> Carte Blanche VIKALP

Carte blanche VIKALP

"L’an dernier, le prestigieux Festival du film documentaire et d’animation de Bombay (MIFF) a décidé que, pour participer à cette manifestation, les films indiens devaient être en mesure de présenter un certificat de censure. Cela revenait à dire qu’en serait exclu le meilleur des films indépendants, tous ceux contenant quelques vérités politiques difficiles à dire et à transmettre, les films traitant d’une sexualité alternative, ceux qui se voulaient expérimentaux dans leur approche ou "déviants" de ce qu’est l’idée officielle du documentaire. Face aux protestations et à la menace d’un boycott international, le MIFF est revenu sur cette censure. Mais il s’agissait en fait d’une mise en scène, une inscription sur papier, non suivie d’effets. En signe de protestation, plus de 250 réalisateurs en provenance de toutes les régions de l’Inde ont organisé une impressionnante manifestation. On vit émerger un festival parallèle, juste de l’autre côté de la rue. Il se donna pour nom "Vikalp : Films For Freedom". Une semaine durant, chaque jour, une salle de cinéma improvisée, avec projecteur loué et coussins éparpillés au sol, des foules de public enthousiaste ont tourné le dos au MIFF et sont venus nous acclamer. Si notre sélection comprend certains des temps forts du festival Vikalp, il rend aussi hommage aux pionniers qui nous ont indiqué le chemin à suivre, bien avant que le documentaire ne trouve, dans notre pays, le public qui lui était dû. Nous sommes donc heureux de vous présenter cette sélection, large spectre de documentaires indiens. Ils vont de l’activisme politique le plus radical aux films traitant de poésie et d’art, à d’autres plus personnels et aux courts métrages expérimentaux qui jouent avec la forme filmique. Ils sont aussi représentatifs des questions que se pose, aujourd’hui, le cinéma indépendant indien. Enfin, ils nous offrent une certaine vision sur notre groupe : celui des Films For Freedom". (Vikalp)

Jabeen Merchant, membre du collectif, sera notre invitée du 6 au 9 octobre. Elle introduira les séances Vikalp et replacera les films dans leur contexte.

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Présentation : Films For Freedom

Les films présentés le 8 octobre à 19h seront précédés d’une présentation du mouvement "Films for Freedom", depuis ’Campaign Against Censorship’ jusqu’à aujourd’hui.


Jari mari : of cloths and other stories

Les fabricants de textile, sur lesquels reposait l’économie de Bombay, ont mis clé sous porte. Jari Mari est le nom d’un bidonville proche de l’aéroport de Bombay ; ses rues étroites sont remplies d’ateliers où hommes et femmes gagnent à peine de quoi vivre. Les autorités veulent démolir Jari Mari pour agrandir l’aéroport. Face à la caméra, les pauvres parlent de leur vie d’une manière détachée. Les mains des ouvrières ne cessent de travailler, même devant l’objectif.

+ Cosmopolis : Two tales of a city

Paromita Vohra, 2004, IN, video, vo st ang, 15'

Deux Mumbaikars. Il y a la Bombay ouvrière avec son industrie du textile qui connut un essor international. Mais qu’en subsiste-t-il ? Et la Bombay gastronomique, lieu de confrontation entre Anapurna, déesse de la gastronomie, patronne de Bombay, et sa soeur Laxmi, déesse de la fortune.

06.10 > 20:00
Cosmopolis : Two tales of a city

Deux Mumbaikars. Il y a la Bombay ouvrière avec son industrie du textile qui connut un essor international. Mais qu’en subsiste-t-il ? Et la Bombay gastronomique, lieu de confrontation entre Anapurna, déesse de la gastronomie, patronne de Bombay, et sa soeur Laxmi, déesse de la fortune.


Kutty japanin kuzhandaigal Children of mini Japan

Une petite ville du Tamil Nadu est le producteur principal d’allumettes et de feux d’artifice en Inde. Bienvenue à Sivakasi ! Mais pourquoi la comparer au Japon ? "Parce qu’au Japon on travaille vite, très vite et on est productif". Tel est le discours quotidien des chefs d’usines aux ouvriers. Ce qui saute aussi aux yeux : les ouvriers ne dépassent pas 16 ans. La région aride n’est pas cultivable, c’est donc avec un certain fatalisme que les familles démunies commencent à travailler dès le plus jeune âge. "Montre tes images au gouvernement pour qu’il nous aide", répète une femme devant la caméra. Considéré comme un des films clé du documentaire en Inde, le film joue d’une cinématograhie habile. Il a obtenu la Colombe d’Or au Festival de Leipzig, ainsi que le Prix du Citoyen au Festival de Yamagata (Japon).

