> Exils

Kenedy Goes Back Home

Kenedy partage le destin de nombreux membres de sa communauté. Romani du Kosovo, il pensait pouvoir refaire sa vie en Allemagne, mais est finalement expulsé vers Belgrade, sans espoir ni de pouvoir retrouver son lieu d’origine au Kosovo ni de pouvoir s’établir en Allemagne. Dans le Belgrade exsangue de l’après Milosevic et de l’embargo international, nous suivons Kenedy dans son quotidien fait de débrouilles et de petits boulots en tous genres. Nous le suivons ainsi sur la route de l’aéroport où il propose ses services de taximan... Il y rencontre d’autres Romani expulsés d’Allemagne, complètement déboussolés, atterrissant dans une ville qui leur est inconnue. Kenedy les aide à y faire leurs premiers pas, leur prête une oreille attentive, tout en n’oubliant pas de se faire payer la course ! Il s’agit d’un document lumineux et rare qui nous confronte à l’expérience du retour forcé.
Ce film est suivi d’une postface de 26’, Kenedy Lost & found.

20.10 > 20:00 + 28.10 > 18:00
De Arm Van Jezus

L’exil d’un père à la recherche de la terre promise vu, une génération plus tard, par son fils qui revient sur les traces de son histoire familiale. Le père, travaillant à la mine en rêvant d’une autre vie, finit un jour par partir pour l’Amérique. Plein d’espoir et les poches pleines des payes qu’il volera aux autres mineurs avant de fuir, il partira à bord d’une barque, avec comme ramme le "bras de Jesus", un morceau de bois arraché à une énorme effigie du Christ. Le fils, homme d’affaires établi aux USA, connait cette histoire, mais ne sait pas ce qu’il est réellement devenu. Lors d’un voyage aux Pays-Bas, il découvrira que son père n’a finalement pas été aussi loin qu’il le voulait et que son maigre butin et son embarcation de fortune lui permirent tout juste d’atteindre Rotterdam. La plupart des rôles sont joués par les membres du groupe "De Kift", qui interprètent aussi la musique mélancolique qui guide le film. Les images d’archives étranges et poètiques utilisées pour les flashbacks donnent au film un côté mystérieux, qui colle parfaitement avec l’ambiance sonore créée par "De Kift". Un très beau film et une belle illustration de leur univers, en dessous du niveau de la mer.

+ concert : De Kift > 21:30

21.10 > 20:00
Récits d’Ellis Island

Film en 2 parties ! L’une à 18h et l’autre à 20h

"Comment vous appelez-vous ? D’où venez-vous ? Pourquoi venez-vous aux États-Unis ? Quel âge avez-vous ? Combien d’argent avez-vous ? Où avez-vous eu cet argent ? Montrez-le-moi. Qui a payé votre traversée ? Avez-vous signé en Europe un contrat pour venir travailler ici ? Avez-vous des amis ici ? Avez-vous de la famille ici ? Quelqu’un peut-il se porter garant de vous ? Quel est votre métier ? Êtes-vous anarchiste ? Etc." De 1892 à 1924, près de seize millions d’émigrants en provenance d’Europe sont passés par Ellis Island, un îlot de quelques hectares où avait été aménagé un centre de transit, tout près de la Statue de la Liberté, à New York. Mais pourquoi donc vous intéresser à Ellis Island ? Rien dans votre histoire personnelle ne vous y rattache... Tout cela n’est qu’une question de hasard, il s’agit d’un lieu de mémoire potentiel. Comment percevoir ce qui s’est passé là au travers des traces qui en restent ? Comment tenter de représenter ce qui s’est passé là ? Qui sont tous ces gens qui reviennent visiter ce lieu où ils ont passé leurs premières journées d’immigrants ? Le commentaire de Georges Perec constitue une manière d’autobiographie probable qui revisite les thèmes préférés de l’auteur, la mémoire et les racines.

22.10 > 18:00 + 22.10 > 20:00
Un homme qui dort

"Un homme qui dort" est l’adaptation cinématographique du roman du même nom de Georges Perec. Ce texte, hypnotique, tout entier rédigé à la seconde personne du singulier, énonce la tentative de retrait du monde d’un jeune étudiant parisien. "Ce n’est plus la fascination, mais le "refus" des choses, le refus du monde. (...) Ce n’est pas du tout l’impossibilité de communiquer ; ce n’est pas du tout métaphysique. C’est vraiment l’histoire de quelqu’un qui, un jour, a envie de dire : "Foutez-moi la paix ! Laissez-moi tranquille", qui ne passe pas un examen, et qui traîne pendant deux ans" (Extrait d’un entretien entre Georges Perec & Jean Duvignaud). Le film joue à merveille des scansions du texte qui tissent avec les bruits ambiants une bande-son complexe, décalée et enivrante. Entamé dans un quasi ennui, textes et images presque trouvées évoluent sous l’effet d’une rythmique toujours plus éffrénée, jusqu’au tourbillon. Une expérience de l’errance aussi radicale que peu spectaculaire et une adaptation cinématographique très maîtrisée.

22.10 > 22:00
Exil à domicile

Bakhta, Houria et Messaouda sont trois mères de familles algériennes venues en France au début des années soixante. Trente années ont passé, la majeure partie de leur vie s’est déroulée à Grande Synthe, une cité ouvrière du nord de la France. C’est là que leurs maris ont trouvé du travail, c’est là qu’elles ont accompli leur rôle de mère et de grand-mères d’enfants nés et éduqués en France. Loin du cliché de l’épouse soumise et ignorante, elles ont été les témoins d’une histoire de l’immigration au jour le jour. Ce film privilégie les situations de dialogues entre mères et filles ainsi que les réunions de femmes, autant d’occasions de pénétrer au coeur des débats familiaux et de dépasser les discours simplistes et globalisants sur l’intégration ou l’islam.

En présence des réalisateurs

27.10 > 20:00
Les jardiniers de la rue des Martyrs

Près de 40 ans après la fin de la guerre d’Algérie, dans un jardin ouvrier du Nord de la France à Tourcoing, Français et Algériens cultivent leur bout de terre. Ces hommes ont été les appelés, les militants du F.L.N ou les "harkis" d’une guerre coloniale menée par la République française. Ce jardin est donc le lieu d’une mémoire multiple, où se retrouvent des hommes qui auraient pu se rencontrer à la guerre ou à l’usine. C’est la culture d’un potager, activité universelle s’il en est, qui les rassemble ici. Contemporains à distance d’une histoire commune, parfois indifférents, voire hostiles les uns aux autres pour des motifs culturels, sociaux ou politiques, ils travaillent côte à côte le même morceau de terrain.

27.10 > 22:00
Les Maîtres Chanteurs

16 Iraniens demandeurs d’asile entament une grève de la faim le 30 décembre 2003 dans la sacristie de l’église des Minimes, à Bruxelles. La camera enregistre des paroles individuelles, ce qu’ils ne veulent plus vivre, ce qui les pousse à poser ce geste ultime, le temps qui passe et la vie qui s’échappe. Tout est filmé entre le 9ème et le 10ème jour de la grève, tant qu’il y a encore assez d’énergie pour témoigner. Une grève de la faim n’a de raison d’être que si elle est publique. Dans cette mise en spectacle qui nous est offerte, les cris du public sont attendus avec impatience. Alors que captivés par les récits d’Iran, nous pourrions ne plus percevoir que les narrateurs de leur propre histoire déclinent devant nous, des extraits de la parabole de Franz Kafka, Ein HungerKünstler (Un artiste de la faim), tout en opérant un détour, renvoient à l’essentiel de ce que nous donne à voir les images. Un inconcevable qui veut que nous le regardions, un huis clos présent.

+ Asyl

Ina Volmer, 1995, CH, video, vo st fr, 15'

Un dispositif très simple. Un interrogatoire : la fonctionnaire est de face, derrière son bureau et sa machine à écrire. La demandeuse d’asile, arrivée de Bosnie, est de dos. Le traducteur, entre les deux, est de profil. Quand avez-vous décidé de quitter votre pays ? Quel itinéraire ? Vous avez voyagé seule ? Qui vous a aidée ? Comment avez-vous financé le voyage ? Pourquoi avoir choisi la Suisse ? Etc... Les questions se succèdent, pour décortiquer l’histoire d’une guerre, pour guetter la défaillance. Ce document, filmé à Zürich, dégage un étrange air de déjà vu d’interrogatoires menés à Bruxelles au CGRA.

