> Nocturnes

Lucile Hadzihalilovic & Gaspar Noé

*Complices dans la vie privée, Gaspar Noé et Lucile Hadzihalilovic sont deux réalisateurs associés dans la société "Les Cinémas de la Zone", habitués à produire leurs films de manière indépendante et parfois quasi artisanale. Les similarités entre eux poussent cependant bien plus loin, vers une esthétique, des ambiances et des thèmes communs : la morale, la haine des autres, la justice, au travers de faits divers soigneusement choisis... Le viol, l’inceste, le suicide, la solitude, la tentation du meurtre, la folie et la banalité, l’attirance et le rejet. Un langage filmique hyper réaliste, des décors dépouillés, des incursions visuelles proches de la bande dessinée et du tract politique...
On ne s’étonnera pas que l’un comme l’autre n’aient pas une production caractérisée par l’abondance : un long pour Lucile ("Innocence", montré au "7ème parallèle" il y a deux ans), deux pour Gaspar, quelques courts et moyens métrages, voilà tout... La production de films tellement hybrides et radicaux est un travail de longue haleine...
A l’heure où nous projeterons trois de leurs films, Gaspar Noé sera en train de tourner au Japon les premières scènes de son nouveau long métrage, "Enter the Void" ("Soudain le vide"), qui devrait être terminé en 2008.*


La bouche de Jean-Pierre

En France aujourd’hui. Une nuit, la petite Mimi assiste impuissante à la tentative de suicide de sa mère. Tandis que la femme se remet lentement à l’hôpital, la tante Solange emmène la fillette dans son HLM. Afin de ne pas perturber l’ordre qui règne dans l’appartement, Solange relègue Mimi dans un un placard pour ses nuits, et parfois même sur le palier dans la journée. Or, dès la première nuit, le sommeil de la fillette est troublé par l’arrivée de Jean-Pierre, le fiancé de Solange. Un jour, Mimi se retrouve seule dans l’appartement avec Jean-Pierre...
L’oppression de Mimi, l’abjection des rapports entre Solange, Jean-Pierre et sa nièce sont amplifiées ici par le cadre large du cinémascope. Un grand moment de cinéma, pour cette seconde réalisation signée Lucile Hadzihalilovic.

+ Good Boys use Condoms

Lucile Hadzihalilovic, 1996, FR, 35mn, vo fr , 10'

Triolisme à caractère préventif, réalisé dans le cadre d’une série de courts produits pour Canal+ pour la prévention du Sida.
Dans une chambre d’hôtel, un jeune homme fait l’amour à une jeune fille. Une autre jeune fille, qui n’est autre que la soeur jumelle de la première, sort de la salle de bain et va vite les rejoindre. Une troisième jeune fille apparaît alors, venue de l’appartement voisin, et profite du spectacle...

16.02 > 22:00
Good Boys use Condoms

Triolisme à caractère préventif, réalisé dans le cadre d’une série de courts produits pour Canal+ pour la prévention du Sida.
Dans une chambre d’hôtel, un jeune homme fait l’amour à une jeune fille. Une autre jeune fille, qui n’est autre que la soeur jumelle de la première, sort de la salle de bain et va vite les rejoindre. Une troisième jeune fille apparaît alors, venue de l’appartement voisin, et profite du spectacle...


Seul contre tous I Stand Alone

Ceux qui ont vu "Carne", ce petit joyau (dont il n’existe malheureusement plus de copie projetable actuellement) dont "Seul contre tous" est la suite - et qui est, déjà, si l’on ose le jeu de mots, une tranche de vie d’un boucher chevalin -, ceux-là donc avaient laissé son personnage principal en faillite et expédié en prison pour avoir tué un jeune homme qu’il soupçonnait à tort d’avoir violé sa fille.
Ici, on le retrouve à Lille, où il veut refaire sa vie. En ménage avec une patronne de café (qu’il surnomme "la grosse"), dont il espère qu’elle lui donnera les moyens de rouvrir une boucherie et avec qui il partage un minable trois-pièces. Vue d’ici ou du fond d’une cellule parisienne, la France reste un grand camembert puant et rempli d’asticots ! Dans cette nation en pleine décadence, le boucher est le modèle de la classe moyenne qui vire à la précarité. Il lui faut à présent retrouver la face, l’honneur perdu, sauver sa peau et ce qui reste de son amour propre, aussi. C’est là que le film nous emmène : dans la tête du boucher.
Le résultat est plus proche de "Salo", "Deliverance", "Taxi Driver", "Bad Lieutenant", ou encore de "C’est arrivé près de chez vous", que de n’importe quel film français des 20 dernières années ! C’est ce que recherchais Gaspar Noé : "L’une des raisons pour lesquelles j’ai fais ce film, c’est le désir de parvenir à achever le film qu’aucun des argentiers du cinéma ne voulait voir salir le parterre du salon cinématographique national". C’est réussi !

