• jeu 06.12.2007
  • 20:00

    [ 5 / 3,5 EURO ]
    + Le Ventre de l’Amérique
    Luc Moullet, 1995, FR, 16mm, vo fr , 25'
    + Barres
    Luc Moullet, 1984, FR, 16mm, vo fr , 14'
    + Les Havres
    Luc Moullet, 1983, FR, 16mm, vo fr , 12'
    + Foix
    Luc Moullet, 1994, FR, 16mm, vo fr , 13'
    + Terres noires
    Luc Moullet, 1961, FR, 35mn, vo fr , 19'
    + La Cabale des oursins
    Luc Moullet, 1991, FR, 16mm, vo fr , 17'
  • 20:00

    [ 5 / 3,5 EURO ]
    + Le Ventre de l’Amérique
    Luc Moullet, 1995, FR, 16mm, vo fr , 25'
    + Barres
    Luc Moullet, 1984, FR, 16mm, vo fr , 14'
    + Les Havres
    Luc Moullet, 1983, FR, 16mm, vo fr , 12'
    + Foix
    Luc Moullet, 1994, FR, 16mm, vo fr , 13'
    + Terres noires
    Luc Moullet, 1961, FR, 35mn, vo fr , 19'
    + La Cabale des oursins
    Luc Moullet, 1991, FR, 16mm, vo fr , 17'
  • 22:00

    Czech Dream
    Vit Klusk & Filip Remunda, 2004, CZ, 35mm, vo st fr, 87'
    C’est l’histoire d’un supermarché qui n’existe pas. Le récit documentaire d’une supercherie lancée par deux étudiants en cinéma pour leur projet de fin d’études, dont l’idée leur est venue en lisant une étude sur le consumérisme et la publicité réalisée en 2002 par la société Incoma Research. Cette étude montrait que 30% des Tchèques font majoritairement leurs courses dans des hypermarchés. Vit Klusak et Filip Remunda ont donc mis un scène le lancement d’un faux supermarché appelé "Cesky sen" (le rêve tchèque). Et ça a marché. La campagne de publicité qu’ils ont lancé (publicités à la télévision, affiches en rue, dépliants...) a fait se déplacer plusieurs miliers de personnes devant une simple bâche plastique représentant un supermarché... et posant aux consommateurs la question de leurs besoins de consommation, avec des slogans déroutants comme "Ne venez pas" ou "Ne dépensez pas", qui ne les ont pas dissuadé de se précipiter vers le supermarché fictif au moment de son inauguration. Il n’y avait qu’un mirage. Un leurre formé d’une simple toile peinte imitant un supermarché. Un mauvais canular, diversément apprécié parmi les "dindons de la farce"... [ 5 / 3,5 EURO ]
  • ven 07.12.2007
  • 20:00

    Aux Etats-Unis, depuis quelques années, un nom fait régulièrement surface dans le réseau du cinéma expérimental, celui de Jennifer Reeves. Ses films ont fait le tour de beaucoup de festivals : Rotterdam, Berlin, Toronto, Sundance... La réalisatrice reste toutefois proche d’une tradition incontournable, qui consiste à diffuser les films expérimentaux dans des lieux qui sont tout sauf institutionnels. Elle n’hésite donc pas à faire des tournées avec ses bobines sous le bras. A l’occasion d’une venue prochaine en Europe du Nord, elle fera un détour par Bruxelles et le Nova, et ce pour la première fois. Héritière d’une forme d’expérimentation proche de celle d’un Stan Brakhage par exemple (sur lequel elle a beaucoup écrit), Jennifer Reeves explore les multiples facettes d’une sensualité propre à la pellicule argentique. Ses films, en noir et blanc ou en couleurs, peints à la main ou retravaillés grâce à une tireuse optique, témoignent de sa parfaite maîtrise d’un cinéma expérimental qui ne cède en rien à la vidéo. Parallèlement à une recherche plastique et formelle, son travail artistique se confronte à des thèmes tels que ceux de la mémoire, du rapport (...)
  • 22:00

    Ted Milton & Sam Britton
    Un concert d’une heure en compagnie du nouveau projet de Ted Milton, le marionnettiste-poète-saxophoniste anglais qu’on connaît bien pour sa participation au groupe mythique post-punk Blurt. Formé en 1980, ce trio a survécu à plus de vingt ans de tournées et presque autant de disques, s’aventurant dans des territoires où free jazz et post-punk font bon ménage. Aujourd’hui, Ted Milton, personnage excentrique, iconoclaste et limite inquiétant, oscille toujours entre spoken word, trompette criarde et sonorités chaudes. Cette fois, c’est avec Sam Britton (ordinateur) du groupe Icarus qu’il revient, sous le nom de "ODES", pour un "instantané d’une réalité intensément absurde et hallucinante, animée et tirée dans le présent avec une puissance non mitigée". Un projet en duo qui réinterprète des morceaux du CD "Odes" dans des formes nouvelles et intrigantes, laissant plus de place à l’improvisation et à la poésie déclamée ou chantée. http://www.tedmilton.com http://www.myspace.com/tedmiltonblurt [ 5 EURO ]
  • 24:00