(aussi le 12.11 > 20:00)

28.10 > 20:00
Asyl

Un dispositif très simple. Un interrogatoire : la fonctionnaire est de face, derrière son bureau et sa machine à écrire. La demandeuse d’asile, arrivée de Bosnie, est de dos. Le traducteur, entre les deux, est de profil. Quand avez-vous décidé de quitter votre pays ? Quel itinéraire ? Vous avez voyagé seule ? Qui vous a aidée ? Comment avez-vous financé le voyage ? Pourquoi avoir choisi la Suisse ? Etc... Les questions se succèdent, pour décortiquer l’histoire d’une guerre, pour guetter la défaillance. Ce document, filmé à Zürich, dégage un étrange air de déjà vu d’interrogatoires menés à Bruxelles au CGRA.


Lost Lost Lost

"La période que je décris à travers ces six bobines de film fut une période de désespoir, de tentatives pour planter désespérément des racines dans cette terre nouvelle, pour créer des souvenirs. À travers ces six douloureuses bobines, j’ai essayé de décrire les sentiments d’un exilé, mes sentiments pendant ces années-là. Elles portent le nom de Lost, Lost, Lost, titre que nous voulions donner, mon frère et moi, à un film que nous voulions faire en 1949 et qui aurait suggéré notre état d’âme en ces temps-là. Le film décrit l’état d’esprit d’une "personne déplacée" qui n’a pas encore oublié son pays natal mais qui n’en a pas encore "gagné" un nouveau. La sixième bobine est une transition, elle montre comment nous commençons à respirer, à trouver quelques moments de bonheur. Une nouvelle vie commence..." - Jonas Mekas, 31 mars 1976Jonas Mekas est né en Lituanie en 1922, au sein d’une famille d’agriculteurs. En 1944, son frère Adolfas et lui sont contraints de fuir leur pays envahi par l’Union Soviétique. C’est ainsi que va démarrer la "deuxième vie" de Jonas Mekas, celle de l’exilé involontaire dont le cinéma va devenir la patrie.

29.10 > 18:00
Odessa... Odessa !

Ville que l’on veut fuir, ville que l’on veut retrouver, ville que l’on rêve, Odessa, ville historique d’Ukraine au bord de la mer Noire, elle obsède ses habitants ou ceux qui l’ont quittée. Michale Boganim transmet, dans un défilement permanent de l’image, comme un effleurement de la réalité, une cité qui au fil de son évocation devient un personnage à part entière. Racontée, chantée par ceux qui la connaissent, ou l’ont connue, elle s’identifie à un fantasme, une fiction. Par la beauté de son travail, le film de Michale Boganim devient poème, et ses protagonistes, dans une complicité évidente, participent à cet enchantement du récit. Dispersés aux quatre coins du monde, d’Odessa, de Brighton Beach (New York), d’Israël, ils en parlent comme d’un lieu mythique, idéalisé, comme un paradis perdu. A la fois Juifs, mais devenus Russes, dans cette distance radicale de ceux qui ont vécu dans un monde différent, Odessa est ce qui les rattache à la splendeur rêvée d’un univers à jamais disparu, les souvenirs complexes et ambivalents de la Mitteleuropa et d’une utopie soviétique englouties.

29.10 > 22:00 + 09.11 > 20:00
Heremakono - En attendant le bonheur

"En attendant le bonheur" offre un regard intensément poétique et généreux. Nouadhibou, ville de transit aux confins de la Mauritanie, derrière la mer, où l’on aperçoit les bateaux en partance vers l’Europe, et en face du désert. En attendant un hypothétique départ on finit par y rester, déjà ailleurs, mais toujours loin de la destination. Tout le désir de fuite des voyageurs qui y convergent se trouve condensé dans le personnage de Abdallah, un jeune Malien de 17 ans. Il ignore la langue locale et reste réservé et solitaire malgré les efforts infructueux de sa mère, tout absorbé qu’il est par l’horizon de l’attente et du départ. Entre temps, il observe la vie qui se déroule autour de lui, faite de passation et d’apprentissage, entre souvenir et espoir.

02.11 > 20:00
Adieu

Menacé en Algérie, Ismaël émigre en France, le temps que ceux qu’il fuit l’oublient. Il raconte son parcours clandestin sous la forme d’un conte biblique, l’histoire de Jonas dans la baleine. Ailleurs en France, un vieil agriculteur perd son plus jeune fils. Ses trois enfants l’aident à traverser l’épreuve des funérailles, mais le vieux père sombre dans une sorte d’indifférence mélancolique, perdant peu à peu jusqu’à la force de vivre.Ces deux histoires ne se rencontrent pas. "Arnaud des Pallières ne donne aucune leçon, n’assène aucune solution binaire : il nous propose de participer d’un mystère. Et si toutes les réponses sont absentes, la question du film est posée dans son affolante beauté, renouant ainsi avec la fonction première du cinéma : inviter le spectateur à saisir, le temps d’un film, la beauté complexe d’une époque (la nôtre en l’occurrence), à en ressentir l’émotion parfaitement inouïe" (Vincent Dieutre).

02.11 > 22:00 + 10.11 > 20:00
La Noire de...

"La Noire de..." est un film implacable. Le cinéaste sénégalais adapte pour son premier long métrage le récit d’une de ses nouvelles. Une jeune sénégalaise, Diouna, rejoint en France un couple de coopérants. Elle imaginait qu’elle s’occuperait des enfants, découvrirait la France, s’épanouirait... Elle ne sera que la bonne à tout faire de Madame. Face à la condescendance du Blanc et sa position de pouvoir, la situation dégénère rapidement et bientôt, il ne reste à "la Noire de...", isolée des siens, que les postures du refus et du mutisme. Après les indépendances, ce film dénonce la persistence des rapports de dominations. "La Noire de...", devenu un grand classique du cinéma africain, trace une voie que le cinéaste suivra tout au long de son oeuvre, un art populaire et exigeant, un art de la parole donnant matière à dialoguer. " Je ne sais pas pourquoi je filme mais tout un peuple m’habite et je dois témoigner de mon temps. " Sembene Ousmane

+ *Désolés, Madame, nous arrivons juste du Mali
Boubacar Diallo, Fr-ML, video, vo, 13’*
Mon rapport avec la société occidentale m’inspire beaucoup dans mon travail : la confrontation des deux cultures. Cette vidéo intitulée "Désolés, Madame nous arrivons juste du Mali", est l’illustration d’un texte que j’ai commencé à écrire depuis ma venue en France. C’est comme un journal intime dans lequel j’écris les dialogues que j’ai entendus dans le bus, dans des familles, dans le lieu où j’étais hébergé, à l’Ecole des Beaux-Arts...
Ce texte, d’abord écrit et édité, a été mis en image de manière à le partager avec le spectateur. Le rapport texte/image illustre la relation à l’autre et montre l’image déformée que l’on peut percevoir de l’autre. Filmé avec une lampe, mon visage caricatural, projeté sur le mur, souligne les préjugés qui émergent du texte.

aussi le 3.11 à 20:00, le 4.11 à 22:00 et le 12.11 à 18:00

03.11 > 20:00
Ma vie est mon vidéoclip préféré

"Ma vie est mon vidéo-clip préféré" est un portrait sensible qui retrace l’arrivée clandestine d’une jeune fille chinoise à Paris. Doucement, et avec une dignité impressionnante, elle évoque l’amitié et l’exploitation qui règnent dans le milieu de l’immigration chinoise, l’arrivée de sa soeur, les inquiétudes de ses parents restés "là-bas" et la monotonie accablante de son travail soumis à des conditions honteuses et impitoyables dans un atelier de textile. Les immigrés chinois qui "réussissent" dans leur vie ont l’habitude de faire des clips vidéo lors des grandes fêtes, mariages, naissances etc. Puis ces clips, où miroite une vie luxueuse à outrance, sont envoyés en Chine. Show Chun Lee nous montre un exemple d’une vie humaine parmi des milliers qui ne correspondent d’aucune façon à la réalité mensongère des vidéo-clips. A travers un film qui évite toute sensiblerie et tout misérabilisme, et dont la dernière image dénonce la société de consommation avec une puissance rare.

+ La femme seule

Brahim Fritah, 2005, FR, video, vo , 23'

Akosse Legba, une jeune femme Togolaise a été victime d’une forme d’esclavage moderne. Un luxueux appartement parisien est le théâtre des réminiscences de son passé. Ainsi, dans les pièces vides résonne sa voix qui raconte les conditions de sa venue en France, ses souffrances et comment un fragile processus d’affranchissement s’est lentement mis en place, grâce aux objets qui constituaient son environnement quotidien. En filmant ces objets, on découvrira la relation qui s’est nouée entre elle et son univers domestique, pendant les deux ans qu’ont duré son "emprisonnement". Et au fil du récit, à travers ces objets, des souvenirs lointains ressurgiront. Dès lors nous plongerons dans les méandres de son passé, quelque part dans un petit village au Togo... Avec une belle économie de moyens, ce témoignage recueilli n’en est que plus vibrant.

