> BRITISH !Documentary

BRITISH ! image a nation.

Grace à l’intervention de structures publiques comme le British Film Institute ou depuis les années ’80 de certaines chaînes de télé, le documentaire a toujours eu une place importante dans le cinéma anglais. Si il est vrai que l’Angleterre a toujours été chef de file en matière de programmes factuels télé, elle est aussi le pays où sont nés les premiers « docu-soaps » et où ont été créés les « reality gameshows » qui par après ont fait le tour de la planète. Dans ce contexte quelques auteurs commencent à émerger, avec des prises de position explicites et radicales. Ceux pour lesquels nous avons eu un coup de coeur seront là pour accompagner et débattre de leur film.


Calais + The Lift

+ Calais - la dernière frontière

Marc Isaacs, 2003, GB, video, vo st fr, 59'

Pour certains touristes britanniques peu fortunés, Calais ca signifie les vacances à bon marché et les produits détaxés. Pour d’autres « voyageurs », venus de pays tourmentés, c’est la dernière étape (Sangatte) avant d’atteindre la terre promise. Le film de Marc Isaacs offre une confrontation saisissante entre ces deux mondes que tout sépare. Perdus au milieu de ces allées-venues, il y a aussi quelques Anglais qui se sont installés à Calais en espérant y faire des affaires et qui finalement se retrouvent endettés. Et tous semblent désemparés, pris au piège de la modernité dans cette ville de transit.
L’art documentaire de Marc Isaacs consiste à rendre les personnages de ces films dans toute leur vérité, dans toute leur beauté aussi. Sa caméra sait se faire oublier, pour qu’il ne reste plus que la rencontre entre un documentariste qui cherche à élucider le réel et quelqu’un qui se débat avec ce même réel. La complicité qu’il parvient à créer nous vaut des moments bouleversants ou tragi-comiques. Comme cet Afghan, seul au monde et dénué de tout, qui essaie des bonnets invraisemblables et qui se retourne vers son son ami-réalisateur pour solliciter son avis. Ou encore comme cette femme aux allures de Castafiore qui confie - entre deux coups de bluffs pathétiques - l’histoire de sa vie, celle des camps où elle fut internée, celle de sa mère dont elle fut séparée à jamais. Ce genre de retournement dont Marc Isaacs est familier nous montre la complexité de l’humain et nous garde de trop vite juger.

+ The Lift

Marc Isaacs, 2001, GB, video, vo st fr, 25'

Un ascenseur dans un immeuble populaire de l’East End londonien. C’est ici que Marc Isaacs s’installe pendant plusieurs jours avec sa caméra. Au début, les résidents sont interloqués, réagissant parfois avec nervosité. Mais rapidement le réalisateur se fait accepter par ceux-ci, qui d’ailleurs finissent par trouver tout naturel de le retrouver là, jour après jour, et d’être interrogé sur leurs rêves, sur leur vie sentimentale, sur leur humeur, sur les petites choses de leurs vies quotidiennes. Vers la fin du tournage l’ascenseur sera finalement ce lieu où passer un moment agréable de la journée, pour y partager une conversation ou un repas avec Marc.
A travers cette galerie de personnages qui défilent dans l’ascenseur, Marc Isaacs dessine le microcosme d’un quartier de l’Est londonien, avec ses côtés populaires et son grand mélange ethnique. Une impression de microcosme accentuée par des gros plan de machinerie ou d’insectes (autres habitants de l’immeuble !) qui jalonnent le film.

08.10 > 20:00 + 16.10 > 22:00
Calais - la dernière frontière

Pour certains touristes britanniques peu fortunés, Calais ca signifie les vacances à bon marché et les produits détaxés. Pour d’autres « voyageurs », venus de pays tourmentés, c’est la dernière étape (Sangatte) avant d’atteindre la terre promise. Le film de Marc Isaacs offre une confrontation saisissante entre ces deux mondes que tout sépare. Perdus au milieu de ces allées-venues, il y a aussi quelques Anglais qui se sont installés à Calais en espérant y faire des affaires et qui finalement se retrouvent endettés. Et tous semblent désemparés, pris au piège de la modernité dans cette ville de transit.
L’art documentaire de Marc Isaacs consiste à rendre les personnages de ces films dans toute leur vérité, dans toute leur beauté aussi. Sa caméra sait se faire oublier, pour qu’il ne reste plus que la rencontre entre un documentariste qui cherche à élucider le réel et quelqu’un qui se débat avec ce même réel. La complicité qu’il parvient à créer nous vaut des moments bouleversants ou tragi-comiques. Comme cet Afghan, seul au monde et dénué de tout, qui essaie des bonnets invraisemblables et qui se retourne vers son son ami-réalisateur pour solliciter son avis. Ou encore comme cette femme aux allures de Castafiore qui confie - entre deux coups de bluffs pathétiques - l’histoire de sa vie, celle des camps où elle fut internée, celle de sa mère dont elle fut séparée à jamais. Ce genre de retournement dont Marc Isaacs est familier nous montre la complexité de l’humain et nous garde de trop vite juger.


