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Wittstock, Wittstock

A Wittstock, une petite ville du Brandebourg en Allemagne de l"Est, l"une des principales activités est l"usine de vêtements où Volker Koepp rencontre ses trois personnages : Edith, Elisabeth (Stupsi) et Renate. Trois femmes, de trois générations différentes, travaillent ensemble dans l"idéal ouvriériste de la RDA. Le film offre un aperçu fascinant de la vie provinciale en RDA. Ses habitants ont dû faire face à des problèmes constants au travail, générés par les mutations politiques et la chute du mur, pour aboutir ensuite à des licenciements pour raisons politiques, et enfin à la fermeture de l"usine. Le chômage arrive brutalement dans la vie des trois ouvrières, elles s"en accomodent différemment. Elisabeth passe d"une formation à une autre, Renate l"ainée devient femme de chambre dans un petit hôtel, et Edith, la rebelle, est partie vivre dans une autre région, et a perdu ses réflexes militants. Volker Koepp, dans la tradition est-allemande de cinéma documentaire de longue observation, a filmé 22 ans à Wittstock, et a tiré cinq films de cette expérience. "Wittstock, Wittstock" est le dernier volet, un triple portrait magnifique, où le lien créé entre les personnages et le réalisateur devient sujet à part entière.—

05.11 > 18:00 + 10.11 > 22:00
The Mayfair Set Les flibustiers de la finance

Ce documentaire retrace, des années 1960 en Angleterre jusqu’aux années 1990 aux Etats-Unis, l’histoire d’une révolution économico-politico-symbolique initiée par une nouvelle espèce de spéculateurs. Il explique comment ces pirates de la finance s’attaquent aux grandes industries de l’époque pour les démanteler. Accumulant les sociétés, ils réduisent les coûts en fermant les secteurs jugés improductifs et licencient jusqu’à 40 % du personnel. Ces nouveaux prédateurs ruinent le vieux système économique et inaugurent l’ère de l’individualisme et du profit à tout crin, sans égards pour les milliers d’employés éjectés. Ils transforment le monde en une mêlée générale où le marché décide jour après jour, minute par minute, qui aura le pouvoir et la richesse, et qui en sera privé. La révolution financière qu’ils ont déclenchée, leurs idées et leurs méthodes leur ont survécu.

Un peu d’analyse avec cette enquête très british qui a le mérite de personnaliser et dénouer l’origine des liens politico-financiers qui pèsent sur nos vies ...

05.11 > 20:00
Trois portraits de printemps

"Des "instantanés" pris dans la réalité sociale de l’Europe de l’Ouest. Dans les portraits de Joop Uchtman, qui a travaillé jusqu’à l’année dernière comme contremaître dans un atelier de textile, et de Doris Schwert, une jeune femme qui suit la tradition communiste de son père, j’ai surtout travaillé sur la parole, en interviewant les personnages de façon frontale, tout en tenant la caméra sur l’épaule (la caméra est un protagoniste du film). Dans le troisième portrait, les mots sont rares. Le film montre tous les gestes que Jan van Haagen, ouvrier métallurgique, accomplit au cours de sa journée de travail, de façon condensée : les 9 heures 25 qu’on passe en sa présence défilent en 12 minutes" (Van Der Keuken).

"Le printemps" était le titre du film original. Il. rassemblait cinq portraits, témoignages de la crise économique de 1974, dont Johan Van Der Keuken a préféré ensuite diffuser uniquement ces trois séquences, qui confrontent les vécus et les questionnements de chômeurs et ouvriers.