03.11 > 22:00 + 11.11 > 18:00
La femme seule

Akosse Legba, une jeune femme Togolaise a été victime d’une forme d’esclavage moderne. Un luxueux appartement parisien est le théâtre des réminiscences de son passé. Ainsi, dans les pièces vides résonne sa voix qui raconte les conditions de sa venue en France, ses souffrances et comment un fragile processus d’affranchissement s’est lentement mis en place, grâce aux objets qui constituaient son environnement quotidien. En filmant ces objets, on découvrira la relation qui s’est nouée entre elle et son univers domestique, pendant les deux ans qu’ont duré son "emprisonnement". Et au fil du récit, à travers ces objets, des souvenirs lointains ressurgiront. Dès lors nous plongerons dans les méandres de son passé, quelque part dans un petit village au Togo... Avec une belle économie de moyens, ce témoignage recueilli n’en est que plus vibrant.


Rue Ponty... (4 films)

"Rue Ponty a été réalisé pour montrer le rejet que les vendeurs de rue de la rue Ponty suscitaient chez mes compagnons de voyage néerlandais. Je voulais leur donner un visage et une voix. Rue Ponty a été pour moi le point de départ d’une série de vidéos sur les migrants-vendeurs de rue sénégalais en Europe. Comment ces nouveaux arrivants peuplent l’espace public. Il est question d’une continuité de pratiques commerciales dans un autre environnement.
Sidi M’Baye est le personnage principal de Plaza Duomo. Les circonstances économiques l’ont forcé à quitter le Maroc à la suite du 11 septembre. Il s’y était bâti une existence comme Masaï, esclave, et comme il l’exprime lui-même, de Noir dans des films hollywoodiens américains. Il y a aussi d’autres immigrants qui peuplent la Plaza Duomo à Milan, des Chinois, des Européens de l’Est.
A Rotterdam, dans mon lieu favori, j’ai suivi un groupe de vendeurs de rue sénégalais pendant le festival d’été. La combinaison de la politique répressive des autorités néerlandaises et de l’esprit commercial hollando-sénégalais est ici mis en image. Qu’est-ce que l’exotisme ? La parenté couramment supposée en Hollande entre les cultures africaines et caraïbes n’est pas si évidente" (Alithe Thysen).

En présence du réalisateur

04.11 > 18:00
Rue du Nord

Le documentaire "Rue du Nord" a été réalisé à l’occasion des 40 ans de l’immigration marocaine en Belgique. C’est l’histoire de personnes qui ont quitté leur pays pour venir travailler en Belgique suite à l’appel du gouvernement belge de l’époque. Chaque personne a son parcours de vie. Elles ont un point commun, travailler en Europe. Comment cela s’est-il passé ? Quelles ont été les aventures rencontrées par ces personnes ? Tout cela avec le regard croisé d’un prêtre ouvrier et d’un syndicaliste. Le documentaire offre un flux de témoignages très riche d’hommes et femmes qui racontent leurs parcours et leurs expertises de l’exils qu’ils vivent. Ces personnes donnent aussi des réponses subjectives aux problèmes spécifiques aux exilés (l’accueil, l’identité, le retour, etc ...). Ce documentaire a été réalisé par des non-professionnels. Avec l’idée de s’en servir comme support pédagogique pour des animations dans des écoles, auprès d’élèves qui ont entre 15 et 17 ans. Et de poser la question de la transmission de cette histoire.

+ Octobre

Abderrahmane Sissako, 1993, MR-RU, 35mm, vo st fr, 38'

Abderrahmane Sissako est né le 13 octobre 1961 à Kiffa, en Mauritanie. Peu après sa naissance, sa famille émigre à Bamako, au Mali, où il effectue une partie de ses études primaires et secondaires. Très jeune il a connu l’exil. Après un bref retour en Mauritanie, il part en Union soviétique. Il effectue des études de cinéma à Moscou de 1983 à 1989. Sorti diplômé du VGIK, l’Institut fédéral d’Etat du Cinéma, il tourne en 1993 en Russie son premier moyen-métrage,"Octobre", c’est l’histoire d’amour impossible entre Idrissa, jeune Africain venu étudier quelques années à Moscou, et Ira, rencontrée dans la capitale russe. " Octobre ", c’est aussi Moscou sous le froid et la solitude de deux amants qui résistent aux regards malveillants. Une fiction dont les thèmes principaux, à savoir l’expérience de l’exil et les rapports Occident / Afrique, sont représentatifs de l’oeuvre de Sissako. A propos de Octobre dit-il, " mes héros semblent souvent étrangers à ce qui leur arrive, dans une vie, dans une famille, il y a toujours un étranger. il est vrai que si dans mes films on retrouve toujours l’étranger, je dirais qu’il est étranger intérieur. Octobre était un geste d’adieu. Je me suis découvert étranger très vite. C’est à la fois une richesse et une grande difficulté à vivre. Octobre l’exprimait bien, car à Moscou les histoires d’amour étaient impossibles. " Une excellente opportunité de revoir les oeuvres d’exception qui composent la filmographie du cinéaste mauritanien. Son regard, fédérant avec un rare bonheur la fiction et le documentaire, le politique et le poétique.

04.11 > 20:00
Octobre

Abderrahmane Sissako est né le 13 octobre 1961 à Kiffa, en Mauritanie. Peu après sa naissance, sa famille émigre à Bamako, au Mali, où il effectue une partie de ses études primaires et secondaires. Très jeune il a connu l’exil. Après un bref retour en Mauritanie, il part en Union soviétique. Il effectue des études de cinéma à Moscou de 1983 à 1989. Sorti diplômé du VGIK, l’Institut fédéral d’Etat du Cinéma, il tourne en 1993 en Russie son premier moyen-métrage,"Octobre", c’est l’histoire d’amour impossible entre Idrissa, jeune Africain venu étudier quelques années à Moscou, et Ira, rencontrée dans la capitale russe. " Octobre ", c’est aussi Moscou sous le froid et la solitude de deux amants qui résistent aux regards malveillants. Une fiction dont les thèmes principaux, à savoir l’expérience de l’exil et les rapports Occident / Afrique, sont représentatifs de l’oeuvre de Sissako. A propos de Octobre dit-il, " mes héros semblent souvent étrangers à ce qui leur arrive, dans une vie, dans une famille, il y a toujours un étranger. il est vrai que si dans mes films on retrouve toujours l’étranger, je dirais qu’il est étranger intérieur. Octobre était un geste d’adieu. Je me suis découvert étranger très vite. C’est à la fois une richesse et une grande difficulté à vivre. Octobre l’exprimait bien, car à Moscou les histoires d’amour étaient impossibles. " Une excellente opportunité de revoir les oeuvres d’exception qui composent la filmographie du cinéaste mauritanien. Son regard, fédérant avec un rare bonheur la fiction et le documentaire, le politique et le poétique.


13 km pour un aller simple

Un groupe de jeunes Maroxellois de la maison de jeunes du quartier des Marolles part à Alméria, en Andalousie, à la rencontre des travailleurs agricoles immigrés clandestins. Nous les voyons découvrir les conditions de travail épouvantables dans lesquelles ces hommes sont maintenus, et avec eux, au fil des rencontres, nous décortiquons un système d’exploitation aussi simple qu’efficace : venus en Europe au péril de leur vie, ces hommes sans-papiers, sont taillables et corvéables à merci.

+ D’une place à l’ATre

Maison de Jeunes Le 88 & CVB, 2005, BE, video, vo , 24'

De la place du Jeu de Balle (Bruxelles) à la place Jamaa El Fna (Marrakech), des jeunes explorent leur(s) identité(s) à travers un tumultueux voyage initiatique.

+ *Désolés, Madame, nous arrivons juste du Mali
Boubacar Diallo, Fr-ML,, video, vo/ov, 13’*
Mon rapport avec la société occidentale m’inspire beaucoup dans mon travail : la confrontation des deux cultures. Cette vidéo intitulée " Désolés, Madame nous arrivons juste du Mali ", est l’illustration d’un texte que j’ai commencé à écrire depuis ma venue en France. C’est comme un journal intime dans lequel j’écris les dialogues que j’ai entendus dans le bus, dans des familles, dans le lieu où j’étais hébergé, à l’Ecole des Beaux-Arts...
Ce texte, d’abord écrit et édité, a été mis en image de manière à le partager avec le spectateur. Le rapport texte/image illustre la relation à l’autre et montre l’image déformée que l’on peut percevoir de l’autre. Filmé avec une lampe, mon visage caricatural, projeté sur le mur, souligne les préjugés qui émergent du texte.

04.11 > 22:00
D’une place à l’ATre

De la place du Jeu de Balle (Bruxelles) à la place Jamaa El Fna (Marrakech), des jeunes explorent leur(s) identité(s) à travers un tumultueux voyage initiatique.


