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Aux frontières + Rakana

+ Aux frontières

Danielle Arbid, 2002, LB-FR-BE, video, vo fr , 60'

Film poético-documentaire, sous forme de road-movie proche-oriental, "Aux frontières" part de l’idée de faire un parcours en voiture de toutes les frontières extérieures de la Palestine. Tout au long de ce périple Danielle Arbid collecte ainsi les regards et les paroles de réfugiés palestiniens. A la fois journal intime de la réalisatrice et carnet de bord, chacun y raconte "sa" Palestine telle que vécue en exil. Le film met en confrontation le regard de ces palestiniens avec la vue de ’terres’ qui leur sont interdites (pour les raisons géopolitiques que l’on connaît) : images de paysages palestiniens observés du haut d"une montagne jordanienne ; silhouettes de villages palestiniens perçues de la côte méditerranéenne à partir de camps de réfugiés touchant le no man"s land entre le Liban et la PalestineŠ

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RAKANA : "Six aigles et un enfant en Palestine"
Sylvie De Roeck, textes : Ghassan Kanafani, création radiophonique, 33’

"Rakana" sont les premières syllabes de la création radiophonique ainsi que de la nouvelle de Ghassan Kanafani (l’auteur des "Dupes" dont Tawfiq Salah s’inspira pour le film du même nom), un écrivain palestinien qui fut assassiné en 1972 par le Mossad, les services israéliens. Au fil des phrases de sa nouvelle "Six aigles et un enfant", dont s’inspire cette radio, nous croiserons des palestiniens d’aujourd’hui, vivant dans l’exil, le souvenir et l’espoir du retour.

2,5 / 3,5 Euros

08.02 > 20:00
Aux frontières
The Dupes El Makhdoon

Un classique qui n’a pas pu l’être. Censuré à l’époque, "Les dupes" raconte trois histoires qui en deviennent une : l’envie d’aller au Koweït pour échapper à la misèreŠ
Après la Nakba (catastrophe) de 1948, trois palestiniens originaires de différentes régions se rencontrent dans une petite ville près de la frontière. Chacun d’entre eux se souvient de ce qui vient de leur arriver. Ils décident de partir clandestinement dans un camion-citerne à travers le désert. Il y fait torrideŠ Cette histoire est une métaphore de la tragédie du peuple palestinien.
Pour "Les dupes", Tawfik Saleh a prêté une grande attention à la réalisation de la bande sonore. Filmé en noir et blanc, avec une composition de plans et une lumière particulièrement soignés, ce film devenu culte dans le monde arabe se déploie selon un rythme très particulier ponctué de flash-back. Il ne s’agit en tout cas pas d’un voyage comme les autres ! Le film contient énormément d’informations sur la période d’après 48. Tiré du roman de Ghasan Kanafani, écrivain phare palestinien, réalisé par un égyptien, produit par la Syrie et tourné en Irak, il est une vraie perle du cinema oriental.

> 5 / 3,5 Euros

14.02 > 22:00 + 21.02 > 20:00
War and Peace in Vesoul

Deux cinéastes sont dans le train. Ils discutent de leur vie, de la situation politique de leur pays. Attendus sur le quai de la gare de Vesoul, en France, par des représentants de la mairie, ils viennent présenter leurs films dans un festival de cinéma dédié à la paix. L’un vient de Haifa, l’autre de Nazareth. Un Israélien, un Palestinien : Amos Gitai (auteur de nombreux films de documentaire et de fiction comme la série des "Wadi", "Berlin-Jerusalem", "Kadosh" ou "Kedma") et Elia Suleiman (connu pour ses deux longs métrages "Chronique d’une disparition" et "Intervention divine").
"Guerre et paix à Vesoul" est un film que ces deux protagonistes ont improvisé ensemble. Tourné avec une petite caméra DV, il relate les événements incroyables de leur voyage à Vesoul ! Leur sensation de n’être pas à leur place. Le vertige d’un décalage culturelŠ Non pas entre un Arabe et un Juif, mais plutôt entre eux et les Français rencontrés sur place, en qui leur venue a éveillé un sentiment presque mystique et des attentes démesurées.
Un film potache et caustique. Méprisant pour les uns, cynique et tendre pour les autresŠ

> 5 / 3,5 Euros

09.02 > 22:00 + 20.02 > 22:00
Etoiles du Jour Noujoum A’Nahar

Sur un ton doux-amer, voir même satirique, "Etoiles du jour" relate les péripéties engendrées par la célébration d’un double mariage dans une famille rurale, et par la même occasion aborde le problème de l’exode rural, un phénomène grandissant non seulement en Syrie mais dans tout le Moyen-Orient. Comme dit le réalisateur, certains individus veulent s’échapper de leur réalité et pour cela "Šsautent d’un seul bond sur leur rêve (d’exode) et se perdent dans le brouillard des illusions à attendre les étoiles en plein jourŠ". Réalisé par une des figures-proue du cinéma syrien, "Etoiles du jour" est le résultat d’un long travail d’observation, minutieux et personnel (Oussama s’étant basé sur la situation de son village natal). Mais dans le film l’imaginaire déborde allégrement sur le réel et la forme, qui y est très libre, contraste délibérément avec le contenu ’tragique’. La subtilité de la narration se traduit aussi dans les nombreux non-dits, et nous assisterons au déroulement fatal et inattendu des deux cérémonies.