08.10 > 18:00
Sunder Nagri City beautiful

City Beautiful raconte l’histoire de deux familles vivant dans un quartier ouvrier (Sunder Nagri) de Delhi. La plupart des habitants de ce quartier sont tisserands. Au cours des dix dernières années, ils ont assisté à la disparition progressive du métier à tisser manuel, entraînée par la mondialisation. Ces familles, désormais confrontées aux problèmes du chômage et de l’oisiveté des hommes, luttent pour comprendre un monde qui ne cesse de les repousser vers la marge. Le film rend hommage à l’extraordinaire force de la femme au sein du cercle familiale. Rahul Roy est un documentariste renommé. Il est à l’origine de "Campaign against censorship" et membre actif du Freedom Films Group. Son film a été primé au festival Cinéma du Réel.

+ New Empire

Kurush Canteenwala, 2002, IN, video, vo st ang, 35'

New Empire est la chronique d’une rencontre personnelle avec le néo-colonialisme. Cette rencontre a pour cadre le souvenir d’un restaurant iranien, typique de Bombay, situé au coeur de la vieille ville : le "New Empire Restaurant and Bakery". Aujourd’hui, devenu McDonald’s. Le film explore les changements du paysage urbain induits par la mondialisation.

+ Présentation : Films For Freedom
Les films présentés le 8 octobre à 19h seront précédés d’une présentation du mouvement "Films for Freedom", depuis ’Campaign Against Censorship’ jusqu’à aujourd’hui.

08.10 > 19:00
New Empire

New Empire est la chronique d’une rencontre personnelle avec le néo-colonialisme. Cette rencontre a pour cadre le souvenir d’un restaurant iranien, typique de Bombay, situé au coeur de la vieille ville : le "New Empire Restaurant and Bakery". Aujourd’hui, devenu McDonald’s. Le film explore les changements du paysage urbain induits par la mondialisation.


Something Like A War

En 1952, le gouvernement indien lança un projet de "planning familial", mis au point en collaboration avec des experts occidentaux. Ce programme se fondait sur l’hypothèse que la reproduction incontrôlée des pauvres et des illettrés était la cause principale de l’arriération du pays ; on pensait en effet que le contrôle des naissances était la clé du succès. Or, le programme n’est pas parvenu à réduire radicalement le taux de natalité. Ce film nous montre le cynisme, la corruption et la brutalité qui ont caractérisé la mise en oeuvre du programme. Deepa Dharanj défend la cause des femmes depuis 1980. Hormis le cinéma, elle s’intéresse aussi à la théorie des médias et à l’éducation primaire. Elle a enseigné la vidéo à des femmes activistes du Sud-Est asiatique.

Dans le cadre de Nazar (voir Rencontres).

09.10 > 18:00
Kamlabai

Kamla Gokhale, une des premières actrices de théâtre marathe, fut aussi la première femme à apparaître à l’écran en Inde. Connue sous le nom de Kamlabai, elle interprétait non seulement les rôles principaux du répertoire classique mais aussi des rôles masculins. Devenue vieille et infirme, elle n’a perdu ni son enthousiasme ni sa verve lorsqu’elle raconte ses débuts. Les entretiens sont l’ingrédient principal du film, où le passé se mêle au présent : photographies, reconstitutions, musiques d’époque, extraits des films de Dadasaheb Phalke (un réalisateur novateur du muet). Ainsi sont évoquées les années oubliées du début du XXè siècle. Ce film n’est pas seulement nostalgique, c’est aussi un témoignage sur l’évolution du cinéma et du théâtre en Inde, vue à travers les luttes des femmes.

Dans le cadre de Nazar (voir Rencontres).

09.10 > 20:00
Scribbles on Akka

Au 12ème siècle, une poétesse du nom d’Akka Mahadevi défie l’ordre établi. Revendiquant son union avec le dieu Shiva, elle refuse le mariage avec un prince et mène une vie d’ascète. A l’époque, ses choix font scandale et donne lieu à des commérages. Le village qui l’a vu naître a érigé un temple où est conservée sa statue. Des pélerins et des disciples lui vouent un véritable culte. Icône des féministes en Inde, Akka incarne les débuts de la conscience féminine. Elle inspire des poèmes, des peintures ou des pièces de théâtre. Le film tente de saisir la personnalité d’Akka par le recours à la mise-en-scène, à la reconstitution et à la comédie musicale. Ce film a reçu le "National Award for Best Anthropological film".

