’ils passaient au reportage couleur et n’avaient plus besoin du noir et blanc. J’ai alors commencé mon journal filmé. J’espère un jour pouvoir montrer l’intégralité des 24 heures qui le composent. Vous verrez lors de cette séance quelques-unes des premières années" (A. Sz.). Le metteur en scène présentera la séance. [ 5 / 3,5 euros ] -
Eaten Alive aka Death Trap
Après le succès de "Massacre à la tronçonneuse", Tobe Hooper est contacté pour diriger un film devant surfer sur la vague des "Dents de la mer", mais avec un crocodile... Sauf que Hooper veut refaire un film redneck et rendre hommage aux films des années 50. Il y a donc un crocodile, certes, mais le véritable monstre est le tenancier d’un hôtel glauque, le saurien, lui, se contente de manger les restes. Hommes, femmes, enfants, animaux, rien n’est épargné. S’inspirant une nouvelle fois d’un fait divers sordide, Hooper prend le contre-pied des ingrédients de "Massacre" (scènes d’extérieur, cadres larges,...) et propose un tout autre style dans "Death Trap", tourné dans un petit studio avec lumières improbables, fumigènes et tout et tout... On y retrouve Robert Englund (Freddy), en redneck libidineux qui lance "I’m Buck and I’m ready to fuck", repris par Tarantino dans "Kill Bill". Mais aussi Neville Brand, Mel Ferrer et Carolyn Jones (en mère maquerelle odieuse), ainsi qu’une collection de scream queens effarante : Marylin Burns ("Massacre"), Roberta Collins ("Death Race 2000", "Big Doll House"), Kyle Richards ("Halloween"), Crystin Sinclaire (...) -
sam 02.02.2008
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Labo
Les Nouvelles Musiques de Chambre itinérantes (asbl Ferme du Biéreau "en exil") organisent depuis deux ans le cycle des "Labo#", dont chaque édition thématique (ici, le violon et l’électronique) est ouverte à toute personne qui souhaite approcher l’écriture musicale sans prérequis académiques. Le temps d’un week-end et durant neuf mois, la dizaine de participants aux backgrounds variés rencontre un compositeur ainsi que des musiciens professionnels (ici, Peter Swinnen, Izumi Okubo et Jean-Marc Sullon) lors de séances de discussions individuelles et collectives. Une rencontre dans un lieu de travail peu conventionnel, où les projets surgissent le plus souvent lors de la mise en commun d’expériences, d’un repas, ou après avoir visionné un film ayant trait à la musique. A la fin du cycle, les compositions achevées sont jouées dans les trois régions du pays, et un nouveau cycle prend place. Cette session se déroule en collaboration avec le Centre de Recherches et de Formation musicales de Wallonie (CRFMW), fondé en 1970 par Henri Pousseur et de Pierre Bartholomée, qui s’est engagé dès sa création dans la réalisation et la diffusion d’oeuvres de (...) -
Naissance du cinéma
*Performance / Mes bobines préférées Andras Szirtes, HU, 35mm, 70’* En 1993, Szirtes s’achète une vieille caméra Debrie à manivelle et se construit une développeuse 35mm. Puis il trouve une tireuse pour compléter un équipement qui se veut similaire aux techniques du début du cinéma. Il entreprend ainsi une tournée de deux ans à travers l’Europe, en suivant un itinéraire tracé par les frères Lumière. A chaque étape, il filmera, développera et projettera son travail, là où il le peut, souvent dans la rue ! La tournée se termine à Paris le 28 décembre 1995 pour une dernière performance dans le salon indien d’un célèbre café où le même jour, à la même heure, 100 ans auparavant, les Lumière avaient projeté leurs premières bobines. Avec son projecteur à manivelle, une antiquité qui vaut le détour, Szirtes vous propose de faire un voyage aux origines du cinéma. Il apporte dans sa valise ses bobines préférées et vous invite à choisir, avec lui, les films qu’il commentera en direct. Connaissant le personnage, la séance promet d’être joyeuse ! [ 5 / 3,5 euros ]+ Shine -
dim 03.02.2008
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Marolles en courts
[ Gratis ]+ Les gens du quartier+ Extraits de la compilation « Bürüksel est un ring »+ Entre indifférence et intervention -