The Lift

Un ascenseur dans un immeuble populaire de l’East End londonien. C’est ici que Marc Isaacs s’installe pendant plusieurs jours avec sa caméra. Au début, les résidents sont interloqués, réagissant parfois avec nervosité. Mais rapidement le réalisateur se fait accepter par ceux-ci, qui d’ailleurs finissent par trouver tout naturel de le retrouver là, jour après jour, et d’être interrogé sur leurs rêves, sur leur vie sentimentale, sur leur humeur, sur les petites choses de leurs vies quotidiennes. Vers la fin du tournage l’ascenseur sera finalement ce lieu où passer un moment agréable de la journée, pour y partager une conversation ou un repas avec Marc.
A travers cette galerie de personnages qui défilent dans l’ascenseur, Marc Isaacs dessine le microcosme d’un quartier de l’Est londonien, avec ses côtés populaires et son grand mélange ethnique. Une impression de microcosme accentuée par des gros plan de machinerie ou d’insectes (autres habitants de l’immeuble !) qui jalonnent le film.


The alcohol years + Everyday something

+ The Alcohol Years

Carol Morley, 2000, GB, video, vo st fr, 50'

Quinze ans après avoir fait la java à Manchester et y avoir commis tous les excès, Carol Morley décide de publier une petite annonce pour retrouver les gens qui l"ont connue à cette époque. Amis ou simples connaissances, artistes ou musiciens, devenus fameux ou pas, acceptent ainsi d"être filmés face à la caméra, et de confier les souvenirs qu"ils ont gardés d"elle. En filigrane, « The alcohol years » offre aussi une incursion dans le Manchester mythique et décadent des années Œ80, alors rendez-vous incontournable de la scène pop anglaise.
Le sujet pourrait paraître quelque peu nombriliste. Miraculeusement, le documentaire qui en ressort est un portrait fascinant et courageux de la cinéaste qui prend le parti-pris de ne jamais réagir et d"être confrontée à des souvenirs parfois très crus que les gens lui renvoient. Le portrait en clair-obscur qui se dessine d"elle dépasse la dimension personnelle pour sonder l"humain dans ce qu"il peut avoir de plus libre et de plus extrême. Un portrait plus vrai que nature d"une femme qui a fait fi des conventions, qui s"est vouée corps et âme à ses désirs, jusqu"à la limite de l"auto-destruction.

+ Everyday something

Carol Morley, 2001, GB, video, vo , 14'

A partir de sa collection personnelle d"articles de journaux, Carol Morley réalise ce court-métrage qui se présente comme une suite de petites histoires sans autres liens que l"absurdité qui parcourt ces faits divers. Un narrateur (pour les connaisseurs, John Peel, voix incontournable de BBC Radio One) décrit sur un ton pince-sans-rire les vies tordues et les petits drames humains qui sont à l"origine de ces faits divers : le garçon obsédé par Claudia Schiffer, la ménagère qui séquestre le plombier, le mari qui force sa femme à faire du jogging, Š
Pour Carol Morley, les faits divers sont élevés au rang de scénarios. Ils comportent leur propre histoire, leur propre dramaturgie, leur propre humour. Et ils donnent à voir la société sous un angle tout aussi révélateur qu"une étude sociologique de Baudrillard.