    Rendez-vous avec la peur
    Jacques Tourneur, 1957, US, 35mm, vo st fr, 95'
    John Holden, un psychologue américain rationaliste se rendant dans une Angleterre "lovecraftienne" à un congrès de parapsychologie, enquête sur la mort étrange de son collègue, le Pr Harrington. Avec l’aide de Joanna, la nièce du professeur, leurs soupçons se portent vers l’inquiétant Dr Julian Karswell, un expert en démonologie... Mise à part l’apparition incongrue d’un monstre exigé par les studios — mais est-il réel ? — ce petit chef d’oeuvre fantastique est d’une efficacité redoutable, fruit d’une mise en scène suggestive propre à Jacques Tourneur, cinéaste de la peur. Le spectateur est emporté malgré lui dans l’indicible de par la sollicitation progressive de son imagination. L’image noir et blanc travaillée, l’ambiance sonore, les dialogues et le jeu feutré de ses acteurs nous invitent à sonder l’impalpable, et en premier notre inconscience... Et de comprendre que ce n’est pas que la robe noire de la jolie Joanna qui aura influencé "La question humaine". [ 5 / 3,5 EURO ]
  • sam 08.12.2007
  • 19:00

    1969, FR, 16mm, vo fr , 38'
    "L’épreuve de force" est un petit film pédagogique à l’usage des militants, qui promet d’être instructif et surprenant. Sous-titré "Techniques de la grève", il nous emmène à la découverte de différents moyens d’organiser une opposition efficace au patronat. Tourné au lendemain de mai 68, il va sans dire que l’on sera loin de l’habituel compromis actuellement consentis par une majorité de syndicats... Projection unique et gratuite. Qu’on se le dise, camarades ! [ GRATUIT ]
  • 19:00

    Sans doute certaines des projections proposées en ce mois de fêtes ne seront pas vraiment de nature à ouvrir l’appétit. Mais c’est bien connu, le Nova ne plaisante pas plus avec la nourriture qu’avec la boisson ou le cinéma. Comme à l’accoutumée, les bières et les jus sont artisanaux et les préparations proposées lors des longues soirées d’hiver, pour se rassasier entre un film et un débat, sont garantis naturels, sans OGM et sans gaspillage.
  • 20:00

    Christian Rouaud, 2006, FR, video, vo, 118'
    "Les LIP, l’imagination au pouvoir" donne à voir et à entendre les hommes et les femmes qui ont mené la grève ouvrière la plus emblématique de l’après 1968, celle des usines horlogères LIP à Besançon. Un mouvement de lutte incroyable qui a duré plusieurs années, mobilisé des foules entières en France et en Europe, multiplié les actions illégales sans céder à la tentation de la violence, porté la démocratie directe et l’imagination à incandescence. C’est possible, les "Lip" l’ont fait ! "Je ne connais pas d’autre exemple, au niveau des luttes ouvrières ou même des luttes tout court, où l’on ait fait preuve d’autant d’imagination. On a toujours su trouver le truc, non seulement qui fait rire, mais qui permet aussi de défataliser l’évènement, s’il est un peu trop lourd", se rappelle un des anciens ouvriers membres du Comité d’action de Lip. Le film retrace leur épopée, à travers des récits entrecroisés, des portraits, des archives. Une histoire collective qui est restée dans la mémoire des trente dernières années comme un sommet d’action syndicale et politique en Europe. "De la réflexion naît l’action", dit le proverbe. Pour Christian Rouaud, "chaque (...)
  • dim 09.12.2007
  • 18:00

    Ken Loach, 1984, GB, video, vo st fr, 53'
    A Tony Blair, qui déclarait au Congrès travailliste de 1996 : "Les patrons contre les travailleurs, c’est terminé. Nous sommes tous du même côté...", les dockers de Liverpool en lutte répondaient : "Whose side are you on, Tony Blair ?" (De quel côté êtes-vous, Tony Blair ?). Ils reprenaient ainsi le titre du film télévisé réalisé douze ans plus tôt par un Ken Loach en colère contre la politique néo-libérale dévastatrice de Mme Thatcher. Superbement photographié par Chris Menges, le film capte la fureur et le désarroi de tous ces broyés de la "main invisible", jetés après usage comme de vulgaires surplus. La grève des mineurs du Nord, la plus longue que le pays ait connue, se dit à travers les poèmes, chansons, caricatures, sketches, distillés tout au long du film, que ces hommes et de ces femmes ont créés pour exprimer leur solidarité et leur souffrance face à la perte de leur industrie et de leurs ressources. L’art comme opposant à la mécanique libérale organisée par la main de fer thatchérienne. L’art comme testament d’un sentiment de classe matraqué à mort par la police, qui finit par inonder le village ouvrier de sa violence stupéfiante, symbole (...)
  • 19:00