Le chantier des gosses
Au pied du Palais de Justice, un terrain vague formé par le cratère d’un V1 de la dernière guerre mondiale sert de terrain de jeux aux kets des Marolles. Jusqu’au jour où débarquent architectes et autres géomètres. S’ensuit une confrontation canaille qui frisera, le chantier entamé, le drame... Jadis assistant de Charles Dekeukeleire et caméraman de Marcel Broodthaers, l’un de ses proches amis avec Paul Meyer, Jean Harlez, un autodidacte astucieux jusqu’à construire sa propre caméra 35mm, mettra plus de 2 ans à tourner ce film néoréaliste... qui attendra encore 15 ans pour être sonorisé, faute d’aide publique (les autorités ne voulant pas montrer la face cachée de l’Expo 58 ?). Aujourd’hui, "Le chantier des gosses" reste méconnu et pour cause : il n’a pas été projeté depuis 37 ans ! Alors qu’une édition DVD est annoncée pour bientôt, le Nova a retrouvé ce film et son réalisateur. La gouaille des jeunes habitants du quartier et les images étonnantes d’un Bruxelles révolu en enthousiasmeront plus d’un ! En présence de Jean Harlez, sa compagne Marcelle Dumont (auteur des dialogues) et Freddy Piette, l’un des gosses d’alors (sous réserves). [ 5 / 3,5 euro ] -
Dear Daughter
"Pendant sept ans j’ai été père au foyer, je me suis occupé de mon enfant et j’ai filmé 250 (!) heures. Le montage m’a pris trois ans. Ce film représente l’essence de cette période de ma vie" (A. Sz.). Avec ce documentaire de facture classique, Szirtes nous livre ce qu’il a de plus précieux. On y voit Manka, sa fille, grandir, apprendre à marcher, à parler, à dialoguer avec son père, à lui poser des questions. La parole tient une place primordiale dans le film, mais le ménage et l’organisation de la maison aussi ! Bref une leçon pour tous les papas modernes qui ont enterré le paternalisme. [ 5 / 3,5 euros ] -
jeu 07.02.2008
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Micro Evening : 6870
La Microboutiek du Nova présente 68 Septante, une association créée à Bruxelles en 2004 dont les objectifs sont la promotion, la diffusion et l’aide à la création d’œuvres audiovisuelles en Belgique et à l’étranger. Pour favoriser la circulation des œuvres et le croisement des publics, l’asbl organise depuis 2005, des événements, dans divers lieux (cafés, librairies, espaces pluridisciplinaires), et depuis 2006, développe une activité de micro-édition DVD à travers deux collections : "Électrons libres", dédiée aux arts visuels et sonores (plateforme de diffusion pour des expériences hybrides), et "VID", axée sur le genre documentaire. Les manifestations et l’édition DVD poursuivent des buts similaires : ouvrir un espace de diffusion, de réflexions et de débats en soutenant la pluralité des formes et des pratiques artistiques, et en promouvant des productions singulières qui affirment un point de vue et apportent une dimension critique sur notre monde. Dans cette logique, 68 Septante s’affaire à un projet complémentaire : la Vidéothèque Nomade, catalogue regroupant des vidéos (tous genres confondus) dont les titres sont proposés aux publics sous (...) -
6870 ° Vidéothèque Nomade
P.S. La Vidéothèque Nomade attend vos réalisations ! N’hésitez pas à apporter vos vidéos ou à les transmettre à l’asbl 68 Septante. Contact : info@6870.be [ Gratis ]+ La décalogie Vincent V. Chapitre 5 : Contestation+ Les fantômes+ La décalogie Vincent V. Chapitre 2 : Périphérique+ Mon deux+ La décalogie Vincent V. Chapitre 1 : Consultation+ Euroland -
6870 • Corpus Circus
Première belge de la performance présentée par Antonin De Bemels et Hans De Man aka Antz (www.foton.be) au festival "Punto y raya" (Madrid, 2007). "Corpus Circus" est leur (contre-)interprétation organique du thème de ce festival, le retour aux points et aux lignes dans l’art audiovisuel. Pour info, 68 Septante sortira fin janvier un DVD des films d’Antonin De Bemels (Electrons libres #05). [ Gratis ] -
6870 • DJ Athome
