> Pollutions insidieuses

Lorsqu’une baignoire déborde, le bon sens voudrait que l’on commence par fermer les robinets. Pourtant, on trouvera normal d’éponger le sol ou de mettre au point des serpillières en fibres biodégradables, surtout s’il est rentable de laisser couler l’eau. Nous vivons une ère de fuite en avant technologique et les nuisances sont perpétuellement vues sous l’angle de la gestion. Ainsi, trop souvent les mesures "écologiques" ne visent nullement à enrayer la pollution. L’Environnement, par contre, sert souvent de justification pour étendre le contrôle à coups de normes environnementales, pour créer de nouveaux secteurs de l’économie (on appelle cela développement durable) et enfin, pour culpabiliser le consom’acteur, pour concerner l’éco-citoyen, bref pour canaliser les inquiétudes. Tout semble fait, en somme, pour détourner l’attention des véritables mécanismes de production des nuisances. Lors de cette soirée, nous aborderons trois types différents de pollution, qui ont comme caractéristique commune de se répandre insidieusement : les molécules pesticides, les ondes des téléphones portables et les microparticules des combustions industrielles. Dans tous ces cas, des gens s’interrogent, enquêtent et réagissent afin de préserver leur cadre de vie. Ces interrogations favorisent une appropriation sociale de questions techniques trop souvent laissées entre les mains d’experts scientifiques et/ou de technocrates.

Débat à 20h30 avec ea :
Paul Lannoye (GRAPPE)
Aleksandra Kordecka (Friends Of the Earth)
Benoit Dupret (apiculteur)
Jeanine Kievits (IEW)
Benjamin Hennot (riverain de CCB)
Sezin Topcu (Fondation Sciences Citoyennes)

Nature & Progrès Belgique > http://www.natpro.be
Groupe de Réflexion et d’Action Pour une Politique Ecologique >
http://www.grappebelgique.be
Friends of the Earth Europe > http://www.foeeurope.org / IEW > http://www.iewonline.be
Telslabel coordination > http://www.teslabel.be / Robin des toits > http://robindestoits.org

17.12 > 18:00
Pripyat

Pripyat était la ville dans laquelle la plupart des travailleurs de Tchernobyl vivaient, près de 50.000 personnes y habitaient. Située au cœur de "la zone", périmètre de 30 km de diamètre déclaré contaminé et inhabitable, Pripyat est aujourd’hui une ville fantôme. Nikolaus Geyrhalter franchit les barbelés et les postes de contrôle militaires qui arrêtent officiellement les radiations et nous propose une visite surréaliste de cette zone, où seuls les scientifiques et les travailleurs de la centrale remise en fonction sont autorisés à rentrer et sortir. Malgré tout, des gens vivent encore dans le périmètre interdit, isolés et oubliés, ils sont pour la plupart revenus après avoir été évacués, retrouver ce qui peut rester de leur vie d’avant la catastrophe. D’autres voudraient partir mais attendent toujours que les promesses de relogement soient tenues par les autorités. Tout au long du film, la population de "la zone" évoque sa vision de la vie, ou plutôt de la survie, dans ces paysages morts qui cachent un danger imperceptible. Leurs témoignages laissent transparaître l’absurdité et l’inefficacité de la gestion de la catastrophe, l’hypocrisie ambiante et l’autoritarisme qui lui est forcement lié.

+ Retour d’expérience

Groupe Louise Becquerel, 2005, FR, video, vo , 5'

Tract vidéo relatant une action contre la nucléocratie lors d’un séminaire européen du projet SAGE. Le nucléaire c’est beau, c’est propre, c’est comme un miracle énergétique, ça crée de l’emploi, de l’argent et c’est sûr. Enfin il paraît, mais tout le monde n’est pas d’accord. Bizarre. Le monde de la langue de bois est servi par un autoritarisme nécessaire, on rassure le citoyen à coups de simulations de gestion de catastrophe, encadrées par l’armée, on s’est déjà fait à l’idée qu’une catastrophe arrivera. Si Tchernobyl avait été Three Mile Island (USA) ou très récemment Forsmark (Suède), il est certain que les regards seraient différents. Rassurons-nous, ça viendra. Sur ce point au moins tout le monde est d’accord.

08.12 > 20:00 + 17.12 > 18:05
Retour d’expérience

Tract vidéo relatant une action contre la nucléocratie lors d’un séminaire européen du projet SAGE. Le nucléaire c’est beau, c’est propre, c’est comme un miracle énergétique, ça crée de l’emploi, de l’argent et c’est sûr. Enfin il paraît, mais tout le monde n’est pas d’accord. Bizarre. Le monde de la langue de bois est servi par un autoritarisme nécessaire, on rassure le citoyen à coups de simulations de gestion de catastrophe, encadrées par l’armée, on s’est déjà fait à l’idée qu’une catastrophe arrivera. Si Tchernobyl avait été Three Mile Island (USA) ou très récemment Forsmark (Suède), il est certain que les regards seraient différents. Rassurons-nous, ça viendra. Sur ce point au moins tout le monde est d’accord.


