> À la folie

Edito

Réduction des libertés pour se protéger soi et les autres, enfermement, perte de contacts sociaux, surveillance, peurs, contrôle des corps, gestes et consignes obsessionnels, monopolisation des débats et des prises de décision par la science et la médecine... Ça vous rappelle quelque chose ? L’actualité brûlante, inquiétante, envahissante bien sûr, mais pas seulement. Fous, schizophrènes, borderline, inadaptés connaissent bien la chanson. Aujourd’hui, les noces du sécuritaire et du sanitaire sont à l’honneur, celles-là même qui constituent l’origine de la psychiatrie et dont les effets ne font que renforcer l’aliénation. Ne faudrait-il pas réécouter Jean Oury lorsqu’il nous prévenait que "l’aliénation envahit tout, s’infiltre partout ; c’est un processus infiltrant, d’autant plus dangereux que c’est apparemment gentil, aimable" ?

Des expériences en rupture avec l’ordre asilaire ont éclos dès les années quarante laissant espérer un mouvement de fond de grande ampleur. Ce que l’on nomma la psychothérapie institutionnelle remettait en cause le fonctionnement des institutions et développait des pratiques alternatives fertiles et prometteuses. Des initiatives continuent à fleurir et à s’implanter au sein d’une psychiatrie pourtant mise à mal par la position dominante de l’entreprenariat neurocomportemental qui promeut une vision essentiellement biologisante de la maladie mentale.

Le Cinéma Nova avait déjà exploré cette thématique dans une belle programmation "Cinémasile" en 2004. Seize ans plus tard, comment les lignes ont-elles bougé ? Quelles théories sur ce qu’est la folie pouvons-nous concevoir ? Comment le cinéma et les artistes explorent-ils les frontières culturelles et géographiques de l’altérité ? Que nous donnent à voir, à penser, à imaginer les images d’une folie aux mille visages ?

Cette programmation propose des films puissants, dérangeants et inspirants ; peu ou jamais montrés ; ambigus, indomptables, brouillant les frontières et les catégories. Ils feront écho à notre actualité, exploreront la folie intimement liée à la condition humaine et la création sous ses formes les plus insensées, du délire personnel au délire paranoïaque érigé en système politique. Nous avons choisi d’ouvrir et d’inviter, de solliciter le point de vue des fous et de susciter la rencontre et la réflexion. Interroger les expériences, resituer les histoires personnelles, s’autoriser la joie, la légèreté ou la stupeur, découvrir des mondes, se frotter à l’autre, aux tabous et aux limites. Créer des brèches dans les murs érigés sur les frontières entre normalité et folie, qui fluctuent selon les époques et les cultures.

Venez découvrir des films, courts ou longs, des créations hybrides, des conférences, du théâtre, des performances, de la musique... rencontrer des réalisateurs, des patients, des professionnels, découvrir les possibles réinventions de notre champ social avec l’histoire des clubs thérapeutiques, plonger dans la cinémathèque des laboratoires Sandoz, débattre avec l’ASBL Psymages et son réseau de passionnés.
Laissez-vous entraîner dans cet univers à la fois étrange et tellement familier.

En lien avec notre programmation, l’exposition "Danser Brut" à Bozar du 24.09.2020 au 10.01.2021, à ne pas manquer !

Danser Brut
https://www.bozar.be/fr/activities/160250-danser-brut


Edito

Inperking van de vrijheden om zo zichzelf en de anderen te beschermen, afzondering, het wegvallen van sociale contacten, surveillance, angsten, controle van lichamen, obsessionele gebaren en voorschriften, monopolisering van debatten en besluitvorming door wetenschap en geneeskunde, … Doet een belletje rinkelen ? Allemaal natuurlijk verontrustend, opdringerig, brandend actueel – maar er is meer aan de hand. Gekken, schizofrenen, borderline-gevallen en andere ‘ongeschikten’ kennen het liedje natuurlijk al langer. Veiligheid en gezondheidszorg, die ook aan de wieg staan van de psychiatrie, zwaaien vandaag de plak, met vervreemding als neveneffect. Of in de woorden van Jean Oury : “Vervreemding dringt overal binnen, sijpelt overal in ; het is een infiltrerend proces, des te gevaarlijker omdat het op eerste zicht onschuldig en goedaardig lijkt”.

Vanaf de jaren 1940 leidden experimenten tot een breuk met de psychiatrische orde, wat de hoop op een grootschalige inhoudelijke beweging deed aanwakkeren. De zogenaamde ‘institutionele psychotherapie’ betwistte de werking van de instituties en ontwikkelde alternatieve praktijken die beloftevol bleken. Dergelijke initiatieven floreren ook nu nog en nestelen zich binnen een psychiatrie die vastloopt in het straatje van de neurowetenschappen die een puur biologische visie op mentale ziektes voorop stelt.

Cinema Nova verkende dit thema al eerder in het mooie programma “Cinemasiel” in 2004. Zestien jaar later - wat is er veranderd ? Welke theorieën over wat waanzin is kunnen we bedenken ? Hoe kunnen films en kunstenaars de culturele en geografische grenzen van het anders-zijn opzoeken, aftasten ? Wat laten de beelden van een waanzin met duizend gezichten ons zien, denken, verbeelden ?
Dit programma stelt krachtige, ontregelende en inspirerende films voor ; zelden of nooit vertoond ; ambigu, in geen enkel hokje te duwen, films die de grenzen en categorieën vervagen, overschrijden. Ze hebben een band met onze actualiteit, verkennen de waanzin die innig verstrengeld is met ons mens-zijn en het creatieproces in haar meest uitzinnige vormen : van persoonlijk delirium tot paranoïde krankzinnigheid opgetrokken tot politiek systeem. We hebben ervoor gekozen het standpunt van de gekken te vertolken om zo tot ontmoeting en reflectie te komen. Ervaringen bevragen, persoonlijke verhalen schetsen, zich overgeven aan vreugde, lichtheid of verbijstering, (andere) werelden ontdekken, verkennen van de andere, van taboes en limieten. Scheuren maken in de muren die zijn opgetrokken op de grens tussen normaliteit en waanzin, die telkens verschuift volgens tijdperken en culturen.

Ontdek de mogelijkheden om ons sociaal veld te hertekenen met korte films en langspeelfilms, hybride creaties, conferenties, theater, performances, muziek, met ontmoetingen met regisseurs, patiënten, professionals, met het verhaal van therapeutische clubs, door te duiken in de filmarchieven van de Sandoz-laboratoria, door te debatteren met de vzw Psymages en hun enthousiaste netwerk.
Laat je meevoeren in dit vreemde en tegelijk oh zo vertrouwde universum.

Mis ook de expo "Danser Brut" niet (in Bozar van 24.09.2020 tot 10.01.2021) !


Expo Vernissage

Triptyques "Erreurs de Szondi", Esther Babun
Une série de pointes sèches issues de photographies tirées du Test de Szondi et d’archives judiciaires. L’aspect des individus varie selon l’interprétation gravée et la perception du spectateur. Une invitation à regarder autrement, sans se laisser piéger par l’uniformisation, la classification ou les apparences.

Tisser des lignes d’erre, Rebecca Fruitman
Pendant une semaine une dizaine d’enfants âgés de trois à cinq ans ont adopté un nouveau regard sur leurs déplacements.
Quelles sont les limites de leurs mouvements ?
Trajets quotidiens et gestes répétés forment-ils des repères ?
Lina, Noor-Fatima, Eve, Léon, Victoire, Len, Maryam, Zeina, Milad Ali, Sheima, Ridwane et Mariama se sont inspirés des lignes d’erre définies par Fernand Deligny pour emprunter un langage graphique propre à la retranscription de leurs observations.
Ce sont les traces de ces recherches qui sont exposées.

Le projet a été mené par Rébecca Fruitman à la WijkAntenne de Quartier de Molenbeek

Pas en noir, Sara Demény & Ágnes Bartók
Une tête sur le rebord de la fenêtre. Une autre qui se ratatine. Un millionnaire SDF. Où vaut-il mieux finir ses jours : dans le secteur fermé d’un hôpital psychiatrique ou dans le jardin fleuri d’une maison de retraite ? Qui décide de qui est fou ? Le quotidien d’un asile psychiatrique vu par une assistante sociale. Illustrations de Sara Demény sur les textes d’Ágnes Bartók.

10.09 > 19:00
Expo Vernissage

Triptyques "Erreurs de Szondi", Esther Babun
Een reeks etsen op basis van foto’s van Szondi-testen en rechtbankarchieven. Hoe de personen eruit zien varieert volgens de gegraveerde interpretatie en de perceptie van de toeschouwer. Een uitnodiging om anders te kijken, zonder in de val van uniformisering, classificatie of uiterlijk te lopen.