+

André Görz. Sur le travail

+ André Görz. Sur le travail

Marian Handwerker, 1990, BE, video, , 28'

Le philosophe français André Gorz, ancien compagnon de route de Jean-Paul Sartre, centre sa pensée sur la problématique des évolutions de la société industrielle. Il estime que le travail à but exclusivement économique n’est devenu progressivement dominant que sous l’égide du capitalisme et avec la généralisation des échanges marchands. Selon lui, nous vivons la fin de cette ère. Le travail payé devient plus rare pour une population active qui ne décroît pas. L’évolution technologique permet des prouesses de productivité, inimaginables il y a encore vingt ans. Si cette tendance se poursuit, la population active des sociétés occidentales se segmentera entre une minorité aristocratique de salariés à l’emploi et à revenu stables et une majorité d’exclus à des degrés divers.

05.11 > 22:00 + 10.11 > 20:00
André Görz. Sur le travail
Kühle Wampe, oder Wem gehört die Welt ? Ventres glacés

A Berlin, durant la crise, Annie fréquente Fritz : tous deux ont du travail mais le frère de la jeune fille, chômeur, se suicide. Les amoureux fêtent leurs fiançailles sous la tente des parents d’Annie, expulsés de leur logement et réinstallés dans un camp de chômeurs nommé Kühle Wampe. Une fête sportive et politique est organisée pour galvaniser l’énergie des victimes de la crise.

La censure interdit ce pamphlet politique qui, sur un scénario de Bertolt Brecht, posait la question (c’est le sens du sous-titre allemand) de savoir "à qui appartient le monde", aux exploiteurs ou aux exploités ? Sa vigueur polémique et didactique, portée par la musique de Hanns Eisler, en faisait un efficace instrument d’agit-prop. Il conserve encore sa force filmique caractérisée par la mise en oeuvre d’un authentique réalisme dans une approche quasi documentaire de la situation sociale de l’Allemagne à la veille du nazisme. (d’après Marcel Martin)

(Avec le soutient du Goethe Institut)

06.11 > 20:00
Attention danger travail

A l"origine, il y a le projet de trois réalisateurs de se lancer dans la réalisation d"un film sur le refus du travail. Aujourd"hui, Pierre Carles (qu"on connaît notamment pour "Pas vu pas pris", "Enfin pris" et "La sociologie est un sport de combat"), Christophe Coello et Stéphane Goxe n"ont toujours pas fini de concrétiser ce film qui devrait sortir en septembre 2006 sous le titre de "Volem rien foutre al pais". En attendant, "Attention danger travail" a vu le jour. C"est d"abord une compilation de séquences nouvelles ou existantes, sortie dans un premier temps en cassette vidéo et destinée à promouvoir et à financer le projet des trois réalisateurs. Au fil des projections, leur enquête n"a cessé d"évoluer, d"intégrer de nouveaux éléments, au point d"offrir une multitude de visages et d"aboutir à une version qui a finalement bénéficié en France d"une sortie en salles. On y croisera notamment une dizaine de chômeurs et chômeuses racontant pourquoi et comment ils ont décidé de ne plus aller travailler. Après avoir fréquenté le monde du travail, ces hommes et femmes ont fui l"usine, l"entrepôt ou le bureau, bien décidés à ne plus accepter les règles du "marché". Loin de l"image du chômeur accablé ou déprimé, ces "sans-emploi qui n"en demandent pas pour autant", ces "déserteurs de la guerre économique" expliquent ouvertement pourquoi ils cherchent à s"épanouir en dehors du monde du travail, avec peu de ressources mais en disposant de leur temps.

06.11 > 22:00 + 11.11 > 20:00
Tijd om gelukkig te zijn Du temps pour être heureux

