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Morte di un Matematico Napoletano

Nous sommes en 1959, dans la salle d’attente de la plus grande gare de Rome, Stazione Termini. Un homme, à l’apparence négligée, saoul, se fait arrêter par la police suite à un contrôle d’identité. Relâché, il prend le premier train pour Naples. On découvre alors que celui qui nous apparaissait comme un clochard est en réalité un illustre professeur de mathématique, ex communiste, à l’université de Naples. Renato Caccioppoli, tel est son nom, est connu de tout le monde et, justement parce que renommé pour ses études de mathématique, tolléré dans ses excès excentriques et alcooliques. Et puis, très vite, on comprend que derrière ses négligences vestimentaires, derrière son goût prononcé pour l’alcool se cachent en réalité un mépris et un désabusement profonds pour la vie académique qui l’entoure, pour son génie qui décline, pour ces idées politiques dans lesquelles il croyait. Une spirale d’idées noires qui le porteront au suicide. Filmé avec des couleurs jaunâtres, chaudes et en même temps ’maladives’, avec des ambiances à certains moments presque suspendues dans le temps, ce premier long métrage de Martone met en scène un des acteurs les plus originaux du théâtre italien, Carlo Cecchi, qui a fréquenté aussi bien le Living Theatre que l’école de Eduardo De Filippo. (Prix Spécial du Jury à Venise en 1993)

18.09 > 20:00 + 24.09 > 18:00
Libera

Trois histoires, trois portraits de femmes, issues de trois classes sociales différentes. Dans un luxueux appartement vit Aurora, mariée avec un homme très riche, qu’elle a épousé pour son argent et qui ne rate pas les occasions pour la trahir. Un jour Aurora rencontre un vieil amant, Pistoletta, qui recommence à la courtiser de façon insistante. Pour son argent. Entretemps, le mari est parti, l’argent aussi ! Deuxième portrait : celui de Carmela, qui a un jeune fils, Sebastiano, qui essaye de savoir qui fut son père. Un jour Sebastiano tombe sur une photo, et découvre que sa mère est en réalité son père, qui se "transforma" en mère après la mort de celle-ci.... Et enfin Libera. Libera vit dans un quartier populaire, travaille dans un kiosque de journaux, est mariée... et elle est certaine que son mari la trompe ; une cassette vidéo le prouve ; par erreur celle-ci est vendue à un commerçant de cassettes porno...Vous l’aurez compris : il y a de l’Almodovar dans l’air ! Corsicato est effectivement passé par cette école-là mais, après, l’histoire est toute italienne. Ses films, entre drame et mélodrame, entre satire et dérision acide, mettent en scène des personnages que l’on qualifierait de ’pervers’, de ’différents’, de ’marginaux’. Corsicato prône un non-réalisme hostile à la comédie à l’italienne facile et spectaculaire . Ses dispositifs narratifs sont souvent habiles et ingénieux, puisant dans une théâtralité classique ou populaire.Un des ovnis du cinéma italien !

Sous réserve : rencontre avec Pappi Corsicato

19.09 > 22:00 + 27.09 > 22:00
L’amore molesto

Delia vit à Bologna, mais est de Naples. De temps à autre sa mère vient lui rendre visite, l’envahissant à chaque fois avec une attention bruyante typiquement napolitaine. Un jour le corps de sa mère, presque nu, avec juste une petite lingerie érotique, est retrouvé sur une plage. Delia rentre alors à Naples, où elle peine à réintégrer le chaos de la ville. De lourdes tâches l’y attendent : reconnaître le corps à la morgue, les funérailles à préparer, les affaires à ranger... Mais un sentiment d’incompréhension s’installe, qui grandi de plus en plus : pourquoi cette mort, que s’est-il passé ? Des indices la troublent, et le mystère qui plane sur les dernières heures précédant la mort de sa mère la pousse à rechercher une explication au drame. Petit à petit le portrait d’une femme, qu’elle se rend compte d’avoir mal connu, se dévoile, des facettes inattendues et surprenantes font surface. Inspiré du livre homonyme de Elena Ferrante, "L’amore molesto" est un film qui, au niveau scénaristique, touche au drame psychologique et au polar. Mais il est surtout et avant tout un très beau portrait qu’un cinéaste ’homme’ dresse de l’âme féminine.