Dans le cadre de Nazar (voir Rencontres).

09.10 > 22:00
Manjuben Truck driver

Miss Manju est un routier qui défie tous les stéréotypes sociaux indiens. Mi-Shiva, mi-Shakti, comme Manju se décrit elle-même, elle s"est construit une identité qui va à l"encontre de tous les codes socio-culturels de son pays, gagnant ainsi le respect de ses pairs. Cette nouvelle identité est délibérément masculine et semble s"accompagner de toute une série de clichés virils. Pourtant, Manju est une énigme qui défie cette simple catégorisation. Magnifiquement filmé, avec de nombreux gros plans révélant l"agitation des routes indiennes, ce documentaire est structuré comme un conte poétique qui dresse le portrait de son héroïne, mais aussi du paysage social qui l"entoure.
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13.10 > 20:00
Snapshots From A Family Album

Après ses études de cinéma, Mukul entreprend un film ayant pour acteurs involontaires les membres de sa famille. Il y a d’abord sa mère qui travaille dans un collège et qui n’aime pas être filmée. Et puis son père, jeune retraité qui s’occupe désormais de son jardin potager. Et ensuite son frère, cité en exemple parce qu’il travaille dur et qu’il va bientôt se marier. Tour à tour, toute la famille défile devant l’objectif de Mukul qui rêve de faire un grand film artistique sous l’oeil incrédule des siens. Sur un mode plus léger que la plupart des autres documentaires, ce film nous introduit dans l’intimité d’une famille de la classe moyenne. On partage avec elle ses préparations culinaires, ses rituels religieux, sess soirées TV, ses voyages en villégiature. A force de gentillesse et d’obstination, Mukul parvient aussi à recueillir les confidences. Tandis que le jeune réalisateur est occupé à filmer sa mère assoupie, celle-ci lui lache que le cinéma artistique n’est utile à personne.

14.10 > 19:00
Narayan Gangaram Surve

Narayan Gangaram Surve ne connaît ni sa date de naissance, ni sa religion, ni sa caste. Il a été abandonné aux portes d"une usine, peu après sa naissance. Pendant des années, il s"est débattu avec son identité inconnue et son absence de racines. Son esprit, enfin, s"apaise dans l"écriture. Il devient un poète contemporain marathe acclamé. L"industrie textile à Bombay constitue la toile de fond de ce film. Le réalisateur utilise une technique narrative novatrice et se sert brillamment de l"image pour construire un récit complexe, fort, et traduire par des métaphores visuelles les poèmes du héros. Ce film a reçu le prestigieux Lotus d"or au National Film Festival et le National Award for Best Non-Feature Film. —

15.10 > 18:00
A Night of Prophecy

Dans ce film, on voyage à travers le sous-continent indien, dans les états du Maharashtra, de l’Andhra Pradesh, du Nagaland et du Cachemir. Enrichis des particularismes culturels de chaque état, les récits poétiques se fondent les uns dans les autres et laissent entrevoir un language universel et symbolique, celui de l’écriture, de la poésie. Les vers chantent la révolution, l’indépendance, l’oppression. Rarement, l’équilibre entre le visuel et le poétique aura atteint une telle fusion. Les films d’Amar Kanwar sont appréciés et reconnus dans le monde entier.

+ Ebang falguni [The lost lines of a beauty monster]

Sharmy Pandey, 2004, IN, video, vo st ang, 21'

Le film est un poème visuel en pixels pour pénétrer l’univers tourmenté de Falguni Roy. Ses vers, écrits avec les tripes, évoquent l’image rimbaldienne du poète perdu dans la grande ville. La réalisatrice du film, elle-même poétesse, travaille à Calcutta dans une structure alternative qui cherche à promouvoir les jeunes artistes bengalis.

15.10 > 19:00
Ebang falguni The lost lines of a beauty monster

Le film est un poème visuel en pixels pour pénétrer l’univers tourmenté de Falguni Roy. Ses vers, écrits avec les tripes, évoquent l’image rimbaldienne du poète perdu dans la grande ville. La réalisatrice du film, elle-même poétesse, travaille à Calcutta dans une structure alternative qui cherche à promouvoir les jeunes artistes bengalis.