Tisser des lignes d’erre, Rebecca Fruitman
Een tiental kinderen tussen 3 en 5 jaar leren anders kijken naar hun verplaatsingen. Wat zijn de grenzen van hun bewegingen ? We tonen de sporen van deze speurtocht.

Je suis une mésange, Sara Demeny & Agnes Bartók
Een hoofd op de vensterbank. Een ander dat verschrompelt. Een dakloze miljonair. Waar zou je liever je leven eindigen : op de gesloten afdeling van een psychiatrisch ziekenhuis of in de bloementuin van een rusthuis ? Wie bepaalt wie gek is ? Het dagelijks leven in een psychiatrisch ziekenhuis zoals gezien door een maatschappelijk werker. Illustraties van Sara Demény op teksten van Ágnes Bartók.

10.09 > 19:00
Novarcade The Binding of Isaac

Pour trinquer à la folie, la Novarcade vous propose de jouer à "The Binding of Isaac" de Edmund McMillen. Vous y incarnez Isaac, un enfant battu qui tente d’échapper à sa mère en s’enfonçant dans les sous-sols de la maison, remplis de sang, de peurs enfantines, de symboles freudiens et de merde, avec pour seule arme, vos larmes. Habitué de la réinterprétation de genres vidéoludiques pour mettre en scène l’oppression de personnages hors norme, McMillen crée sa version des donjons de Zelda où les objets-bonus sont des cadavres de chat, des pilules aux effets aléatoires, des références bibliques. Votre mission n’est plus de sauver la princesse, mais de remonter une chaîne de traumatismes dans la psyché du personnage.


Novarcade The Binding of Isaac

Om te proosten op de waanzin kan je in de Novarcade kennis maken met "The Binding of Isaac" van Edmund McMillen. Je speelt Isaac, een geslagen kind dat probeert te ontsnappen aan zijn moeder in de kelder van het huis, gevuld met bloed, kinderangsten, Freudiaanse symbolen en stront, met tranen als je enige wapen. Van McMillen zijn we het gewend dat hij het videogamegenre naar zijn hand zet met ongewone personages die onderdrukt worden. Hier creëert McMillen zijn versie van Zelda’s kerkers waar de bonusobjecten kattenkadavers zijn, pillen met willekeurige effecten, bijbelse verwijzingen : je missie is niet langer om de prinses te redden, maar om de confrontatie aan te gaan met een reeks trauma’s in de psyche van het personage.


Anne Collet Live Soundtrack

On l’avait entendue au Nova l’année passée avec son trio Cabane Murmure, elle revient en solo pour un Live Soundtrack uniquement bruitiste. Avec une panoplie d’objets, de machines et une présence intime, intercalée et subtile, elle tentera de sculpter un univers sonore propre à amplifier la réalité du journal filmé d’Anne-Charlotte Robertson.


Anne Collet

We zagen haar vorig jaar aan het werk in Nova met haar trio Cabane Murmure, nu keert ze solo terug voor een bruitistische Live Soundtrack. Omringd door voorwerpen, machines en haar intieme en subtiele aanwezigheid, beitelt ze een sonoor universum waarin de realiteit van het filmdagboek van Anne-Charlotte Robertson weerklinkt.


Five Year Diary + Anne Collet

Anne Charlotte Robertson (1949-2012) a utilisé la caméra comme outil thérapeutique de lutte contre la solitude et la maniaco-dépression. Son opus "Five Year Diary" dresse sur 36 heures une chronique de sa vie quotidienne dans le Massachusetts de 1981 à 1997. Conçu comme un moyen de suivre et de mesurer l’évolution de l’image qu’elle a d’elle-même, et en particulier les fluctuations de son poids, ce journal filmé est devenu une ambitieuse épopée à la première personne, comprenant au total quatre-vingt-trois parties (une bobine par partie) le plus souvent centrées sur un seul événement majeur et mineur : une visite à un parent, une dépression nerveuse, la mort traumatique d’un membre de la famille… Émerge alors un mode d’auto-thérapie vital qui s’exprime à travers les multiples couches de voix qu’elle superpose à des commentaires enregistrés par la suite. Ceux-ci révèlent les émotions profondes et instables qui définissent son monde.
La Harvard Film Archive est chargée de conserver l’œuvre de Robertson. Cependant une partie des films reste indisponible jusqu’en 2022 selon les conditions de son testament.
Pour cette séance nous projetterons les bobines suivantes :
- REEL 2. DEFINITIONS OF FAT AND THIN, DECEMBER 13-22, 1981
- REEL 26. FIRST SEMESTER GRAD SCHOOL, FEBRUARY 28- MAY 20, 1983
- REEL 40. VISITING GRANDMOTHER, MY INSANITY AND WYOMING, JULY 17- AUGUST 26, 1984

+ Anne Collet [Live Soundtrack]

On l’avait entendue au Nova l’année passée avec son trio Cabane Murmure, elle revient en solo pour un Live Soundtrack uniquement bruitiste. Avec une panoplie d’objets, de machines et une présence intime, intercalée et subtile, elle tentera de sculpter un univers sonore propre à amplifier la réalité du journal filmé d’Anne-Charlotte Robertson.

10.09 > 20:00
Five Year Diary + Anne Collet

Anne Charlotte Robertson (1949-2012) gebruikte haar camera als therapeutisch middel in de strijd tegen eenzaamheid en manische depressie. Haar opus "Five Year Diary" schetst, gespreid over zesendertig uur, een kroniek van haar dagelijks leven in Massachusetts van 1981 tot 1997. Ontworpen als een manier om de evolutie van haar zelfbeeld – en in het bijzonder van haar gewichtsschommelingen - te volgen en te meten, is dit filmdagboek een ambitieus epos in de eerste persoon geworden. Het bestaat uit drieëntachtig delen (één spoel per deel), die meestal gecentreerd zijn rond één grote of minder grote gebeurtenis in haar leven : een bezoek aan een verwant, een zenuwinzinking, de traumatische dood van een familielid... Ze laat de verschillende stemmenlagen overlappen met naderhand opgenomen commentaren over de diepe en onstabiele emoties die haar wereld bepalen, waardoor een vorm van vitale autotherapie ontstaat.
Het Harvard Film Archive is verantwoordelijk voor de archivering van Robertsons werk. Een deel ervan is echter niet publiek tot 2022, zoals haar testament het wil.

We vertonen verschillende bobijnen tijdens de twee voorstellingen

+ Anne Collet

We zagen haar vorig jaar aan het werk in Nova met haar trio Cabane Murmure, nu keert ze solo terug voor een bruitistische Live Soundtrack. Omringd door voorwerpen, machines en haar intieme en subtiele aanwezigheid, beitelt ze een sonoor universum waarin de realiteit van het filmdagboek van Anne-Charlotte Robertson weerklinkt.

10.09 > 20:00
Saute ma ville

Chantal Akerman a 18 ans en 1968 lorsqu’elle réalise "Saute ma ville", film dont elle est l’unique interprète. Elle y joue une jeune fille qui rentre chez elle et agit de façon de plus en plus incohérente. Enfermée dans sa cuisine, elle vide les placards, se cire les mollets et s’étale de la mayonnaise sur le visage tout en chantonnant un air aux intonations crispées et oppressantes en prélude à un final détonant.


Blow up my town

Chantal Akerman is 18 jaar oud wanneer ze in 1968 "Saute ma ville" maakt, een film waarin enkel zijzelf verschijnt. Ze speelt er een jonge vrouw die naar huis weerkeert en steeds incoherenter gedrag vertoont. Opgesloten in haar eigen keuken, ledigt ze alle kasten, boent ze haar eigen kuiten en smeert ze mayonaise over haar gezicht uit terwijl ze een gespannen, benauwend deuntje neuriet. Een prelude voor een explosief einde.


Ralfs Farben

"Je ne suis jamais véritablement advenu en ce monde." Ralf s’est retiré depuis longtemps dans les terres désolées de Lanzarote. Il vit seul dans les vestiges d’une villa qui surplombe la mer, à deux pas d’un gigantesque barrage abandonné. Rien ne bouge dans ce territoire minéral, si ce n’est la silhouette de l’homme hirsute ou celle d’un chien sans maître qui arpentent les lieux, chacun pour soi, hors du temps civilisé. La voix de Ralf s’adresse à celui qui est venu l’écouter. Elle répond aux questions laissées dans le silence et nous parle d’existence, de survie, de cloison instable entre les vivants et les morts, de l’avenir de l’humanité dans un monde dominé par l’argent et les "compétiteurs". Lukas Marxt suit les cercles hypnotiques de la pensée de Ralf. Il en saisit les fulgurances comme le miroir du fou capte les éclats de lumières dans la nuit. Une vision puissante, organique, ancrée dans la matière physique et mentale d’un homme que l’on dit "schizophrène".