21.09 > 20:00 + 25.09 > 18:00
IL VERIFICATORE

Crescenzio, un jeune homme au corps lourd et maladroit, travaille comme vérificateur de compteurs de gaz. Solitaire, sans amis, encore retranché chez ses parents, il s’éprend de Giuliana, pour qui il affiche un sentiment qui frôle la dévotion, une jeune fille au caractère réservé et taciturne qui, tout en éprouvant de l’amitié pour lui, n’en est pas amoureuse. Giuliana travaille comme secrétaire dans un atelier de réparations électroniques, dont le propriétaire est un homme vicieux et sans scrupules. Leurs vies, ainsi que celles de quelques autres personnages, s’écoulent de façon anodine, dans une Naples hivernale qui s’apprête aux fêtes de noël, et qui pourtant est grise et sombre. Jusqu’au jour où un drame survient... Premier long métrage de fiction de Incerti, réalisé avec Teatri Uniti, "Il verificatore" est un film aussi bien sur la solitude et les tensions internes qu’elle peut créer, que sur des ambiances de Naples méconnues ou inavouées. (Primé en 1996, au David di Donatello, les Oscars italiens).

20.09 > 18:00 + 24.09 > 22:00
Giro di lune tra terra e mare

"Tours de lune entre terre et mer" serait le titre littéral de ce très beau film de Gaudino. Entre terre et mer, entre antiquité et contemporanéité, entre légende et réalité, le film nous conte l’histoire d’une ville, Pozzuoli, située à quelques kilomètres de Naples. Pozzuoli est une ville où les traces laissées par ’l’histoire’ remontent à 500 ans avant Jésus-Christ ; d’autres cicatrices sont par la suite venues s’y ajouter : celles des épidémies de choléra ou celles provoquées par le banditisme. Gennarino est le jeune garçon qui nous fait de guide pour ce parcours inhabituel dans l’histoire et dans l’état d’âme de Pozzuoli. Des fragments historiques- surprenantes reconstitutions de séquences où l’empereur Néron, Agrippina ou Sybille sont protagonistes-s’entremêlent avec les événements qui touchent sa famille. Une famille de pêcheurs, de conditions très pauvres, obligée à déménager de maison en maison. Perpétuels déplacements qui pourtant s’inscrivent dans une temporalité et un espace continus. C’est bien ici, d’ailleurs, que se situe l’incroyable singularité du film de Gaudino, dans cette capacité de raconter la continuité de l’Histoire, et donc des hommes. Coup de maître au niveau du montage, "Giro di lune..." propose plusieurs registres de lecture : le texte, parlé en latin, napolitain et italien (!) ; l’image, avec ses différentes textures et sensibilités ; et puis le son, la musique. Un coup de coeur !

+ Rencontre avec Giuseppe Gaudino & Isabella Sandri (production)
Jeudi 25/9 à 20:00

21.09 > 22:00 + 25.09 > 20:00
Rose e pistole

Le film commence sur un plan embué de volutes de fumée de cigarettes et une voix qui questionne l"avenir sur base du ’I-ching’, un jeu divinatoire. Rose et Angelo sont en cavale, sans un sou et avec un tueur à gage (engagé par l"ex mari de Rosa) à leurs trousses. Malgré leur fuite dans une périphérie industrielle de Naples (Bagnoli), le jeune couple, plutôt foireux, se préoccupe de gagner rapidement de l"argent. Angelo prépare un hold up et Rosa tente de gagner vite quelques sous en vendant de la drogue et en retournant travailler dans la boîte de téléphone rose qu"elle avait quittée. " Rose e pistole " a tout du scénario de roman noir américain contemporain. Touchant aux clichés du portrait d"une société dégradée et de ses personnages, empreints des couleurs locales d"une banlieue barge. Portrait caricatural d’une jeunesse marginale, vétue de skaï et de cuir, vivant de cigarettes, d’alcool et loin de se préoccuper d’une carrière sociale. Le film s"arroge une certaine dose d"humour par le biais des situations et de quelques dialogues incongrus,Š plus un clin d"¦il au célèbre ŒPulp Fiction" de Tarantino. ’Rose e pistole’ surprend par la fin et l’inattendue survivance des valeurs traditionnelles au sein de cet univers. Sans être un grand film, il vaut bien le détour, surtout pour les amateurs du genre.