09.10 > 20:00 + 14.10 > 22:00
The Alcohol Years

Quinze ans après avoir fait la java à Manchester et y avoir commis tous les excès, Carol Morley décide de publier une petite annonce pour retrouver les gens qui l"ont connue à cette époque. Amis ou simples connaissances, artistes ou musiciens, devenus fameux ou pas, acceptent ainsi d"être filmés face à la caméra, et de confier les souvenirs qu"ils ont gardés d"elle. En filigrane, « The alcohol years » offre aussi une incursion dans le Manchester mythique et décadent des années Œ80, alors rendez-vous incontournable de la scène pop anglaise.
Le sujet pourrait paraître quelque peu nombriliste. Miraculeusement, le documentaire qui en ressort est un portrait fascinant et courageux de la cinéaste qui prend le parti-pris de ne jamais réagir et d"être confrontée à des souvenirs parfois très crus que les gens lui renvoient. Le portrait en clair-obscur qui se dessine d"elle dépasse la dimension personnelle pour sonder l"humain dans ce qu"il peut avoir de plus libre et de plus extrême. Un portrait plus vrai que nature d"une femme qui a fait fi des conventions, qui s"est vouée corps et âme à ses désirs, jusqu"à la limite de l"auto-destruction.


Everyday something

A partir de sa collection personnelle d"articles de journaux, Carol Morley réalise ce court-métrage qui se présente comme une suite de petites histoires sans autres liens que l"absurdité qui parcourt ces faits divers. Un narrateur (pour les connaisseurs, John Peel, voix incontournable de BBC Radio One) décrit sur un ton pince-sans-rire les vies tordues et les petits drames humains qui sont à l"origine de ces faits divers : le garçon obsédé par Claudia Schiffer, la ménagère qui séquestre le plombier, le mari qui force sa femme à faire du jogging, Š
Pour Carol Morley, les faits divers sont élevés au rang de scénarios. Ils comportent leur propre histoire, leur propre dramaturgie, leur propre humour. Et ils donnent à voir la société sous un angle tout aussi révélateur qu"une étude sociologique de Baudrillard.


BRITISH ! image a nation.

Malgré les récents chamboulements dans le paysage télévisuel britannique, la télévision anglaise reste certainement une référence dans le champs du documentaire télé. Cela est vrai tant au niveau des approches formelles qui y sont expérimentées qu"aux nouvelles formes de langage qui y sont développées, de pair avec l"introduction des nouvelles technologies. Les deux documentaires que nous vous présentons, issus des chaînes digitales de la BBC, en sont un exemple. Tous deux réalisés avec une production extrêmement légère, en mini-dv, ils proposent une vision personnelle et radicale en reflet à un problème de société : celui de la vie des jeunes dans des banlieues dégradées et l"adoption d"un mode de vie qui, dans les cas présentés, est celui des "gangs".


Ghetto + Bad Boy

+ Ghetto on Sea

Adam Smith, 2004, GB, video, vo ang , 60'

Southend-on-Sea, dans le comté de Essex, est surtout connue pour être une destination balnéaire à bon marché. Les dépliants touristiques en exhaltent les plages et les parcs de jeux, mais derrière cette façade se cache une « deuxième ville » : celle des dealeurs . « There’s a big big drug scene » dit Gambit, un aspirant rappeur qui vit à Southend, et un des principaux intervenants dans ce documentaire. Pour beaucoup de jeunes, qui comme lui vivent dans la banlieue, la seule échappatoire à une vie morne et grise, où les possibilités de trouver un emploi sont minimes, c’est de s’épanouir dans une activité qui les passionne. Ainsi Southend compte un nombre incroyable de petites et grandes radios pirates, chacune appartenant à un groupe, voire à un « gang ». Difficile de dire que la paix règne entre elles. L’accès aux ondes est une guerre quotidienne.
« Ghetto on Sea » a été réalisé pour la BBC dans le cadre d’une série de trois documentaires consacrés à la réalité des jeunes vivant dans certaines banlieues anglaises. Accompagné d’une équipe restreinte, c’est en se mettant en première file que Adam Smith suit une tranche de la vie agitée de Gambit, de Killer et d’autres jeunes qui font partie de cette scène radiophonique. Tout en étant fidèle à la réalité qu’il observe, sur le plan du montage le réalisateur adopte un style ludique où se mêlent des références graphiques et musicales propres à ce monde des radios pirates de Southend.