Témoin gênant

Depuis quelques années, les apiculteurs ont constaté une surmortalité importante dans les ruchers et mettent en cause une nouvelle génération d’insecticides introduits peu de temps avant dans les régions touchées. A quel point les "dommages collatéraux" de l’agriculture moderne sont-ils en train de détruire la nature ? Les apiculteurs, victimes secondaires de ce massacre, découvriront progressivement les lacunes révoltantes de l’administration en matière de régulation et gestion des produits toxiques. Un réseau de lutte se crée et s’informe. Les Pays-Bas et la France suspendront l’autorisation de plusieurs insecticides incriminés tandis que la Belgique choisi d’attendre les résultats d’une étude sur les facteurs de mortalité des abeilles. En attendant, elles meurent.

+ CCB - Une mauvaise idée

Réalisation collective des riverains de Gaurain, J-P. Winberg, F. Neerdaels, 2004, BE, video, vo , 26'

Un groupe de riverains d’une cimenterie géante s’empare de ce dispositif appelé "émission communautaire" (dans ce cas sur NoTélé) pour exprimer ses inquiétudes à l’égard d’un projet d’incinération de déchets dangereux. En allant interroger des scientifiques et en menant l’enquête, ils apprendront que les cendres de déchets dangereux sont insérées dans le ciment même et que les microparticules dégagées lors de la combustion sont très nocives. Respirables, elles peuvent transporter d’autres substances toxiques et pénétrer directement dans le sang.

L’air à l’oeil > http://www.lairaloeil.be
Compagnie des Ciments Belges Revisé et Contre CBR > http://www.ccbr.be

Suivi du débat avec ea :
Paul Lannoye (GRAPPE)
Aleksandra Kordecka (Friends Of the Earth)
Benoit Dupret (apiculteur)
Jeanine Kievits (IEW)
Benjamin Hennot (riverain de CCB)
Sezin Topcu (Fondation Sciences Citoyennes)

Coordination contre les méfaits de Bayer
http://www.cbgnetwork.org

17.12 > 20:30
CCB - Une mauvaise idée

Un groupe de riverains d’une cimenterie géante s’empare de ce dispositif appelé "émission communautaire" (dans ce cas sur NoTélé) pour exprimer ses inquiétudes à l’égard d’un projet d’incinération de déchets dangereux. En allant interroger des scientifiques et en menant l’enquête, ils apprendront que les cendres de déchets dangereux sont insérées dans le ciment même et que les microparticules dégagées lors de la combustion sont très nocives. Respirables, elles peuvent transporter d’autres substances toxiques et pénétrer directement dans le sang.


Indien een bad overloopt, zegt ons gezond verstand dat we de kraan moeten dichtdraaien. Ook zullen we het normaal vinden om de vloer te dweilen of dweildoeken uit bio-afbreekbare vezels te ontwikkelen, zeker als het rendabel is om het water te laten lopen. We leven in een technologisch op hol geslagen tijdperk en de hinder ervan wordt steeds beschouwd vanuit het oogpunt van « beheer ». Zo beogen ecologische maatregelen vaak niet het halt roepen aan de vervuiling, maar enkel het goede beheer ervan. Het leefmilieu dient dikwijls als rechtvaardiging voor het uitbreiden van controle door gebruik te maken van de milieunormen, om nieuwe economiesectoren te creëren (wat we dan duurzame ontwikkeling noemen) en om de consument een schuldgevoel te bezorgen, kortom om de echte zorgen aan de kant te zetten. Alles lijkt op maat gemaakt om de aandacht af te leiden van de echte productiemechanismen die hinderen. Gedurende deze avond hebben we het over drie verschillende onzichtbare vervuilingsbronnen, die de neiging hebben zich sluipend te verspreiden : pesticidenmoleculen, straling van draagbare telefoons en microdeeltjes van industriële verbranding. In de drie gevallen stellen mensen zich vragen, onderzoeken ze en reageren ze, wat een sociale toe-eigening van technische kwesties - al te vaak enkel in handen van wetenschappelijke en/of technocratische experts - met zich meebrengt.

Debat om 20u30 met oa :
Paul Lannoye (GRAPPE)
Aleksandra Kordecka (Friends Of the Earth)
Benoit Dupret (imker)
Jeanine Kievits (IEW)
Benjamin Hennot (omwoonende van CCB)
Sezin Topcu (Fondation Sciences Citoyennes)

Nature & Progrès Belgique > http://www.natpro.be
Groupe de Réflexion et d’Action Pour une Politique Ecologique >
http://www.grappebelgique.be
Friends of the Earth Europe > http://www.foeeurope.org / IEW > http://www.iewonline.be
Telslabel coordination > http://www.teslabel.be / Robin des toits > http://robindestoits.org