Forst

Ce documentaire parle d’une forêt profonde située au milieu de l’Europe, au-delà de toute urbanité et civilisation. Elle abrite une communauté de bannis - un monde d’échoués. Un contrôle aussi total que subtil s’applique à ne pas les laisser émerger dans notre réalité. Dans "Forst", les bannis proclament leur vérité et racontent l’histoire de leur émancipation. Ils se rendent compte, peu à peu, de leur identité de réfugiés et ils se mettent à forger le plan de leur libération. Ce film est réalisé en collaboration avec The Voice, un collectif militant rassemblant des demandeurs d’asile en Allemagne. En se perdant au milieu de bois, il pointe le principe d’exclusion qui fonde la politique d’asile allemande en assignant à résidence les candidats dans des endroits reculés. Avec ses images sombres en noir et blanc, sa musique angoissante, les voix nous font pénétrer dans l’univers d’un film d’épouvante... Cette angoisse est celle de personnes qui demandent l’asile.

+ Rien ne vAT que la vie, mais la vie même ne vAT rien - Bricoler la vie au quotidien

Moïse Mabouna & Brigitta Kuster, 2002, DE, video, vo fr , 15'

La vidéo "Rien ne vaut que la vie..." a été réalisée dans un centre pour réfugiés à Zerbst, Saxe-Anhalt, Allemagne. Les réfugiés participent à la réalisation du film et témoignent de leur condition de vie dans ce camp, tentent de cerner l’image d’eux-mêmes qui leur est renvoyée par la structure du camp et son personnel. Au final, ce qui se dévoile, c’est la caractère raciste d’une politique d’accueil qui n’en a que le nom. "Rien ne vaut..." est projeté en duo avec "Forst", deux essais réalisés en Allemagne, suivant des méthodes de travail différentes, mais qui tous deux mettent au coeur de leur narration les expériences intimes de la vie dans un camp pour réfugiés.

09.11 > 22:00 + 12.11 > 18:00
Rien ne vAT que la vie, mais la vie même ne vAT rien - Bricoler la vie au quotidien

La vidéo "Rien ne vaut que la vie..." a été réalisée dans un centre pour réfugiés à Zerbst, Saxe-Anhalt, Allemagne. Les réfugiés participent à la réalisation du film et témoignent de leur condition de vie dans ce camp, tentent de cerner l’image d’eux-mêmes qui leur est renvoyée par la structure du camp et son personnel. Au final, ce qui se dévoile, c’est la caractère raciste d’une politique d’accueil qui n’en a que le nom. "Rien ne vaut..." est projeté en duo avec "Forst", deux essais réalisés en Allemagne, suivant des méthodes de travail différentes, mais qui tous deux mettent au coeur de leur narration les expériences intimes de la vie dans un camp pour réfugiés.


Am rande der Stadt En bordure de ville

A travers ce documentaire, nous allons à la rencontre de familles turques vivant en Turquie, mais avec cette particularité, ces familles s’inscrivent dans un retour au pays natal. Après de nombreuses années d’émigration en Allemagne, elles achètent des appartements dans de luxueux complexes immobiliers standardisés offrant tout le confort moderne de la société des services... Dans cette cité de rêve, Li Paris II, ils nous parlent de leur vie d’avant, de leurs impressions nouvelles sur la société turque qu’ils redécouvrent. Ce petit quelque chose qui fait qu’ils ne se sentent pas tout-à-fait chez eux, la marque indélébile que leur vie en Allemagne a finalement laissée en eux. Une vision paradoxale et désenchantée sur l’idéal du retour. La réalisatrice vit en Allemagne et fait partie de cette nouvelle génération qui interroge l’histoire des larges communautés immigrées arrivées en Europe après-guerre.

+ Grenze

Christiane Schmidt & Didier Guillain, 2005, DE, video, sans dial, , 10'

Des personnes attendent devant un poste de douane sur une frontière située au milieu de nulle part, en pleine neige. Pour passer cette frontière, ils tentent de s’adapter à des règles qui ne cessent de changer. Hilarant.

aussi le 11.11 à 22:00

10.11 > 22:00
Grenze

Des personnes attendent devant un poste de douane sur une frontière située au milieu de nulle part, en pleine neige. Pour passer cette frontière, ils tentent de s’adapter à des règles qui ne cessent de changer. Hilarant.


Bruxelles-Transit

"Les parents de Samy Szlingerbaum sont venus de Pologne en 1947 avec un visa de transit valable huit jours pour le Costa Rica. Plus qu’un "récit autobiographique", Bruxelles-Transit se veut itinéraire émotionnel. Samy l’a conçu comme un chant de route, comme une confidence arrachée à sa mère qui racone en yiddish l’histoire de son voyage, de son arrivée et son installation à Bruxelles, de ses déménagements successifs, du travail clandestin, de la recherche des papiers. Le film ne comporte aucune archive d’époque ni véritable reconstitution. Son originalité et son authenticité résident dans l’illustration de ce récit en forme de mélopée par quelques scènes de fiction minimale, jouées presque au premier degré. Les "héros" ressemblent davantage à des silhouettes, qui ne parlent pas ou presque (...), dans des confrontations qui sont à chaque fois comme de courtes paraboles évoquant les films muets, ceux de Chaplin en particulier. (...) On entre dans ce film et surtout par la voix (off) qui remplit et entraîne les images, comme dans un rêve éveillé. La pudeur, la chaleur et la simplicité évidente du film, de son écriture, de son propos, ne font jamais oublier la souffrance et la tragédie de tout un peuple transplanté dans un lieu de transit, qui durerait finalement toute une vie" (Boris Lehman)—

11.11 > 20:00
Site 2, aux abords des frontières

Ce premier long métrage de Rithy Panh, a été réalisé aux abords de la frontière cambodgienne du côté thaïlandais. Le réalisateur revient sur le camp de réfugiés "Site 2" dans lequel 180.000 Cambodgiens survivaient et où il a lui-même séjourné quelques semaines après la fin chaotique du régime des Khmers rouges. Après son arrivée en France, dix ans ont été nécessaires pour se reconstruire, pour retrouver sa langue maternelle qu’il ne voulait plus parler après avoir voulu être "le plus loin possible de son passé". En faisant corps de manière sobre délicate avec l’expérience de Yim Om, survivante du génocide rencontrée dans les dédales du camp, Rithy Panh fait apparaître les conditions de vie qui sont celles de bon nombre des réfugiés de la planète, existences déracinées et en attente, administrées par les institutions humanitaires. Le film esquisse surtout les exigences qui seront celles du réalisateur le long de son parcours cinématographique d’exilé : "Remonter la piste qui mène au coeur de la même question qui a bouleversé mon existence et surtout celle de mon pays : pourquoi ?"

+ Asyl
(voir plus haut)

12.11 > 20:00
Aqabat-Jaber, vie de passage

Aqabat-Jaber est l’un des soixante camps de réfugiés palestiniens construits par l’ONU au début des années 1950 au Moyen-Orient. Situé à trois kilomètres au sud de Jéricho, c’était alors le plus grand camp du Moyen-Orient. La plupart de ses 65.000 habitants venaient de villages du centre de la Palestine détruits en 1948. La guerre de 1967 poussa 95% de cette population à fuir vers l’autre rive du Jourdain. Les traces de la guerre et les effets d’érosion du désert accentuent le contraste entre les refuges abandonnés et les cabanes encore habitées. Aqabat-Jaber devient une ville fantôme. Tourné en 1987, quelques mois avant l’Intifada, ce film raconte l’histoire d’une génération déshéritée, élevée dans la nostalgie d’endroits qu’elle n’a jamais connus et qui n’existent plus. L’histoire d’une solution temporaire devenue mode de vie permanent. Un film sur la mémoire et la parole nostalgique, un témoignage sur le vécu de l’absence.

+ Aqabat-Jaber, paix sans retour ?

Eyal Sivan, 1995, FR-IL, 16mm, vo st fr, 61'

Peut-on envisager la paix israélo-palestinienne sans le retour des réfugiés palestiniens à leur terre natale, devenue Israël ? S’agit-il d’un retour physique ou d’un retour symbolique, fondé sur la reconnaissance de l’injustice infligée au peuple de Palestine en 1948, lors de la création de l’Etat d’Israël. Après avoir tourné "Aqabat-Jaber, Vie de Passage" à la veille de l’Intifada, Eyal Sivan revient dans ce camp de réfugiés au lendemain de l’évacuation de la région par l’armée israélienne. Le camp est aujourd’hui sous autonomie palestinienne. Ses 3000 habitants n’ont pourtant pas changé de statut. Après les accords de paix, ils restent des réfugiés et ne peuvent rentrer dans les villages dont leurs parents ont été chassés. Au coeur du conflit israélo-palestinien, la question du retour des réfugiés déterminera l’avenir du Moyen-Orient. Ce film qui se veut analogique raconte l’histoire des réfugiés palestiniens comme celle de tous les réfugiés, populations déportées, personnes déplacées, qui sont au centre des grands conflits du XXème siècle.