> 5 / 3,5 Euros

16.02 > 20:00
Jenin Jenin + youngster"s eyes

+ JeninŠ Jenin

Mohammed Bakri, 2002, PS, video, vo st ang, 53'

Censuré en Israël, ce film parle du massacre du camp de réfugiés de Jenin en avril 2002. Plutôt qu’une analyse filtrée et "objective" de journaliste, Mohammed Bakri prend le parti de laisser la parole aux réfugiés : il suit le rythme de ses interlocuteurs, laissant à chacun le temps de s’installer face à la caméra. Une approche sensible se mêle à une forme documentaire militante. Le film donne une vue de l"interieur du massacre : un muet raconte les fusillades, un homme cherche ses affaires dans les décombres, un médecin raconte les traumatismes. "Jenin. Jenin" montre comment les invasions israéliennes ont affecté physiquement et psychologiquement les palestiniens. Mohammed Bakri est un acteur renommé en Palestine, "Jenin, Jenin" est sa deuxième réalisation, il a reçu le prix du meilleur film au festival international de Carthage en 2002.

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Youngster"s eyes
Pal, 2002, 2 x 10", VO/OV, DV

Le projet « youngter"s eyes » vise à donner l"opportunité à des jeunes de Jenin et de Ramallah de réaliser leurs premières oeuvres audiovisuelles. Dans chacune des deux villes une cinquantaine de jeunes participants ont réalisé une dizaine de films sur une période de cinq mois. Mounir Zarour, le coordinateur du projet à Jenin, viendra nous présenter deux films de la série produits dans des conditions très difficiles d"occupation et de censure.

> 3,5 / 2,5 Euros

15.02 > 18:00 + 20.02 > 20:00
JeninŠ Jenin
Work, Place Makom Avoda

En oscillant entre plusieurs points de vue imprégnés de nostalgie, la caméra nous entraîne dans la complexité des relations israélo-palestiniennes. Pris par la "real politic", des agriculteurs israéliens d"un moshav ont renoncé à employer leurs amis palestiniens depuis le meurtre d"un des leurs, mais non sans regretter la connivence qu"ils avaient avec eux . Ces mêmes palestiniens, amers, se retrouvent à travailler sur de nouveaux chantiers. A ce tableau viennent se rajouter des travailleurs thaïlandais, remplaçant la main d"¦uvre bon marché palestinienne, essayent de combler leur mal du pays en restant entre eux, loin des réalités géopolitiques de la région. Le dispositif du film alterne ces différentes réalités, par le biais de confidences face caméra, pour mieux en faire ressortir les difficultés.

5 / 3,5 Euros

16.02 > 18:00
La Nuit Al Leil

En tentant de reconstituer la vie et la mort de son père, combattant pour la Palestine, Mohammed Malas retrace l’histoire épique, mouvementée et torturée de Koneitra. Sur la base de souvenirs personnels mais aussi collectifs, le réalisateur évoque les troubles de cette ville occupée et détruite en 1967 par les Israéliens.
En posant des questions brûlantes, aux réponses souvent amères, ce film, tel un corps blessé, ébranlé dans sa structure par des flashs-back et des scènes oniriques, est le témoin direct et sensible des meurtrissures subies par cette ville. Koneitra revient comme un symbole dans les films de Mohammed Malas dont nous montrons l’un de ses premiers courts-métrages "Koneitra 74" dans la compilation.
Mohammed Malas est un ancien élève de l’Institut VGIK à Moscou, devenu figure de proue de l’assez méconnu cinéma syrien.

> 5 / 3,5 Euros

09.02 > 20:00 + 15.02 > 22:00
Waiting for Sallah El-Din + DiaryŠ

WAITING FOR SALLAH EL-DIN
Tawfik Abu Wael, Palestine, 2001, 53’, VO st fr/OV eng ond, video

La situation à Jérusalem est telle qu’il n’y a pas grand chose à y faire. L’oppression israélienne y a été rarement aussi pesante et le temps s’écouleŠ Les gens doivent se battre pour trouver de quoi subsister, faire la file pour leurs papiers, trouver du travail,Š
En s’inspirant de "En attendant Godot" de S. Becket, Tawfik Abu Wael réalise quatre portraits : un acteur et sa compagnie de théâtre, une femme qui vend des légumes dans la rue, quelqu’un qui a tout perdu, un chômeur qui malgré lui dépend de son enfant.
Dans "Waiting for Sallah El-Din", la dimension du temps devient relative. Pour chaque situation, Tawfiq Abu Wael a une façon singulière d’observer et de filmer. De temps à autre, c’est la situation qui l’emporte, le spectateur passe alors lui-même en attente, le temps de comprendre.