    Sans doute certaines des projections proposées en ce mois de fêtes ne seront pas vraiment de nature à ouvrir l’appétit. Mais c’est bien connu, le Nova ne plaisante pas plus avec la nourriture qu’avec la boisson ou le cinéma. Comme à l’accoutumée, les bières et les jus sont artisanaux et les préparations proposées lors des longues soirées d’hiver, pour se rassasier entre un film et un débat, sont garantis naturels, sans OGM et sans gaspillage.
  • 20:00

    Thierry Nouel, 2006, FR, video, vo fr , 95'
    Démocratie et télévision, nous sommes tous concernés ! Ce documentaire raconte deux grèves, à cinq ans d’intervalle, dans un service (encore) public, France 3. Thierry Nouel étant lui même monteur à la chaîne, filme de l’intérieur, il navigue finement, sans esprit militant, entre l’émotionnel et l’analyse "pour suivre un conflit social au sein d’une entreprise de communication, interroger les dérèglements du mandat syndical, souligner les errements du journalisme et les étrangetés dans la circulation de l’information". La première grève de 1997 se solde par une trahison : les représentants syndicaux signent le protocole d’accord, contre l’avis de leur base. Cinq ans plus tard, la grève recommence, les revendications sont à peu près les mêmes, les employés s’inquiètent de leur devenir, face à une direction qui réduit petit à petit leur autonomie, leurs moyens, le temps de la réflexion. Mais tout a changé. "Les instances paritaires se délitent, et on observe seulement une révolte sourde et obstinée contre des pouvoirs arrogants qui défont discrètement le service public, 22 jours qui sont un cri réclamant un autre mode de rapports sociaux et de lutte, (...)
  • jeu 13.12.2007
  • 19:00

    Nicolas Klotz, 2007, FR, 35mm, vo st nl, 141'
    "L’ordre des événements est complexe et n’épouse pas forcément la chronologie des faits", prévient le narrateur et protagoniste Simon Kessler (Mathieu Amalric), jeune psychologue attaché aux "ressources humaines" d’une filiale française de la multinationale pétrochimique SC Farb. Chargé par son supérieur Karl Rose (Jean-Pierre Kalfon) d’enquêter sur l’état mental d’un autre directeur, Matthias Jüst (Michael Lonsdale), Simon ne sortira pas indemne de son investigation, qui le mènera vers les plus sombres heures de notre modernité... Un grand (et rare) film politico-philosophique, formellement très maîtrisé, aux jeux d’acteurs remarquables, doté d’une réflexion dense ô combien salutaire en ces temps de langage "néocon-décomplexé". On se réjouit déjà de la sortie nationale par le réseau de cinémas d’art et essai "Diagonale". "La question humaine" sera à l’affiche dès le 5 décembre chez notre voisin l’Arenberg-Galerie où notre équipe se rendra à la séance de 19h du jeudi 13 décembre afin d’introduire notre focus spécial autour du film de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval (qui a écrit "La question humaine", d’après un livre de l’écrivain belge (...)
  • 21:00

    Luc Moullet, 1978, FR, 16mm, vo fr , 115'
    Un grand classique de Luc Moullet, cinéaste atypique habitué de l’écran du Nova ("La comédie du travail", "Une aventure de Billy le Kid", etc.). Partant de ses habitudes alimentaires, et plus particulièrement d’un repas composé d’œufs, de thon en boîte et de bananes, Moullet remonte la chaîne qui a mené ces aliments à son assiette. Il part à la rencontre des responsables de supermarché, grossistes, importateurs, fabriquants, ouvriers, etc. Tous sont interviewés pour nous amener à comprendre comment tout cela fonctionne : origine des produits, salaires, conditions de travail, marges bénéficiaires, mensonges publicitaires... Un journal intime déconcertant, à la fois burlesque et tragique. De la production à la consommation, l’économie comparée d’une boîte de thon sénégalaise, d’une omelette française, d’une banane équatorienne et de la pellicule cinématographique, constitue la trame de "Genèse d’un repas", documentaire à la fois terrifiant et désopilant d’un Luc Moullet décidément aussi visionnaire qu’iconoclaste. Et toujours d’actualité, près de 30 ans après sa réalisation. Voir "Genèse d’un repas" avant les fêtes de fin d’année, c’est faire oeuvre (...)
  • 21:00