12.11 > 20:00
Aqabat-Jaber, paix sans retour ?

Peut-on envisager la paix israélo-palestinienne sans le retour des réfugiés palestiniens à leur terre natale, devenue Israël ? S’agit-il d’un retour physique ou d’un retour symbolique, fondé sur la reconnaissance de l’injustice infligée au peuple de Palestine en 1948, lors de la création de l’Etat d’Israël. Après avoir tourné "Aqabat-Jaber, Vie de Passage" à la veille de l’Intifada, Eyal Sivan revient dans ce camp de réfugiés au lendemain de l’évacuation de la région par l’armée israélienne. Le camp est aujourd’hui sous autonomie palestinienne. Ses 3000 habitants n’ont pourtant pas changé de statut. Après les accords de paix, ils restent des réfugiés et ne peuvent rentrer dans les villages dont leurs parents ont été chassés. Au coeur du conflit israélo-palestinien, la question du retour des réfugiés déterminera l’avenir du Moyen-Orient. Ce film qui se veut analogique raconte l’histoire des réfugiés palestiniens comme celle de tous les réfugiés, populations déportées, personnes déplacées, qui sont au centre des grands conflits du XXème siècle.


Kenedy Goes Back Home

Kenedy, het hoofdpersonage uit deze film, deelt zijn lot met talrijke leden van zijn gemeenschap. Als Rom-zigeuner uit Kosovo hoopte hij een nieuw leven te beginnen in Duitsland. Maar hij werd verbannen naar Belgrado, waar hij, van alle hoop ontdaan, tracht te overleven. Hij kan niet meer terug naar zijn plaats van herkomst, Kosovo, en in Duitsland is hij ook « persona non grata ».We volgen Kenedy in zijn dagdagelijkse bezigheden waarin hij tal van « werkjes » uitvoert om zich staande te houden. Eén van deze werkjes is het besturen van een taxi op weg naar de luchthaven. Zo ontmoet hij er andere uitgewezen Roms. Kenedy helpt hen bij hun eerste pasjes in deze nieuwe stad en biedt hen zijn luisterend oor. Maar natuurlijk moet Kenedy ook overleven en betaald worden voor zijn diensten ! Het verhaal getuigt van de inconsequenties van de Europese asielpolitiek en laat ons zien hoe sommige van deze slachtoffers, tijdens de oorlog nog grote televisiehelden, in West-Europa in de vergetelheid zijn beland. De film is een verhelderend en zeldzaam document dat ons confronteert met de pijnlijke ervaringen van een gedwongen terugkeer.
Gevolgd door een "nawoord", "Kenedy Lost & Found", een document van 26 minuten, waarin de regisseur Kenedy enkele jaren later opnieuw ontmoet.

20.10 > 20:00 + 28.10 > 18:00
De Arm Van Jezus

Dit is het verhaal van vader en zoon IJzermans. Vader is mijnwerker, een arme luis die de mijn wil ontvluchten en vervolgens naar Amerika gaan, op zoek naar het goede leven in het beloofde land. In een gamel bootje, met de van een groot kruisbeeld afgebroken arm van Jezus als roeispaan ontvlucht hij het waterland. Maar gestolen maandlonen brengen hem niet verder dan Rotterdam, waar hij blijft hangen. Vele jaren later. Zoon IJzermans is nu een zakenman in Amerika. Op doorreis in Rotterdam ontdekt hij de sporen van zijn verloren gewaande vader. De melancholische fanfareklanken van de groep De Kift begeleiden zijn wanhopige zoektocht. De rollen worden vertolkt door de leden van de groep. De archiefbeelden waarmee de regisseur de film doorspekt scheppen verwarring die verrast. Een wondermooie eigenzinnig filmkleinood, Holland onder de zeespiegel op z’n best.
+ concert : De Kift

21.10 > 20:00
Récits d’Ellis Island

Film in 2 delen : deel één om 18u ("Traces"), deel twee om 20u ("Mémoires")

22.10 > 18:00 + 22.10 > 20:00
Un homme qui dort

Filmversie van de gelijknamige roman van Georges Perec. Hypnotische tekst, geheel in de tweede persoon geschreven, over de pogingen van een jonge Parijse student om zich terug te trekken uit de wereld. « Het is méér dan fascinatie, het is de verwerping der dingen, het weigeren van de wereld (...) Het is zeker niet het onvermogen tot communiceren ; het is al helemaal niet metafysisch. Het is werkelijk het verhaal van iemand die er op een dag uitstapt, de examens laat voor wat ze zijn, en de volgende twee jaar gaat rondzwerven. » (fragment uit een interview tussen Georges Perec en Jean Duvignaud). In de film worden tekstfragmenten gescandeerd, en samen met de omgevingsgeluiden worden ze samen geweven tot een complexe, bezwerende en bedwelmende geluidsband. Tekst en beeld versnellen onder een ritme dat steeds wilder wordt, verworden tot een wervelwind. Een evocatie van het dwalen, radicaal maar niet overdreven. Een meesterlijke adaptatie !

22.10 > 22:00
Exil à domicile

Begin jaren zestig. De film vertelt het verhaal van drie moeders van Algerijnse afkomst, Bakhta, Houria en Messaouda, die in Frankrijk komen wonen. Nu zijn we dertig jaren later. Dertig jaar lang is de arbeiderswijk « Grande Synthe » in het noorden van Frankrijk het centrum van hun leven geweest ; hun echtgenoten hebben daar gewerkt, ze zijn daar moeder en grootmoeder geworden. Hun leven getuigt van een doorleefd immigratieproces, tegen het cliché van de onderdanige en onwetende echtgenote in. De dialogen tussen moeders en dochters en de bijeenkomsten van deze vrouwen treden op de voorgrond van deze film en geven de kijker tal van gelegenheden om dieper door te dringen in wat er werkelijk leeft in deze families. De film slaagt erin om simplistische discours en veralgemeningen over integratie en Islam te overstijgen.

27.10 > 20:00
Les jardiniers de la rue des Martyrs

Meer dan veertig jaar na het einde van de Algerijnse oorlog. In het Noorden van Frankrijk in Tourcing cultiveren Fransen én Algerijnen samen de grond van een gemeenschappelijk arbeiderstuintje. Deze mannen waren de opgeroepenen, de militanten van het F.L.N. of de « harkis » van een koloniale oorlog geleid door de Franse Republiek. Deze tuin is de plaats van een collectief geheugen, deze mannen hadden elkaar kunnen ontmoeten tijdens de oorlog of in de fabriek. Het is deze universele activiteit, het cultiveren van een moestuintje, dat hen verenigt. Het zijn tijdsgenoten met een gemeenschappelijk verleden. Omwille van culturele, sociale en politieke redenen staan ze soms onverschillig, ja zelfs vijandig ten opzichte van elkaar. Toch werken deze mannen zij aan zij aan hetzelfde stukje grond.

27.10 > 22:00
Les Maîtres chanteurs

16 Iranese asielzoekers vangen een hongerstaking aan op 30 december 2003 in de sacristie van de Miniemenkerk in Brussel. De camera registreert gedurende de negende en de tiende dag hun individuele woorden, wat ze niet meer willen beleven, wat hen aanzet om deze ultieme daad te stellen, de tijd die voorbijgaat en het leven dat ontglipt, op het moment dat er nog voldoende energie is om te getuigen. Een hongerstaking heeft enkel zin indien ze publiek is. In deze enscenering die ons wordt aangeboden, wordt de reactie van het publiek met ongeduld afgewacht. Bevangen door de verhalen uit Iran, bieden fragmenten uit de parabel "Een Hongerkunstenaar" van Franz Kafka stof tot nadenken over deze publieke daad die verder gaat dan het "huis clos" van de film, waarin het onbevattelijke de blik van het publiek imperatief nodig heeft om zinvol te zijn.

In aanwezigheid van de regisseur

+ Asyl

Ina Volmer, 1995, CH, video, vo st fr, 15'

Een eenvoudige setting. Een ondervraging : de ambtenaar zit tegenover de camera, achter zijn bureau en zijn schrijfmachine. De asielvraagster komt uit Bosnië, rug naar de camera. De vertaler, tussen de twee, in profiel. Wanneer hebt u beslist uw land te verlaten ? Wat was uw reisweg ? Reisde u alleen ? Wie heeft u geholpen ? Hoe heeft u uw reis gefinancierd ? Waarom koos u Zwitserland ? Enzovoort... De vragen worden één voor één afgevuurd, een verhaal over oorlog ontrolt zich, incoherenties opgespoord. Deze ondervraging werd gefilmd in Zürich maar het zou evengoed in Brussel in het Commissariaat-Generaal voor Vluchtelingen kunnen geweest zijn.