+

+ Diary of a male whore.

Tawfik Abu Wael, 2001, video, vo ang , 14'

Esam, un soldat réfugié arabe qui vit à Tel-Aviv, se prostitue par nécessité. Cette situation l’amène aussi à vivre un certain plaisir physique qui finalement est déclencheur d’une série de souvenirs vécus dans son village natal.

> 3,5 / 2,5 Euros

15.02 > 20:00 + 22.02 > 18:00
Diary of a male whore.
The Settlers

Pour la première fois, une caméra fut acceptée dans la communauté des colons de Hébron, considérée comme étant l’une des plus fanatiques et racistes. Ruth Walk nous livre les paroles brutes d’hommes et de femmes qui ont appris à ne plus voir leurs voisins palestiniens. Leur vie se limite à un huis-clos qu"ils ne quittent que rarement, pour des fêtes religieuses qui sont autant de prétextes à imposer des couvre-feux aux PalestiniensŠ Le film est important, ne fut-ce que pour les témoignages recueillis : rares sont les occasions d’entendre le point de vue des colons et de les suivre au quotidien. Sans rien affirmer, "The Settlers" expose avec finesse la problématique des colonies considérée comme l"obstacle majeur à une paix au Proche-Orient. Bien que produit par une société israëlienne, ce film fut interdit d"antenne en Israël.

> 3,5 / 2,5 Euros

15.02 > 19:00 + 27.02 > 20:00
Rêve d"exil

Regards croisés de deux jeunes filles vivant dans deux camps de réfugiés palestiniens, Shatila au Liban et Dheisheh en Cisjordanie. Deux filles partageant une même culture s"écrivent, communiquent, mais sont séparées par une frontière de barbelés. Un jour, elles se retrouvent de part et d’autre des fils de cette frontière pour parvenir à se toucher. Sans vraiment se connaître, elles vivent le même drame à distance.
Au travers du regard naïf et émouvant de jeunes réfugiés, Mai Masri, réalisatrice palestinienne vivant au Liban, parle du droit au retour des réfugiés palestiniens, mais évoque la problématique de l"exil et de la liberté en générale. D’un style classique, ses documentaires ont suivi à plusieurs reprises la problématique des réfugiés palestiniens au Liban à travers la vie des enfants du camp de Shatila.

> 3,5 / 2,5 Euros

22.02 > 19:00
Sacrifices

Quinze ans après "Etoiles du jour", au détour de démarches dont la lenteur est à relier au fonctionnement hiérarchique et "kafkaïen" des organismes syriens, voici le nouveau film d’Oussama Mohammad. Un film tout en métaphores, qui par des sentiers narratifs détournés, fait référence au présent de la Syrie, et du réalisateur. On le relie aussi aux mondes puissants de Tarkovsky, Kusturica et de l’art arabe pré-islamique. On vous conseille vivement "Sacrifices", riche en images et en sons, un film rare où la narration s’invente, bref un OVNI, comme on les aime. L’histoire : dans un monde isolé, au pied d’un arbre géant, une famille vit en autarcie. Le patriarche mourrant veut donner un nom à trois nouveaux-nés mais n’y parvient pas. Nous suivons donc l’évolution dans cet univers clos (mais si riches en personnages) des garçons "un", "deux" et "trois", à travers la magie, l’amour, le silence et la violence. Une ouverture bien réelle vers le présent international : le père est appelé à la guerre. Il en revient un peu plus révolté, un peu plus religieux. L’incursion du politique et du religieux dans cet univers ajouté au chaos, pour quelle issue ?

> 5 / 3,5 Euros

16.02 > 22:00 + 28.02 > 20:00
This is not Beyrouth + replay + once if

THIS IS NOT BEYROUTH
Jayce Salloum, Liban/USA, 1994, 48’, VO st ang/OV eng ond, video

A travers son oeuvre, Jayce Salloum scrute la perception du Moyen-Orient en Occident. Son travail s’attache au décryptage du langage (audio)visuel et à trouver ensuite une façon de communiquer cette analyse en utilisant le même medium. C’est ainsi qu’il s’interroge sur des concepts tels que le "terrorisme" et le fait d’être "musulman". Plus de 200 heures de film HI-8, VHS et de films trouvés sont le matériel de base qui a servi à la réalisation de "This is not Beyrouth". Ce film de montage est un film hybride, à la fois argumentation, document, et film expérimental. Jayce Salloum y examine le sens caché, sous-jacent des images véhiculées lors de la guerre au Liban, en relation avec sa position de réalisateur libanais "occidentalisé" et avec celle du spectateur. La perception du film variant selon le background de chacun et selon les conditions de projection.
Libanais résidant aux Etats-Unis, puis au Canada, Jayce Salloum est à la fois curateur et artiste vidéo. Nous avions déjà eu l’occasion de voir en septembre 2000 "Introduction to the End of an Argument", film réalisé en collaboration avec Elia Suleiman. Par ailleurs, sa programmation "History of our Present" est passée au Nova dans le cadre du festival Argos en 2001.