+ 19:00 > Bad Boy

Moby Longinotto, 2004, GB, video, vo ang , 60'

Natty, un jeune homme de Birmingham de dix-neuf ans, sort de prison. Devant la caméra de Moby il fait la promesse qu’il va essayer de « se ranger », de s’intégrer à la société. Cette promesse il la fait pour lui-même mais aussi pour sa fiancée, qui plus que toute autre personne croit en lui. Mais... ce serment ne va pas tenir longtemps. Lentement, et presque inexorablement, Natty se fait rattraper par son ancienne vie, celle des gangs organisés, où sévit une violence qui ne s’exerce pas que contre les autres mais aussi contre soi-même. Pendant six mois Moby va filmer cette redéscente en enfer. Jusqu’à ce qu’il se pose la question de si « oui » ou « non » intervenir.
Réalisé caméra au poing, par le seul réalisateur qui a tout fait (ce qui explique la qualité pauvre du son), « Bad boy » soulève des questions fondamentales dans ce registre du documentaire qui se dit « d’observation » : jusqu’où peut-on aller quand on filme la réalité ? Est-il juste ou pas d’intervenir à certains moments ? Le parti pris radical qui s’affiche dans ce documentaire, tant au niveau de l’approche du sujet qu’à celui de sa production, réduite au stricte nécessaire, a contribué à ce que ce film sorte du contexte télé pour être diffusés dans quelques salles cinéma en Angleterre.

10.10 > 18:00
Ghetto on Sea

Southend-on-Sea, dans le comté de Essex, est surtout connue pour être une destination balnéaire à bon marché. Les dépliants touristiques en exhaltent les plages et les parcs de jeux, mais derrière cette façade se cache une « deuxième ville » : celle des dealeurs . « There’s a big big drug scene » dit Gambit, un aspirant rappeur qui vit à Southend, et un des principaux intervenants dans ce documentaire. Pour beaucoup de jeunes, qui comme lui vivent dans la banlieue, la seule échappatoire à une vie morne et grise, où les possibilités de trouver un emploi sont minimes, c’est de s’épanouir dans une activité qui les passionne. Ainsi Southend compte un nombre incroyable de petites et grandes radios pirates, chacune appartenant à un groupe, voire à un « gang ». Difficile de dire que la paix règne entre elles. L’accès aux ondes est une guerre quotidienne.
« Ghetto on Sea » a été réalisé pour la BBC dans le cadre d’une série de trois documentaires consacrés à la réalité des jeunes vivant dans certaines banlieues anglaises. Accompagné d’une équipe restreinte, c’est en se mettant en première file que Adam Smith suit une tranche de la vie agitée de Gambit, de Killer et d’autres jeunes qui font partie de cette scène radiophonique. Tout en étant fidèle à la réalité qu’il observe, sur le plan du montage le réalisateur adopte un style ludique où se mêlent des références graphiques et musicales propres à ce monde des radios pirates de Southend.


19:00 > Bad Boy

Natty, un jeune homme de Birmingham de dix-neuf ans, sort de prison. Devant la caméra de Moby il fait la promesse qu’il va essayer de « se ranger », de s’intégrer à la société. Cette promesse il la fait pour lui-même mais aussi pour sa fiancée, qui plus que toute autre personne croit en lui. Mais... ce serment ne va pas tenir longtemps. Lentement, et presque inexorablement, Natty se fait rattraper par son ancienne vie, celle des gangs organisés, où sévit une violence qui ne s’exerce pas que contre les autres mais aussi contre soi-même. Pendant six mois Moby va filmer cette redéscente en enfer. Jusqu’à ce qu’il se pose la question de si « oui » ou « non » intervenir.
Réalisé caméra au poing, par le seul réalisateur qui a tout fait (ce qui explique la qualité pauvre du son), « Bad boy » soulève des questions fondamentales dans ce registre du documentaire qui se dit « d’observation » : jusqu’où peut-on aller quand on filme la réalité ? Est-il juste ou pas d’intervenir à certains moments ? Le parti pris radical qui s’affiche dans ce documentaire, tant au niveau de l’approche du sujet qu’à celui de sa production, réduite au stricte nécessaire, a contribué à ce que ce film sorte du contexte télé pour être diffusés dans quelques salles cinéma en Angleterre.


BRITISH ! image a nation.

Groot-Britannië is niet enkel leidinggevend wat creatieve (televisie)documentaires betreft, maar is eveneens de aanstichter van de eerste docu-soaps en enkele reality gameshows die de hele planeet veroverden. Er gaapt een kloof van verschil tussen deze beiden, en toch, soms is de scheidingslijn eerder wazig... In deze context duiken enkele cineasten op die expliciet en radicaal stelling nemen. Sommigen onder hen komen zelf hun film in Nova tonen.