(ook 12.11 > 20:00)

28.10 > 20:00
Asyl

Een eenvoudige setting. Een ondervraging : de ambtenaar zit tegenover de camera, achter zijn bureau en zijn schrijfmachine. De asielvraagster komt uit Bosnië, rug naar de camera. De vertaler, tussen de twee, in profiel. Wanneer hebt u beslist uw land te verlaten ? Wat was uw reisweg ? Reisde u alleen ? Wie heeft u geholpen ? Hoe heeft u uw reis gefinancierd ? Waarom koos u Zwitserland ? Enzovoort... De vragen worden één voor één afgevuurd, een verhaal over oorlog ontrolt zich, incoherenties opgespoord. Deze ondervraging werd gefilmd in Zürich maar het zou evengoed in Brussel in het Commissariaat-Generaal voor Vluchtelingen kunnen geweest zijn.


Lost Lost Lost

« De periode die ik hier beschrijf doorheen deze zes filmspoelen gaat over een periode van wanhoop, pogingen om hier tevergeefs nieuwe wortels en herinneringen te creëren. Doorheen deze zes pijnlijke spoelen heb ik geprobeerd om de gevoelens van ballingschap tijdens deze periode te beschrijven. De film draagt de naam « Lost, lost, lost », een titel die mijn broer en ik gaven aan een film die we in 1949 wilden maken over onze gemoedstoestand in die tijden. De film beschrijft de gemoedstoestand van een « verplaatst persoon » die zijn geboorteland nog niet is vergeten en ook nog geen nieuw thuisland heeft gevonden. De zesde filmrol is een overgangsmoment dat toont hoe we herademden, hoe we toch een beetje geluk vonden. Een nieuw leven begint ... » (Jonas Mekas, 31 maart 1976). Jonas Mekas is geboren in Litouwen en groeide op binnen een landbouwersfamilie. In 1944 vluchtten hij en zijn broer het land uit, op het moment dat de Sovjet-Unie het land binnenvalt. Pas 27 jaar later keren ze terug naar hun geboorteland, na verblijf in een Duits werkkamp, in een naoorlogs vluchtelingenkamp en in de Verenigde Staten, waar het tweede leven van Jonas Mekas begint, een balling die nieuwe wortels vindt in de cinema.

29.10 > 22:00
Odessa... Odessa !

Odessa, een stad om te ontvluchten, een stad om te herontdekken, een stad om van te dromenŠ Odessa is een historische stad in de Oekraïne aan de oever van de Zwarte Zee. Ze kwelt haar inwoners en achtervolgt diegenen die haar ontvluchtten. Michale Boganim brengt een doorlopende stroom aan beelden, zodat in de loop van deze film de stad langzaamaan de rol krijgt van een volwaardig personage. Ze wordt bejubeld en bezongen door zij die haar kennen of haar gekend hebben, en ze vereenzelvigt zich met een fantasme, een verzinsel. Deze prachtige film van Michale Boganim is eigenlijk een gedicht. De protagonisten van deze stad geven een betoverend relaas over haar geschiedenis. Verspreid over alle hoeken van de wereld, van Odessa tot Brighton Beach, van New York tot Israël, allen spreken ze erover als was het een mythische plek, geïdealiseerd als een verloren paradijs. Nostalgisch verbindt Odessa deze Joodse ballingen opnieuw met de gedroomde glorie van een onovertroffen universum dat geheel is verdwenen, en kruist deze stad hun ambivalente herinneringen met het Midden-Europa en de verloren Sovjet-utopie.-

29.10 > 22:00 + 09.11 > 20:00
Heremakono - En attendant le bonheur

« In Afwachting van het Geluk » schept een beeld dat intens poëtisch is en gul. Nouadhibou, een transitstad ergens in Mauritanië, ligt achter de zee, waar men de boten ziet vertrekken naar Europa, en in het aangezicht van de woestijn. In afwachting van een hypothetisch vertrek, eindigt men met er te blijven, al ergens anders maar nog steeds veraf van de eigenlijke bestemming. Heel het verlangen naar de vlucht van de reizigers die er samenkomen, is samengebald in het personage van Abdallah, een jonge Malinees van 17. Hij kent de lokale taal niet en houdt zich op een afstand ondanks al de inspanningen van zijn moeder, geheel en al als hij is opgezogen door de horizon van het wachten en het uiteindelijke vertrek. In tussentijd slaat hij het leven rondom zich gade dat draait om nieuwe dingen opsteken en bijleren, geprangd tussen herinnering en hoop.

02.11 > 20:00
Adieu

Na de bedreigingen in Algerije, emigreert Ismaël naar Frankrijk, lang genoeg opdat ze hem in Algerije vergeten zijn. Hij beschrijft zijn clandestiene route in de vorm van een bijbels verhaal, het verhaal van Jonas en de walvis. Elders in Frankrijk, verliest een oude landbouwer zijn jonge zoon. Zijn drie kinderen staan hem bij tijdens de begrafenis, maar de oude vader, getekend door het verlies van zijn zoon, verliest stilletjes aan zijn kracht om te leven. Deze 2 verhalen kruisen elkaar niet. Arnaud de Pallières geeft geen enkele les, alsook geen zwart-wit oplossingen. Hij stelt ons voor om deel te nemen aan het mysterie. En zelfs als geen enkele vraag beantwoord wordt, blijft de vraag van de film verborgen in zijn schoonheid en gaat dus terug naar de basis van de cinema : de toeschouwer uitnodigen om de complexe schoonheid van een tijdperk te vatten en zijn ongelooflijke emotie te voelen. (Vincent Dieutre)

02.11 > 22:00 + 10.11 > 20:00
La Noire de...

"La Noire de..." is een onverbiddelijke film. De Senegalese cineast maakte voor zijn eerste langspeelfilm een adaptatie van één van zijn eigen kortverhalen. De jonge Senegalese Diouna vervoegt in Frankrijk een koppel ontwikkelingshelpers. Het jonge meisje denkt dat ze zich met de kinderen zal mogen bezig houden, dat ze Frankrijk zal kunnen ontdekken en zich ontplooien. Ze wordt echter niets meer dan de meid van Mevrouw. Geconfronteerd met de neerbuigendheid van de Blanke en haar machtspositie, degenereert de situatie snel en al gauw zit er voor de Zwarte niets anders op dan ..., geïsoleerd van haar naasten, te vluchten in weigerachtigheid en mutisme.
Vlak na de recente onafhankelijkheidsverklaringen gaat deze film ten strijde tegen de voortzetting van de bestaande machtsrelaties. "La Noire de..." is de eerste toonzetting van het consequente oeuvre van de cineast die een populaire maar veeleisende kunst verdedigt, namelijk de kunst van het woord met materie voor debat. De film wordt inmiddels beschouwd als één van de grote meesterwerken van de Afrikaanse cinema.
"Ik weet niet waarom ik film maar ik wordt bewoond door een volledig volk en ik moet getuigen over mijn tijd" (Sembène Ousmane).

03.11 > 20:00
Ma vie est mon vidéoclip préféré

« Ma vie est mon vidéo-clip préféré » is een gevoelig portret over de clandestiene aankomst in Parijs van een jong chinees meisje. Langzaamaan en met een indrukkwekkende waardigheid vertelt ze over de uitbuiting en de vriendschappen die in het milieu van de Chinese immigranten heersen, over de aankomst van haar zus, haar ongeruste ouders die ginder gebleven zijn en over de verpletterende saaiheid van haar werk in een textielfabriek, onverbiddelijk en in beschamende omstandigheden. De Chinese immigranten die « slagen » in hun leven, hebben de gewoonte videoclips van feestelijkheden, huwelijken en geboortes te maken. Deze clips, die een luxueus leven weerspiegelen, worden naar China gestuurd. Show Chun Lee toont ons een voorbeeld van een mensenleven tussen duizenden andere mensenlevens dat in de verste verte niet overeenkomt met de bedrieglijke videoclips. De film vermijdt al teveel sentimentaliteit, maar hekelt de consumptiemaatschappij met een zelden geziene kracht.

+ La femme seule

Brahim Fritah, 2005, FR, video, vo , 23'

Akosse Legba, een jonge vrouw, werd slachtoffer van hedendaagse slavernij. Een luxueus Parijs appartement is het theater van wat overblijft van haar verleden. Zo weerklinkt in de lege vertrekken haar stem die over haar komst in Frankrijk vertelt, haar lijden, en hoe een fragiel proces van emancipatie langzaam in werking treedt, dankzij objecten die haar dagelijkse omgeving uitmaakten.
Door deze voorwerpen te filmen, ontdekken we de relatie die er is tussen haarzelf en haar huiselijke omgeving, gedurende de twee jaar dat haar gevangenschap duurde. En naarmate het verhaal vordert, doorheen de objecten, duiken verre herinneringen op, en nemen we een kijkje in de meanderen van haar verleden, ergens in een klein Togolees dorpje. De spaarzame beelden maken van haar getuigenis een vibrerende ervaring.