Kumar Talkies

A Kalpi, petite ville du nord de l’Inde, le cinéma est une des rares distractions populaires avec les jeux de société à même le trottoir ou les écrans de télévision en vitrine. Il y a trente ans, le père du réalisateur a ouvert une salle de cinéma, la dernière encore en activité. Peu importe le film qui y est montré, les spectateurs (exclusivement masculins) s’y pressent pour quelques roupies. Les séances sont souvent interrompues par des coupures électriques et le projectionniste a tendance à sauter les bobines qui ne comportent pas de scènes de comédie musicale. Le microcosme du cinéma est un prétexte pour dresser le portrait de cette ville qui fut autrefois le théâtre de fameuses batailles et pour partir à la rencontre de ses habitants durement touchés par le chômage. Car, à l’image de la salle de cinéma délabrée, les conditions de vie à Kalpi se sont détériorées. Ce film a reçu le "National Award for Best Audiography".

+ Brihannala ki khelkali [Dancing othello]

Ashish Avikunthak, 2002, IN, 16mm, vo st ang, 18'

Une exploration de la rencontre créative entre deux traditions classiques : le drame shakespearien et le Kathakali, théâtre dansé de l’Inde méridionale. Une hybridation emblématique de l’ironie post-coloniale.

16.10 > 18:00
Brihannala ki khelkali Dancing othello

Une exploration de la rencontre créative entre deux traditions classiques : le drame shakespearien et le Kathakali, théâtre dansé de l’Inde méridionale. Une hybridation emblématique de l’ironie post-coloniale.


Carte blanche VIKALP

Vorig jaar besliste het prestigieuze filmfestival van Bombay voor documentaire en animatiefilm (MIFF) dat Indiase films voortaan een censuurattest moeten kunnen voorleggen om te mogen deelnemen aan het event. Met andere woorden, de beste independent films werden impliciet de deur gewezen : politieke prenten die pijnlijke waarheden aan de kaak stellen, films met seksuele thema’s buiten de mainstream, of die vormelijke experimenten aangingen... Kortom, al wat niet strookt met de officiële visie van wat een documentaire moet zijn. De felle reacties lieten niet op zich wachten, er werd prompt gedreigd met een boycot, en het MIFF kwam op z’n beslissing terug. Officieel, althans, want de facto bleef het verbod van kracht. Meer dan 250 filmmakers uit heel India kwamen op straat om te protesteren. Pal tegenover het MIFF rees uit het niets een alternatief festival op : "Vikalp : Films For Freedom". Een week lang liepen elke dag massa’s mensen weg van het MIFF om ons te komen bejubelen in onze geïmproviseerde filmzaal. De projector was gehuurd, de grond lag bezaaid met kussens.... Het werd een waar feest voor de vrijheid van meningsuiting en de onafhankelijke geest van documentaires. Hoe zijn we tot een dergelijke revolutie gekomen ? In de loop der jaren heeft de Indische documentaire een lange weg afgelegd en een vaak moeizame strijd geleverd. Dit is ook te zien in onze selectie die enkele van de beste films van het Vikalp-festival omvat, maar die eveneens een hulde is aan de pioniers die ons op weg hebben geholpen, lang vóór er in ons land een publiek bestond voor documentaires. Met veel genoegen brengen we u dus deze selectie die een breed spectrum aan Indiase documentaires omvat, van radicaal politiek activisme tot en met films over poëzie en kunst, over meer persoonlijke films en experimentele kortfilms. Deze prenten weerspiegelen bovendien de vragen waarmee de onafhankelijke Indiase film geconfronteerd wordt. En, last but not least, ze bieden een visie op onze groep : de Films For Freedom." (Vikalp)

Jabeen Merchant, lid van het collectief, is onze gast van 6 t.e.m. 9 oktober. Ze leidt de Vikalp-voorstellingen in en plaatst de films in hun context.

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Presentatie : Films For Freedom

Op 8 oktober om 19u worden de films ingeleid door een een presentatie van de beweging "Films for Freedom", vanaf hun campagne tegen censuur tot de huidige stand van zaken.