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REPLAY (bis)
Lamia Joreij, Liban, 2002, 9’, VO st ang/OV eng ond, video

Mélange d"images super 8 et vidéo accompagné d’un texte poétique : l’ensemble évoque l"exil.

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(ONCE IF) BEAUTY NEVER ENDS
Jayce Salloum, Lib-USA, video, vo st ang/ ov eng ond, 11’

Un poème-confession filmé dans un mix d’images qui font référence à la vie et à la mort. L’artiste-vidéo libanais se laisse cette fois guider par la parole mais toujours en décalage.

> 3,5 / 2,5 Euros

23.02 > 20:00
Nightfall + the last frontiers

NIGHTFALL (Jusqu’au déclin du jour)
Mohamed Soueid, Liban, 2000, 67’, VO st ang/OV eng ond, Beta

En 1975, un groupe d’étudiants libanais se bat pour la cause palestinienne. Ils font partie du mouvement révolutionnaire du Fateh. On les surnommait les "Students Squad". Après l’invasion israélienne de Beyrouth, le groupe s’est séparé : les uns sont morts, d’autres ont quitté le pays, certains se sont revus. Ces derniers se retrouvent dans le film, vivant dans la désillusion et les rêves brisés. Ils se saoûlent, mangent, racontent, dictent des poèmes et chantent. Mohamed Soueid jongle avec ces moments de vie pour raconter leur histoire collective parsemée d’anecdotes personnelles. Entre euphorie éthylique et larmes, les conversations se muent en spéculation. Le réalisateur décompose ces moments et les entrelace avec de longs plans filmés à l’extérieur où les voix des protagonistes continuent à se raconter. L’utopie se mélange au réel. L’adversité sans cesse sublimée. A votre santé !

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THE LAST FRONTIERS
Saed Andoni, Palestine, 2002, 32 ’, VO st ang/ OV eng ond, video

Home movie ironique sur un voyage aux Etats-Unis du réalisateur palestinien pour revoir son frère, informaticien chez Microsoft. Vue intime d"une famille déracinée oscillant entre assimilation aux moeurs américaines et lutte pour la cause palestinienne. Avec des plans très décadrés filmés à l’épaule, Saed Andoni est à la fois derrière la caméra et protagoniste de son film.

> 5 / 3,5 Euros

13.02 > 22:00 + 21.02 > 22:00
Israland

Sur fond de guerre du Golfe, une série d’interviews pointe le choc quotidien de la cohabitation. Construire un paradis terrestre en domestiquant le désert, tel est le rêve sioniste et la tâche des palestiniens qui travaillent sur le chantier du parc d"attraction ŒIsraland". Par contre, les relations entre les travailleurs palestiniens et israéliens sont loin d"être idylliques. En recherchant les points de vue des uns sur Œl"autre", un tableau catastrophique nous est exposé. L"avenir ne semble ni paradisiaque ni verdoyant entre l"architecte du projet, un allemand converti au judaïsme et pessimiste, un contremaître israélien suspicieux vis-à-vis des palestiniens, et un ouvrier palestinien qui se retient de parler !
Eyal Sivan, réalisateur israélien très controversé pour ses prises de position publique anti-sionistes sera notre invité.

> 3,5 / 2,5 Euros

22.02 > 20:00
Lettre d’un temps d’exil

Des instants de vie de quatre libanais ayant quitté leur pays.
Deux d’entre eux se sont exilés à Paris. Abdallah, ancien milicien qui attend dans le métro l’improbable venue d’un hypothétique ami. Et Karim, jeune intellectuel à la recherche d’un travail.Et puis il y a Nessim, qui vit à Strasbourg où il est devenu un chirurgien de renom.
Dans la seconde de ses "Lettres" filmées (après "Lettre d’un temps de guerre" en 1985 et avant "A toi où que tu sois" en 2000), Borhane Allaouié fait jouer par des acteurs des personnages créés à partir de gens qu’il a rencontrés et qu’il met en situation...
Ces quatre personnages ne se connaissent pas. Hormis leur état d’exilés, il n’y a en apparence aucun lien entre eux. C’est la voix du narrateur qui unit ces hommes, en une lettre à la fois douloureuse et nostalgique. Où transparaissent les souvenirs d’un Beyrouth en guerre, et un regard qui ne manque pas d’humour.

> 3,5 / 2,5 Euros

28.02 > 22:00
Asurot Detained

Deux réalisatrices israéliennes prennent la décision de filmer le sort, absurde, de trois femmes palestiniennes. Par un dispositif qui privilégie l’observation et la rencontre, où les réalisatrices se font discrètes et évitent le piège de la voix en off ici superflue, ce documentaire nous donne à voir plus qu’une simple actualité. Car c’est bien d’une situation peu commune qu’ il s’agit et c’est avec une force visuelle également peu habituelle que le film reflète les tensions, les difficultés physiques et psychiques vécues quotidiennement par ces trois femmes. Toutes les trois, veuves, vivent avec leurs enfants dans une même maison dans la vieille ville d’Hébron, à côté d’un check-point israélien. Des circonstances auront fait que le côté rue de leur maison soit sous contrôle israélien, que le côté arrière soit sous celui palestinien et que le toit soit utilisé comme bastion-urinoir par des soldats israéliens avec qui, par ailleurs, leurs enfants peuvent parfois vivre des moments joyeuxŠA ces déboires s’ajoutent les difficultés de vivre dans une société dépeinte comme conservatrice et ponctuée de ragots, et l’isolement social imposé par leur statut de veuves. Tout d’un coup on comprend pourquoi, face à ces défis permanents, la caméra s’est faite discrète et intimiste.