    Luc Moullet, 1978, FR, 16mm, vo fr , 115'
    Un grand classique de Luc Moullet, cinéaste atypique habitué de l’écran du Nova ("La comédie du travail", "Une aventure de Billy le Kid", etc.). Partant de ses habitudes alimentaires, et plus particulièrement d’un repas composé d’œufs, de thon en boîte et de bananes, Moullet remonte la chaîne qui a mené ces aliments à son assiette. Il part à la rencontre des responsables de supermarché, grossistes, importateurs, fabriquants, ouvriers, etc. Tous sont interviewés pour nous amener à comprendre comment tout cela fonctionne : origine des produits, salaires, conditions de travail, marges bénéficiaires, mensonges publicitaires... Un journal intime déconcertant, à la fois burlesque et tragique. De la production à la consommation, l’économie comparée d’une boîte de thon sénégalaise, d’une omelette française, d’une banane équatorienne et de la pellicule cinématographique, constitue la trame de "Genèse d’un repas", documentaire à la fois terrifiant et désopilant d’un Luc Moullet décidément aussi visionnaire qu’iconoclaste. Et toujours d’actualité, près de 30 ans après sa réalisation. Voir "Genèse d’un repas" avant les fêtes de fin d’année, c’est faire oeuvre (...)
  • ven 14.12.2007
  • 19:00

    Une exposition d’une vingtaine de photos des acteurs de "La question humaine", prises par Nicolas Klotz avant le tournage du film. [ GRATUIT ] Du 14 au 16.12
  • 20:00

    Une exposition d’une vingtaine de photos des acteurs de "La question humaine", prises par Nicolas Klotz avant le tournage du film. [ GRATUIT ] Du 14 au 16.12
  • 20:00

    Sans doute certaines des projections proposées en ce mois de fêtes ne seront pas vraiment de nature à ouvrir l’appétit. Mais c’est bien connu, le Nova ne plaisante pas plus avec la nourriture qu’avec la boisson ou le cinéma. Comme à l’accoutumée, les bières et les jus sont artisanaux et les préparations proposées lors des longues soirées d’hiver, pour se rassasier entre un film et un débat, sont garantis naturels, sans OGM et sans gaspillage.
  • 21:00

    Jennifer Abbott, 2003, CA, vo st fr, 145'
    Basé sur le livre de Joel Bakan "Les multinationales, la recherche pathologique du profit et du pouvoir", "The Corporation" est un remarquable travail de dissection du mode de fonctionnement de l’entreprise, il secoue l’ordre établi, notre confort, nos habitudes de consommation, et nos valeurs sociales. De Monsanto aux pointeuses IBM vendues à l’Allemagne nazie pour gérer les camps de concentration, plus on avance dans le film, plus le propos s’élargit et s’intensifie. L’idée globale du documentaire rejoint "La Question Humaine" (et donc prend part à la réflexion proposée autour du film de Klotz). Cette idée se matérialise avec le statut juridique de la "corporation", qui sans l’être fonctionne comme une personne morale (elle peut acheter, vendre, être condamnée...). D’un côté, les êtres se substituent à des numéros, de l’autre ils se réincarnent dans cette créature virtuelle que représente une société. Au fil des séquences, on assiste à un véritable examen médical psychologique de la créature "corporation". Conclusion indéniable : c’est une psychopathe ! [ GRATUIT ]
  • 24:00

    Rendez-vous avec la peur
    Jacques Tourneur, 1957, US, 35mm, vo st fr, 95'
    John Holden, un psychologue américain rationaliste se rendant dans une Angleterre "lovecraftienne" à un congrès de parapsychologie, enquête sur la mort étrange de son collègue, le Pr Harrington. Avec l’aide de Joanna, la nièce du professeur, leurs soupçons se portent vers l’inquiétant Dr Julian Karswell, un expert en démonologie... Mise à part l’apparition incongrue d’un monstre exigé par les studios — mais est-il réel ? — ce petit chef d’oeuvre fantastique est d’une efficacité redoutable, fruit d’une mise en scène suggestive propre à Jacques Tourneur, cinéaste de la peur. Le spectateur est emporté malgré lui dans l’indicible de par la sollicitation progressive de son imagination. L’image noir et blanc travaillée, l’ambiance sonore, les dialogues et le jeu feutré de ses acteurs nous invitent à sonder l’impalpable, et en premier notre inconscience... Et de comprendre que ce n’est pas que la robe noire de la jolie Joanna qui aura influencé "La question humaine". [ 5 / 3,5 EURO ]
  • sam 15.12.2007
  • 19:00