03.11 > 22:00 + 11.11 > 18:00
La femme seule

Akosse Legba, een jonge vrouw, werd slachtoffer van hedendaagse slavernij. Een luxueus Parijs appartement is het theater van wat overblijft van haar verleden. Zo weerklinkt in de lege vertrekken haar stem die over haar komst in Frankrijk vertelt, haar lijden, en hoe een fragiel proces van emancipatie langzaam in werking treedt, dankzij objecten die haar dagelijkse omgeving uitmaakten.
Door deze voorwerpen te filmen, ontdekken we de relatie die er is tussen haarzelf en haar huiselijke omgeving, gedurende de twee jaar dat haar gevangenschap duurde. En naarmate het verhaal vordert, doorheen de objecten, duiken verre herinneringen op, en nemen we een kijkje in de meanderen van haar verleden, ergens in een klein Togolees dorpje. De spaarzame beelden maken van haar getuigenis een vibrerende ervaring.


Rue Ponty... (4 films)

De reden om Rue Ponty te maken was de weerstand die de straatverkopers in Rue Ponty bij mijn Nederlandse reisgezelschap opriepen. Ik wilde hun een gezicht en stem geven.
Rue Ponty is voor mij het uitgangspunt geweest voor een serie over Senegalese straatverkopers -migranten in Europa. Hoe bevolken nieuwkomers de publieke ruimte in Europa. Er is sprake van een continuering van handelingen in een andere omgeving.
In Plaza Duomo is Sidi M’Baye de hoofdpersoon. In de nasleep van elf september door economische omstandigheden gedwongen Marokko te verlaten waar hij een als Masai, slaaf en zoals hij het zelf verwoordt black in Amerikaanse hollywood films een bestaan op had gebouwd. Ook andere nieuwkomers zoals Chinezen en Oost Europeanen bevolken de publieke ruimte van Plaza Duomo in Milaan.
In mijn favoriete spot in Rotterdam volg ik een aantal Senegalese straatverkopers tijdens het Zomerfestival in Rotterdam. Het repressieve overheidsbeleid in Nederland in combinatie met de Nederlandse-Senegalese handelsgeest wordt hier in beeld gebracht. Wat is exotisme ? De in Nederland veelal veronderstelde verwantschap tussen de Afrikaanse en Caribische cultuur is geen fait accompli.

in aanwezigheid van de regisseur

04.11 > 18:00
Rue du Nord

De documentaire "Rue du Nord" werd gemaakt naar aanleiding van 40 jaar Marokkaanse immigratie in België. Het is het verhaal van mensen die hun land verlieten om in België te werken na een oproep van de toenmalige Belgische regering. Elke persoon heeft zijn eigen, individuele levensloop. Ze hebben één ding gemeen : ze zijn komen werken in West-Europa. Hoe is dat gebeurd, wat zijn hun ervaringen ? Welke avonturen beleefden ze ? Hun ervaringen worden geconfronteerd met deze van een Belgische priester-arbeider en een syndicalist.
De documentaire toont een stroom rijke getuigenissen van mannen en vrouwen die over hun persoonlijke exil-ervaringen vertellen. Ze geven subjectieve antwoorden op specifieke problemen zoals onthaal, identiteit, terugkeer... De film werd gemaakt door niet-professionelen, met de idee een middel aan te reiken dat kan dienen in scholen om leerlingen meer te laten weten over immigratie, en de verhalen van persoonlijke migratie blijvend vast te leggen.

04.11 > 20:00
13 km pour un aller simple

Een groep van Marokkaans-Brusselse jongeren van het jeugdhuis 88 uit de Marollen vertrekt naar Andalusia. Ze gaan op zoek naar geïmmigreerde clandestiene arbeiders die werken in een plastieken wereld, in serres. We zien hoe de jongeren de erbarmelijke werkomstandigheden van de arbeiders ontdekken, en samen met hun ontrafelen we een systeem van uitbuiting dat zowel simpel als doeltreffend is : deze mensen zonder papieren zijn naar Europa gekomen, in de bloei van hun leven en worden misbruikt om de winsten van de grondbezitters nog te verhogen. Na deze film zullen de Spaanse tomaten nooit meer hetzelfde smaken.

+ D’une place à l’autre

Jeugdhuis Le 88 & CVB, 2005, BE, video, vo , 24'

Van de Vossenmarkt (Brussel) tot het Jamaa El Fna plein (Marrakech) ontdekken jongeren hun identiteit aan de hand van een aangrijpende innerlijke ontdekkingsreis.

+ *Désolés, Madame, nous arrivons juste du Mali
Boubacar Diallo, Fr-ML, video, vo/ov, 13’*
Mijn verhouding tot de Westerse maatschappij inspireert me sterk in mijn werk : de confrontatie van twee culturen. Deze video genaamd "Sorry mevrouw, wij komen net uit Mali" is een illustratie bij een tekst die ik schreef bij mijn aankomst in Frankrijk. Een dagboek met dialogen die ik hoorde in de bus, in familiale kring, in plaatsen waar ik logeerde, op school.... Deze geschreven en uitgegeven tekst werd in beeld gebracht om het te delen met de kijker. De verhouding tekst / beeld illustreert de relatie tot de andere en toont het vervormde beeld dat we kunnen hebben van de andere. Gefilmd met een lamp, onderlijnt mijn karikaturale gezicht dat op de muur geprojecteerd wordt de vooroordelen die in de tekst tot uiting komen.

04.11 > 22:00
D’une place à l’autre

Van de Vossenmarkt (Brussel) tot het Jamaa El Fna plein (Marrakech) ontdekken jongeren hun identiteit aan de hand van een aangrijpende innerlijke ontdekkingsreis.


Forst

Deze documentaire gaat over een diep woud in het midden van Europa, ver weg van steden en beschaving. Ze herbergt een gemeenschap van ballingen, een wereld van mislukkelingen. Een totale en zeer subtiele controle zorgt ervoor dat ze niet in onze realiteit verschijnen. In Forst verkondigen de ballingen hun waarheid en vertellen het verhaal van hun emancipatie. Ze worden zich beetje bij beetje bewust van hun identiteit als vluchteling en ze beginnen bevrijdingsplannen te smeden.
Deze film werd gemaakt in samenwerking met The Voice, een militant collectief dat asielvragers in Duitsland verenigt. Verloren lopend in het bos, legt de film de vinger op het principe van uitsluiting waarop de Duitse asielpolitiek gebaseerd is door kandidaat-asielzoekers te verwijzen naar afgelegen plaatsen. Met sombere zwart-wit beelden en angstwekkende muziek, laten stemmen ons binnendringen in het universum van een griezelfilm... De angst die je voelt is deze van de asielzoekers.

+ Rien ne vAT que la vie, mais la vie même ne vAT rien - Bricoler la vie au quotidien

Moïse Mabouna & Brigitta Kuster, 2002, DE, video, vo fr , 15'

De video « Rien ne vaut que la vie... » werd gerealiseerd in een vluchtelingencentrum in Zerbst, Saksen-Anhalt, Duitsland. De vluchtelingen namen zelf deel aan de verwezenlijking van de film en getuigen over de levensomstandigheden in het centrum. Ze trachten zich af te schermen van het beeld over hen dat wordt weerspiegeld door de structuur van het centrum en zijn personeel. Het is geen journalistiek werk, maar een zoektocht naar mogelijkheden om dergelijke moeilijke levensomstandigheden weer te geven. Naar het einde wordt het racistische karakter van de onthaalpolitiek steeds duidelijker. « Rien ne vaut... » wordt in duo voorgesteld met Forst, twee essays uit Duitsland. De aanpak is erg verschillend, maar beide films slagen erin de intieme ervaringen van het leven in een West-Europees vluchtelingenkamp weer te geven.

09.11 > 22:00 + 12.11 > 18:00
Rien ne vAT que la vie, mais la vie même ne vAT rien - Bricoler la vie au quotidien

De video « Rien ne vaut que la vie... » werd gerealiseerd in een vluchtelingencentrum in Zerbst, Saksen-Anhalt, Duitsland. De vluchtelingen namen zelf deel aan de verwezenlijking van de film en getuigen over de levensomstandigheden in het centrum. Ze trachten zich af te schermen van het beeld over hen dat wordt weerspiegeld door de structuur van het centrum en zijn personeel. Het is geen journalistiek werk, maar een zoektocht naar mogelijkheden om dergelijke moeilijke levensomstandigheden weer te geven. Naar het einde wordt het racistische karakter van de onthaalpolitiek steeds duidelijker. « Rien ne vaut... » wordt in duo voorgesteld met Forst, twee essays uit Duitsland. De aanpak is erg verschillend, maar beide films slagen erin de intieme ervaringen van het leven in een West-Europees vluchtelingenkamp weer te geven.