+ Saute ma ville

Chantal Akerman, 1968, BE, 16mm, sans dial, , 12'

Chantal Akerman a 18 ans en 1968 lorsqu’elle réalise "Saute ma ville", film dont elle est l’unique interprète. Elle y joue une jeune fille qui rentre chez elle et agit de façon de plus en plus incohérente. Enfermée dans sa cuisine, elle vide les placards, se cire les mollets et s’étale de la mayonnaise sur le visage tout en chantonnant un air aux intonations crispées et oppressantes en prélude à un final détonant.

11.09 > 21:30 + 17.10 > 17:00
Ralfs Farben

"Ik ben nooit helemaal neergestreken in deze wereld." Ralf trok zich jaren geleden al terug in de woestenij van Lanzarote. Hij leeft er alleen in de overblijfselen van een villa die uitkijkt op de zee, op een boogscheut van een gigantische, verlaten stuwdam. Niets beweegt in dit minerale gebied, behalve dan de contouren van de ruige man of van een hond zonder meester die er rondzwerft, elk voor zichzelf, buiten de beschaving. De stem van Ralf richt zich tot wie komt luisteren. Hij beantwoordt de vragen die in stilte uitdoofden en vertelt ons over bestaan, overleven, het fragiele schot tussen de levenden en de doden, over de toekomst van de mensheid in een wereld gedomineerd door geld en competitie.
Lukas Marxt volgt de hypnotiserende spinsels van de gedachten van Ralf. Hij puurt er de inzichten uit zoals de spiegel van de gek de lichtjes in de nacht vat. Een krachtige, organische visie, geworteld in de fysieke en mentale materie van een man waarvan men zegt dat hij "schizofreen" is.

+ Blow up my town

Chantal Akerman, 1968, BE, 16mm, sans dial, , 12'

Chantal Akerman is 18 jaar oud wanneer ze in 1968 "Saute ma ville" maakt, een film waarin enkel zijzelf verschijnt. Ze speelt er een jonge vrouw die naar huis weerkeert en steeds incoherenter gedrag vertoont. Opgesloten in haar eigen keuken, ledigt ze alle kasten, boent ze haar eigen kuiten en smeert ze mayonaise over haar gezicht uit terwijl ze een gespannen, benauwend deuntje neuriet. Een prelude voor een explosief einde.

11.09 > 21:30 + 17.10 > 17:00
Manuel de Libération

"As-tu un rêve ? À quoi rêves-tu ?" L’ouverture du film met directement en question la possibilité même de rêver pour ces personnes vivant dans l’internat neuropsychiatrique au coeur de la province sibérienne que le réalisateur a filmé durant six années, donnant lieu à "Territoire de l’amour" en 2010, puis "Manuel de libération". Alexander Kuznetsov délivre un film d’une grande attention, dans la proximité du parcours croisé de deux jeunes femmes en quête de droits fondamentaux abolis par un diagnostic psychiatrique posé dès l’enfance. Machine médicale et machine judiciaire unilatéralement branchées, faisant bloc et filtrant au compte goutte ce qu’elles jugent recevables. Face à l’administration kafkaïenne, opaque et cafardeuse, deux récits de vie depuis cette communauté disparate de laissés-pour-compte tournant sur elle-même, mais où la profondeur des liens, filmés avec une immense délicatesse, s’érigent comme ultime recours contre l’arbitraire de leur condition.

12.09 > 21:30 + 20.09 > 15:00
Manuel de Libération

"Heb je gedroomd ? Waarover heb je gedroomd ?" Al van bij het begin stelt de film vragen bij de mogelijkheid tot dromen van personen die in een neuropsychiatrische instelling midden in Siberië leven. De regisseur filmde er gedurende 6 jaar, wat eerst "Territory of Freedom" gaf in 2010 en daarna "We’ll Be Alright" ("Manuel de libération"). Alexander Kuznetsov levert een film met een sterk oog voor details, nauw betrokken bij het parcours van twee jonge vrouwen op zoek naar hun fundamentele rechten die door een diagnostische psychiatrie al van in hun kindertijd beknot werden, afgeblokt door de innig verstrengelde medische en juridische machinerie. Twee verhalen van levens die aan hun lot worden overgelaten, geconfronteerd met een koele, ondoorgrondelijke kafkaiaanse administratie, maar waar de innige banden, gefilmd met een ongelooflijke tact, het ultieme wapen vormen tegen de willekeur van hun bestaan.

12.09 > 21:30 + 20.09 > 15:00
Arguments

"Si on a honte de ce qu’on est, il est très difficile de se rétablir" nous enseigne Ron Coleman, relevant une manche pour arborer le "Psychotic and proud" qui orne son épaule. Lui est entendeur de voix. Avec sa femme, Karen Taylor, ils réunissent dans leur maison en Écosse des "entendeurs de voix" venus de toute l’Europe. En groupe, ils cherchent les moyens de s’affranchir de la psychiatrie, de se débarrasser de l’étiquette de "schizophrènes" qui les marginalise. À travers des sculptures, des séances d’écriture ou d’enregistrements sonores, ils tentent d’extérioriser ces voix hostiles et menaçantes avec lesquelles ils cohabitent. Avec "Arguments", Olivier Zabat fait exister ces univers imperceptibles pour nous, mais pourtant bien réels pour certains. Avec beaucoup d’humilité et de sensibilité, le cinéaste nous livre un documentaire engagé, sobre et juste, construit comme une mosaïque de portraits d’êtres habités par des voix avec lesquelles ils essaient de négocier. Un film profondément humain, où le collectif et la création l’emportent sur la peur.

13.09 > 17:00
Arguments

Als we ons schamen voor wat we zijn, dan is het erg moeilijk om te herstellen", leert Ron Coleman ons, zijn mouw optrekkend om zijn “Psychotic and proud” te tonen die op z’n schouder prijkt. Hij hoort stemmen. Samen met zijn vrouw, Karen Taylor, brengt hij in hun woning in Schotland "stemmenhoorders" uit heel Europa bij elkaar. In groep proberen ze een manier te vinden om de ketens van de psychiatrie van zich af te schudden, om zich te verlossen van het etiket "schizofreen" dat hen marginaliseert. Met behulp van sculpturen, schrijfsessies en geluidsopnames trachten ze deze vijandige en bedreigende stemmen waarmee ze samenleven, uit hun hoofd te verdrijven.
Met "Arguments" brengt Olivier Zabat dit voor ons onzichtbaar, maar voor sommigen nochtans zeer werkelijke universum tot leven. Met heel wat nederigheid en gevoeligheid levert hij een geëngageerde documentaire die opgebouwd is als een mozaïek van portretten van mensen belaagd door stemmen waarmee ze proberen te onderhandelen. Een diepmenselijke film, waarin de groep en de creatie de bovenhand halen op angst.

13.09 > 17:00
Tremor

"C’est toujours la guerre. Il n’y a pas la guerre et la paix, il n’y a que la guerre". "Tremor" raconte l’expérience de la violence, du pouvoir, de la résistance et de la guerre. La guerre que le feu doit mener sous la terre pour surgir des volcans. Les cadres renversés qui chavirent le spectateur et défient les lois du cinéma et de la gravité. Les paysages dont l’horizon dressé ressemble à l’éclair de beauté qui traverse tout le film. La guerre des murs et des portes fermées contre la liberté. La violence que les sangles et les cordes exercent sur les corps aliénés. Au bord de la folie, le pouvoir qui se renverse sans cesse dans les tréfonds de l’âme. La lutte contre le pouvoir. La résistance de la poésie à la violence du fascisme. La guerre que le capitalisme mène contre la vie. La violence des mots qui coule dans les fleuves et les vallées, les gazoducs et les tuyaux ; qui jaillit des cheminées des chambres à gaz. Les traces de la violence, les vestiges de la guerre. La guerre que les notes de musique livrent au chaos pour former une mélodie. Le langage qui résiste, et chaque mot qui cogne comme une claque.

Projection introduite et suivie d’une discussion avec Annick Leroy.

13.09 > 20:00
Tremor

"Het is altijd oorlog. Er is geen oorlog en vrede, er is enkel oorlog". "Tremor" vertelt over de ervaring van geweld, van macht, van weerstand en van oorlog. De oorlog die het vuur moet voeren onder de grond om vulkanen te doen smeulen. Onder de voet gelopen kaders die de toeschouwer ondersteboven halen en de wetten van de cinema en de zwaartekracht tarten. De landschappen waarvan de opgemaakte horizon doet denken aan de schittering der schoonheid die door heel de film loopt. De oorlog van muren en gesloten deuren tegen de vrijheid. Het geweld dat riemen en koorden uiten op vervreemde lichamen. De strijd tegen de macht. De weerstand van de poëzie tegen het geweld van het fascisme. De oorlog die het kapitalisme voert tegen het leven. Het geweld van woorden die stromen in de rivieren en dalen, in gasleidingen en buizen, die ontglipt uit de schoorstenen van de gaskamers. De sporen van het geweld, de overblijfselen van de oorlog. De oorlog die muzieknoten overlaat aan chaos om een melodie te vormen. De taal die weerstand biedt, en elk woord dat inslaat als een vuistslag.