Un homme de quarante ans est soudainement renvoyé de son boulot. Il est au chômage, comme tant d"autres. Il passe son temps à se promener en ville, il prend des photos. Il rencontre sa maîtresse, une femme mariée avec qui il se dispute incessamment. Sa situation de chômeur a des conséquences inattendues dans sa vie amoureuse ! Comme chaque chômeur, il doit aller pointer ­ c’est l’époque où le contrôle se faisait tous les jours -, et il est censé chercher activement du travail. Mais est-ce vraiment cela qu"il veut ? N"a-t-il pas enfin du temps pour être heureux ? Pendant cette quête du sens de son existence, il rencontre une jeune fille qui se révolte contre la banalité de sa petite vie. Une amitié inhabituelle entre ces deux âmes errantes commence.
Jan Decleir, sans aucun doute le meilleur acteur en Flandre, joue le rôle du chômeur dans un film du réalisateur Frans Buyens, décédé en 2004. Cet autodidacte, auteur de documentaires socialement engagé, est considéré comme le réalisateur belge "le moins commercial, mais le plus productif". "Du temps pour être heureux" date de début années 80, une période de crise où l’on pensait que le chômage serait exponentiel. Loin d"être un film qui revendique un boulot digne pour tout le monde, c"est un des rares films qui interroge le vécu des chômeurs et pose des questions toujours actuelles.

11.11 > 22:00 + 18.11 > 22:00
Chômage et précarité : l’Europe vue d’en bas

L’un des grands problèmes auxquels l’Europe doit faire face aujourd’hui est la persistance d’un chômage de masse. Pour tenter d’enrayer ce mouvement, les gouvernements mettent en place diverses mesures dont aucune, jusqu’à présent, n’a fait la preuve de son efficacité. Le film montre, à travers les témoignages de chômeurs et de travailleurs sociaux, comment ces mesures sont de plus en plus coercitives : réduction des allocations de chômage, obligation de rechercher activement un emploi, voire même d’accepter n’importe quel travail à n’importe quel prix. L’étude comparative menée sur quatre pays -la France, la Grande-Bretagne, la Belgique et l’Allemagne- permet de voir comment ces dispositifs, largement orchestrés par la Commission européenne, ont pour objet non pas d’éradiquer le chômage mais de faire baisser encore les bas salaires et d’accroître la précarité du travail. Un film documentaire qui s’inscrit dans un débat malheureusement très actuel : la remise en cause des systèmes de protection sociale dans de nombreux pays européens.

+ débat

12.11 > 20:00
Le temps de vivre

Au début des années 1980, des jeunes gens d’origine ouvrière, tous chômeurs, témoignent de leur souhait de s’inventer par tous les moyens une vie meilleure. Les usines ferment les unes après les autres, mais les jeunes continuent de rêver à une existence libérée des servitudes du prolétariat. Portraits, entre autres, de caïds liégeois qui n’ont vraiment pas envie de travailler, de leurs amis ouvriers qui n’ont vraiment pas envie d’être au chômage et d’un délégué syndical et son utopie du plein emploi, tous réunis au café. Témoin d’une époque de crise où les mesures de diminution de l’allocation de chômage ont entrainé des manifestations houleuses contre les mesures d’austerité du gouvernement, ce documentaire montre des jeunes réclamant de l’emploi, des sous, et la fin du pointage quotidien.

13.11 > 18:00
Le chômage a une histoire

En 1967 (250 000 demandeurs d’emploi), Georges Pompidou s’inquiétait : "Si un jour on atteint les cinq cent mille chômeurs en France, ça sera la révolution". Il n’y a pas eu de révolution, mais un lent "écrasement" provoqué à la fois par une armée de réserve d’intérimaires et de contrats à durée déterminée, la défaite ouvrière, l’affaiblissement des syndicats, le démantèlement de l’Etat social et la fragmentation des classes populaires. Le personnage de M. Edouard Balladur fournit une illustration saisissante de l’opposition entre deux époques : en 1968, le "jeune" conseiller social de Pompidou joue les démineurs face au "péril rouge". Trente ans plus tard, l’ex-premier ministre raconte, de sa voix méprisante et suffisante, qu’il n’a rien contre les mots de "flexibilité" ou de "précarité". Depuis, la peur sociale a changé de camp. Entre-temps, la société salariale s’est décomposée, les systèmes de protection ont craqué, les valeurs de gauche - comme égalité ou fraternité - ont été tournées en ridicule. Et le film insiste sur le "tournant de la rigueur", la "modernisation conservatrice" de la gauche au pouvoir, la montée du chômage, la réhabilitation de l’entreprise - les images de Bernard Tapie et d’Yves Montand en disent long sur le "travail idéologique" effectué pour changer les structures mentales" (d’après Le Monde Diplomatique, 11/2001).