20.09 > 22:00 + 26.09 > 22:00
Luna rossa

Cinquième long métrage de Capuano, présenté aux Festivals de Venise et de Cannes, "Luna Rossa" est l’histoire d’une famille camorriste racontée au travers d’une relecture de l’Orestie de Eschyle. Dans un long flash back le jeune Oreste, repenti, raconte à un juge la saga de sa famille, celle des Cammarano. Les intrigues, incestueuses, mortelles, incandescantes, se succèdent et s’entremêlent, et dévoilent un portrait éffronté et sombre des multiples membres de la famille.
On pourrait croire que "Luna rossa" ne serait qu’un film de plus sur des histoires de mafia, et pourtant... Là où le film surprend c’est bien dans son approche du sujet. Les scènes en écho à ce qui pourrait presque être un genre cinématographique à part entière, le film de mafia, s’alternent avec d’autres résolument modernes, contemporaines, au ton ’high-tech’. Clash entre modernité et tradition. Les couleurs, saturées, rouge vif ou noir intense, et le style, redondant et baroque, contribuent à l’impression d’une tragédie suspendue dans le temps où les événements se succèdent dans un mouvement circulaire inéluctable. Le film s’appuye sur un cast de premier ordre, avec des acteurs comme Licia Maglietta e Toni Servillo tous deux issus des expériences théâtrales de Teatri Uniti.

18.09 > 22:00 + 26.09 > 20:00
Tornando a casa

"Tornando a casa" fait partie de ces premiers longs métrages qui en disent long sur le revival du cinéma italien. Remarqué et primé dans de nombreux festivals, il traite un sujet difficile, tout en en perturbant les stéréotypes cinématographiques. On a déjà pu voir des fictions sur les difficultés (mortelles) de ceux qui se sont décidés à la traversée de la mer séparant l’Europe de l’Afrique. Vincenzo Marra multiplie et inverse les rôles de la victime et de l’agresseur, teintés d’une quête identitaire et d’un fatalisme qui se joue des personnages. Le lieu central du film est une barque de pêcheurs (qui s’oppose à la terre ferme (in)hospitalière), à la fois huis-clos, lieu d’exil, et gagne-pain risqué. Le capitaine décide de pêcher dans les eaux tunisiennes, interdites aux pêcheurs italiens, et ce malgré le désaccord de Franco et Samir, les plus jeunes. Samir est un émigré ’illégal’ et enfreindre la loi signifie pour lui le risque d’expulsion directeŠ Marra choisit le réalisme social : ainsi certains des acteurs ont été choisis parmis les marins du port. Sa façon de filmer, âpre et dure, sied à la vie dure (sous le soleil de Naples) des personnages et accentue la perception de leur rage, mais aussi de leur absence de réaction. Loin du flot de paroles coutumier des Napolitains, le film s’appuie sur une présence forte du silence et des regards, spectateurs et acteurs des hostilités des uns vis-à-vis des autres.

20.09 > 20:00 + 25.09 > 22:00
L’uomo in Piu

Mais qui est donc "l’uomo in più", l’homme ’en plus’ ?
Naples, années quatre-vingt. Deux hommes portent le même nom. L’un, Tony Pisapia, est un chanteur acclamé par les foules et adoré par les femmes, un Don Juan fanfaron et égocentrique ; l’autre, Antonio Pisapia, est un footballeur d’une équipe en série A, auteur d’un mémorable goal, réservé et un peu naïf, qui, une fois devenu entraîneur, rêve d’un schéma de jeu parfait pour son équipe. Tony et Antonio ne se connaissent pas, et pourtant leurs vies, parallèles, ont beaucoup de ressemblances. On les découvre à l’apogée de leur gloire respective. Puis, un jour, pour les deux tout s’arrête. Un scandale, une fracture du genoux, et commence un long et lent voyage vers l’oubli. Le hasard fera qu’ils se rencontrent, loin des strass, des ambiances cocktail et disco, des imbroglio de toutes sorte qu’ils vécurent dans le passé. Construit à partir d’une série de flash-back aux tons surréels, "L’uomo in più" est un film tour à tour poétique et énigmatique sur l’imprévisibilité de la vie, sur ces hasards qui peuvent faire qu’un être humain perde tout d’un coup ses repères, ne soit plus un protagoniste dans la société, devienne juste un homme ’en plus’. Premier long métrage du jeune réalisateur napolitain Sorrentino, ce film, surprenant au niveau scénaristique, fut une des découvertes au Festival de Venise en 2001.