Jari mari : of cloths and other stories

De textielfabrieken die de ruggengraat van de Bombayse economie vormden zijn gesloten. Jari Mari is de naam van een sloppenwijk dicht bij de luchthaven. Overal in de enge straatjes staan werkplaatsen waar mannen en vrouwen werken in ruil voor een overlevingssalaris. De overheid wil Jari Mari slopen om de luchthaven uit te breiden. Voor de camera vertellen de straatarme bewoners opvallend onthecht over hun leven. Al werkend, want stoppen doen ze nooit.

+ Cosmopolis : Two tales of a city

Paromita Vohra, 2004, IN, video, vo st ang, 15'

Twee Mumbaikars. Er is Het Bombay van de werklui, met zijn textielindustrie. Vroeger had die vroeger een internationale uitstraling, maar veel blijft daar niet van over. En er is het culinaire Bombay, het toneel van de strijd tussen Anapurna, de godin van de betere keulen, beschermster van Bombay, en haar zus Laxmi, godin van de rijkdom.

06.10 > 20:00
Cosmopolis : Two tales of a city

Twee Mumbaikars. Er is Het Bombay van de werklui, met zijn textielindustrie. Vroeger had die vroeger een internationale uitstraling, maar veel blijft daar niet van over. En er is het culinaire Bombay, het toneel van de strijd tussen Anapurna, de godin van de betere keulen, beschermster van Bombay, en haar zus Laxmi, godin van de rijkdom.


Kutty japanin kuzhandaigal Children of mini Japan

Het gros van de lucifer- en vuurwerkproductie in India komt uit een stadje in Tamil Nadu. Welkom in Sikavasi ! Maar waar komt de vergelijking met Japan toch vandaan ? "Omdat men in Japan ontzettend snel werkt en zeer productief is" : dat is wat de arbeiders elke dag te horen krijgen van hun bazen. Ook opvallend : alle arbeiders zijn jonger dan 16. Deze dorre regio is onvruchtbaar, en de arme families hebben weinig andere keuze dan zeer jong te beginnen werken. "Laat je beelden maar aan de regering zien, dat ze ons eens helpen", herhaalt een vrouw voor de camera. Deze handig gemonteerde film wordt beschouwd als één van de sleutelwerken van de Indiase documentaire. Hij kreeg een prijs op het Festival van Leipzig en op het Festival van Yamagata (Japan).

08.10 > 18:00
Sunder Nagri City beautiful

City Beautiful vertelt het verhaal van twee families uit Sunder Nagri, een arbeiderswijk in Delhi. Het gros van de inwoners daar zijn wevers. In het laatste decennium zagen ze geleidelijk het traditionele weefgetouw wijken voor de globalisering. Vandaag worden deze families geconfronteerd met werkloosheid en niksende/luierende (??) mannen, en proberen ze wanhopig hun plaats te vinden in een wereld die hen almaar verder in de marge duwt. Deze film is een eerbetoon aan de kracht van de vrouw binnen de familiekring. Rahul Roy is een gevierd documentairemaker ; hij stond aan de wieg van de "Campaign against censorship" en is lid van de Freedom Films Group. Zijn film viel in de prijzen op het festival Cinéma du Réel.

+ New Empire

Kurush Canteenwala, 2002, IN, video, vo st ang, 35'

New Empire is de kroniek van een persoonlijke ontmoeting met het neokolonialisme. Het decor van die ontmoeting is de herinnering aan een typisch Bombays "Iraans" restaurant in het hartje van de historische stad : het "New Empire Restaurant and Bakery". Vandaag huist op die plek een McDonald’s. De film onderzoekt de veranderingen die de globalisering in het stadsbeeld aanbracht.

+ Presentatie : Films For Freedom
Op 8 oktober om 19u worden de films ingeleid door een een presentatie van de beweging "Films for Freedom", vanaf hun campagne tegen censuur tot de huidige stand van zaken.

08.10 > 19:00
New Empire

New Empire is de kroniek van een persoonlijke ontmoeting met het neokolonialisme. Het decor van die ontmoeting is de herinnering aan een typisch Bombays "Iraans" restaurant in het hartje van de historische stad : het "New Empire Restaurant and Bakery". Vandaag huist op die plek een McDonald’s. De film onderzoekt de veranderingen die de globalisering in het stadsbeeld aanbracht.