    Samuel Fuller & Emile Weiss, 1988, FR, video, vo st fr, 62'
    "Voici une brève leçon d’humanité, racontant l’humanité, brûlant l’humanité, se détournant de toute forme d’humanité". En 1945, fantassin dans la division américaine "The Red Big One", Samuel Fuller ne sait pas encore qu’il va devenir cinéaste. Sa mère lui envoie une caméra Bolex 16mm à manivelles. Son commandant, informé qu’il possède un tel outil, lui demande de filmer tout ce qu’il voit. Ils sont à Falkenau, en Tchécoslovaquie, dans les Sudètes, là où tout a commencé. Ils libèrent la ville. Les habitants ne savent rien sur le camp qui se trouve à leurs portes. Ils n’ont rien vu, rien entendu. Le capitaine Richmond va leur ouvrir les yeux et avec la complicité de Fuller, ceux du monde entier. Quarante ans plus tard, Samuel Fuller commente ses images, restées jusque là inédites. Le film de Weiss donne subtilement la parole à ce grand personnage qui s’interroge sur la transmission de cette mémoire. Marqué au fer rouge par cette expérience, le regard de ce cinéaste est intransigeant : "C’est un impossible cauchemar, que je n’oublierai jamais". Suivi d’une rencontre avec l’historien d’art et philosophe Didi Huberman ("Images malgré tout", éd. de (...)
  • 21:00

    Sans doute certaines des projections proposées en ce mois de fêtes ne seront pas vraiment de nature à ouvrir l’appétit. Mais c’est bien connu, le Nova ne plaisante pas plus avec la nourriture qu’avec la boisson ou le cinéma. Comme à l’accoutumée, les bières et les jus sont artisanaux et les préparations proposées lors des longues soirées d’hiver, pour se rassasier entre un film et un débat, sont garantis naturels, sans OGM et sans gaspillage.
  • 22:00

    Stan Neumann, 2004, FR, video, vo fr , 72'
    "Quand le Juif écrit en allemand, il ment", beuglait la propagande nazie. Victor Klemperer était juif et allemand et entendait démentir ce slogan. Chassé de l’Université de Dresde où il enseignait la littérature française, il survit au régime hitlérien, qui faisait de lui un paria et limitait progressivement toute son existence. Il se fit le chroniqueur linguistique de cette période, s’attaquant avec ses armes de savant à "la manière dont cela se manifeste et agit". Il recueillit dans ses notes les matériaux d’une recherche pionnière, portant sur l’unique objet d’étude qui lui soit resté accessible, la "LTI", Lingua Tertii Imperii, la langue du IIIème Reich. "Quel était le moyen de propagande le plus puissant de l’hitlérisme ?... L’effet le plus puissant ne fut pas produit par des discours isolés, ni par des articles, des tracts, ni des affiches, ni des drapeaux, il ne fut obtenu par rien de ce qu’on était forcé d’enregistrer par la pensée ou la perception. Le nazisme s’insinue dans la chair et dans le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s’imposaient à des millions d’exemplaires et qui (...)
  • 24:00

    He is a DJ !! Bon, on rigole ! Quoique... Nicolas Klotz possède une collection de vinyles qui pourrait faire rougir pas mal de DJ’s ! On peut avoir du mal à l’imaginer collectionneur, mais on ne se rend pas compte à quel point son "matériel" est important. Il est autant accro au vinyle qu’à la pellicule, et il ne peut s’empêcher d’aller fouiner dans les bacs des disquaires dès qu’il se retrouve dans une nouvelle ville. D’ailleurs, il est bien possible que Nicolas Klotz ne sera pas seul aux platines... PS : soyez prévenus : les années ’70 et début ’80 sont ses "dadas" !! [ GRATUIT ]
  • dim 16.12.2007
  • 16:00

    Making of "La question humaine"
    Héléna Klotz, 2007, FR, video, vo fr , 66'
    On l’avoue, avant de voir "Les amants cinéma" nous avions quelques a-priori. Réalisé par la fille de Nicolas Klotz et d’Elisabeth Perceval, nous avions forcément la crainte qu’il ne s’agisse d’un documentaire qui mette en scène un contexte familial. Ce fut donc une belle surprise de découvrir que nous nous trompions, car en rien les liens parentaux ne viennent offenser ce qui s’affiche comme la raison première de ce documentaire : un questionnement sur comment, à l’heure actuelle, on peut encore réaliser un film qui se veut "libre". La caméra d’Héléna Klotz est sans aucun doute privilégiée, car elle peut librement naviguer dans des espaces qui sont du domaine de l’intime. Mais le plus important est que le "réalisateur" et la "scénariste" ne font aucun compromis, et s’affichent pour ce qu’ils sont et ce qu’ils pensent dans leur travail. "Les amants cinéma" est finalement le film idéal pour introduire la table ronde qui va suivre, car on y apprend beaucoup de choses par rapport à comment "La question humaine" a été pensé, écrit et réalisé. Depuis l’écriture jusqu’au montage, en passant par des scènes de tournage, ce documentaire dévoile des (...)
  • 17:00

