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BRITISH ! image a nation.

Le cinéma anglais a toujours entretenu des rapports privilégiés avec la littérature et le théâtre, de pair avec une fascination pour la langue et une certaine rhétorique. C’est ce qui peut en faire sa force mais comme aussi, dans certains cas, sa faiblesse. Ce constat pouvant se faire pour le cinéma dit « populaire » comme pour celui « d’auteur ». Les trois films présentés dans ce volet, tous réalisés récemment, s’inscrivent dans cette nouvelle mouvance anglaise qui, tout en respéctant la « tradition », s’amuse à réinventer les jeux d’écriture et de mise-en-scène. De plus, ils reflètent cette tendance croissante à explorer des réalités autres que londoniennes, en adoptant et revendiquant des dialectes qui ne sont certainement pas l’anglais d’Oxford ou de Cambridge !


Jelly Dolly

Audrey et Henry s’aiment. Ils sont jeunes, vivent dans un appartement confortable, Henry gagne bien sa vie et Audrey n’a pas besoin de travailler. Tout semble donc parfaitŠEt bien il n’en est rien ! Car Audrey a développé une étrange phobie envers Henry, et le seul fait de le regarder, ou de se faire toucher par lui, provoque en elle des pensées de dégoût et de rejet. Les phantasmes de Audrey se font de plus en plus intenses, délirants, noirs, pervers, et virent au cauchemard. Un anneau orange qui lui pousse à la place du nombril semble être responsable des phrases insensées que soudainement elle peut prononcerŠ.La frontière entre le réel et le délire s’estompe de plus en plus et même nous, spectateurs, nous nous retrouvons pris au piège !

Après avoir réalisé une série de courts métrages, plus déjantés les uns que les autres, Susannah Gent signe ici son premier long-métrage, tourné dans la région de Sheffield. Optant pour la vidéo digitale, elle fait preuve d’une grande inventivité et d’une imagination débridée tant au niveau du scénario que du visuel. Et attention ! L’imaginaire de cette jeune femme ne semble pas connaître de limites !! Car en effet c’est avec son ciné-van baptisé « Jelly Dolly » qu’elle va débarquer dans les rues de Bruxelles, pour improviser des petites séances de projection.

+ bonus : "BUN", 1998, video, 4"

07.10 > 20:00 + 15.10 > 22:00
One For The Road

(rencontre)
Suite à la perte de leurs permis de conduire, trois hommes se retrouvent en thérapie pour vaincre leurs problèmes d’alcoolisme. Ils y rencontrent un riche promoteur immobilier qu’ils souhaiteraient alléger d’un peu de sa fortune. Mais celui-ci, bien plus malin qu’ils ne croient, s’aperçoit de leur manège et s’en amuse... Un thème comme celui de l’alcoolisme n’est certainement pas un des meilleurs ingrédients pour une comédie. C’est pourtant un film empreint d’un humour savoureusement cynique, et anti-macho par dessus tout, que Chris Cooke a concocté.

Tourné à Nottingham, en DV-Cam, avec une production très souple, « One for the road » relève de la fiction réaliste et de l’esthétique documentaire. Par contre, le montage qui abonde en effets numériques (et flirte parfois avec le clip) tire le film vers un autre registre, beaucoup plus débridé et inventif. Ce décalage et jeu de renvois entre deux styles opposés suggérent peut-être que l’imagination est encore la meilleure arme pour transformer la réalité ...

Premier film d’un jeune réalisateur qui vient du cinéma amateur, « One for the road » est la preuve que l’humour british peut aussi s’attaquer à des sujets quelques fois tabous dans le royaume de Sa Grâcieuse Majesté.

09.10 > 22:00 + 15.10 > 20:00
Dead Man’s Shoes

Deux frères retournent dans leur ville natale du Midlands, quittée sept ans auparavant, et s’installent dans une baraque sur le haut de la colline. Très vite on comprend que Richard, le plus agé des deux, n’y est pas venu pour contempler le paysage... En ville, c’est toujours le même petit gang de dealers et de loosers qui organise les traffics, et apparemment c’est avec eux qu’il a un compte à régler. Un par un, il va les pièger et les exécuter, semant ainsi la paranoïa car chacune de ces mises à mort est accompagnée par une mise-en-scène macabre virant à l’allégorie. La raison de tout ce sang ?Š

Avec ce film Shane Meadows (« A for Romeo Brass », « Once upon a time in the Midlands ») s’attaque à un remake tordu et tragi-comique des « thrillers de revanche » typiques des années Œ70. Réalisé en un mois avec une grande part d’impro, mais avec des acteurs qui ne sont pas des moindres, il affiche une liberté d’écriture extrêmement maitrisée. Pour la production, c’est la filiale-cinéma de Warp-records qui se cache derrièreŠ Après les festivals d’Edinburgh et de VeniseŠ et bien « oui », c’est à l’affiche du Nova !