Un mix aux saveurs électroniques pour clore la Micro Evening sur l’asbl 68 Septante par DJ Athome (label Pneu) qui anime "Bis Art Shaker" depuis 1997 sur Radio Panik... A consommer sans modération ! www.djathome.org [ Gratis ] -
ven 08.02.2008
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Szirtes and Masters #1 & #2
• PART #1 : Film-Poèmes • Association • PART #2 : Macro-Micro-Minds [ 3,5 / 2,5 euros ]+ Elegia+ Bisztro+ Madarok+ Studium+ Hajnal -
Szirtes and Masters #3 & #4
• PART #3 : Surréalisme-Dada • PART #4 : Surprise ! [ 3,5 / 2,5 euros ]+ Kedd+ Gravitation+ Capriccio -
sam 09.02.2008
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Promuna Boys
Les Promuna Boys vous préviennent en questionnant : "C’est toi l’idiot qui regarde ce film, ou c’est moi l’idiot qui fait ce film..." Szirtes poursuit, avec ce premier long métrage de fiction, le chemin de la destruction formelle du cinéma, engagée avec "Gravitation". Film happening "comico-absurde associatif" où les scènes de vraie vie croisent celles de fiction, il est ici question de comprendre le comportement du guépard. La langue absurde qu’élaborent scène après scène les Promuna Boys révèle peu à peu l’intention politique du film : dans un régime où la police secrète suit à la trace la vie culturelle et artistique, où rapports codifiés accompagnent bon nombre de citoyens, les guépards sont-ils de simples chats ? Dans cette perspective, on comprend pourquoi la langue secrète du film a dérangé les autorités hongroises de l’époque. Avec son ambiance teintée par les musiques de deux groupes rock de la mouvance underground de Budapest : URH et Europa Kiado (Europe à vendre), "Histoire des Promuna Boys" donne la première note de cette soirée spéciale. [ 5 / 3,5 euros ] -
Jégkrémbalett
Le "Ballet de la crème glacée" est un film musical expérimental dada-trash autour d’un groupe mythique de l’underground hongrois des années 80 : A.E. Bizottság ("le Comité Albert Einstein"). Composé d’une série de tableaux anachroniques passant, par exemple, d’une archive érotique à une scène semblant sortir d’une fable moyen-âgeuse, ou encore d’une fête orgiaque où les invités mangent moultes crèmes glacées à un maigre banquet dont les convives distingués sont chaussés de patins à glaces, ce film absurde et fauché nous entraîne dans une intrigue insensée. La réalisation d’András Wahorn, artiste multimédia et membre fondateur de A.E. Bizottság, est formellement éclatée et ne manque pas de mettre en valeur les morceaux musicaux disjonctés du groupe art-punk jusqu’à son concert final. Une curiosité cinématographique anarchique et colorée, inconnue dans nos contrées, en provenance du Béla Bálasz Studio... [ 5 / 3,5 euros ] -
Concert Akosh S
Difficile de mettre une étiquette sur la musique d’Akosh S, trop facile de le classer dans le free jazz quand il navigue entre la scène rock avec Bertrand Cantat, l’électroacoustique d’eRIKm, le violoncelle de Joëlle Léandre, l’orgue de Charlie O, ou la danse de Josef Nadj... Saxophoniste, clarinettiste, flutiste, manieur de kalimba et "tinteur" de cloches, Akosh cultive la liberté avec son approche à la fois traditionnelle et expérimentale, qui fait naître une musique presqu’archaïque. Une histoire de la mélodie et de la brisure, un éclatement qui s’incarne par le souffle, vibration de l’instrument jusqu’à son paroxisme sans saturation. Réunissant dans son Unit, Gildas Etevenard, batteur, Quentin Rollet, saxophoniste, ou encore Andras Vigh, joueur de vielle à roue, cette fois au Nova avec un duo, trio ou plus (on ne le sait pas encore), Akosh S viendra poser sa note au creu d’une soirée au ton plutôt Punk Rock 80’s, pour faire la pause, dans les territoires souterrains des inspirations hongroises. http://akosh.s.free.fr [ 7,5 / 6 euros ] -
dim 10.02.2008
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Atelier Cineketje