http://www.letempsdetruittout.net/gasparnoe/

17.02 > 00:00
Nuit du grenier Nova

Le cinéma bis n’a pas fini de nous livrer ses trésors inestimés. Enfouis dans les caves de collectionneurs, éparpillés aux quatre coins du monde et oubliés de tous... C’est précisément ces caves - et parfois ces greniers - que l’équipe du Nova a valeureusement entrepris d’explorer depuis 10 ans, non sans un certain succès.
Mais au-delà des pellicules qu’on découvre puis qu’on emprunte, qu’on loue ou qu’on importe, il y a aussi les bobines récupérées au hasard de fouilles ardues, et vaillament arrachées aux mains de leurs propriétaires jaloux.
En l’absence d’un véritable conservateur de cinémathèque au sein de notre équipe, ces perles-là finissent par constituer un grand tas de bobines rouillées et poussiéreuses dans le grenier du Nova. Or, notre volonté n’est pas de laisser dormir cette petite collection à l’abri des regards indiscrets, mais au contraire de montrer aux masses ignorantes ces films passés aux oubliettes de l’histoire du cinéma.
Pour la deuxième fois en 10 ans, le Nova vous offre donc un accès privilégié à ses richesses les plus secrètes. Le temps d’une nuit, un peu comme si on était en famille, nous puiserons pas tout-à-fait au hasard dans ce lot de films de la "sexploitation" dont on ne soupçonnait parfois pas l’existence et dont les copies seront exhumées joyeusement. Le rendez-vous est fixé à l’heure du crime, et durera une partie de la nuit.
Au programme de cette séance spéciale ? Des histoires de sucettes à l’anis ou de politiciens corrompus, de secte du vice et de filles aux lèvres gourmandes, de sexe en vadrouille, de sorcières carabinées ou encore de kung-fu sexuel... Un casse-croûte nocturne et matinal vous aidera à passer la nuit sans encombres.

24.02 > 00:00
Dolls of the Shogun’s Harem

Norifumi Suzuki est un réalisateur connu des habitués d’arrières salles de vidéo clubs. Sa réputation de maître du "pink cinéma" n’est plus à faire et les amateurs de films de sabre le connaissent aussi pour ses films avec Sonny Chiba ou pour ses réalisations époustouflantes dont l’influence n’est plus à prouver. Les habituées du Nova se souviennent peut-être de l’incroyable "School of the Holy beast", chef d’oeuvre de la Nunsploitation, projeté l’année dernière au Nova pendant le 7ème parallèle. Dans ce "Samouraï pink movie", un médecin recherche une femme qui porte l’enfant du Shogun pour l’obliger à avorter. Pour cela, il doit la trouver parmis les filles du Harem... Le film ne manque pas de scènes hallucinantes de sexes, de combats, et autres réjouissances. Comme à son habitude, Suzuki utilise une photographie de premier ordre, ce qui réjouira les plus cinéphiles. Ce films est trés rarement projeté malgré son statut de film culte. Ajoutons qu’il est proposé par Jack Stevenson, collectionneur américain préféré du Nova qui est venu souvent présenter de forts mémorables séances tout au long de ces dix années. Il le décrit comme étant sûrement l’un des meilleurs films de sa collection, faisons lui confiance...

10.03 > 00:00
Who Killed Jessie ? Kdo chce Zabet Jesii ?

Un scientifique marié à une scientifique s’ennuie passablement dans la tchéquoslovaquie communiste des années soixantes. Grâce à une machine à matérialiser les rêves, apparait la plantureuse Jessie, héroïne de Comics dont il raffole. Mais après une mauvaise manipulation, 3 super héros se matérialisent aussi avec l’intention de la récupérer... On assiste alors à des courses poursuites sexy, des trouvailles scénaristiques et formelles étonnantes (Jessie s’exprime en phylactère, la machine matérialise aussi des gadgets délirants sortis des BD, il y a des "shabam, pom, wizzz", ...) et un humour subversif et décalé. Une série B de trés bonne facture, surprenante, esthétiquement trés réussie, bref une petite perle. Un peu entre "Les petites marguerites" et le "Batman" de 1966. Découverte lors du 7ème parallèle en 2005, cette petite merveille avait été projetée dans le désordre et en partie la tête en bas... devant un public légèrement irrité... On se rattrappe cette année avec cette séance de minuit, qui tombe à pic au cours d’un week end où il sera question de BD.