+ débat en présence du réalisateur

13.11 > 20:00
La comédie du travail

Mini-fable saugrenue et démente sur le thème des demandeurs d’emploi, "La comédie du travail" dresse les portraits parallèles d’un chômeur professionel entêté à ne rien faire et d’un obsédé infatigable du travail à tout prix. On y rencontrera aussi une sorte de Mère Thérèsa du chômage s’acharnant à fournir un métier à ceux qui n’en veulent pas. Il n’ y avait que Luc Moullet pour tenter en France un tel film sur un sujet comme le chômage. Ancien critique drôlatique des "Cahiers du cinéma" et cinéaste pince-sans-rire issu de la Nouvelle Vague, spécialisé dans les sujets guoguenards et la dérision grinçante, Moullet a bricolé six films gags en 25 ans, aux frontières de la subversion et de la malséance. Dans la lignée d’"Une aventure de Billy the Kid" et d’"Anatomie d’un repas", "La comédie du travail" est un autre essai de dinguerie noire. Un seul regret : "J’aurais voulu mettre en exergue à mon film la phrase d’un humoriste connu : "L’homme n’est pas fait pour le travail, la preuve, le travail le fatigue".

18.11 > 20:00
Le bal des chômeurs

Pour lutter contre la morosité, voici une soirée mélangée avec des courts films, de dérision, activistes ou d’entreprises (trés serieux) ; avec des interventions, des chansons, des invités surprises... Et pourquoi ne pas mettre un pas sur la piste de danse pour célebrer la fin du pointage ? Ambiance joyeusement décadente et férocement anti-turbin, animé par Matthieu Ha & les Novembristes, et leurs diapositives subliminales contre le travail ! Suivi par DJ Poil sur le dos. Et tout ça GRATIS !

A voir, entre autres, et dans le désordre :

Saint Precarious goes shopping (*) - A Milan, pour protester contre l’ouverture des supermarchés les jours fériés, St Précaire et ses fidèles processionnent dans les temples de la consommation et de l’exploitation.

Yomango Tango (*) - Pour commémorer la "révolution de décembre" en Argentine, Yomango dévalise le rayon Champagne sur un air de tango.

Contrato Basura (*) - Un jeune homme décroche un contrat. Ô surprise...

Nous sommes partout (*) - La lutte acharnée des intermittents en France contre la liquidation de leur assurance chômage...

ONEM ou on n’aime pas (André François) - Etre inspecteur de l’ONEM c’est un boulot comme un autre, n’est-ce pas ?

Twice a month gang ­ (Hugues Haussman) - Un court métrage sur une bande qui se réunit 2 fois par mois pour....

PleinOPENair (Hugo Van der Vennet) - Un exemple du travail bénévole collectif, Tati-esque et avec accompagnement musicale.

(*) des courts métrages du DVD "Precarity"

19.11 > 20:30
Welfare

Dans le cadre de son travail d’observation et de critique des institutions américaines, Frederick Wiseman filme le quotidien d’un bureau d’aide sociale (welfare center) à New-York. Pendant plusieurs mois, il assiste, en témoin silencieux, aux discussions entre les employés et les usagers. Balladés d’un service à un autre, obligés de se justifier et de jouer le rôle qu’on leur demande pour bénéficier de l’allocation, desesperés et révoltés, toujours dignes, une centaine de personnes vont se succéder pendant deux heures et demi devant la caméra du maître du "cinema direct".
Les conversations, restituées dans leur intégralité, sans commentaires ni voix-off, plongent littéralement le spectateur dans la terrible réalité sociale d’un aquarium où des précaires affamés et sans nageoires viennent s’échouer dans les filets d’une administration débordée et impuissante.
Cela ne se passe pas dans le monde imaginaire d’une série-B futuriste, mais aux Etats Unis, en 1975.