    Dans plusieurs festivals, la projection de "La question humaine" a été suivie par des débats assez "chauds", certaines personnes étant choquées qu’un rapprochement puisse être fait entre l’idéologie nazie et le capitalisme d’entreprise. Il serait toutefois erroné de ne réduire le film qu’à ce simple rapprochement, car "La question humaine" ambitionne une réflexion plus complexe. Comme le dit Nicolas Klotz, "filmer l’humain est certainement un défi de plus en plus difficile à relever", car nous vivons dans un contexte historique où les logiques de marché, omniprésentes, ne sont certainement pas taillées à l’échelle de l’individu. D’autre part, nous sommes face à une déshumanisation/dépersonnalisation croissante au niveau des prises de responsabilité. "Aujourd’hui, à une époque où les camps d’extermination nazis appartiennent à notre mémoire historique, la rationalité poussée à l’extrême de chaque entreprise capitaliste débouche sur l’irrationalité globale d’un système qui produit des catastrophes écologiques, des inégalités sociales monstrueuses et l’appauvrissement croissant d’une large partie de la planète... Si la globalisation économique ne (...)
  • 20:00

    Sans doute certaines des projections proposées en ce mois de fêtes ne seront pas vraiment de nature à ouvrir l’appétit. Mais c’est bien connu, le Nova ne plaisante pas plus avec la nourriture qu’avec la boisson ou le cinéma. Comme à l’accoutumée, les bières et les jus sont artisanaux et les préparations proposées lors des longues soirées d’hiver, pour se rassasier entre un film et un débat, sont garantis naturels, sans OGM et sans gaspillage.
  • 21:00

    Lech Kowalski, 2004, FR-US, video, vo st fr, 105'
    "East of Paradise" est le dernier volet du triptyque intitulé "The Fabulous Art of Surviving" réalisé par Lech Kowalski comme un retour sur son passé, une réflexion sur la mémoire, l’identité et la survie — physique et mentale — face au pouvoir. "East of Paradise" est l’aboutissement de ce processus autobiographique. Il confronte, en divisant le film en deux parties, la survie de sa mère sur les chemins des goulags, puis en exil, et sa propre (sur)vie d’immigré dans le Lower East Side new-yorkais des années 70-80, entre junkies et sans-abris, entre concerts punks et tournages de pornos. Lech étant né peu après la guerre, l’expérience traumatisante que lui/nous raconte sa mère sonne comme le récit de son origine. Dans ce monologue bouleversant comme dans le retour sur sa carrière, dans ce film comme dans les précédents ("The Boot Factory", "On Hitler’s Highway"), il cherche les traces d’humanité et de solidarité qui subsistent dans un système écrasant, ou plutôt dans ses marges. Les visages humains "d’en bas" renvoyés à la gueule du pouvoir. [ 5 / 3,5 EURO ]
  • jeu 20.12.2007
  • 20:00

    Serge Steyer, 2007, FR, video, vo, 52'
    Un quartier en bordure de ville va être urbanisé. Le projet des promoteurs privés reproduit le schéma éculé de la banlieue pavillonnaire. Un couple de jeunes urbanistes, par ailleurs habitants de la commune, décide de proposer un contre-projet aux édiles locaux. Leur proposition d’y construire un quartier "durable", fait son chemin... Autour de la table, les élus, un architecte unique au service de ses clients, les promoteurs aux convictions bétonnées et nos deux urbanistes qui cherchent à bousculer les mentalités. Serge Steyer a filmé durant plusieurs mois les tractations entre les différents acteurs et saisit sur le vif la dérive d’ambitions politiques à priori sincères. Au final, que restera-t-il du joli rêve ? + Débat : Qui construit la ville ? L’urbanisme nous est présenté aujourd’hui comme le terreau fertile de la "participation citoyenne". Ce "nouveau" label, que l’on retrouve sur toutes les lèvres, n’est pourtant pas aussi limpide que ce que certains voudraient le laisser croire. A la croisée de multiples chemins, les habitants la revendiquent, d’autres la critiquent et le pouvoir politique, souvent, la nuance. La participation est le (...)
  • ven 21.12.2007
  • 19:00

    La pub est partout. Elle envahit l’espace et le temps contre une petite part de l’argent prélevé des portefeuilles des bons citoyens-consommateurs qui la financent en consommant les produits qu’elle vante. La pub utilise toutes les techniques scientifiques disponibles pour rendre ses messages plus intrusifs, plus efficaces et plus influents. Elle impose ses messages commerciaux privés à tous, y compris dans l’espace public. Faisant l’éloge de l’égoïsme, de la réussite clinquante, du bonheur conforme et de l’avenir radieux par la consommation. La pub est le symbole de l’économisme mortifère qui organise nos sociétés, en même temps qu’elle en est une force majeure. Comprendre et déconstruire la logique du système publicitaire dans un ambiance festive, c’est l’objectif de cette première "Nuit des publiphobes". Une soirée organisée par le Nova et Respire, une association fondée en 2005 et dont l’objectif est de libérer l’espace public de la publicité commerciale. Ses actions, qui s’inscrivent dans la tradition de la non-violence active, ont pour but de sensibiliser aux dangers de la surconsommation et de promouvoir la décroissance de la consommation, (...)
  • sam 22.12.2007
  • 19:00