Am rande der Stadt

Aan de hand van deze documentaire ontmoeten we Turkse families die in Turkije leven, maar niet altijd in Turkije gewoond hebben. Na meerdere jaren in Duitsland te hebben geleefd, keren ze nu terug naar Turkije waar ze appartementen in luxueuze wooncomplexen kopen, die alle mogelijke comfort bieden. In deze droomwoning, Li Paris II, praten ze over hun vorig bestaan en hun nieuwe indrukken over de Turkse maatschappij die ze herontdekken. Hun leven in Duitsland heeft onuitwisbare sporen nagelaten die ervoor zorgen dat ze zich in Turkije nooit meer 100% thuis zullen voelen. Een tegenstrijdige en ontnuchterende visie op de idealisering van de terugkeer naar het vaderland. De filmmaakster leeft in Duitsland en maakt deel uit van de nieuwe generatie die onderzoek verricht naar de verhalen van het grote aantal immigranten dat na de oorlog in Europa terecht is gekomen.

+ Grenze

Christiane Schmidt & Didier Guillain, 2005, DE, video, sans dial, , 10'

Enkele personen wachten voor een douanepost aan een grens in het hol van Pluto, midden in de sneeuw. Om deze grens over te geraken trachten ze zich aan te passen aan steeds wisselende regels. Hilarisch.

ook op 11.11 om 22:00

10.11 > 22:00
Grenze

Enkele personen wachten voor een douanepost aan een grens in het hol van Pluto, midden in de sneeuw. Om deze grens over te geraken trachten ze zich aan te passen aan steeds wisselende regels. Hilarisch.


Bruxelles-Transit

"De ouders van Samy Szlingerbaum kwamen hier in 1947 toe uit Polen met een transitvisum geldig voor 8 dagen en met eindbestemming Costa Rica. Eerder dan een autobiografisch verhaal, is Brussel-Transit over een emotionele reisweg. Samy vat de film op als een reislied, als een ontboezeming aan zijn moeder onttrokken die in het Jiddisch het verhaal vertelt van haar reis, van haar aankomst en installatie in Brussel, van haar opeenvolgende verhuizingen, van haar clandestien werk, van de zoektocht naar papieren. De film bevat geen enkel eigentijds archiefbeeld noch echte reconstructies. De originaliteit en authenticiteit liggen in de uitbeelding van het verhaal. Dat krijgt de vorm van een melopee opgebouwd uit enkele scènes in de stijl van minimale fictie, nauwelijks geacteerd. De "helden" lijken meer op silhouetten die niet praten of nauwelijks, zij zijn vervat in confrontaties die telkens weer korte parabolen vormen naar de geest van de stomme films. Het doet nog het meest aan Chaplin denken.Deze film creëert het gevoel in een bewuste droom te verkeren en dat vooral door de voice-over die de beelden oproept en gestalte geeft. De schaamte, de warmte en de evidente eenvoudigheid van deze film, met haar zeer eigen schriftuur en toedracht, verdoezelen nooit het lijden en de tragedie van een volk dat in zijn geheel werd overgeheveld naar een transitplek om daar nooit meer weg te gaan." (Boris Lehman)—

11.11 > 20:00
Site 2, aux abords des frontières

Eerste langspeelfilm van Rithy Panh, opgenomen aan de Thaise zijde van de grens met Cambodja. De regisseur keert voor zijn film terug naar het vluchtelingenkamp « site 2 », waar hij gedurende enkele weken verbleef als één van de 180.000 Cambodjanen die op de vlucht sloegen na het chaotische einde van het regime van de Rode Khmer. Rithy Panh ging daarna naar Frankrijk. Hij slaagde er pas na 10 jaar in om zichzelf enigszins terug te vinden, en opnieuw zijn moedertaal te spreken. Die wilde hij al die tijd niet meer gebruiken omdat hij « zover mogelijk van zijn verleden » wou blijven. De film geeft op een sobere en fijnzinnige manier gestalte aan Yim Om, één van de overlevenden van de genocide die Rithy Panh in het kamp had ontmoet. Via haar belevenissen schetst hij een accuraat beeld van de beproevingen van zoveel andere vluchtelingen overal ter wereld, allen gedoemd tot een bestaan getekend door ontworteling en afwachting, en tot een leven in handen van de humanitaire instanties. De film schetst ook en vooral de beproevingen die de regisseur als vluchteling wachtten op zijn cinematografisch parcours. « Terugkeren op de weg die rechtstreeks leidt naar de kern van dezelfde vraag als die welke mijn eigen bestaan en deze van mijn land zodanig heeft verwoest : WAAROM ? »

+ Asyl
(zie boven)

12.11 > 20:00
Aqabat-Jaber, vie de passage

Aqabat-Jaber is één van de zestig Palestijnse vluchtelingenkampen opgericht door de Verenigde Naties in het Midden-Oosten in het begin van de jaren ’50. Dit is het grootste kamp van het Midden-Oosten, gesitueerd op 3 km afstand van het zuiden van Jericho. Het merendeel van de 65000 inwoners komt uit dorpen in het centrum van Palestina, verwoest in 1948. De oorlog van 1967 dreef 95% van deze bevolking op de vlucht naar de overkant van de Jordaan. De sporen van de oorlog en de erosie van de woestijn accentueren het contrast tussen de verlaten en de nog steeds bewoonde hutten. Aqabat-Jaber wordt stilaan een spookstad. Gefilmd in 1987, enkele maanden voor de Intifada, vertelt deze film het verhaal van een onterfde generatie, opgegroeid in de nostalgie naar hun gebied dat ze nooit gekend hebben en dat niet meer bestaat. Het verhaal van een tijdelijke oplossing, die nu hun dagelijks leven geworden is. Het is een film over hun herinneringen en hun gemis.

+ Aqabat-Jaber, paix sans retour ?

Eyal Sivan, 1995, FR-IL, 16mm, vo st fr, 61'

Kunnen we ons de vrede tussen Israël en Palestina voorstellen zonder de terugkeer van de Palestijnse vluchtelingen naar hun geboorteplaats, nu Israël ? Gaat het om een werkelijke of eerder een symbolische terugkeer, gebaseerd op de erkenning van de onrechtvaardigheid van de behandeling van het Palestijnse volk door Israël tijdens zijn oprichting in 1948 ? Na het filmen van « Aqabat-Jaber, Vie de Passage »op de vooravond van de Intifada, keert Eyal Sivan terug naar het vluchtelingenkamp daags na de evacuatie van het gebied door het Israëlische leger. Het kamp is vandaag de dag onder Palestijns bewind. Voor de 3000 inwoners is er echter niets veranderd. Na de vredesakkoorden blijven ze nog steeds vluchtelingen die niet toegelaten zijn in de dorpen waaruit hun ouders zijn verjaagd. Temidden van het conflict tussen Israël en Palestina zal de vraag over de terugkeer van de Palestijnse vluchtelingen de toekomst van het Midden-Oosten bepalen. De film vertelt het verhaal van de Palestijnse vluchtelingen, alsook dat van andere vluchtelingen, verbannen volkeren, en zovele andere verplaatste personen temidden van de grote conflicten van de 20ste eeuw.

12.11 > 20:00
Aqabat-Jaber, paix sans retour ?

Kunnen we ons de vrede tussen Israël en Palestina voorstellen zonder de terugkeer van de Palestijnse vluchtelingen naar hun geboorteplaats, nu Israël ? Gaat het om een werkelijke of eerder een symbolische terugkeer, gebaseerd op de erkenning van de onrechtvaardigheid van de behandeling van het Palestijnse volk door Israël tijdens zijn oprichting in 1948 ? Na het filmen van « Aqabat-Jaber, Vie de Passage »op de vooravond van de Intifada, keert Eyal Sivan terug naar het vluchtelingenkamp daags na de evacuatie van het gebied door het Israëlische leger. Het kamp is vandaag de dag onder Palestijns bewind. Voor de 3000 inwoners is er echter niets veranderd. Na de vredesakkoorden blijven ze nog steeds vluchtelingen die niet toegelaten zijn in de dorpen waaruit hun ouders zijn verjaagd. Temidden van het conflict tussen Israël en Palestina zal de vraag over de terugkeer van de Palestijnse vluchtelingen de toekomst van het Midden-Oosten bepalen. De film vertelt het verhaal van de Palestijnse vluchtelingen, alsook dat van andere vluchtelingen, verbannen volkeren, en zovele andere verplaatste personen temidden van de grote conflicten van de 20ste eeuw.


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