Vertoning ingeleid en gevolgd door een gesprek met Annik Leroy.

13.09 > 20:00
Mitra

Hiver 2012. Internée contre son gré dans un hôpital psychiatrique à Téhéran, Mitra Kadivar, psychanalyste iranienne, lance un appel à son collègue français Jacques-Alain Miller afin qu’il intercède pour sa libération. S’inspirant de leur correspondance, Jorge León se lance dans l’écriture d’un livret d’opéra et filme les sessions de travail des musiciens. En même temps, il va à la rencontre de personnes internées dans un hôpital psychiatrique en France, afin de recueillir les voix et les cris de ceux qui, comme Mitra, ont quitté la communauté des humains pour plonger dans la solitude de l’enfermement. Avec son film, Jorge León offre à chacun d’eux la possibilité de se ressaisir de sa propre histoire et de prendre part à une création plurielle, inclassable et puissante. Ce geste artistique révèle que tout abord de la folie comporte une dimension politique.

Projection introduite et suivie d’une discussion avec Jorge León.

17.09 > 19:00
Mitra

De winter van 2012. De Iraanse psychoanalytica Mitra Kadivar, tegen haar wil geïnterneerd in het psychiatrisch ziekenhuis van Teheran, doet een oproep aan haar Franse collega Jacques-Alain Miller opdat hij zou tussenkomen voor haar vrijlating. Op basis van hun uitwisselingen schrijft hij een libretto waarna hij de repetities van de muzikanten filmt. Tezelfdertijd ontmoet hij geïnterneerde mensen in een psychiatrisch ziekenhuis in Frankrijk, waar hij stemmen en kreten opneemt van zij die, zoals Mitra, de gemeenschap van mensen verlaten hebben om zich onder te dompelen in eenzame opsluiting. Jorge León biedt hen met deze film de kans om hun eigen verhaal weer in eigen handen te nemen en mee te werken aan een veelvoudig creatieproces dat krachtig en onvatbaar is. Een artistiek gebaar dat in de eerste plaats aantoont dat de waanzin een politieke dimensie bevat.

Vertoning ingeleid en gevolgd door een gesprek met Jorge León.

17.09 > 19:00
Notre nazi

Ovni de cette programmation, film dans un film, Kramer balade sa caméra sur le plateau de tournage de "Wundkanal" de Thomas Harlan (fils de Veit Harlan, cinéaste propagandiste nazi très apprécié du Reich) qui souhaitait engager un véritable criminel de guerre pour le rôle d’un ancien SS censé répondre dans un tribunal à huis clos de ses actes commis pendant la période nazie. Sur le tournage, l’équipe de Harlan se trouve alors aux prises avec cet octogénaire, docteur Alfred Filbert, qui a dirigé et pris part personnellement à plusieurs massacres de masse contre les populations juives de Lituanie et de Biélorussie. Il fut arrêté en 1959, puis jugé et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat de 6800 personnes. Il est néanmoins libéré en 1975 pour raisons médicales. Kramer, avec une extrême finesse, s’immisce au cœur du trouble provoqué par la présence de cet homme dont l’histoire nous est révélée par Thomas Harlan. Bouleversant !

17.09 > 21:30 + 04.10 > 15:00
Our Nazi

De vreemde eend in de bijt, een film binnen een film. Kramer gebruikt zijn camera op de set van “Wundkanal” van Thomas Harlan (zoon van Veit Harlan, een propagandistisch regisseur die erg geapprecieerd werd in het Reich) die een echte oorlogscrimineel wilde engageren voor een rol van oude SS-er die zich een proces achter gesloten deuren moet verantwoorden voor zijn daden tijdens de naziperiode. De filmploeg van Thomas Harlan worstelt dus met deze tachtigjarige, dokter Alfred Filbert, die persoonlijk de leiding had en deelgenomen heeft aan meerdere massamoorden tegen de Joodse bevolking van Litouwen en Wit-Rusland. Hij werd gearresteerd in 1959 en daarna veroordeeld tot een gevangenisstraf voor de moord op 6800 mensen. Desalniettemin werd hij vrijgelaten om medische redenen in 1975. Met extreme verfijning werpt Kramer zich in de chaos die de aanwezigheid van deze man oproept, en waarvan Thomas Harlan het verhaal vertelt. Schokkend !

17.09 > 21:30 + 04.10 > 15:00
Min Tanaka à La Borde

Le butô, cette danse du "corps obscur" née au Japon dans les années soixante, est offerte aux pensionnaires et aux membres du personnel soignant de la clinique de La Borde par Min Tanaka, danseur japonais, sur une invitation de Félix Guattari, psychanalyste. Une expérience "chaosmique" où se mêlent humain et animal, minéral et végétal, enfant et vieillard, fou et mendiant.


Min Tanaka à La Borde

Butoh is een dansvorm ontstaan in het Japan van de jaren 1960. Deze dans wordt aangeleerd aan de bewoners en het personeel van de kliniek van La Borde door Tanaka Min, een Japanse danser, op uitnodiging van Félix Guattari, psychoanalyticus. Een “chaosmieke” ervaring waarin mens en dier, mineralen en planten, kind en ouderling, gek en schooier worden vermengd.


The ballad of Genesis and Lady Jaye

Genesis P-Orridge, artiste performeuse, musicienne, figure de proue de l’underground anglo-saxon et originaire de Manchester, réside depuis le début des années 2000 à New-York où elle fait la rencontre dans un donjon BDSM de Lady Jaye qui devient membre de son nouveau groupe Thee Majesty. Les deux femmes se lancent alors dans une expérimentation hors-norme, cherchant par la chirurgie plastique à devenir physiquement semblable, dans l’idée de créer deux parties d’un nouvel être, un être "pandrogyne" qui s’appellerait "Genesis Breyer P-Orridge". Marie Losier, avec une grande habilité, retrace l’histoire de cette double transformation sur fond d’un amour inconditionnel prêt à bousculer les limites corporelles, artistiques ou sociales. C’est la rencontre sulfureuse de la poudre et du canon ! Cette projection s’érige malheureusement en hommage posthume suite à la disparition toute récente de l’artiste (mars 2020) à l’âge de 70 ans, treize années après celle de Lady Jaye... The show must go on !

+ Min Tanaka à La Borde

Joséphine Guattari / François Pain, 1986, FR, video, vo fr , 12'

Le butô, cette danse du "corps obscur" née au Japon dans les années soixante, est offerte aux pensionnaires et aux membres du personnel soignant de la clinique de La Borde par Min Tanaka, danseur japonais, sur une invitation de Félix Guattari, psychanalyste. Une expérience "chaosmique" où se mêlent humain et animal, minéral et végétal, enfant et vieillard, fou et mendiant.

La séance du 9 octobre sera introduite par la réalisatrice Marie Losier, suivie d’une discussion.
Dj au bar le 18 septembre après le film (sous réserve)

18.09 > 21:30 + 09.10 > 21:30
The ballad of Genesis and Lady Jaye

Genesis P-Orridge, performance artiest, muzikant, boegbeeld van de Angelsaksische underground, resideerde sinds begin jaren 2000 in New York waar ze in een BDSM-kelder Lady Jaye ontmoette die lid wordt van haar nieuwe groep Thee Majesty. De twee vrouwen lanceren een extreem experiment, door met plastische chirurgie fysiek op elkaar te gaan lijken, met het idee om twee delen van een nieuw wezen te worden, een “pandrogyn” wezen dat zich “Genesis Breyer P-Orridge” noemt. Op een knappe manier vertelt Marie Losier dit verhaal van een dubbele transformatie op basis van een onvoorwaardelijke liefde, bereid om alle lichamelijke, artistieke en sociale grenzen te verleggen, als de explosieve ontmoeting van kruit en kanon. Helaas is deze vertoning een postume hommage aan de onlangs op zijn zeventigste overleden artiest (maart 2020), dertien jaar na de dood van Lady Jaye… The show must go on !

DJ in de bar op 18 september na de film (onder voorbehoud). De vertoning van 9 oktober wordt ingeleid door Marie Losier, gevolgd door een gesprek.