> 3,5 / 2,5 Euros

23.02 > 18:00
Aux frontières + Rakana

+ Aux frontières

Danielle Arbid, 2002, LB-FR-BE, video, vo fr , 60'

Poëtische documentaire onder de vorm van een roadmovie. "Aux Frontières" vetrekt vanuit het interessante idee om per auto de buitengrenzen van wat Palestina zou moeten zijn te verkennen. Gedurende haar omzwervingen verzamelt Arbid blikken en woorden van Palestijnse vluchtelingen. Het werd een persoonlijk dagboek en tegelijkertijd een verslag van ontmoetingen. Elkeen vertelt er over "zijn " Palestina zoals ervaren in ballingschap. De film speelt met de onmogelijke relatie met het gefilmde land, verboden toegang omwille van de geo-politieke situatie : Palestijnse landschappen geobserveerd vanop een Jordaanse berg, de middellandse kust waar verloren dorpssilhouetten zich aftekenen, of nog een vluchtelingenkamp tegen het no man"s land tussen Libanon en Palestina.

+

RAKANA :"Six aigles et un enfant en Palestine"
Sylvie De Roeck, txt : Ghassan Kanafani, 33’, radiocreatie / fr

Rakana is het eerste woord in dit radiostuk en in de tekst van Ghassan Kanafani, een Palestijnse schrijver die in 1972 vermoord werd door de Mossad. In zijn novelle "Six aigles et un enfant", bewerkt voor dit radiostuk, ontmoeten we Palestijnen van vandaag, in ballingschap, vol herinneringen en hoop op terugkeer.

2,5 / 3,5 Euros

08.02 > 20:00
Aux frontières
The Dupes El Makhdoon

Een klassieker die het nooit is mogen worden. Destijds sterk gecensureerd, vertelt deze film drie verhalen die samenvloeien tot één : de wens naar Koeweit te gaan om te ontsnappen aan de miserie. Na de Nakba van 1948 ontmoeten drie Palestijnen uit verschillende regio"s elkaar niet ver van de grens. Elk van hen herinnert zich wat hem overkomen is. Ze besluiten om illegaal met een tankwagen de tocht door de woestijn te wagen. Het is er bloedheetŠ Het is het verhaal van de tragedie van het Palestijnse volk.
Deze cultfilm werd opgenomen in zwart-wit, met een eigen ritme, samengesteld uit flash-backs. Dit is niet zomaar een reis. Geïnspireerd op een boek van een Palestijnse schrijver, geregisseerd door een Egyptenaar, geproduceerd door Syrië, en gefilmd in Irak : een ware parel van de Oriëntaalse cinema.

> 5 / 3,5 Euros

14.02 > 22:00 + 21.02 > 20:00
War and Peace in Vesoul

Twee filmmakers zitten op de trein. Ze discussiëren over hun leven, de politieke situatie in hun land. Op het perron worden ze opgewacht door vertegenwoordigers van het gemeentebestuur van Vesoul, waar ze hun films komen voorstellen in een filmfestival omtrent vrede. Een Israëli en een Palestijn : Amos Gitai (auteur van een hele reeks documentaire- en fictiefilms zoals "Kadosh", "Kedma", zijn serie over de "Wadi", Berlin-Jerusalem") en Elia Suleiman (bekend door zijn twee langspelers "Chronicle of a Disapearance" en "Divine Intervention". "Oorlog en vrede in Vesoul" is een film die de twee protagonisten samen improviseerden. Met een kleine DV-camera vertellen ze het ongelofelijke verhaal van hun reis naar Vesoul. Het verhaal van een cultuurshock, niet tussen een Arabier en een Jood, maar wel tussen de twee en de Fransen die ze ontmoeten. De komst van het tweetal wekt immers haast mythische verwachtingen in het gastland.

> 5 / 3,5 Euros

09.02 > 22:00 + 20.02 > 22:00
Etoile du Jour Noujoum A’Nahar

In dit sociaal drama met zijn vele hindernissen, vertelt Oussama Mohammed de onverwachte verwikkelingen van een dubbel huwelijk in een plattelandsfamilie.
Dit verhaal werpt licht op de exodus die momenteel het rurale Syrië kenmerkt. Een exodus die een motivatie vindt in het verlangen zich te verwijderen van de harde realiteit, en datgene te worden wat velen niet zijn. ’Ze lopen hun dromen achterna, maar verliezen zich in de mist van illusies, wachtend op sterren in volle daglicht.’
Deze film met bittere ondertoon is het resultaat van een minitieuse persoonlijke observatie, gebaseerd op gebeurtenissen in het geboortedorp van Mohammed. Wat het verhaal zo subtiel maakt, zijn de talrijke verzwegen gunsten en voorkeuren die leiden tot een fatale afloop van de twee huwelijksceremonies.