Something Like A War

In 1952 lanceerde de Indische regering een groot project rond "familiale planning", op punt gesteld in samenwerking met Westerse deskundigen. Dit programma baseerde zich op de hypothese dat de ongecontroleerde voortplanting van armen en analfabeten de hoofdoorzaak was van de achterstand van het land ; men dacht namelijk dat geboortebeperking de sleutel tot succes vormde. Welnu, ondertussen heeft men kunnen vaststellen dat het programma er niet in geslaagd is de geboortecijfers drastisch naar omlaag te helpen. Deze documentaire toont ons het cynisme, de corruptie en de brutaliteit die gepaard ging met de invoering van het programma. Sinds 1980 strijdt Deepa Dharanj voor vrouwenrechten. Behalve film, interesseert ze zich ook in mediatheorie en basisonderwijs. Zij geeft lessen video aan Zuid-Oost Aziatische activisten.

In het kader van Nazar (Zie Ontmoetingen)

09.10 > 18:00
Kamlabai

Kamla Gokhale, één van de voornaamste actrices van het Mahrattisch theater, was ook de eerste vrouw die in India op het grote scherm verscheen. Bekend onder de naam Kamlabai, vertolkte ze niet alleen de hoofdrollen uit het klassieke repertoire, maar gaf ze soms ook gestalte aan mannelijke personages. Ondanks haar leeftijd en invaliditeit,

heeft ze niets van haar enthousiasme en brio verloren wanneer ze over haar beginjaren vertelt. De gesprekken vormen de hoofdmoot van de documentaire. Het verleden vermengt met het heden. Aan de hand van foto’s, reconstructies, muziek van toen, fragmenten uit de films van Dadasaheb Phalke (één van de vernieuwers van de stille film) worden de vergeten jaren aan het begin van de 20ste eeuw opgeroepen. Meer dan enkel nostalgisch, is de film een getuigenis over de evolutie van de Indische cinema en theater, gezien doorheen de strijd om vrouwenrechten.

In het kader van Nazar (Zie Ontmoetingen)

09.10 > 20:00
Scribbles on Akka

In de 12de eeuw daagt een dichteres, Akka Mahadevi genaamd, de gevestigde orde uit. Zich beroepend op haar verbintenis met de god Shiva, weigert ze het huwelijk met een prins en leidt ze een ascetisch leven. Haar keuzes waren in die tijd aanleiding tot een schandaal en vormden het voorwerp van geroddel. Het dorp waar ze geboren was, richtte een tempel op waar haar standbeeld wordt bewaard. Pelgrims en volgelingen wijden een ware cultus aan haar. Als icoon van de feministen in India, incarneert Akka het begin van de vrouwelijke bewustwording. Zij vormt de inspiratie voor gedichten, schilderijen of theaterstukken. Door toevlucht te zoeken in enscenering, reconstructie en muzikale komedie, tracht deze film haar persoonlijkheid te vatten. De film kreeg de "National Award for Best Anthropological film".

In het kader van Nazar (Zie Ontmoetingen)

09.10 > 22:00
Manjuben Truck driver

Miss Manju is een truckster die indruist tegen alle Indiase maatschappelijke cliché"s. Manju omschrijft zichzelf als half Shiva, half Shakti. Ze bouwde een eigen identiteit op die ingaat tegen alle sociaal-culturele gebruiken in haar vaderland, en dwong zo respect af bij haar collega"s. Haar nieuwe identiteit is resoluut mannelijk, en gaat blijkbaar gepaard met een heel aantal machostereotypen. Toch is Manju eerder een raadsel, en ontsnapt ze aan dergelijke al te eenvoudige typeringen. Deze documentaire is adembenemend gefilmd, en toont de hectische Indiase wegen in een overvloed aan close-ups. De film is opgebouwd als een poëtisch sprookje over Manju, maar ook over het sociale landschap waarin ze rondrijdt—
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13.10 > 20:00
Snapshots From A Family Album

Na zijn filmstudies maakt Mukul een film met zijn onwillige familieleden als onderwerp. Er is vooreerst zijn moeder die in een college werkt en die er niet van houdt om gefilmd te worden. Er is zijn vader, jong gepensioneerd, die in de moestuin werkt. Zijn broer is het voorbeeld voor de familie : hij werkt hard en staat op trouwen. Ieder om de beurt defileert voor de camera van Mukul die ervan droomt om een grote artistieke film te maken onder het sceptische oog van de zijnen. Op lichte toon introduceert deze documentaire ons in een familiale kring van de middenklasse. We zien culinaire voorbereidingen, religieuze rituelen, TV avonden, uitstapjes naar het buitenverblijf... Met vriendelijke vastberadenheid ontfutselt Mukul enkele vertrouwelijkheden. Terwijl de jonge regisseur zijn bedaarde moeder interviewt, vertrouwt zij hem toe dat artistieke films niet nuttig zijn.