+ Min Tanaka à La Borde

Joséphine Guattari / François Pain, 1986, FR, video, vo fr , 12'

Butoh is een dansvorm ontstaan in het Japan van de jaren 1960. Deze dans wordt aangeleerd aan de bewoners en het personeel van de kliniek van La Borde door Tanaka Min, een Japanse danser, op uitnodiging van Félix Guattari, psychoanalyticus. Een “chaosmieke” ervaring waarin mens en dier, mineralen en planten, kind en ouderling, gek en schooier worden vermengd.

18.09 > 21:30 + 09.10 > 21:30
Scissere

"Scissere" s’ouvre sur une transe rythmée par des éclats de lumière vibrants. L’œil dévore couleurs, formes et reflets à la surface de l’eau, dans le désordre des feuilles et l’épaisseur d’une forêt. Le premier visage rencontré est celui d’un jeune homme entre quatre murs. La caméra le suit comme une ombre dans les couloirs d’un hôpital. Sur le seuil de la porte, il se retourne et nous plongeons dans son œil. Le film est dédié à Bruno Scissere, un jeune homme que Peter Mettler a rencontré dans un centre de désintoxication. Hors des murs de l’hôpital psychiatrique, le corps du jeune homme se dissout dans le chaos de la ville. Sur sa route, trois personnes entrent dans son champ de vision, l’œil-caméra fusionne avec chacun de leurs regards et se diffracte dans une vision hallucinée. Nous voilà embarqués dans l’errance de ces êtres qui se croisent sans se rencontrer dans les marges du monde.

20.09 > 17:00 + 01.10 > 19:00
Scissere

“Scissere” begint met een ritmische trance met stralen van vibrerend licht. Het oog ziet kleuren, vormen en weerspiegelingen op een wateroppervlak, ten midden van een hoop bladeren in een dichtbegroeid woud. Het eerste gezicht is dat van een jonge man tussen vier muren. De camera volgt hem als een schaduw door de gangen van een hospitaal. Op de drempel van de uitgang draait hij zich om en duiken we in zijn oog. De film is opgedragen aan Bruno Scissere, een jongeman die Peter Mettler ontmoette in een ontwenningscentrum. Buiten de muren van het psychiatrisch hospitaal lost het lichaam van de jongeman zich op in de chaos van de stad. Op zijn weg komen drie personen in zijn gezichtsveld, de camera versmelt met elk van hun blikken en buigt om in een hallucinant visioen. Zo volgen we de zwerftocht van deze wezens die elkaar kruisen zonder elkaar te ontmoeten in de marge van de wereld.

20.09 > 17:00 + 01.10 > 19:00
Les Heures Heureuses

Dans "Les Heures Heureuses", chaque mot et chaque image sont pesés pour nous plonger dans l’histoire depuis les années trente jusqu’aux années septente, et dans la vie quotidienne d’un asile aujourd’hui devenu légendaire : l’Hôpital de Saint-Alban-sur-Limagnole. Avec beaucoup de poésie et de sensibilité, Martines Deyres utilise des images d’époque, nourries par les témoignages de paysans devenus infirmiers grâce à l’enseignement du psychiatre révolutionnaire Francesco de Tosquelles. Ces paroles sans détours livrent la réalité pratique des occupants de Saint-Alban. Les récits intimes de certains pensionnaires créateurs (Forestier, Sirvins, Arneval) s’immiscent dans le déroulé du film. On croise aussi Paul Eluard, réfugié à Saint-Alban pendant la guerre, Jean Dubuffet venu glaner des oeuvres et bien d’autres noms célèbres. Le film prend l’allure d’un conte où se mêlent résistance au nazisme, art brut, surréalisme, nouveau regard sur la folie, socialisation par le travail, invention des clubs thérapeutiques et naissance de la psychothérapie institutionnelle.

20.09 > Projection introduite et suivie d’une discussion avec Martine Deyres.
25.10 > Projection suivie d’une discussion avec Tatiana Veress, Marceline Chauveau et Alix Hubermont d’Art et Marges musée.

20.09 > 19:00 + 25.10 > 17:00
Our Lucky Hours

In “Our Lucky Hours” is elk woord en beeld gewogen om ons onder te dompelen in de geschiedenis tussen 1930 en 1970 en in het dagelijks leven van een ondertussen legendarisch geworden psychiatrische inrichting : het Hôpital de Saint-Alban-sur-Limagnole. Met veel poëzie en gevoeligheid gebruikt Martine Deyres archiefbeelden, aangevuld met getuigenissen van boeren die verzorger geworden zijn dankzij de opleiding van de revolutionaire psychiater Francesco de Tosquelles. Hun onomwonden woorden beschrijven de praktische realiteit van de bewoners van Saint-Alban. De persoonlijke verhalen van enkele artiesten die er verbleven (Forestier, Sirvins, Arneval) vermengen zich in de film. We komen ook Paul Eluard tegen, vluchteling in Saint-Alban tijdens de oorlog. En Jean Dubuffet die er enkele werken komt verzamelen en nog andere bekende namen. De film heeft de allure van een verhaal waarin thema’s als de weerstand tegen het nazisme, art brut, surrealisme, een nieuwe kijk op waanzin, socialisering door werk, de uitvinding van therapeutische clubs en de geboorte van institutionele psychotherapie worden aangekaart.

20/09 > Na de voorstelling volgt een gesprek met Martine Deyres.
25/10 > Na de voorstelling volgt een gesprek met Tatiana Veress, Marceline Chauveau en Alix Hubermont van het museum Art et Marges.

20.09 > 19:00 + 25.10 > 17:00
Le Sous-bois des insensés

"Le précaire c’est la base de l’organisationnel, si dans une communauté il n’y a pas de précaire, c’est un camp…" Dernière interview de Jean Oury, fondateur de la clinique de La Borde en France dans le Loir-et-cher, un des lieux les plus inouïs de la prise en charge de la folie humaine, "Le Sous-bois des insensés" dévoile la parole d’un maître sage. Indéniablement maître psychiatre après 65 ans de pratique avec des psychotiques et certainement plus sage que psychiatre pour avoir su élaborer, commenter et enseigner une approche subtile et profondément humaine de la folie, Jean Oury trace les lignes fondamentales de sa pensée en peuplant son récit de références littéraires et d’anecdotes vécus. Sa voix est douce, posée, agréable à entendre, même si de temps à autre un "Faut pas se ficher du monde !" lui échappe. Car au-delà de cette bienveillance qui le caractérise, il incarne un engagement ferme contre tout ce qui nous pousse vers le concentrationnaire, ce qui nous transforme en "petit soldat" privé de liberté.

18.10 > 17:30
The underbrush of the senseless

“Kwetsbaarheid is de basis van alle organisatie. Als er in een gemeenschap geen kwetsbaarheid is, is het een kamp…”. Het laatste interview van Jean Oury, de grondlegger van de La Borde kliniek in Frankrijk, één van de meeste revolutionaire plekken voor de behandeling van krankzinnigheid. “The underbrush of the senseless” geeft het woord aan een wijze meester. Een meester-psychiater met meer dan 65 jaar praktijkervaring met psychoten, maar zeker ook een psychiater die een subtiele en diepmenselijke aanpak van de waanzin heeft uitgewerkt, becommentarieerd en onderwezen. Jean Oury tekent de fundamentele lijnen uit van zijn denken en illustreert zijn verhaal met literaire referenties en anekdotes. Zijn stem is zacht, duidelijk, aangenaam om te horen, op enkele uitglijders als “je moet de boel niet belazeren !” na. Want achter zijn karakteristieke welwillendheid gaat een stevig engagement schuil tegen alles wat neigt naar opsluiting, wat van ons een “gevangen soldaatjes” maakt.

18.10 > 17:30
Sileni

Librement inspiré de deux nouvelles d’Edgar Allan Poe et du Marquis de Sade, cette fiction baroque et transgressive évoque l’apprentissage de la folie humaine à travers le personnage naïf de Jean qui découvre l’ambivalence absurde du monde. Cauchemars, hallucinations, figures et situations grotesques, décadence, humour noir, mise en scène vivante de "La liberté guidant le peuple"... Le tout est ponctué d’innombrables morceaux de barbac animés, chers au "maître tchèque de l’animation". Pour Jan Svankmajer, ce film relève de l’horreur et propose un débat idéologique sur la façon de gérer un asile en explorant une voie médiane entre liberté totale et enfermement coercitif, et en choisissant les pires aspects des deux solutions comme métaphore de nos vies. Un voyage initiatique surréaliste, satirique, imprévisible, loufoque et réjouissant au cœur de la folie. Déjà montré en 2007 au Nova, nous ne résistons pas à le reprogrammer tant il résonne avec notre thématique.