19.09 > 20:00 + 21.09 > 18:00
Morte di un Matematico Napoletano

We zijn 1959, in de wachtzaal van het grootste station van Rome, Stazione termini. Een wat slordige dronken man wordt tegengehouden door de politie voor een identiteitscontrole. Daarna neemt hij de trein naar Napels. We ontdekken dat deze clocard een bekende wiskundeprofessor is aan de universiteit van Napels. Een ex-communist. Renatto Cacciopoli is een grote naam, bekend over heel de wereld, en daarom worden zijn alcoholische en andere excessen door de vingers gezien. We ontdekken vlug dat achter dat nonchalante imago en die drankzucht misprijzen en teleurstelling schuilgaan. Misprijzen voor de academische wereld, de tragedie van zijn tanend genie, de teleurstelling in politieke ideeen waarin hij ooit geloofde. Een spiraal van negatieve ideeën die hem naar zelfmoord drijft. Een film in vergeelde kleuren, warm en tegelij ziekelijk’ met bijna tijdloze momenten. De eerste langspeelfilm van Martone, met één van de meest originele acteurs van het Italiaanse theater, Carlo Cecchi, die ook deel uitmaakte van het Living theater van Eduardo de Fillipo. (Speciale prijs van de Jury in Venetie, 1993)

18.09 > 20:00 + 24.09 > 18:00
Libera

Drie verhalen, drie vrouwenportretten uit drie verschillende sociale klassen. Aurora leeft in een luxueus appartement. Ze is getrouwd met een rijke man, met wie ze trouwde om zijn geld en die haar voortdurend bedriegt. Op een dag ontmoet Aurora een vroegere geliefde, Pistoletta, die haar opnieuw avances maakt. Voor haar geld. Ondertussen loopt de echtgenoot weg, en dus ook het geld !
Tweede portret : dat van Carmela met haar zoon Sebastiano, die wil weten wie zijn vader is. Op een dag vindt hij een foto en ontdekt hij dat zijn moeder eigenlijk zijn vader is... En tenslotte is er Liberia, die in een volksbuurt woont en een krantenkiosk houdt. Ze is overtuigd dat haar man haar bedriegt : een videocassette vormt het bewijs. Per ongeluk wordt deze cassette verkocht aan een pornohandelaar... U heeft het begrepen, Almodovar is niet ver weg ! Corsicato heeft inderdaad heel wat van hem opgestoken, maar doet het op z"n Italiaans. Drama en melodrama, satire en bittere spot kleuren personages die als pervers, anders en marginaal bestempeld worden. Corsicato staat een non-realisme voor, compleet in tegenstelling tot de oppervlakkige Italiaanse komedies. Zijn verhalen zijn ingenieus, krachtig in hun klassieke toneelmatigheid. Een ufo in de Italiaanse film !

Onder voorbehoud : ontmoeting met Pappi Corsicato

19.09 > 22:00 + 27.09 > 22:00
L’amore molesto

Delia leeft in Bologna, maar is eigenlijk afkomstig uit Napels. Af en toe komt haar moeder haar opzoeken, met al haar brute en lawaaierige aandacht. Op een dag wordt haar bijna naakte lichaam op het strand gevonden. Delia keert terug naar Napels, waar ze tracht te reïntegreren in de chaos van de stad. Er wachten haar zware dagen : het lichaam identificeren, de begrafenis voorbereiden, persoonlijke spullen opruimen... Maar een gevoel van onbegrip overheerst : wat is er gebeurd ? Aanwijzingen verwarren haar, en het mysterie dwingt haar op zoek te gaan naar een verklaring. Beetje bij beetje tekent zich het portret van een voor Delia haast onbekende vrouw af... Geïnspireerd op het gelijknamige boek van Elena Ferrante, is deze film op het niveau van het scenario een psychologisch drama. Maar bovenal is het een zeer mooi portret van de vrouwelijke ziel, zoals gezien door de regisseur.