> 5 / 3,5 Euros

16.02 > 20:00
Jenin Jenin + youngster"s eyes

+ JeninŠ Jenin

Mohammed Bakri, 2002, PS, video, vo st ang, 53'

Deze film, die in Israël gecensureerd werd, gaat over de slachting in het vluchtelingenkamp van Jenin in april 2002. Door zijn militante documentaire-vorm en zijn diepmenselijke benadering, tracht deze film een doorleefde blik van binnenuit op de gruwel te geven, en niet een afstandelijk gefilterde Œjournalistieke" analyse. Een doofstomme getuigt over de executies, een man zoekt zijn bezittingen tussen het puin, een dokter vertelt over de trauma"s. "Jenin Jenin" toont aan hoe de Israëlische invasies de Palestijnen fysiek en moreel ondermijnen. (Prijs voor de beste film op het Internationaal Festival van Cathago 2002)

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Youngster"s eyes
Pal, 2002, 2 x 10", VO, DV

Het project ŒYoungster"s eyes" wou aan jongeren uit Ramallah en Jenin de mogelijkheid geven hun eerste audiovisuele creaties te maken. Gedurende vijf maanden werden in de twee steden een tiental films geregisseerd door een vijftigtal jonge deelnemers. Mounir Zarour, de coördinator van het project in Jenin, komt twee films uit de reeks voorstellen die onder de moeilijke omstandigheden van bezetting en censuur gemaakt werden.

> 3,5 / 2,5 Euros

15.02 > 18:00 + 20.02 > 20:00
JeninŠ Jenin
Work, Place Makom Avoda

Israëlische boeren op een moshav stellen hun Palestijnse vrienden niet meer te werk na de moord op een Israëlische collega. Tegelijk missen ze de verstandhouding die ze met hun werknemers hadden. De Palestijnen in kwestie vinden weer werk, maar geen enkele baas kan de vriendschap met hun vorige werkgever vervangen. Thaise gastarbeiders die de plaats van de goedkope Palestijnen innemen, kampen met hun heimwee en isoleren zich, ver van de politieke realiteit van de regio.

5 / 3,5 Euros

16.02 > 18:00
De Nacht Al Leil

Door een reconsructie te maken over het leven en de dood van zijn vader, een Palestijns bevrijdingsstrijder, herschrijft Mohammed Halas de bewogen geschiedenis van Kenitra. Op basis van persoonlijke en collectieve herinneringen, roept de regisseur de moeilijkheden op die deze stad doorstond tijdens de Israëlische bezetting in 1967.
Deze film stelt brandende vragen, met vaak bittere antwoorden als gevolg. Flashbacks en droomvoorstellingen maken van deze film een directe en gevoelige getuigenis van de kwetsuren die deze stad heeft opgelopen.
Mohammed Halas, een vroegere leerling van het VIGK- instituut van Moskow, wordt beschouwd als het boegbeeld van de vaak miskende Syrische filmwereld.

> 5 / 3,5 Euros

09.02 > 20:00 + 15.02 > 22:00
Waiting for Sallah El-Din + DiaryŠ

WAITING FOR SALLAH EL-DIN
Tawfik Abu Wael, Palestine,2001, beta, VO st fr/ OV eng ond, 53’
15/02 > 20:00 + 22/02 > 18:00
De situatie in Jeruzalem is zodanig dat er niet veel te beleven valt. De Israëlische bezetting was nooit zo alomtegenwoordig en de tijd glijdt tergend langzaam voort. De mensen moeten vechten voor hun dagelijkse maaltijd, ze moeten ellenlange wachtrijen doorstaan voor geldige papieren, voor een job,...
Zich inspirerend op ’Wachten op Godot’ van S. Becket, filmt Tawfik Abu Wael vier portretten : een acteur die een toneeltroep heeft, een groentenventster, een man waarvan het huis vernield werd en waarvan de zoon verdween en een werkloze die zijn zoon eropuit moet sturen om te gaan werken. De tijdsdimensie wordt relatief. Tawfiq Abu Wael heeft voor elke situatie een aangepaste manier van observeren en filmen gevonden. De film heeft zijn eigen ritme en soms wint de situatie het op dit ritme. De kijker ondergaat zelf het wachten, een tijdsspanne waarin begrip kan groeien.

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+ Diary of a male whore.

Tawfik Abu Wael, 2001, video, vo ang , 14'

15/02 > 20:00 + 22/02 > 18:00
Esam, een naar Tel-Aviv gevluchte Arabische oud-soldaat, verdient zijn brood met prostitutie. Zijn fysieke plezier, dat hem toelaat te overleven, doet hem voortdurend denken aan zijn geboortedorp.