20.11 > 20:00
Wittstock, Wittstock

In Wittstock, een klein stadje in de provincie Brandenburg in Oost-Duitsland, is één van de belangrijkste activiteiten de textielfabriek waar Volker Koepp zijn drie personages ontmoet : Edith, Elisabeth (Stupsi) en Renate. Drie vrouwen, elk van een verschillende generatie, werken er samen volgens het arbeidersideaal van de DDR. De film schetst een fascinerend portret van hoe het leven er uitzag voor haar bewoners in de provincie in de DDR. Bewoners die steeds geconfronteerd werden met problemen op het werk, veroorzaakt door politieke verwikkelingen en de val van de muur, om dan uit te monden in ontslagen om politieke redenen, en tenslotte in de sluiting van de fabriek. De werkloosheid valt op een brutale manier het leven van de drie arbeidsters binnen, ze gaan er elk op hun eigen manier mee om. Elisabeth volgt de éne opleiding na de andere, Renate, de oudste, wordt kamermeisje in een klein hotel, en Edith, de rebel van het groepje, is in een andere streek gaan wonen en heeft haar strijdbaar karakter verloren.
Volker Koepp, die filmt volgens de Duitse documentaire traditie van de lange observatie, heeft 22 jaar in Wittstock gefilmd en heeft er vijf films uit gepuurd. "Wittstock, Wittstock" is het laatste luik, een magnifiek triptiek, waarin regisseur en personages een sterke onderlinge band ontwikkelen.—

05.11 > 18:00 + 10.11 > 22:00
The Mayfair Set

In deze documentaire wordt vanaf de jaren zestig in Engeland tot in de jaren negentig in de VS nagegaan hoe de economisch-politieke-symbolische revolutie van een nieuw soort speculanten zich ontwikkelde. Uitgelegd wordt hoe deze piraten van de financiële markten de grote industrieën van die tijd aanvielen om ze te ontmantelen. Door het verzamelen van verschillende bedrijven, verminderen ze de kosten door de sluiting van verlieslatende sectoren en het ontslag van tot 40 % van het personeel. Deze nieuwe veelvraten maken brandhout van het oude economische systeem en luiden het tijdperk in van het individualisme en winst ten alle prijzen, zonder zich zorgen te maken over het lot van duizenden werknemers. Ze vormen de wereld om tot een totale malaise waarbij alles dag na dag, minuut na minuut door de markt beslist wordt : wie rijk en machtig is en wie niet. Een verbazende en sterke analytische zoektocht naar politiek-financiële verbanden die op ons dagdagelijks leven wegen.

05.11 > 20:00
Trois portraits de printemps

Bij de portetten van Joop Uchtman, die tot vorig jaar als opzichter in een textielatelier werkte, en Doris Schwert, een jonge vrouw, die de communistische traditie van haar vader volgt, heb ik vooral gewerkt met het woord, door mensen frontaal te interviewen, en tegelijk de camera op de schouder te dragen (de camera is een protagonist in de film). Bij het derde protret zijn de woorden schaars. De film toont alle bewegingen, gecomprimeerd, die Jan van Haagen, metaalarbeider, uitvoert in de loop van zijn werkdag : de 9 uur en 25 minuten die we in zijn aanwezigheid doorbrengen, flitsen voorbij in 12 minuten." (J. van der Keuken).