17.12 > 18:00
Pripyat

Pripyat was de stad waar de meeste werklui van Tchernobyl leefden, er woonden zo ongeveer 50.000 mensen. De stad bevindt zich in het hart van « de zone » in een omtrek van een straal van 30 km die besmet en onbewoonbaar verklaard is. Pripyat is vandaag een spookstad. Geyrhalter gaat door de prikkeldraad en de militaire controleposten die de stralingen officieel tegenhouden (!) en stelt ons een surrealistisch bezoek voor van deze zone, waar enkel wetenschappers en werklui van de opnieuw in werking gestelde centrale binnen en buiten mogen. Ondanks alles leven er nog steeds mensen in die verboden omtrek, ze zijn vergeten en geïsoleerd, het overgrote deel werd geëvacueerd maar kwam terug om iets van zijn leven voor de catastrofe terug te vinden. De hele film door praat de bevolking uit « de zone » over haar levensvisie, of eerder overlevingsvisie, te midden van dode landschappen die een onmerkbaar gevaar verbergen. Hun getuigenissen laten de absurditeit en de ondoeltreffendheid van het beleid doorschemeren en de alomtegenwoordige hypocrisie en het autoritarisme die eraan verbonden zijn.

+ Retour d’expérience

Groupe Louise Becquerel, 2005, FR, video, vo , 5'

Video die bericht over een actie tegen de nucleocratie tijdens een Europees seminarie van het SAGE project. Het nucleaire is mooi, het is als een energetisch mirakel, het schept banen, creëert geld en is schoon. Of, zo lijkt het maar niet iedereen is het ermee eens. Vreemd. Indien Tchernobyl het Amerikaanse Three Mile Island of zeer recent het Zweedse Forsmark was, zouden de blikken zeker anders geweest zijn. Wees gerust, het komt er wel van. Over dat punt is tenminste iedereen het eens.

08.12 > 20:00 + 17.12 > 18:05
Retour d’expérience

Video die bericht over een actie tegen de nucleocratie tijdens een Europees seminarie van het SAGE project. Het nucleaire is mooi, het is als een energetisch mirakel, het schept banen, creëert geld en is schoon. Of, zo lijkt het maar niet iedereen is het ermee eens. Vreemd. Indien Tchernobyl het Amerikaanse Three Mile Island of zeer recent het Zweedse Forsmark was, zouden de blikken zeker anders geweest zijn. Wees gerust, het komt er wel van. Over dat punt is tenminste iedereen het eens.


Témoin gênant

Sinds enkele jaren stellen imkers een verhoogde mortaliteit bij de bijen vast. Ze wijten dit aan een nieuwe generatie pesticiden die enige tijd ervoor in de getroffen streken werd ingevoerd. In hoeverre vernietigt de "collateral damage" van de moderne agricultuur de natuur ? De bijentelers, slachtoffers van de mortaliteit van de bijen, ontdekken geleidelijk aan de hemeltergende lacunes van de administratie in verband met de regelgeving van van toxische producten. Een actienetwerk wordt opgericht. In Nederland en Frankrijk wordt de toelating voor de pesticide in kwestie opgeschort, terwijl België verkiest te wachten op de resultaten van een studie over de mortaliteit van bijen die ondertussen blijven sterven.

+ CCB - Une mauvaise idée

Gemeenschappelijke realisatie van de bewoners van Gaurain, J-P. Winberg, F. Neerdaels, 2004, BE, video, vo , 26'

Omwonenden van een gigantische cementfabriek in de buurt van Doornik maken gebruik van een uitzending van de lokale televisie Notélé om hun bezorgdheid te uiten over een toekomstige verbrandingsoven voor gevaarlijk afval. Door wetenschappers aan de tand te voelen en een onderzoek in te stellen vernemen ze dat de asse van het verbrande afval in het beton verwerkt wordt en dat de vrijgekomen microdeeltjes zeer schadelijk zijn. Bij inademing transporteren ze andere toxische substanties en dringen ze direct door in de bloedbaan.

L’air à l’oeil > http://www.lairaloeil.be
Compagnie des Ciments Belges Revisé et Contre CBR > http://www.ccbr.be

Gevolgd door het debat met oa :
Paul Lannoye (GRAPPE)
Aleksandra Kordecka (Friends Of the Earth)
Benoit Dupret (imker)
Jeanine Kievits (IEW)
Benjamin Hennot (omwonende van CCB)
Sezin Topcu (Fondation Sciences Citoyennes)

Coördinatie tegen de wandaden van Bayer
http://www.cbgnetwork.org

17.12 > 20:30
CCB - Une mauvaise idée

Omwonenden van een gigantische cementfabriek in de buurt van Doornik maken gebruik van een uitzending van de lokale televisie Notélé om hun bezorgdheid te uiten over een toekomstige verbrandingsoven voor gevaarlijk afval. Door wetenschappers aan de tand te voelen en een onderzoek in te stellen vernemen ze dat de asse van het verbrande afval in het beton verwerkt wordt en dat de vrijgekomen microdeeltjes zeer schadelijk zijn. Bij inademing transporteren ze andere toxische substanties en dringen ze direct door in de bloedbaan.


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