16.10 > 20:00
BRITISH ! image a nation.

De Britse cinema heeft altijd al een bevoorrechte relatie onderhouden met de literatuur en het theater, wat hand in hand gaat met een fascinatie voor taal en rethoriek. Wat een sterkte is, maar soms ook een zwakte. Deze vaststelling gaat op voor zowel « populaire » film als voor « auteurscinema ». De drie films die we voor dit luik selecteerden, allen recent, schrijven zich in in de nieuwe Britse beweging met respect voor de traditie en met smaak voor schrijfstijl en enscenering. Daarenboven halen ze de mosterd niet uit epicentrum Londen, wat duidelijk te horen valt in de tongval van de acteurs die allesbehalve het BBC-Engels hanteren !


Jelly Dolly

Audrey en Henry houden van elkaar, ze zijn jong en leven comfortabel. Henry verdient goed zijn brood, dus hoeft Audrey niet te werken. Alles lijkt perfect, maar niets is minder waar ! Audrey ontwikkelt een vreemde aversie tegen Henry. Hem aanraken of zelfs maar naar hem kijken roept bij haar gevoelens van afschuw op. Haar fantasieën worden steeds intenser en perverser. Een oranje ring in haar navel is er de oorzaak van dat ze plots waanzinnige dingen zegt... De grens tussen realiteit en waanzin vervaagt steeds en meer. Ook als toeschouwer ontsnap je er niet aan !

Na een reeks kortfilms realiseerde Suzanne Gent haar eerste langspeelfilm in de omgeving van Sheffield. Uit deze film (in digitale video) blijkt een grote inventiviteit en een opmerkelijke verbeelding zowel voor het scenario als het visuele. Met haar bestelwagen « Jelly Dolly » komt ze naar Brussel om korte geïmproviseerde voorstellingen van haar kortfilms te geven.

+ bonus : "BUN", 1998, video, 4"

07.10 > 20:00 + 15.10 > 22:00
One For The Road

(ontmoeting)

Nadat ze hun rijbewijs kwijtspeelden, bevinden drie mannen zich in therapie om hun alcoholprobleem te overwinnen. Ze ontmoeten er een rijke immobiliënpromotor wiens fortuin hen de ogen uitsteekt. Maar de promotor is gewiekst en wie laatst lacht....
Een zwaar thema als alcoholisme leent zich niet makkelijk om er een komische film van te maken. Nochtans is « One for the road » gebed in een cynisch-humoristisch toonaard, anti-macho bovendien.

Chris Cooke draaide in Nottingham op DV-cam. De film lijkt een realistische fictie maar is eveneens documentaire-achtig. De montage maakt gebruik van numerieke effecten (en flirt soms met het videoclipgenre) en dat geeft het geheel een inventieve tint. Het spel met tegengestelde genres suggereert dat de verbeelding het beste wapen is om de realiteit te transformeren.

Dit is de eerste film van een regisseur die voorheen amateur was, en die het bewijs levert dat Britse humor taboeonderwerpen aandurft in het rijk van Hare Majesteit.

09.10 > 22:00 + 15.10 > 20:00
Dead Man’s Shoes

Na zeven jaar keren twee broers terug naar hun geboortestad in de Midlands. Ze installeren zich in een huis bovenop een heuvel. Al snel wordt duidelijk dat de oudste broer, Richard, niet voor het weidse landschap is teruggekomen. Hij wil zich wreken op de groepjes dealers en losers die na zeven jaar nog steeds door de stad zwerven. Eén voor één zoekt hij ze op om ze te vermoorden. De macabere en allegorische moordscènes zaaien paniek en paranoia. Wat is de reden voor al dit bloed ?...

Met deze film waagt Shane Meadows (« A for Romeo Brass », « Once upon a time in the Midlands ») zich aan een tragikomsiche remake van de typische « revenche thrillers » uit de jaren Œ70. De film werd in één maand gedraaid met heel wat improvisatie. De productie is getekendŠ Warp, die zich naast muziek ook op cinema toelegt. Na de festivals in Edinburgh en Venetië...nu in Nova !

16.10 > 20:00
http://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=625&lang=fr