21.09 > 20:00 + 25.09 > 18:00
IL VERIFICATORE

Crescenzio, een jonge man met een zwaarlijvig en onhandig korpus, werkt als controleur van gasmeters. Eenzaam, zonder vrienden, nog steeds inwonend bij zijn ouders, wordt hij verliefd op Giuliana, voor wie hij gevoelens aan de dag brengt die grenzen aan pure devotie. Ze is een een jong meisje met een terughoudend en zwijgzaam karakter die, alhoewel ze vriendschappelijke gevoelens heeft, niet verliefd op hem is. Giuliana werkt als secretaresse in een werkplaats voor electronische herstellingen, waarvan de eigenaar een verdorven persoon is zonder scrupules. Hun levens, alsook die van een aantal andere personages, verlopen vrij onschuldig in een winters Napels dat zich opmaakt voor het kerstfeest en er somber en grijs bijligt. Tot op de dag dat er een drama plaatsvindt... Eerste fictie speelfilm van Incerti, geregisseerd met Teatri Uniti, is ’ Il verificatore ’ zowel een film over de eenzaamheid en de interne spanningen die deze veroorzaakt, als over de ongekende en verborgen sfeer van Napels.

20.09 > 18:00 + 24.09 > 22:00
Giro di lune tra terra e mare

Deze eerste film van Giuseppe Gaudino is extreem gestileerd. Het is een lyrisch portret van een arme familie in Pozzuoli, een oud stadje aan een vulkaan dat uitziet over de adembenemende baai van Napels. Het verhaal speelt zich af in verschillende tijdperken, zonder doorlopende narratieve lijn. In het Romeinse tijdperk was Pozzuoli het decor van keizer Nero die zijn moeder vermoordde uit angst dat zij hem van de troon zou stoten. In de jaren ’70 van de twintigste eeuw moet een arme vissersfamilie verhuizen nadat een vulkaanuitbarsting hun huis bedreigt. De film speelt op intelligente wijze met deze gegevens uit verschillende tijdperken. Het is een historische reconstructie vermengd met hedendaagse documentaire elementen. De montage is niet enkel visueel, er werd een ware tour de force geleverd met de tekst en geluidsmontage, drie niveau’s die allesbehalve lineair zijn. "Giro di lune tra terra e mare" wordt zelfs in Italië ondertiteld omwille van de Latijnse en Napolitaanse taal die erin gesproken wordt.

+ Ontmoeting met : Giuseppe Gaudino & Isabella Sandri (production)
Donderdag 25/9 20:00

21.09 > 22:00 + 25.09 > 20:00
Rose e pistole

De film begint met een wazige opname van kringelende sigarettenrook en een stem die de toekomst voorspelt aan de hand van "I-ching", een waarzeggersspel. Rose en Angelo zijn op de vlucht, zonder geld en bovendien zit een huurmoordenaar (ingehuurd door de ex-man van Rose) hen achterna. Ondanks hun onderkomen in een industriële buitenwijk van Napels (Bagnoli), maakt het jonge koppel zich vooral druk in het zo vlug mogelijk verdienen van geld. Angelo bereidt een hold-up voor en Rose verdient snel een paar centen door drugs te verkopen en door terug in het roze telefoonhok te gaan werken dat ze vroeger verlaten had.
"Rose e pistole" heeft veel weg van het scenario van een hedendaagse zwarte Amerikaanse roman. De film belicht de clichématige portrettering van een vervallen samenleving en haar personages, en is doordrongen van het lokale kleurenpalet van de voorsteden. Het is een karikaturaal portret van een marginale jeugd, in skaï en leder gekleed, levend op sigaretten en drank, en totaal niet bekommerd om een sociale carrière. Door bepaalde situaties en het sporadisch grof taalgebruik, bevat de film een zekere dosis humor, met geregeld een knipoog naar het bekende "Pulp Fiction" van Tarantino. "Rose e pistole" heeft een verrassend einde en verbaast door het onverwachte voortleven van traditionele waarden in dit universum. Zonder een grote film te zijn, is hij zeker een omweg waard, en dit in het bijzonder voor de liefhebbers van het genre.