Calais + The Lift

+ Calais - la dernière frontière

Marc Isaacs, 2003, GB, video, vo st fr, 59'

Voor sommige vakantiegrage maar weinig gefortuneerde Britten is Calais het oord bij uitstek om een goedkope vakantie vol taksvrije producten door te brengen. Voor andere reizigers die op de vlucht zijn voor netelige situaties in hun land van oorsprong is Calais met zijn Sangatte-centrum de laatste halte voor het beloofde land. De film van Marc Isaacs toont een confrontatie tussen deze twee strikt gescheiden werelden, met daar middenin enkele Britten die hoopten zaken te doen, maar die zich uiteindelijk in de schulden steken. Iedereen zit vast in deze ietwat misplaatste en afgesloten stad.
Marc Isaacs is meester in het tonen van de gevoelens van zijn personages. Hij laat je verwant voelen met personen die je in de realiteit misschien nooit tegen het lijf zou lopen., wat soms onthutsende, soms komische situaties oplevert. Zoals de Afgaan, alleen op de wereld, die tweedehandsmutsen probeert en advies vraagt aan de regisseur. Of de vrouw die moederloos opgroeide en weigert kinderen op de wereld te zetten.

+ The Lift

Marc Isaacs, 2001, GB, video, vo st fr, 25'

Een lift in een appartementsgebouw in het Londense East End. Hier installeert Marc Isaacs zich gedurende enkele dagen met zijn camera. Op het begin reageren de bewoners verward en soms zelfs nerveus. Maar al snel nemen de bewoners de aanwezigheid van de regisseur aan, en vinden ze het zelfs vanzelfsprekend dat hij daar dag in dag uit is. Marc Isaacs ondervraagt de bewoners over hun dromen, hun gevoelsleven, hun humeur, over de kleine dingen des levens. Naar het einde is de lift zelfs een aangename plek waar je een leuk moment kan doorbrengen, een fijn gesprek hebben of zelfs een maaltijd delen.
Doorheen deze reeks van personages die op- en neerdaalt met de lift, tekent de regisseur het mini-universum van een wijk in Londen, met zijn volkse aspecten en etnische mengeling, afgewisseld met beelden van de machinerie en insecten, die andere medebewoners van het gebouw.

08.10 > 20:00 + 16.10 > 22:00
Calais - la dernière frontière

Voor sommige vakantiegrage maar weinig gefortuneerde Britten is Calais het oord bij uitstek om een goedkope vakantie vol taksvrije producten door te brengen. Voor andere reizigers die op de vlucht zijn voor netelige situaties in hun land van oorsprong is Calais met zijn Sangatte-centrum de laatste halte voor het beloofde land. De film van Marc Isaacs toont een confrontatie tussen deze twee strikt gescheiden werelden, met daar middenin enkele Britten die hoopten zaken te doen, maar die zich uiteindelijk in de schulden steken. Iedereen zit vast in deze ietwat misplaatste en afgesloten stad.
Marc Isaacs is meester in het tonen van de gevoelens van zijn personages. Hij laat je verwant voelen met personen die je in de realiteit misschien nooit tegen het lijf zou lopen., wat soms onthutsende, soms komische situaties oplevert. Zoals de Afgaan, alleen op de wereld, die tweedehandsmutsen probeert en advies vraagt aan de regisseur. Of de vrouw die moederloos opgroeide en weigert kinderen op de wereld te zetten.


The Lift

Een lift in een appartementsgebouw in het Londense East End. Hier installeert Marc Isaacs zich gedurende enkele dagen met zijn camera. Op het begin reageren de bewoners verward en soms zelfs nerveus. Maar al snel nemen de bewoners de aanwezigheid van de regisseur aan, en vinden ze het zelfs vanzelfsprekend dat hij daar dag in dag uit is. Marc Isaacs ondervraagt de bewoners over hun dromen, hun gevoelsleven, hun humeur, over de kleine dingen des levens. Naar het einde is de lift zelfs een aangename plek waar je een leuk moment kan doorbrengen, een fijn gesprek hebben of zelfs een maaltijd delen.
Doorheen deze reeks van personages die op- en neerdaalt met de lift, tekent de regisseur het mini-universum van een wijk in Londen, met zijn volkse aspecten en etnische mengeling, afgewisseld met beelden van de machinerie en insecten, die andere medebewoners van het gebouw.