25.09 > 21:30 + 18.10 > 15:00
Sileni

Deze film is vrij geïnspireerd op de romans van respectievelijk Edgar Allan Poe en Markies de Sade. Een barokke en grensoverschrijdende film over de kennismaking met de menselijke waanzin in de ogen van de naïeve Jean, die de absurde ambivalentie van de wereld ontdekt. Nachtmerries, hallucinaties, groteske personages en situaties, decadentie, zwarte humor, een enscenering van het schilderij "La liberté guidant le peuple" (Eugène Delacroix)… Alles wordt opgefleurd met stopmotion van restjes, het handelsmerk van onze Tsjechische meester van de animatiefilm. Voor Jan Svankmajer is het een horrorfilm die een ideologisch debat voorstelt over de manier waarop een psychiatrische instelling een middenweg zoekt tussen totale vrijheid en strikte opsluiting, waarbij hij de ergste aspecten van deze twee oplossingen als metafoor van onze levens ziet. Een surrealistische reis, satirisch, onvoorspelbaar, gek en in het hart van de waanzin. Deze film werd al in Nova vertoond in 2007, maar dat weerhoudt ons niet deze opnieuw te programmeren want volledig in lijn met ons thema.

25.09 > 21:30 + 18.10 > 15:00
Ce qu’il reste de la folie

Dans l’hôpital psychiatrique de Thiaroye en périphérie de Dakar, ce sont les malades qui nous parlent. Leurs paroles témoignent de leur difficulté à comprendre le monde. Ils nous questionnent, remettent en cause nos certitudes. La maladie mentale est envisagée comme s’inscrivant dans les malaises d’une société post-coloniale. L’écrivain Khady Sylla livre son expérience de la maladie mentale tout au long du film. Sur les pas du Docteur Henri Collomb, pionnier d’un rapprochement entre médecine occidentale et médecine traditionnelle, les scènes de transe et rites magiques, loin de tout folklore, sont ici d’autres façons de soigner.

26.09 > 18:00 + 22.10 > 21:30
What remains of madness

In het psychiatrisch ziekenhuis van Thiaroye aan de rand van Dakar zijn de zieken aan het woord. Hun woorden weerspiegelen de moeite die ze hebben om de wereld te begrijpen. Ze confronteren ons, stellen onze zekerheden ter discussie. De mentale ziekte wordt bekeken in de context van de miserie van de post-koloniale maatschappij. De schrijver Khady Sylla vertelt over zijn ervaring met mentale problemen tijdens heel de film. In het voetspoor van dokter Henri Collomb, pionier in de verzoening van westerse en traditionele geneeskunde, gaan we op zoek naar een alternatieve geneeswijze, met scenes van trance en magische rites, wars van folklore.

26.09 > 18:00 + 22.10 > 21:30
The act of killing

Indonésie 1965. Le général Soeharto se sert de gangsters et d’organisations paramilitaires pour exécuter plus d’un million de personnes accusées d’être communistes. Aujourd’hui, ces hommes participent au régime corrompu et continuent de persécuter leurs opposants en réprimant toute forme d’organisation politique et syndicale dans les villages. Joshua Oppenheimer tente de recueillir les témoignages des victimes des massacres de 1965, mais les interventions brutales de la police rendent ce projet impossible. Une survivante lui dit alors que la meilleure manière de faire comprendre au monde la nature de ce régime de terreur est de filmer la vantardise des tortionnaires. Pendant sept ans, il filme ces hommes dans leur quotidien de criminel et leur donne les moyens de mettre en scène leur version des massacres. De leur imaginaire imbibé de westerns et de films de gangsters hollywoodiens surgissent des scènes d’interrogatoire et d’exécution stupéfiantes et grotesques. Un film hors du commun dont on ne sort pas indemne.

26.09 > 20:00 + 25.10 > 21:30
The act of killing

Indonesië 1965. Generaal Soeharto gebruikt gangsters en paramilitaire organisaties om een miljoen van communisme betichte mensen te executeren. Vandaag maken deze mannen deel uit van een corrupt regime dat opposanten blijft vervolgen door elke vorm van politieke of syndicale organisatie in de dorpen te onderdrukken. Joshua Oppenheimer probeert getuigenissen van de slachtoffers van de massamoorden van 1965 te verzamelen, maar brutale interventies van de politie maken het project onmogelijk. Een overlever zegt hem vervolgens dat het filmen van de opschepperij van hun beulen de beste manier is om de wereld de ware aard van dit terreurregime te laten begrijpen. Gedurende 7 jaar filmt hij mannen in hun dagelijkse criminele leven en geeft hun de gelegenheid hun versie van de massamoorden te ensceneren. Uit hun met westerns en gangsterfilms doorweven fantasie borrelen groteske en adembenemende ondervragings- en executie scenes op. Een uitzonderlijke film die je niet onberoerd laat.

26.09 > 20:00 + 25.10 > 21:30
La mue – Le sanglier et le papillon

"Je travaillais pour la Commission européenne, je pilotais un séminaire au Portugal, je dormais 3 heures par jour. Un matin, au lieu d’aller à mon bureau, j’ai acheté une hâche et l’ai apportée devant la directrice du département qui m’avait embauché…" Bruno raconte calmement cet épisode de sa vie, il en est sorti. Personne n’est à l’abri d’une traversée du miroir en territoire de folie. Les témoignages poignants et fascinants de cette création sonore nous plongent dans une matière fictionnelle intense. La maladie n’est pas que souffrance, elle est aussi matière à réfléchir, à questionner, à inventer.
On connait bien les films expérimentaux en pellicule argentique de Jen Debauche au Nova. Cinéaste d’exception et co-fondatrice du laboratoire cinématographique d’artiste LABO BxL, elle déploie ici une nouvelle facette de son travail en abordant le documentaire avec brio, tant dans l’approche que dans le choix des intervenants.

Ecoute introduite et suivie d’une discussion avec Jen Debauche.
(Camouflage - Collage en illustration de Lucile Desamory)

03.10 > 17:00
La mue – Le sanglier et le papillon

"Ik werkte voor de Europese Commissie, ik leidde een seminarie in Portugal, ik sliep 3 uur per etmaal. Op een ochtend, in plaats van naar mijn kantoor te gaan, kocht ik een bijl die ik naar de directrice van de afdeling bracht die me had aangeworven….". Kalm vertelt Bruno deze episode uit zijn leven, waar hij is uit gekomen. Niemand is helemaal beschut tegen een doorgang door de spiegel naar het terrein van de waanzin. De treffende en fascinerende getuigenissen in deze audiocreatie dompelen ons onder in een intense fictionele materie. De ziekte is niet allen lijden, maar biedt ook stof tot nadenken, werpt vragen op, creëert nieuwe dingen.

In Nova kennen we het experimentele filmwerk van Jen Debauche goed. Als uitzonderlijke cineaste en medeoprichtster van het artiestenfilmlabo LABO BxL, toont ze een nieuw facet van haar werk door zich met brio te werpen op de documentaire, zowel in haar benadering als in de keuze van haar gesprekspartners.

Luisteressessie ingeleid en gevolgd door een gesprek met Jan Debauche.

03.10 > 17:00
Lenz

"L’humanisme triomphera ! Et le monde deviendra un immense hôpital plein de patients et d’infirmiers très humains." Celui qui prononce ces paroles est-il un moine ermite perdu dans les sommets ou une des nombreuses projections que Lenz matérialise par sa pensée ? Lenz est chercheur en physique nucléaire. Suite au diagnostic alarmant de son "dosimètre", il doit partir en retraite dans les montagnes. La nature trop proche trouve en lui des échos inquiétants et amplifie sa folie latente, celle du scientifique clairvoyant. "Lenz" est une adaptation du magnifique texte éponyme de Georg Büchner considéré comme la première nosographie de la schizophrénie. Chaque plan du film est une surprise esthétique. Szirtes recrée le paysage mental de Lenz en utilisant son savoir-faire d’expérimentation sur la pellicule pour mieux évoquer le caractère transcendantal des pérégrinations du chercheur fou. Un chef d’œuvre trop peu visible que nous avons la chance de vous montrer en 35mm en présence du réalisateur.

Projection introduite et suivie d’une discussion avec Andras Szirtes.