+

André Görz. Sur le travail

+ André Görz. Sur le travail

Marian Handwerker, 1990, BE, video, , 28'

Het gedachtegoed van de Franse filosoof André Gorz, partner-in-crime van Jean-Paul Sartre, draait vooral rond de problematiek van de evoluties van de industriële maatschappij. Hij meent dat de economische doelgerichtheid van arbeid door het kapitalisme en de veralgemening van marktuitwisselingen, dominant is geworden. Volgens hem is het einde van dat tijdperk nu in zicht. Betaalde arbeid wordt steeds zeldzamer voor een actieve bevolking die niet meer inkrimpt. De technologische evolutie laat staaltjes van productiviteit toe waar er twintig jaar geleden alleen maar kon over gedroomd worden. Als deze tendens zich voortzet, zal de actieve bevolking van de westerse maatschappijen zich opdelen in een aristocratische minderheid van stabiele loontrekkers en een meerderheid van allerlei uitgestotenen.

05.11 > 22:00 + 10.11 > 20:00
André Görz. Sur le travail
Kühle Wampe, oder Wem gehört die Welt.

Berlijn tijdens de crisis. Annie ontmoet Fritz : ze hebben beiden werk, maar de broer van het jonge meisje, een werkloze, pleegt zelfmoord. De geliefden vieren hun verloving in de tent van de ouders van Annie die uit hun huis gezet werden en verplaatst naar een kamp voor werklozen, genaamd Kühle Wampe...

De censuur verbood dit politiek pamflet dat, naar een scenario van Bertolt Brecht, de vraag stelde "aan wie de wereld toebehoort" - aan de uitgebuiten of aan de uitbuiters. Zijn polemische en didactische vigeur maakte er een doeltreffend instrument voor agitprop van. Het heeft niets aan filmische kracht ingeboet, een kracht gekarakteriseerd door authentiek realisme en een quasi-documentaire weergave van de sociale situatie in Duitsland - aan de vooravond van het nazisme.

(Met de steun van het Goethe Instituut)

06.11 > 20:00
Attention danger travail

Oorspronkelijk is er het project van drie cineasten om een film te maken over werkweigeraars. Maar vandaag hebben de drie ­ zijnde Pierre Carles (die we kennen van o.a. "Pas vu pas pris", "Enfin pris" en "La sociologie est un sport de combat"), Christophe Coello en Stéphane Goxe ­ die "film-fleuve" nog steeds niet tot een goed einde gebracht. Hij zou eind 2006 in elk geval onder de titel "Volem rien foutre al pais" moeten uitkomen. Ondertussen heeft "Attention danger travail" het licht gezien. Het gaat voornamelijk om bestaande en nieuw gedraaide sequenties die eerst op videocassette werden uitgebracht, met de bedoeling het werk van de drie te promoten en te financieren. Maar in de loop van de videoprojecties bleef hun onderzoek evolueren : nieuwe elementen werden geïntegreerd en een vele gezichten getoond, om uiteindelijk te culmineren in een versie die de Franse filmzalen heeft gehaald. Men ontmoet er meer bepaald een tiental werklozen die vertellen waarom en hoe ze beslist hebben niet meer te gaan werken. Nadat ze kennis gemaakt hadden met de werkvloer zijn deze mannen en vrouwen fabriek, entrepot of bureau ontvlucht ­ vastberaden de regels van de hedendaagse economische oorlog niet meer te accepteren. Ver van het cliché van de gestreste of gedeprimeerde dopper, leggen deze eerder gelukkige werklozen uit waarom ze zich buiten de wereld van het werk wensen te ontplooien, met weinig middelen, maar met TIJD.—