The alcohol years + Everyday something

+ The Alcohol Years

Carol Morley, 2000, GB, video, vo st fr, 50'

Vijftien jaar na een periode vol wilde feestjes en andere uitspattingen in Manchester, plaatst Carol Morley een aankondiging waarin ze terug contact zoekt met de mensen die ze toen kende. Vrienden en kennissen, artiesten en muzikanten, al dan niet beroemd, worden recht in beeld gebracht en halen herinneringen op, over haarzelf en het Manchester van de jaren "80 waar de Engelse pop hoogtij vierde.
Het onderwerp lijkt nostalgisch en zelfs pure navelstaarderij. Toch werd het een fascinerend en moedig portret van de cineaste die de confrontatie aandurft met zichzelf en met de soms harde waarheid. Het portret dat zich aftekent overtreft de persoonlijke dimensie om te peilen naar de mens in z"n meest vrije en extreme condities. Een eerlijk portret van een vrouw die conventies doorbreekt en haar lichaam en ziel wijdde aan haar wensen, tot op de rand van zelfvernietiging.
Je kan "The alcohol years" ook zien als een introspectie op het mythische Manchester van de Hacienda-periode (de onvermijdelijke muziektempel van de jaren "80) met zijn meest decadente trekjes.

+ Everyday something

Carol Morley, 2001, GB, video, vo , 14'

Aan de hand van haar collectie krantenknipsels, maakte Carol Morley een kortfilm die bestaat uit een opeenvolging van verhaaltjes die niets anders gemeen hebben dan het "man bijt hond"-gehalte. Een verteller (voor de kenners : John Peel, éminence grise van de rock "n roll op de BBC radio) beschrijft op droge wijze de overhoop gehaalde levens en de menselijke drama"s die aan de basis liggen van deze fait divers : een jongen is geobsedeerd door Claudia Schiffer, een huisvrouw gijzelt de loodgieter, een echtgenoot dwingt zijn vrouw te joggenŠ.
Voor Carol Morley zijn deze fait divers ware scenario"s. Ze hebben een eigen verhaal, een eigen dramaturgie, hun eigen humor. En ze onthullen evenveel over de ware aard van de maatschappij als een sociologische studie van Baudrillard.

09.10 > 20:00 + 14.10 > 22:00
The Alcohol Years

Vijftien jaar na een periode vol wilde feestjes en andere uitspattingen in Manchester, plaatst Carol Morley een aankondiging waarin ze terug contact zoekt met de mensen die ze toen kende. Vrienden en kennissen, artiesten en muzikanten, al dan niet beroemd, worden recht in beeld gebracht en halen herinneringen op, over haarzelf en het Manchester van de jaren "80 waar de Engelse pop hoogtij vierde.
Het onderwerp lijkt nostalgisch en zelfs pure navelstaarderij. Toch werd het een fascinerend en moedig portret van de cineaste die de confrontatie aandurft met zichzelf en met de soms harde waarheid. Het portret dat zich aftekent overtreft de persoonlijke dimensie om te peilen naar de mens in z"n meest vrije en extreme condities. Een eerlijk portret van een vrouw die conventies doorbreekt en haar lichaam en ziel wijdde aan haar wensen, tot op de rand van zelfvernietiging.
Je kan "The alcohol years" ook zien als een introspectie op het mythische Manchester van de Hacienda-periode (de onvermijdelijke muziektempel van de jaren "80) met zijn meest decadente trekjes.


Everyday something

Aan de hand van haar collectie krantenknipsels, maakte Carol Morley een kortfilm die bestaat uit een opeenvolging van verhaaltjes die niets anders gemeen hebben dan het "man bijt hond"-gehalte. Een verteller (voor de kenners : John Peel, éminence grise van de rock "n roll op de BBC radio) beschrijft op droge wijze de overhoop gehaalde levens en de menselijke drama"s die aan de basis liggen van deze fait divers : een jongen is geobsedeerd door Claudia Schiffer, een huisvrouw gijzelt de loodgieter, een echtgenoot dwingt zijn vrouw te joggenŠ.
Voor Carol Morley zijn deze fait divers ware scenario"s. Ze hebben een eigen verhaal, een eigen dramaturgie, hun eigen humor. En ze onthullen evenveel over de ware aard van de maatschappij als een sociologische studie van Baudrillard.


BRITISH ! image a nation.