Cela faisait un moment que Cineketje n’avait plus fait de film avec les enfants. Ceux-ci ont déjà pu s’exercer avec des caméras vidéo ou 16mm, fabriquer des zootropes ou des taumatropes, s’initier à l’animation en 3D. Mais il y a encore bien des techniques cinéma inexplorées. Nous profitons de la venue au Nova du cinéaste et enseignant hongrois András Szirtes pour lui demander de nous dévoiler les secrets de la pellicule 35mm. Le résultat, tout de suite après l’atelier, sur écran. A partir de 6 ans. Inscription obligatoire : cineketjes@nova-cinema.org ou 0474 532 247. [ 2,5 euros ] -
Films Cineketje
A Cineketje, on aime beaucoup le cinéma d’animation d’Europe de l’Est. Après les perles de l’Ecole tchèque (Zdenek Miller, Bretslav Pojar), place aujourd’hui à celles de Hongrie. Les animateurs magyars se sont fait une réputation mondiale, à partir des années 60 et 70, grâce au prestige des studios Panonnia. Des studios que Ferenc Cako connaît bien, pour y avoir longtemps travaillé. Pour la télévision, il a réalisé des séries, comme "Zénon", "Never Mind Toby" et "Tof-Tof, l’Elephant", dont nous vous montrerons quelques épisodes. Cako est un véritable magicien, qui maîtrise toutes les techniques du cinéma d’animation : dessin animé, papier collé ou découpé, poupées ou marionnettes animées, pâte à modeler, comme dans cette récente et originale variation sur la célèbre fable de La Fontaine, "Le corbeau et le renard". Cako utilise aussi les propriétés plastiques du sable afin de réaliser une image en mouvement. Cette technique du "sable animé" sera pour beaucoup parmi nous une découverte. Les films sont généralement sans dialogues, sinon ils seront traduits en français et néerlandais en direct. Pour tout public. [ 3,5 / 2,5 euros ] -
Le rendez-vous des quais
De Marseille, où furent tournés les premiers films des frères Lumière, quelle image nous renvoie le cinéma ? Des paysages de carte postale, bien souvent... Même Marcel Pagnol, dans ses films, ignorait le monde ouvrier et préférait filmer en studio ou dans des décors artificiels (n’hésitant pas, par exemple, à reconstituer de toutes pièces un village provençal)... Le pari de Paul Carpita fut tout autre : réaliser une fiction sur la grève des dockers menée en 1953 contre la guerre d’Indochine, mais avec des acteurs non professionnels (des dockers) et en tournant dans des décors réels, malgré les interdictions. Le régime ne s’y trompa pas. Le soir de la première du film, les copies furent saisies sur ordre du préfet. Cette censure, qui ne provoqua ni réaction des milieux du cinéma, ni même du Parti communiste dont Carpita faisait partie, ne fut levée qu’en... 1989. A partir de deux copies retrouvées, dont l’une particulièrement amputée de ses éléments subversifs, "Le rendez-vous des quais" fut restauré et remonté, mais définitivement réduit de 15 minutes. Depuis, nous pouvons vérifier que ce "rendez-vous" est bien celui des amoureux et des dockers, (...) -
After The Revolution
"Chacun de nous vit sa propre révolution. Ce long métrage très personnel raconte ma révolution intérieure. Comment j’ai tenté de changer mon rapport émotionnel à ma famille, à mon pays et à mon existence. Ce film mélange ma propre histoire à celle du "Maître et Marguerite" de Boulgakov. Il parle de comment on peut louper le coche de l’Histoire dans sa vie". Szirtes réalise "After the Revolution" après 3 ans de résidence à New York, période qui a bouleversé ses repères et laissé son empreinte dans ce film. Le cinéaste se livre, nous conte son mal de vivre. Un film complexe sur la déprime où l’enchevêtrement des séquences anachroniques plonge le spectateur dans un état de recherche, le pousse à faire des liens. [ 5 / 3,5 euros ] -
Naplo 16 / Lujzika
"Un vrai cinéaste ne peut pas séparer sa vie de son travail. C’est une croix schizophrénique qu’il faut savoir porter tout au long de sa vie. J’en ai fait l’expérience lorsque j’ai épousé Lujzika. Nous avons vécu ensemble 7 années. Parfois, Lujzika et sa fille détestaient le cinéaste en moi qui s’immiscait dans leur vie. Mais je leur expliquais que la caméra c’était ma plume... Ce film n’aurait pas existé sans leur approbation. Malheureusement, je n’ai pas été assez attentif à ma vraie vie... Mais je ne veux pas raconter l’histoire, vous verrez" (A. Sz.). [ 5 / 3,5 euros ]