20.09 > 22:00 + 26.09 > 22:00
Luna rossa

Vijfde langspeelfilm van Capuano, vertoond op de festivals van Venetië en Cannes. Aan de hand van Aeschylus’ Oresteia wordt het verhaal gebracht van een familie die deel uitmaakt van de camorra.
Met spijt in het hart doet de jonge Orestes zijn relaas aan een rechter : in een lange flash-back wordt dan de geschiedenis van de familie Cammarano geschilderd. Hoog oplaaiende passies, incest, moord en doodslag vormen de voornaamste bestanddelen van deze rauwe en sombere familiekroniek. Door een originele benadering van het gegeven is "Luna rossa" echter meer dan een banale maffia-prent geworden. Uiteraard zijn er scènes die expliciet aan de traditionele genrefilm refereren, maar die worden effectvol afgewisseld met hedendaagse "high-tech"-opnames. Uit deze confrontatie ontstaat bijgevolg een interessant spanningsveld. De felrode en diepzwarte tinten en de overdadig-barokke stijl verhogen nog de indruk van een tijdloze tragedie waarvan de gebeurtenissen zich afwikkelen volgens een onverbiddelijke logica. Verder is de cast uitstekend, met acteurs als Licia Maglietta en Toni Servillo, die allebei hun sporen verdiend hebben bij Teatri Uniti.

18.09 > 22:00 + 26.09 > 20:00
Tornando a casa

"Tornando a casa" behoort tot die eerste langspeelfilms die de revival van de Italiaanse cinema aankondigen. Deze film, opgemerkt en geprezen op tal van filmfestivals, thematiseert de (dodelijke) moeilijkheden van hen die besluiten de zee tussen Europa en Afrika over te steken, maar haalt meteen de stereotiepe cinematografische aanpak ervan onderuit. Vincenzo Marra jongleert met de rollen van slachtoffer en agressor, draait ze om én verveelvoudigt ze, alle gedragen door een zoektocht naar identiteit en door een fatalisme dat een loopje neemt met de personages. De centrale plaats van de film is een vissersboot (gepositioneerd tegenover het (on)gastvrije gastland) : zowel huis-clos, ballingsoord, als riskante broodwinning. Hoewel verboden voor Italiaanse vissers beslist de kapitein om in Tunesische wateren te vissen, tot ongenoegen van Franco en Samir, de jongsten van het bootgezelschap : Samir is een "illegale" emigrant voor wie het overtreden van de wet het risico op onmiddellijke uitzetting inhoudt.
Marra kiest voor het sociaal realisme ; zo werden sommige acteurs rechtstreeks uit het havenmilieu gekozen. Zijn manier van filmen, wrang en hard, stemt overeen met het harde leven (onder de Napolitaanse zon) van de personages en accentueert de perceptie van hun woede, maar ook het uitblijven van een reactie. Ver van de gebruikelijke woordenvloed van de Napolitanen, steunt deze film op een prangende aanwezigheid van stilte en blikken, op het aanschouwen van en deelnemen aan vijandige verhoudingen tussen mensen.

20.09 > 20:00 + 25.09 > 22:00
L’uomo in Piu

Met zijn knap scenario was dit één van de filmvondsten op het festival van Venetië in 2001. Het is de eerste langspeelfilm van deze jonge Napolitaanse filmmaker. In het Napels van de jaren tachtig lopen twee mannen met haast identieke naam rond : Tony Pisapia, gevierd zanger, verafgood rokkenjager en egocentrische grootdoener, en Antonio Pisapia, succesvol eersteklassevoetballer, nadien zelfs trainer, gereserveerd van aard en lichtelijk naïef. Beide heren schijnen elkaar niet te kennen ondanks hun vele overeenkomsten. We maken kennis met hen op het hoogtepunt van hun respectievelijke loopbaan. Op een dag is het uit met de roem. Het lot, in de vorm van een schandaal of een kniebreuk, maakt een vroegtijdig einde aan hun succesverhaal. Beetje bij beetje geraken ze in de vergetelheid. Na allerlei perikelen ontmoeten de twee elkaar toevallig, ver van alle glitter en glamour. Vanuit een aantal surrealistisch aandoende flash-backs ontspint zich een raadselachtige poëtische reflectie over het onvoorspelbare karakter van het leven. Een samenloop van omstandigheden kan iemand compleet stuurloos maken of kan hem van het voorplan verdringen tot hij net zo onbeduidend wordt als het gros van zijn medeburgers. Hij is, per slot van rekening, de zoveelste gewone sterveling...

19.09 > 20:00 + 21.09 > 18:00
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