Ondanks recente wijzigingen is en blijft de Britse televisie een referentie in het documentairelandschap. Dit geldt zowel voor de benaderingswijze van de onderwerpen, als voor de nieuwe filmische taalvormen die er ontwikkeld worden, en de introductie van nieuwe technologieën.
De twee documentaires die Nova vertoont zijn hier sprekende voorbeelden van. Beiden werden gerealiseerd met extreem lichte productiemiddelen (mini-DV), ze stellen een persoonlijke én radicale visie voor op een maatschappelijk probleem : dat van jongeren in achtergestelde buitenwijken die zich een alternatieve levenshouding aanmeten, deze van de "gangs".


Ghetto + Bad Boy

+ Ghetto on Sea

Adam Smith, 2004, GB, video, vo ang , 60'

Southend-on-Sea in het graafschap Essex staat bekend als een goedkope badplaats. Toeristische brochures hemelen de stranden en speelhallen op, maar zwijgen over die parallelle stad : die van de drugdealers. Gambit is één van hen, en net als zovele anderen verkiest hij spannendere activiteiten om zich te ontplooien dan naar werk zoeken, dat er toch niet is. Zelfs de radiogolven zijn niet veilig : zowat elke bende bezit een piratenradio, maar onderlinge vrede is ver te zoeken.
« Ghetto on Sea » is één van de drie BBC-documentaires die gewijd werd aan jongeren in de buitenwijken. Een kleine ploeg brengt de bewogen levens van Gambit, Killer en enkele andere jongeren in beeld. Trouw aan de realiteit die Adam Smith observeert, adopteert hij in de montage een speelse stijl waarin hij grafische en muzikale referenties eigen aan de piratenradio’s van Southend vermengt.

+ 19:00 > Bad Boy

Moby Longinotto, 2004, GB, video, vo ang , 60'

Natty is 19 jaar en komt recht uit de gevangenis. Voor de camera belooft hij zijn leven de beteren. Helaas kan hij zijn belofte niet houden. Langzaamaan halen Natty’s oude leven en de georganiseerde benden hem in. Gedurende zes maanden filmde Moby Longinotto deze afdaling in hel. Tot op het punt dat hij zich de vraag stelt of hij al dan niet moet tussenkomen.
Deze film werd gemaakt door één persoon (wat ook de slechte geluidskwaliteit verklaart) die een fundamentele vraag raakt bij dit soort van observatiefilms : waar ligt de grens bij het in beeld brengen van de realiteit ? Moet je tussenkomen of niet ? De radicale stellingname, zowel in de benadering van het onderwerp als in productiewijze, maakt dat deze film uitstijgt boven de context van televisiereportages.

10.10 > 18:00
Ghetto on Sea

Southend-on-Sea in het graafschap Essex staat bekend als een goedkope badplaats. Toeristische brochures hemelen de stranden en speelhallen op, maar zwijgen over die parallelle stad : die van de drugdealers. Gambit is één van hen, en net als zovele anderen verkiest hij spannendere activiteiten om zich te ontplooien dan naar werk zoeken, dat er toch niet is. Zelfs de radiogolven zijn niet veilig : zowat elke bende bezit een piratenradio, maar onderlinge vrede is ver te zoeken.
« Ghetto on Sea » is één van de drie BBC-documentaires die gewijd werd aan jongeren in de buitenwijken. Een kleine ploeg brengt de bewogen levens van Gambit, Killer en enkele andere jongeren in beeld. Trouw aan de realiteit die Adam Smith observeert, adopteert hij in de montage een speelse stijl waarin hij grafische en muzikale referenties eigen aan de piratenradio’s van Southend vermengt.


19:00 > Bad Boy

Natty is 19 jaar en komt recht uit de gevangenis. Voor de camera belooft hij zijn leven de beteren. Helaas kan hij zijn belofte niet houden. Langzaamaan halen Natty’s oude leven en de georganiseerde benden hem in. Gedurende zes maanden filmde Moby Longinotto deze afdaling in hel. Tot op het punt dat hij zich de vraag stelt of hij al dan niet moet tussenkomen.
Deze film werd gemaakt door één persoon (wat ook de slechte geluidskwaliteit verklaart) die een fundamentele vraag raakt bij dit soort van observatiefilms : waar ligt de grens bij het in beeld brengen van de realiteit ? Moet je tussenkomen of niet ? De radicale stellingname, zowel in de benadering van het onderwerp als in productiewijze, maakt dat deze film uitstijgt boven de context van televisiereportages.


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