14.10 > 19:00
Narayan Gangaram Surve

Narayan Gangaram Surve kent noch zijn geboortedatum, noch zijn religie of kaste. Hij werd vlak na de bevalling te vondeling gelegd aan de poorten van een fabriek. Jarenlang worstelde hij met zijn onbekende identiteit en de afwezigheid van roots. Zijn geest vindt uiteindelijk rust in het schrijven. Hij wordt een gevierd hedendaags Mahrattisch dichter. De textielindustrie van Bombay vormt het decor voor deze documentaire. De regisseur hanteert een innovatieve verteltechniek en maakt op briljante wijze gebruik van beelden om een complex verhaal neer te zetten en de gedichten van het hoofdpersonage in sterke visuele metaforen te vertalen. Deze film heeft de prestigieuze Gouden Lotus op het National Film Festival in de wacht gesleept alsook de National Award for Best Non-Feature Film. —

15.10 > 18:00
A Night of Prophecy

In deze documentaire reizen we doorheen het Indische subcontinent, in de provincies Maharashtra, Andhra Pradesh, Nagaland en Kashmir. Gevoed door de culturele bijzonderheden van elke provincie, vermengen de gedichten zich met elkaar en laten een glimp zien van een universele en symbolische taal, de taal van het schrift, van de poëzie. De versregels bezingen de revolutie, de onafhankelijkheid, de onderdrukking. Zelden heeft het samengaan van het visuele en het poëtische zo’n evenwicht bereikt. De films van Amar Kanwar worden over de hele wereld gesmaakt en erkend.

+ Ebang falguni [The lost lines of a beauty monster]

Sharmy Pandey, 2004, IN, video, vo st ang, 21'

De film is een visueel gedicht in pixels dat het getormenteerde universum van Falguni Roy wil doordringen. Zijn verzen, vanuit de onderbuik geschreven, roepen het beeld op à la Rimbaud van een dichter verloren in de grote stad. De regisseur van de film, zelf een dichteres, werkt in Calcutta in een alternatieve organisatie die jonge Bengaalse kunstenaars wil promoten.

15.10 > 19:00
Ebang falguni The lost lines of a beauty monster

De film is een visueel gedicht in pixels dat het getormenteerde universum van Falguni Roy wil doordringen. Zijn verzen, vanuit de onderbuik geschreven, roepen het beeld op à la Rimbaud van een dichter verloren in de grote stad. De regisseur van de film, zelf een dichteres, werkt in Calcutta in een alternatieve organisatie die jonge Bengaalse kunstenaars wil promoten.


Kumar Talkies

In Kalpi, een kleine stad in het Noorden van India, is de bioscoop ­samen met gezelschapspelen, de straat en televisieschermen in etalages ­ één van de weinige populaire ontspanningsmogelijkheden. Dertig jaar geleden heeft de vader van de regisseur een cinema geopend, vandaag de laatste nog actieve bioscoopzaal. Eender welke film er wordt vertoond, de toeschouwers (uitsluitend mannen) verdringen er zich voor enkele roepies. De voorstellingen worden vaak onderbroken door elektriciteitspannes en de operator heeft de neiging om de filmspoelen zonder muzikale nummers over te slaan. De microkosmos van de cinema is een voorwendsel om een portret te schetsen van deze stad, ooit het toneel van vermaarde veldslagen, en om zijn hard door werkloosheid getroffen inwoners te ontmoeten. Want, naar analogie met de gehavende bioscoop, zijn de levensomstandigheden in Kalpi erop achteruit gegaan. Deze documentaire werd onderscheiden met de "National Award for Best Audiography".

+ Brihannala Ki Khelkali [Dancing Othello]

Ashish Avikunthak, 2002, IN, 16mm, vo st ang, 18'

Een exploratie van de creatieve ontmoeting tussen twee klassieke tradities : het Shakespeariaans dram en het Kathakali, het danstheater van de zuidelijk India. Een allegorische mix van postkoloniale ironie.

16.10 > 18:00
Brihannala Ki Khelkali Dancing Othello

Een exploratie van de creatieve ontmoeting tussen twee klassieke tradities : het Shakespeariaans dram en het Kathakali, het danstheater van de zuidelijk India. Een allegorische mix van postkoloniale ironie.


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