    Luc Moullet, 1978, FR, 16mm, vo fr , 115'
    Un grand classique de Luc Moullet, cinéaste atypique habitué de l’écran du Nova ("La comédie du travail", "Une aventure de Billy le Kid", etc.). Partant de ses habitudes alimentaires, et plus particulièrement d’un repas composé d’œufs, de thon en boîte et de bananes, Moullet remonte la chaîne qui a mené ces aliments à son assiette. Il part à la rencontre des responsables de supermarché, grossistes, importateurs, fabriquants, ouvriers, etc. Tous sont interviewés pour nous amener à comprendre comment tout cela fonctionne : origine des produits, salaires, conditions de travail, marges bénéficiaires, mensonges publicitaires... Un journal intime déconcertant, à la fois burlesque et tragique. De la production à la consommation, l’économie comparée d’une boîte de thon sénégalaise, d’une omelette française, d’une banane équatorienne et de la pellicule cinématographique, constitue la trame de "Genèse d’un repas", documentaire à la fois terrifiant et désopilant d’un Luc Moullet décidément aussi visionnaire qu’iconoclaste. Et toujours d’actualité, près de 30 ans après sa réalisation. Voir "Genèse d’un repas" avant les fêtes de fin d’année, c’est faire oeuvre (...)
  • 19:00

    Luc Moullet, 1978, FR, 16mm, vo fr , 115'
    Un grand classique de Luc Moullet, cinéaste atypique habitué de l’écran du Nova ("La comédie du travail", "Une aventure de Billy le Kid", etc.). Partant de ses habitudes alimentaires, et plus particulièrement d’un repas composé d’œufs, de thon en boîte et de bananes, Moullet remonte la chaîne qui a mené ces aliments à son assiette. Il part à la rencontre des responsables de supermarché, grossistes, importateurs, fabriquants, ouvriers, etc. Tous sont interviewés pour nous amener à comprendre comment tout cela fonctionne : origine des produits, salaires, conditions de travail, marges bénéficiaires, mensonges publicitaires... Un journal intime déconcertant, à la fois burlesque et tragique. De la production à la consommation, l’économie comparée d’une boîte de thon sénégalaise, d’une omelette française, d’une banane équatorienne et de la pellicule cinématographique, constitue la trame de "Genèse d’un repas", documentaire à la fois terrifiant et désopilant d’un Luc Moullet décidément aussi visionnaire qu’iconoclaste. Et toujours d’actualité, près de 30 ans après sa réalisation. Voir "Genèse d’un repas" avant les fêtes de fin d’année, c’est faire oeuvre (...)
  • 21:00

    Czech Dream
    Vit Klusk & Filip Remunda, 2004, CZ, 35mm, vo st fr, 87'
    C’est l’histoire d’un supermarché qui n’existe pas. Le récit documentaire d’une supercherie lancée par deux étudiants en cinéma pour leur projet de fin d’études, dont l’idée leur est venue en lisant une étude sur le consumérisme et la publicité réalisée en 2002 par la société Incoma Research. Cette étude montrait que 30% des Tchèques font majoritairement leurs courses dans des hypermarchés. Vit Klusak et Filip Remunda ont donc mis un scène le lancement d’un faux supermarché appelé "Cesky sen" (le rêve tchèque). Et ça a marché. La campagne de publicité qu’ils ont lancé (publicités à la télévision, affiches en rue, dépliants...) a fait se déplacer plusieurs miliers de personnes devant une simple bâche plastique représentant un supermarché... et posant aux consommateurs la question de leurs besoins de consommation, avec des slogans déroutants comme "Ne venez pas" ou "Ne dépensez pas", qui ne les ont pas dissuadé de se précipiter vers le supermarché fictif au moment de son inauguration. Il n’y avait qu’un mirage. Un leurre formé d’une simple toile peinte imitant un supermarché. Un mauvais canular, diversément apprécié parmi les "dindons de la farce"... [ 5 / 3,5 EURO ]
  • dim 23.12.2007
  • 15:00 Cineketje