03.10 > 20:00
Lenz

"Het humanisme zal triomferen ! En de wereld zal een immens hospitaal worden vol patiënten en zeer menselijke verplegers." Wie spreekt woorden - een kluizenaar-monnik verloren in de hoogten of één van de vele projecties die Lenz materialiseeert door zijn gedachten ? Lenz is onderzoeker in nucleaire fysica. Ten gevolge van de alarmerende diagnose van zijn "dosimeter" moet hij zich terugtrekken in de bergen. De té nabije natuur vindt in hem onrustwekkende echo’s en versterkt zijn latente waanzin, die van de helderziende wetenschapper. "Lenz" is een verfilming van de prachtige gelijknamige tekst van Georg Büchner die beschouwd wordt als de eerste nosografie van de schizofrenie. Elk beeld in de film biedt een esthetische verrassing. Szirtes herschept het mentale landschap van Lenz door zijn kennis van experiment op pellicule aan te wenden om zo nog sterker het transcendentale aspect van de omzwervingen van de gekke wetenschapper op te roepen. Een meesterwerk dat te weinig vertoond wordt, maar dat wij op 35 mm vertonen, in aanwezigheid van de regisseur.

Voorstelling ingeleid en gevolgd door een gesprek met Andras Szirtes

03.10 > 20:00
Le ventre un supermonde

La reine enceinte jusqu’au yeux débarque dans son palais, accueillie à coup de bâton par ses serviteurs en pyjamas rayés. Dialogue entre asile et enfer, mère et cerveau, cette fiction surréaliste a été réalisée par les membres du Club thérapeutique Antonin Artaud à l’époque où Boris Lehman y animait un atelier cinéma.


Le ventre un supermonde

De op en top zwangere koningin komt toe in haar paleis, verwelkomd met stokslagen door haar dienaars in gestreepte pyjama. Dialoog tussen asiel en hel, moeder en hersenen, een surrealistische fictie die werd gemaakt door de leden van de therapeutische Club Antonin Artaud in de tijd dat Boris Lehman er een filmworkshop leidde.


Scrapbook

En 1967, le photographe Jeffrey Paul va à la rencontre de jeunes autistes en milieu psychiatrique et les invite à se filmer. Parmi eux se trouve Donna Washington. Cinquante ans plus tard, Mike Hoolboom la retrouve et lui montre les films. "Scrapbook" propose une composition sensible de ses images d’archive à partir du regard singulier de Donna sur son propre corps et celui des autres, humains et non-humains.


Scrapbook
Natpwe, le festin des esprits

Laissez-vous posséder par ce voyage envoûtant au cœur du pèlerinage annuel de Taungbyon, au Myanmar ! Pendant cinq jours, entre stupeur et transgressions, croyants et médiums entrent en transe collective et partagent le festin des esprits. L’ultime film psychédélique de notre programmation !


Natpwe, le festin des esprits

Laat je leiden door deze betoverende reis naar het hart van de jaarlijkse pelgrimstocht naar Taungbyon in Myanmar. Vijf dagen lang wordt in een collectieve trance het feest van de geesten gevierd. Psychedelischer dan dit kan het niet worden in ons programma !


Morsures

"Si je viens c’est pour papa." Le protagoniste présente au médecin des blessures infligées par un père, dont ni l’un ni l’autre ne connaissent les raisons. Ou comment un esprit malade disparaît petit à petit.


Morsures

"Ik ben hier voor papa." De hoofdpersoon toont de dokter de verwondingen toegebracht door een vader, van wie geen van beide de redenen kent. Of hoe een zieke geest geleidelijk aan verdwijnt.


L’homme machine

Après un accident de la route, le docteur Van Cut expérimente en première mondiale le remplacement du cerveau par une machine. Comment cet homme nouveau arrivera-t-il à aimer, à manger ? Une métaphore sur une vie structurée par l’institution, conçue en improvisation avec des personnes handicapées.


L’homme machine

Na een auto-ongeluk experimenteert Dr. Van Cut met ’s werelds eerste hersenvervanging door een machine. Hoe kan deze nieuwe mens komen tot liefde, tot eten ? Een metafoor voor een door de instelling gestructureerd leven, improviserend bedacht met gehandicapten.


Compil folle

+ Le ventre un supermonde

Boris Lehman, René Paquot, 1973, BE, super8 > video, vo fr , 20'

La reine enceinte jusqu’au yeux débarque dans son palais, accueillie à coup de bâton par ses serviteurs en pyjamas rayés. Dialogue entre asile et enfer, mère et cerveau, cette fiction surréaliste a été réalisée par les membres du Club thérapeutique Antonin Artaud à l’époque où Boris Lehman y animait un atelier cinéma.

+ Scrapbook

Mike Hoolboom, 2015, CA, super16 > video, vo ang st fr, 18'

En 1967, le photographe Jeffrey Paul va à la rencontre de jeunes autistes en milieu psychiatrique et les invite à se filmer. Parmi eux se trouve Donna Washington. Cinquante ans plus tard, Mike Hoolboom la retrouve et lui montre les films. "Scrapbook" propose une composition sensible de ses images d’archive à partir du regard singulier de Donna sur son propre corps et celui des autres, humains et non-humains.

+ Natpwe, le festin des esprits

Jean Dubrel, Tiane Doan Na Champassak, 2012, FR, 16mm > video, sans dial, vo , 31'

Laissez-vous posséder par ce voyage envoûtant au cœur du pèlerinage annuel de Taungbyon, au Myanmar ! Pendant cinq jours, entre stupeur et transgressions, croyants et médiums entrent en transe collective et partagent le festin des esprits. L’ultime film psychédélique de notre programmation !

+ Morsures

Denis de Wind, 2018, BE, DCP, sans dial, vo fr , 6'

"Si je viens c’est pour papa." Le protagoniste présente au médecin des blessures infligées par un père, dont ni l’un ni l’autre ne connaissent les raisons. Ou comment un esprit malade disparaît petit à petit.

+ L’homme machine

Denis de Wind, 2017, BE, video, sans dial, vo , 12'

Après un accident de la route, le docteur Van Cut expérimente en première mondiale le remplacement du cerveau par une machine. Comment cet homme nouveau arrivera-t-il à aimer, à manger ? Une métaphore sur une vie structurée par l’institution, conçue en improvisation avec des personnes handicapées.

09.10 > 19:00 + 24.10 > 18:00
Zotte compil

+ Le ventre un supermonde

Boris Lehman, René Paquot, 1973, BE, super8 > video, vo fr , 20'

De op en top zwangere koningin komt toe in haar paleis, verwelkomd met stokslagen door haar dienaars in gestreepte pyjama. Dialoog tussen asiel en hel, moeder en hersenen, een surrealistische fictie die werd gemaakt door de leden van de therapeutische Club Antonin Artaud in de tijd dat Boris Lehman er een filmworkshop leidde.

+ Scrapbook

Mike Hoolboom, 2015, CA, super16 > video, vo ang st fr, 18'

+ Natpwe, le festin des esprits

Jean Dubrel, Tiane Doan Na Champassak, 2012, FR, 16mm > video, sans dial, vo , 31'

Laat je leiden door deze betoverende reis naar het hart van de jaarlijkse pelgrimstocht naar Taungbyon in Myanmar. Vijf dagen lang wordt in een collectieve trance het feest van de geesten gevierd. Psychedelischer dan dit kan het niet worden in ons programma !

+ Morsures

Denis de Wind, 2018, BE, DCP, sans dial, vo fr , 6'

"Ik ben hier voor papa." De hoofdpersoon toont de dokter de verwondingen toegebracht door een vader, van wie geen van beide de redenen kent. Of hoe een zieke geest geleidelijk aan verdwijnt.

+ L’homme machine

Denis de Wind, 2017, BE, video, sans dial, vo , 12'

Na een auto-ongeluk experimenteert Dr. Van Cut met ’s werelds eerste hersenvervanging door een machine. Hoe kan deze nieuwe mens komen tot liefde, tot eten ? Een metafoor voor een door de instelling gestructureerd leven, improviserend bedacht met gehandicapten.

09.10 > 19:00 + 24.10 > 18:00
Massou is not dead !

Jean-Marie Massou est décédé le 28 mai 2020 à septante ans. Il ne savait ni lire, ni écrire et vivait totalement seul, isolé en pleine forêt dans le Lot. Véritable figure vivante de l’art brut (il était la figure centrale du film "Le plein pays", montré au Nova), Massou a subjugué son monde quand, pendant plus de trois décennies, il creusait des gouffres gigantesques et des galeries souterraines à la seule force surhumaine de ses bras pour créer ce qu’il nomme "Le Temple", autant qu’il enregistrait des centaines de messages et de rêves prémonitoires sur cassettes audio ou gravait des centaines de pierres et rochers tout autour de sa propriété. Lui appelait cela sa "mission". "La Mission universelle" qui vise à prévenir l’humanité que le monde va à sa perte, qu’il s’agit de protéger ceux qui restent... Lors de cette séance, le collectif La Belle Brute (qui a édité ses disques) présentera quelques points de vue sur son travail, à travers plusieurs axes nourris de matières à voir ou à entendre, des complaintes, des rêves, des messages, des films, des photos, ainsi que sa passion pour le cinéma et le projet de fiction entamé avec lui… La séance sera suivie d’un mix musical de La Belle Brute dans le bar (sous réserve).