17.03 > 00:00
Gaspar Noé & Lucile Hadzihalilovic

*Gaspar Noé en Lucile Hadzihalilovic zijn elkaars medeplichtigen in hun privé-leven, en professioneel werken ze samen in hun productiehuis "Les cinémas de la Zone". Ze zijn gewend hun films op een onafhankelijke en soms haast artisanale manier te produceren. En er zijn nog meer gelijkenissen : ze gaan naar een gemeenschappelijke esthetiek, atmosfeer en thema’s - de moraal, de haat van de anderen, rechtvaardigheid, aan de hand van fait divers die op een weloverwogen manier uitgezocht werden. Verkrachting, incest, zelfmoord, eenzaamheid, poging tot moord, waanzin en banaliteit, aantrekken en afstoten... Een zeer realistische filmtaal, kale decors, visuele ideeën die dicht bij het beeldverhaal staan en aanleunen bij het sloganeske.
Het hoeft niet te verbazen dat geen van beiden een overmatige productie heeft : Lucile maakte één langspeelfilm ("Innocence", twee jaar geleden vertoond in Nova tijdens "Het Zevende Spoor") en enkele kortfilms, Gaspar maakte er twee ("Irreversible" en "Seul contre tous", een Belgische release in Nova), enkele kortfilms, enkele middellange films. Dat is het zo wat... het maken van dergelijke hybride en radicale films is een werk van lange adem. Op het moment dat wij drie van hun films vertonen, draait Gaspar Noé in Japan de eerste scènes van zijn nieuwe langspeelfilm "Enter the Void" die afgerond zou moeten zijn in 2008.*


La bouche de Jean-Pierre

Vandaag in Frankrijk. Op een nacht is de kleine Mimi, totaal machteloos, getuige van de zelfmoordpoging van haar moeder. Terwijl haar moeder langzaam terug op krachten komt in het ziekenhuis, neemt tante Solange het meisje mee naar haar grote appartementsblok. Om de orde in het appartement niet te verstoren, sluit Solange Mimi ’s nachts op in een kast, en overdag wordt het kind soms zelfs naar de gang verbannen. Reeds vanaf de eerste nacht wordt de slaap van het meisje verstoord door de komst van Jean-Pierre, de vriend van Solange. Op een dag bevindt Mimi zich alleen met Jean-Pierre in het appartement.
De onderdrukking van Mimi en de verwerpelijke verhouding tussen Jean-Pierre, Solange en haar nichtje worden snijdend in beeld gebracht en uitvergroot door het gebruik van het brede kader van cinemascoop. Een beklijvend filmmoment, deze tweede film van Lucile Hadzihalilovic.

+ *Good Boys Use Condoms
Lucile Hadzihalilovic, F,1996, 35mm, fr ov, 10’*

Triootjes met preventief karakter in het kader van een filmpje ter bestrijding van Aids voor Canal +. In een hotelkamer vrijt een jongeman met een jong meisje. Een ander jong meisje, dat niemand minder is dan de tweelingzus van dat éne meisje komt uit de badkamer en vervoegt hen. Er verschijnt een derde meisje, uit het appartement ernaast, dat toekijkt.

16.02 > 22:00
Seul contre tous I Stand Alone

"Seul contre Tous" is het vervolg op “Carne”, een juweel van een kortfilm die helaas niet meer bestaat in vertoonbare kopij. Zij die "Carne" gezien hebben, weten dat het gaat over een deel uit het leven van een paardenslager, failliet verklaard en naar de gevangenis gestuurd voor de moord op de man die hij er onterechte van beschuldigde zijn dochter verkracht te hebben.
In "Seul contre tous" ontmoeten we het hoofdpersonage van "Carne" in Rijsel, waar hij een nieuw leven wil beginnen. Hij leeft samen met een cafébazin (die hij "la grosse" noemt) in een klein en triest onderkomen. Hij hoopt dat zij hem de mogelijkheid kan bieden opnieuw een slagerij te openen. Bekeken vanuit zijn trieste appartementje in Rijsel of vanuit een cel in Parijs ziet Frankrijk er precies hetzelfde uit : als een grote, stinkende Camembert vol maden. In dit decadente land staat de paardenslager model voor de middenklasse die steeds onzekerder wordt. Hij mag geen gezichtsverlies lijden, hij moet zijn trots terugvinden, zijn huid redden en ook het weinige wat hem rest aan eigenliefde. Daar brengt de film ons heen : in het hoofd van de slager.
Het resultaat is een film die dichter aanleunt bij "Deliverance", "Taxi Driver", "Bad Lieutenant" of "C’est arrivé près de chez vous" dan eender welke andere Franse film van de laatste 20 jaar dan ook. Dat is wat Gaspar Noé ook wilde : "Eén van de redenen waarom ik deze film gemaakt heb, is gegroeid uit het verlangen om net die film te maken die de grond van het salon van de nationale filmindustrie zou bevuilen". Geslaagd met grote onderscheiding !