06.11 > 22:00 + 11.11 > 20:00
Tijd om gelukkig te zijn

Een man van veertig wordt onverwacht ontslagen. Plots heeft hij zeeën van tijd en moet hij zijn leven opnieuw inrichten. Hij wandelt rond in de stad, hij fotografeert en af en toe ontmoet hij zijn getrouwde minnares met wie hij steeds meer en meer onenigheden heeft. Zijn situatie als dopper heeft onverwachte gevolgen voor zijn amoureuze leven ! En net zoals elke dopper moet hij naar de stempelcontrole (toen nog elke dag) en wordt hij verondersteld actief naar werk te zoeken. Maar wil hij dat laatste wel ? Is het niet eindelijk tijd om gelukkig te zijn ? In zijn zoektocht naar de zin van het leven, "zijn" zin van het leven, ontmoet hij een jong meisje, dat revolteert tegen haar banale bestaan. Zo ontstaat een ongewone vriendschap tussen die twee dolende zielen.
Jan Decleir, ongetwijfeld de beste Vlaamse acteur, zet hier een sterke vertolking neer in een film van de vorig jaar overleden regisseur Frans Buyens. Over deze autodidact die voornamelijk sociaal geëngageerde documentaires realiseerde zegt men wel eens dat hij "de minst commerciële, maar de meest productieve cineast" is. "Tijd om gelukkig te zijn" dateert van begin jaren "80, een crisisperiode met torenhoge werkloosheid. Deze film neemt positie in : niet doordat ze jobs eist voor alle werklozen, maar omdat er pertinente, actuele vragen gesteld worden naar de beleving van werken en werkloosheid. Een zeldzaamheid.

11.11 > 22:00 + 18.11 > 22:00
Chômage & précarité : l’Europe vue d’en bas

Eén van de grootste problemen waarmee Europa geconfronteerd wordt is de massale werkloosheid. Om hoofd te bieden aan dit probleem, voeren de regeringen maatregelen in, maar waarvan tot nu toe geen enkele afdoend antwoord biedt. De film bestaat uit een reeks portretten van de voornaamste getroffenen, de werklozen zelf, en toont op striemende wijze aan dat de genomen maatregelen niet zozeer de werkloosheid als de werklozen zelf bestrijden : de uitkeringen gaan naar omlaag, en worden zelfs afgeschaft, de verplichting om actief naar werk te zoeken en uiteindelijk eender welk werk aan te nemen, enzovoort. De filmmaakster onderzocht en vergeleek de situatie in vier landen - Groot-Brittannië, Duitsland, België en Frankrijk. De maatregelen die gebaseerd zijn op Europese directieven, leiden overal tot druk op de lonen (die naar omlaag moeten) en arbeidsvoorwaarden (die steeds meer en meer onzeker, « precair » worden). Een document als een mokerslag, dat zich in een zeer actueel debat inschrijft : de in vraagstelling van het sociale zekerheidssysteem in Europa.

+ ontmoeting / debat

12.11 > 20:00
Le temps de vivre

Begin jaren Œ80 getuigen jongeren uit een arbeidersmilieu, allen werkloos, van hun wens om een beter leven te bereiken. De fabrieken sluiten één na één, maar de jongeren blijven dromen. Er zijn zij die niet willen werken, hun vrienden-arbeiders die echt niet werkloos willen zijn, een vakbondsgedelegeerde vol idealen over volledige tewerkstelling, allemaal op café. Dit document getuigt van een crisisperiode waar de maatregelen om de werkloosheidsuitkering te verminderen tot woelige manifestaties leidden tegen de vreugdeloze maatregelen van de regering.—

13.11 > 18:00
Le chômage a une histoire.

In 1967 (250 000 werkzoekenden) maakte Georges Pompidou, eerste minister van Frankrijk, zich zorgen : « indien we op een dag aan honderdduizend werklozen zijn, dan is het revolutie ». De revolutie kwam niet. Wat dan wel ? Een leger interim-werkers, contracten van bepaalde duur, de arbeidersnederlaag, de verzwakking van de syndicaten, de ontmanteling van de zorgstaat en de fragmentatie van de volksklassen. Het personage van Edouard Balladur illustreert treffend de tegenstelling tussen twee tijdperken : in 1968 speelt het jonge raadslid van Pompidou mijnenveger voor het rode gevaar. Dertig jaar later vertelt de ex-minister op misprijzende toon dat hij niets tegen de woorden « flexibiliteit » en « precariteit » heeft. In tussentijd ligt de salarismaatschappij aan diggelen, zijn de beschermingssystemen eraan, en worden de « linkse » waarden ­gelijkheid, broederlijkheid- in het belachelijke getrokken.