> 3,5 / 2,5 Euros

15.02 > 20:00 + 22.02 > 18:00
Diary of a male whore.

15/02 > 20:00 + 22/02 > 18:00
Esam, een naar Tel-Aviv gevluchte Arabische oud-soldaat, verdient zijn brood met prostitutie. Zijn fysieke plezier, dat hem toelaat te overleven, doet hem voortdurend denken aan zijn geboortedorp.


The Settlers

De eerste keer dat een camera werd toegelaten in de Israëlische nederzetting van Hebron, die als één van de fanatiekste en meest racistische in z’n soort wordt beschouwd. Walk geeft ons ongepolijste uitspraken van vrouwen die geleerd hebben hun Palestijnse buren niet meer te zien. Ze leven in een cocon die ze maar zelden verlaten. Hoogstens voor religieuze feesten, die een prima voorwendsel zijn om uitgangsverbod aan Palestijnen op te leggen en te provoceren. De film is alleen al uniek omdat het één van de zeldzame keren is dat het standpunt en het dagelijkse leven van de kolonisten wordt belicht. Zonder te oordelen toont "The Settlers" op subtiele manier de problematiek van de nederzettingen, die als één van de belangrijkste obstakels voor vrede in het Midden-Oosten worden gezien. Geproduceerd door een Israëlische firma, maar toch verboden op de Israëlische TV...

> 3,5 / 2,5 Euros

15.02 > 19:00 + 27.02 > 20:00
Rêve d"exil

De parallelle blik van twee jonge meisjes die elk in een Palestijns vluchtelingenkamp leven, eentje in Shatila in Libanon, de andere in Deisheh in de Palestijnse gebieden. De twee meisjes die eenzelfde cultuur delen, schrijven elkaar, maar worden gescheiden door prikkeldraad. Op een dag bevinden ze zich aan de grens en kunnen elkaar aanraken. Zonder elkaar goed te kennen ondergaan ze hetzelfde drama op afstand.
Via de naïeve en ontroerende blik van de jonge vluchtelingen, wil de Palestijnse regisseuse, die in Libanon woont, spreken over het recht op terugkeer van de Palestijnse vluchtelingen, maar spreekt ze evenzeer over de ballingsproblematiek en de vrijheid in het algemeen.

> 3,5 / 2,5 Euros

22.02 > 19:00
Sacrifices

Na ŒEtoiles du jour" is dit de nieuwe film van Oussama Mouhammad. Via een omweg van vijftien jaar langs de trage hiërarchie van de Syrische bureaucratie. Een sterk metaforische film, die refereert naar het huidige Syrië en naar de regisseur zelf. Het doet ons denken aan de wereld van Tarkovsky, van Kusturica en aan de Arabische pré-islamitische kunst. Deze film wordt warm aanbevolen : rijk aan beelden en geluid, waarin de vertelling blijkbaar ter plaatse wordt uitgevonden. Kortom : een juweeltje waar we zo van houden.
Het verhaal : in een geïsoleerde wereld, aan de voet van een gigantische boom woont een familie in autarcisch verband. De stervende patriarch moet een naam bedenken voor de drie nieuwgeborenen maar het blijkt hem niet te lukken. We volgen de evolutie van jongen 1, 2 en 3 in deze afgelegen wereld (maar zo rijk aan personages), in een wereld van magie, liefde, stilte en geweld. Een openbaring die vrij reëel is in ons tijdvak : de puurheid die ten strijde trekt. Zij komt er een beetje meer gerevolteerd, meer religieus uit. De vermenging van politiek en religie in deze chaotische wereld, waar zal het eindigen ?

> 5 / 3,5 Euros

16.02 > 22:00 + 28.02 > 20:00
This is not Beyrouth + replay + once if

THIS IS NOT BEYROUTH
Jayce Salloum, Libanon/USA, 1994, 48’, OV eng ond, video

Het Midden-Oosten gezien door de bril van het Westen : als een rode draad loopt dit thema door het werk van de uit Libanon afkomstige Jayce Salloum. Via een uitgepuurde beeldtaal (én dito klankband) komt hij tot een doordringende analyse van het medium film. Begrippen zoals "terrorisme" en "moslim" worden op analoge wijze gedeconstrueerd. Meer dan 200 uur beeldmateriaal (Hi-8, VHS, gevonden filmmateriaal) diende als uitgangspunt voor "This is not Beyrouth". Tegelijk betoog, getuigenis en experiment, peilt deze montagefilm vooral naar de dieperliggende betekenis van de beelden die tijdens de Libanon-oorlog geregistreerd werden. Hierbij plaatst Salloum zich beurtelings op het standpunt van de verwesterde filmmaker die hij is én op dat van de toeschouwer. Persoonlijke achtergrond en de omstandigheden waarin de film wordt vertoond zijn bijgevolg twee parameters die de appreciatie ervan sterk beïnvloeden.
Curator en video-artiest Jayce Salloum woont thans, na een verblijf in de VS, in Canada. In september 2000 konden we reeds zijn "Introduction to the End of an Argument" bewonderen, een film die hij samen met Elia Suleiman realiseerde. En tijdens het Argos-festival 2001 werd ook zijn "History of our Present" in Cinema Nova geprogrammeerd.