    1945-1997, 35mm, sans dial, 55'
    Pour ce dernier jour d’ouverture avant les fêtes de fin d’année, Cineketje a voulu vous gâter avec des petits bijoux animés de Karel Zeman et Hermina Tyrlova (Tchécoslovaquie), Garri Bardine (Russie) et Hardi Volmer (Estonie). On entame la séance avec "Un rêve de Noël" (1945), premier coup de maître du tchèque Karel Zeman, dont nous vous avons déjà montré il y a peu "Les aventures fantastiques". Réalisé en collaboration avec Hermina Tyrlova (dont on a déjà pu admirer en mai 2006 quelques films pour lesquels les musiciens de Dragibus avaient imaginés des paysages sonores enchanteurs), ce conte de Noël a été primé comme "meilleure animation" au festival de Cannes de 1946. Le russe Garri Bardine regarde avec nostalgie cette époque bénie en Europe de l’Est, pour les films d’animation du moins. Bardine nous prouve avec sa "Nounou" (1997) que le travail d’animation artisanal n’a pas totalement disparu en Russie "postcommuniste". A la réception donnée par ses parents pour le réveillon de Nouvel an, un petit garçon s’ennuie. Se faufilant dans la forêt de jambes, il grimpe au grenier où il se bricole une "nounou" de rêve à partir de vieux brols. Et la (...)
  • 18:00

    "Regarde. Le rideau ouvre la scène, les planches s’illuminent et le visage t’apparaît. Tu tombes sous le charme de ses paillettes. Tu questionnes ses peintures angéliques et démoniaques. Nos yeux scintillent dans la nuit. Nous attendons un théâtre du cri !" Une scène ou plusieurs langages sont brassés par la vie, rappelant le cabaret, sans académie, sans linéarité. Nécessité de chercher la poésie et tentatives de la faire vivre à travers des récits ou des prises de parole rappelant le slam, passant d’une forme à l’autre en toute liberté... Comme une déclaration d’amour tragi-comique, menacée, secouée par une actualité brûlante. Une scène comme un espace de liberté contradictoire, un microcosme des violences du monde et un lieu d’oralité sans vérité ni solution. On ne s’évertuera pas à chercher une cohérence permanente, mais plutôt à faire l’expérience des textes, moment après moment... Ce projet est, à l’heure actuelle, en chantier. Une "recherche", un processus qui s’enclenche, une sorte de répétition ouverte où nous vous invitons. Mise en scène : Céline Serrad, Céline Rallet / Musique : Johannes Vogele / Aide à l’écriture : Frédéric Thomas [ GRATUIT ]
  • 19:00

    Sans doute certaines des projections proposées en ce mois de fêtes ne seront pas vraiment de nature à ouvrir l’appétit. Mais c’est bien connu, le Nova ne plaisante pas plus avec la nourriture qu’avec la boisson ou le cinéma. Comme à l’accoutumée, les bières et les jus sont artisanaux et les préparations proposées lors des longues soirées d’hiver, pour se rassasier entre un film et un débat, sont garantis naturels, sans OGM et sans gaspillage.
  • 20:00

    [ 3,5 / 2,5 EURO ]
    + L’Empire de Médor
    Luc Moullet, 1986, FR, 16mm, vo fr , 13'
    + Essai d’ouverture
    Luc Moullet, 1988, FR, 16mm, vo fr , 15'
    + Toujours plus
    Luc Moullet, 1994, FR, 16mm, vo fr , 24'
  • 20:00

    [ 3,5 / 2,5 EURO ]
    + L’Empire de Médor
    Luc Moullet, 1986, FR, 16mm, vo fr , 13'
    + Essai d’ouverture
    Luc Moullet, 1988, FR, 16mm, vo fr , 15'
    + Toujours plus
    Luc Moullet, 1994, FR, 16mm, vo fr , 24'
  • 21:00

    Jonathan Nossiter, 2003, US, 35mm, vo st fr & nl, 160'
    A travers trois continents, les sagas de succession de tout-puissants milliardaires de Napa, Californie. Les rivalités de deux dynasties aristocrates florentines. Ou encore les conflits de trois générations d’une famille bourguignonne se battant pour conserver ses quelques hectares de vigne... Réalisateur indépendant américain ("Sunday"...), Jonathan Nossiter a une seconde passion à côté du cinéma : il est aussi oenologue. C’est un vieux rêve qu’il réalise en menant cette vaste enquête, de l’Argentine aux caves bordelaises, où on découvre le monde impitoyable du vin. Derrière les politesses de façade se cache un univers trouble où pouvoir, argent et amour du divin nectar se confondent. Impliqué, concerné, Nossiter pose les bonnes questions, se dirige vers les bonnes personnes et, avec des moyens modestes, réussit à traiter d’un sujet économique et culturel considérable. Un film passionnant, grâce à la forte personnalité de nombreux intervenants, vraies "gueules de cinéma", ainsi qu’à la notoriété incontestable de nombreux protagonistes. Un régal pour les amateurs de vin, qui permet surtout aux néophytes de mieux comprendre comment se jouent la (...)