De film vertelt in twee delen de geschiedenis van het fenomeen werkloosheid in Frankrijk, met getuigenissen van beleidsmakers, fragmenten van archiefbeelden en fictiefilm, reportages over werklozen... zie ook de sprekende beelden van de beruchte zakenman Bernard Tapie en zanger Yves Montand, die getuigen van het ideologische werk vereist om mentale patronen te veranderen.

+ ontmoeting met de regisseur

13.11 > 20:00
La comédie du travail

"La comédie du travail", een ongerijmde, demente mini fabel op het thema "werkzoekenden", schetst de parallelle portretten van een professionele dopper die vastberaden is niks te doen en een obsessief promotor van "werk ten allen prijze". We ontmoeten er tevens : een soortement Moeder Theresa Van Den Dop die alles in het werk stelt een job te bezorgen aan hen die er geen willen. In Frankrijk kwam alleen Luc Moullet in aanmerking om met een onderwerp als werkloosheid zo"n film te maken. Moullet is afkomstig uit de Nouvele Vague ; hij is koddig ex-criticus van Cahiers du Cinéma en droogkomisch cineast, gespecialiseerd in sarcasme en bijtende spot. Op 25 jaar tijd knutselde hij 6 gagfilms in elkaar, op de grens van subversief en ongepast. "La comédie du travail" ligt in de lijn van "Une aventure de Billy the Kid" en "Anatomie d’un repas" ­ en is nogmaals een essay in zwarte dwaasheid. De regisseur betreurt slechts één ding : "Als motto voor mijn film had ik de volgende uitspraak van een bekend humorist willen gebruiken : "De mens is niet gemaakt om te werken ; het bewijs : werk maakt hem moe".

18.11 > 20:00
Het bal van de doppers

In de strijd tegen het chagrijn, stellen we je een gevarieerde avond voor, met kortfilms (activistisch en / of zelfspottend) en bedrijfsfilmpjes (zeer serieus), en met interventies, liedjes, onverwachte gasten... En waarom zouden we geen paske wagen op de danspiste om het einde van de stempelcontrole passend te vieren, met een vrolijkdecadent anti-labeur bal, opgeluisterd door Matthieu Ha & les Novembristes en hun subliminale dia’s tegen het werk ! Dit alles gratis toegankelijk, hoera !

Wat er o.a. op het scherm passeert (in willekeurige volgorde) :

- kortfilms van de DVD "Precarity" (Euromayday 2005)

"Yo Mango Tango" (Barcelona) - "St precarius goes shopping" (Milano), "Contrato Basura", "Nous sommes partout" (plateforme des intermittents / platform)...

- en ook : "ONEM ou on n’aime pas" (André François) - "Twice a month gang" (Hugues Haussman) - "PleinOPENair" (Hugo Van der Vennet)

- and more...

19.11 > 20:30
Welfare

In het kader van zijn observatiewerk en zijn kritiek op de Amerikaanse instellingen, filmt Frederick Wiseman in 1974 het dagelijkse leven in een Social Welfare Center in New York. Gedurende verschillende maanden, woont hij als stille getuige de discussies bij tussen de werknemers en de gebruikers. Ze worden van de éne dienst naar de andere gestuurd, steeds verplicht zich te verantwoorden en een rol op te voeren om te kunnen genieten van hun uitkering. Honderden mensen, wanhopig en verontwaardigd, maar steeds waardig, onderwerpen zich gedurende twee en een halfuur aan de camera van de meester van de "directe" cinema. De conversaties, integraal gereconstrueerd, zonder commentaar, doen de kijker letterlijk in het vreselijke aquarium van de sociale werkelijkheid duiken waar arme stumperds stranden in de netten van een overbelaste en machteloze administratie. Nee, dit is geen samenvatting van een futuristische en visionaire B-serie. Dit speelt zich af in de Verenigde Staten in 1975.
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20.11 > 20:00
http://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=766&lang=fr