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REPLAY (bis)
Lamia Joreij / 9" / 2002 / Libanon / video / Arabisch / Eng. Ond.

Via een mengeling van S8-beelden en video wordt op poëtische wijze het concept Œballingschap" geëvokeerd.

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(ONCE IF) BEAUTY NEVER ENDS
Jayce Salloum, Lib-USA, video, OV eng ond, 11’

Een gefilmde biecht, met een mix van beelden die refereren naar het leven en de dood. De Libanese video-artiest laat zich ditmaal leiden door het woord, maar op zijn manier.

> 3,5 / 2,5 Euros

23.02 > 20:00
Nightfall + the last frontiers

NIGHTFALL
Mohamed Soueid, Libanon, 2000, 67’, OV eng ond, Beta
13/02 > 22:00 + 21/02 > 22h00
In 1975 neemt een groep Libanese studenten het op voor de Palestijnse zaak. Zij maken deel uit van de revolutionaire Fateh. Men noemde hen de Œstudent squad". Na de Israelische invasie werd de groep ontbonden. Sommigen werden gedood, anderen vluchtten, sommigen ontmoetten elkaar opnieuw. De laatste groep zien we in deze film, gedesillusioneerd en met verscheurde dromen. We zien ze drinken, eten, vertellen, zingenŠMohamed Soueid gebruikt dit materiaal om Œhun verhaal" te vertellen. We zien ze in dronken euforie, dan weer vol van verdriet, converserend, speculerendŠHij decomposeert deze momenten en begeleidt ze ook met lange buitenopnames , terwijl de stemmen hun verhaal verder vertellen. Utopie vermengt zich met realiteit.

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THE LAST FRONTIERS
Saed andoni, 32", video, 2002 , Palestina, video, Arabisch / Eng. Ond.

Een ironische home movie van de Palestijnse regisseur over zijn reis naar de Verenigde Staten om zijn broer te bezoeken die er als informaticus aan de slag is bij Microsoft. Het werd een intiem portret van een ontwortelde familie die schippert tussen assimilatie van de Amerikaanse zeden en hun strijd voor de Palestijnse zaak.

> 5 / 3,5 Euros

13.02 > 22:00 + 21.02 > 22:00
Israland

Een paradijs op aarde creëren door de woestijn te temmen, dat is de zionistische droom en de taak van de Palestijnse arbeiders op de werf van het attractiepark ’Israland’. De relaties tussen Palestijnse arbeiders en Israëli’s zijn nochtans allesbehalve idyllisch. De maker toont het gezichtspunt op "de andere" van enkele personen op de werf , en schildert daarmee een ontluisterend beeld. Een Duitse architect die zich tot het jodendom bekeerde en geen toekomst ziet voor de regio, een Israëlische ploegbaas die bij de Palestijnen enkel geweld en oneerlijkheid vermoedt en een Palestijnse arbeider die z’n mond houdt : er bestaan steviger fundamenten om het paradijs te bouwen.
De Israëlische regisseur Eyan Sevan, omstreden omwille van z’n openlijk anti-zionistische standpunten, is bij ons te gast.

> 3,5 / 2,5 Euros

22.02 > 20:00
Lettre d’un temps d’exil

Momenten uit het leven van vier Libanezen die hun land hebben verlaten. Twee van hen leven in Parijs. Abdallah, ex-militielid wacht in de metro op de onwaarschijnlijke komst van een hypothetische vriend. Karim is een een jonge intellectueel op zoek naar werk. En Nessim woont in Straatsburg waar hij een reputatie verwierf als chirurg.
In de tweede van z’n "Brieven" (na "Lettre d’un temps de guerre" in 1985 en voor "A toi où que tu sois" in 2000), vertrekt Borhane Allaouie van personen en situaties uit z’n eigen leven. De vier personages kennen elkaar niet. Enkel de stem van de verteller verbindt de mannen, samen met een pijnlijke en nostalgische brief, met herinneringen aan een Beiroet in oorlog. Geloof het of niet, desalniettemin ook een grappige film.

> 3,5 / 2,5 Euros

28.02 > 22:00
Asurot Detained

Een documentaire over het leven van drie Palestijnse weduwen, die met hun kinderen in hetzelfde huis in het oude centrum van Hebron wonen. De straatkant van het huis is onder Israëlische controle, de achterkant onder Palestijns gezag. Het dak wordt als versterking en toilet gebruikt door Israëlische soldaten, die het best kunnen vinden met de kinderen. De vrouwen leven in een conservatieve maatschappij met hoog roddelgehalte, als weduwe worden ze er sociaal geïsoleerd. Een intimistische camera volgt de vrouwen en hun dagelijkse beslommeringen.

> 3,5 / 2,5 Euros

23.02 > 18:00
http://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=344&lang=fr