17.02 > 00:00
De Nacht van de Novazolder

De cinema bis staat garant voor onverwachte en vaak misprezen schatten. Verborgen in kelders van verzamelaars, verspreid over alle hoeken van de wereld en door iedereen vergeten... Het zijn net deze zolders en kelders waar Nova dapper in delft sinds 10 jaar, niet zonder succes. Maar naast de films die we ontdekken, lenen, huren en importeren, zijn er ook de spoelen die louter toevallig boven water komen en die steels ontvreemd worden uit de handen van hun onwetende eigenaars. Omdat er nog geen echt filmarchief bestaat in Nova, verworden deze pareltjes verroeste en stoffige spoelen bij ons op zolder. Dit moet maar eens gedaan zijn : tijdens de Nacht van de Novazolder vertonen we deze vergeten films, onze meest geheime rijkdommen maar al te graag aan de onwetende massa met onbeschaamde blik ! Gedurende een nacht zullen we, niet geheel door het toeval geleid, putten uit de “sexploitationfilms” waarvan we soms zelf het bestaan niet vermoedden. Afspraak stipt om middernacht, best goed uitgerust, want we doen de hele nacht door.
Wat staat er dan zoal op het programma ? Verhalen over lollies met anijssmaak en corrupte politici, oorden van verderf en meisjes met gulzige lippen, seks onderweg, ontembare feeksen en erotische kungfu. Een nachtelijke en ochtendlijke versnapering helpt u de nacht door.

24.02 > 00:00
Dolls of the Shogun’s Harem

Norifumi Suzuki is een bekend regisseur voor de habitués van de achterzaaltjes van de videoclubs. Zijn reputatie als meester van de "pink cinema" ligt vast.
Liefhebbers van schermfilms kennen hem door zijn films met Sonny Chiba. Het vaste publiek van Nova kent hem van het ongelooflijke "School of the Holy Beast", een meesterwerk uit de "Nunsploitation", vorig jaar nog getoond in Nova tijdens het Festival van de Fantastische film. In deze "Samoura pink movie", is een dokter op zoek naar een vrouw die het kind van de Shogun draagt om haar te kunnen aborteren. Hij moet haar vinden tussen de meisjes van de harem. Het ontbreekt de film niet aan hallucinante seksscènes, gevechten en andere "heerlijkheden". Zoals gewoonlijk gebruikt Suzuki een fotografie die eersteklas is, tot vreugde van vele cinefielen. Deze film wordt zelden vertoond, ondanks zijn status als cultfilm. We voegen daar nog aan toe dat deze film geselecteerd werd door Jack Stevenson, Amerikaans verzamelaar en zeer geliefd door Nova ! Hij kwam al vaak met enkele memorabele vertoningen. Zelf omschrijft hij deze film als de beste film uit zijn hele collectie !

10.03 > 00:00
Who killed Jessie ? Kdo chce Zabet Jesii ?

Het huwelijk van een koppel wetenschappers loopt op de klippen. De vrouw ontwikkelt een experimentele methode om dromen op een scherm te projecteren en ontdekt op die manier dat haar man fantaseert over een stripheldin met een weelderige boezem. Om zijn geest te zuiveren, geeft ze hem een spuitje met een zelfgemaakt antidroom-serum. Dit heeft echter een nogal desastreus neveneffect : de stripfiguren, inclusief tekstballonnetjes, materialiseren in de echte wereld. Superheldin Jessie wordt achtervolgd door twee schurken die haar anti-zwaartekrachthandschoenen willen bemachtigen... Deze fantastische en surrealistische komedie betovert, niet in het minst omwille van de jaren zestig Pop Art design.
Deze film werd getoond op de "7de Spoor" in 2005, met een licht geërgerd publiek tot gevolg. Met recht en rede want de film werd niet alleen in de verkeerde volgorde maar ook ondersteboven vertoond...! Een herkansing dit jaar dus, als middernachtfilm dit keer. "Who Killed Jessie ?" past trouwens perfect binnen een weekend waarin beeldverhaal aan de orde van de dag is.

17.03 > 00:00
http://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=936&lang=fr