10.10 > 19:00
Massou is not dead !

Jean-Marie Massou overleed op 28 mei 2020 op 70-jarige leeftijd. Hij kon lezen noch schrijven, en leefde alleen en afgezonderd midden in een woud in het Franse Lot. Hij was een levende legende onder de Art brut-kunstenaars (zo stond hij centraal in de film "Le plein pays", vertoond in Nova). Enkel met de hulp van zijn bovennatuurlijk krachtige armen groef hij gedurende meer dan dertig jaar gigantische spelonken en ondergrondse galerijen om te bouwen aan wat hij “de Tempel” noemde. Hij legde honderden profetische boodschappen en dromen vast op audiocassettes en maakte inkervingen in ontelbare stenen en rotsen rondom zijn huis. Dit noemde hij zijn "missie" : de "universele missie" om de mensheid te waarschuwen voor de nakende ondergang van de aarde, en dat wie die achterblijft beschermd zal moeten worden...

Tijdens deze voorstelling belicht het collectief La Belle Brute (die Massou’s platen heeft uitgegeven) zijn werk aan de hand van visueel en auditief materiaal, dromen, boodschappen, films, foto’s. Ze vertellen ook meer over zijn passie voor film en het fictieproject dat met hem van start was gegaan… Na de voorstelling volgt een muzikale mix van La Belle Brute in de bar (onder voorbehoud).

10.10 > 19:00
Five Year Diary

Anne Charlotte Robertson (1949-2012) a utilisé la caméra comme outil thérapeutique de lutte contre la solitude et la maniaco-dépression. Son opus "Five Year Diary" dresse sur trente-six heures une chronique de sa vie quotidienne dans le Massachusetts de 1981 à 1997. Conçu comme un moyen de suivre et de mesurer l’évolution de l’image qu’elle a d’elle-même, et en particulier les fluctuations de son poids, ce journal filmé est devenu une ambitieuse épopée à la première personne, comprenant au total quatre-vingt-trois parties (une bobine par partie) le plus souvent centrées sur un seul événement majeur et mineur : une visite à un parent, une dépression nerveuse, la mort traumatique d’un membre de la famille… Émerge alors un mode d’auto-thérapie vital qui s’exprime à travers les multiples couches de voix qu’elle superpose à des commentaires enregistrés par la suite. Ceux-ci révèlent les émotions profondes et instables qui définissent son monde.
La Harvard Film Archive est chargée de conserver l’œuvre de Robertson. Cependant une partie des films reste indisponible jusqu’en 2022 selon les conditions de son testament.
Lors de cette séance nous projetterons les bobines suivantes :
REEL 1. THE BEGINNING - THANKSGIVING, NOVEMBER 3 - DECEMBER 13, 1981
REEL 22. A SHORT AFFAIR (AND) GOING CRAZY, AUG. 23- SEPT. 1, 1982
REEL 83. DECEMBER 24, UNTITLED 1995- MARCH 19, 1997

10.10 > 21:30
Five Year Diary

Anne Charlotte Robertson (1949-2012) gebruikte haar camera als therapeutisch middel in de strijd tegen eenzaamheid en manische depressie. Haar opus "Five Year Diary" schetst, gespreid over zesendertig uur, een kroniek van haar dagelijks leven in Massachusetts van 1981 tot 1997. Ontworpen als een manier om de evolutie van haar zelfbeeld – en in het bijzonder van haar gewichtsschommelingen - te volgen en te meten, is dit filmdagboek een ambitieus epos in de eerste persoon geworden. Het bestaat uit drieëntachtig delen (één spoel per deel), die meestal gecentreerd zijn rond één grote of minder grote gebeurtenis in haar leven : een bezoek aan een verwant, een zenuwinzinking, de traumatische dood van een familielid... Ze laat de verschillende stemmenlagen overlappen met naderhand opgenomen commentaren over de diepe en onstabiele emoties die haar wereld bepalen, waardoor een vorm van vitale autotherapie ontstaat.Retour ligne automatique
Het Harvard Film Archive is verantwoordelijk voor de archivering van Robertsons werk. Een deel ervan is echter niet publiek tot 2022, zoals haar testament het wil.

10.10 > 21:30
Le Horla

Une adaptation du célèbre roman de Maupassant sous la forme du journal sonore. Dans sa maison isolée au bord de la mer, un jeune homme perçoit la présence et les agissements d’un être invisible. Il le nomme le Horla. Le vent du doute souffle sur sa réalité, mais sa lente dérive hallucinatoire se transforme en naufrage dans les profondeurs de la folie.


Le Horla

Een bewerking van de beroemde roman van de Maupassant in de vorm van het audiodagboek. In zijn afgelegen huis aan zee neemt een jongeman de aanwezigheid en handelingen van een onzichtbaar wezen waar. Hij noemt het de Horla. Hoewel twijfel blijft knagen over zijn realiteitszin, eindigt zijn langzame, hallucinerende drift in een schipbreuk in de diepste krochten van de waanzin.


Sandoz / L’ordre

"Ne me regarde pas dans les yeux parce qu’on l’attrape par le regard". Raimondakis, avocat érudit, porte-parole des lépreux confinés pendant 50 ans sur l’île de Spinalongas s’adresse à nous et dénonce les mesures d’exclusion que notre société a prises contre les lépreux des siècles durant. Qui sont les monstres ? Les malades, les lépreux, les déformés ? Ou bien la société des gens sains qui met en place la ségrégation sociale pour se protéger de la maladie ? Au fil du récit, les yeux aveugles de Raimondakis nous fixent et deviennent le miroir qui reflète notre propre monstruosité. Personne ne sortira indemne de la projection de "L’ordre", film radical qui s’attira les foudres du corps médical et qui remit en cause l’existence même de la cinémathèque Sandoz. Ce film questionne la santé totalitaire et résonne étrangement avec notre actualité.

+ Le Horla

Jean-Daniel Pollet, 1966, FR, DCP, vo fr st ang, 38'

Une adaptation du célèbre roman de Maupassant sous la forme du journal sonore. Dans sa maison isolée au bord de la mer, un jeune homme perçoit la présence et les agissements d’un être invisible. Il le nomme le Horla. Le vent du doute souffle sur sa réalité, mais sa lente dérive hallucinatoire se transforme en naufrage dans les profondeurs de la folie.

16.10 > 19:00
Sandoz / L’ordre

“Kijk me niet in de ogen, want je raakt besmet door mijn blik.” Raimondakis, erudiet advocaat en woordvoerder van de melaatsen die al 50 jaar opgesloten zitten op het eiland Spinalongas, spreekt ons toe en hekelt de uitsluitingsmaatregelen die onze samenleving al eeuwenlang tegen melaatsen heeft genomen. Maar wie zijn nu de monsters ? De zieken, de melaatsen, de misvormden ? Of de samenleving van gezonde mensen die sociale segregatie instelt om zichzelf tegen de ziekte te beschermen ? Terwijl het verhaal zich ontvouwt, staren de blinde ogen van Raimokandis ons aan en weerspiegelen het wangedrocht dat in elk van ons schuilt. Niemand komt ongedeerd uit de vertoning van "L’ordre", een radicale film die de toorn van de medische wereld over zich afriep en zelfs het voortbestaan van het Sandoz-filmarchief in het gedrang bracht. Deze film stelt de totalitaire gezondheid in vraag en is eigenaardig goed van toepassing op onze actualiteit.

+ Le Horla

Jean-Daniel Pollet, 1966, FR, DCP, vo fr st ang, 38'

Een bewerking van de beroemde roman van de Maupassant in de vorm van het audiodagboek. In zijn afgelegen huis aan zee neemt een jongeman de aanwezigheid en handelingen van een onzichtbaar wezen waar. Hij noemt het de Horla. Hoewel twijfel blijft knagen over zijn realiteitszin, eindigt zijn langzame, hallucinerende drift in een schipbreuk in de diepste krochten van de waanzin.

16.10 > 19:00
Ingrid

Que s’est-il passé pour Ingrid entre sept heures du matin et quatorze heures ce dimanche ? Ingrid dit qu’elle était dans sa cuisine à boire du café et que tout à coup, le temps a passé sans elle. Elle est peut-être tout simplement sortie du temps à ce moment-là, et du même coup : de l’espace ? Mais qu’est-ce qu’il y a, au-dehors du temps et de l’espace ? Ingrid nous plonge dans une métaphysique singulière fondée sur une expérience précise : la sienne.

+ FIVE YEAR DIARY bobine N°40
Voir la présentation générale Anne Charlotte Robertson en début de programme.
La bobine intitulée "Visiting Grandmother, my Insanity and Wyoming" articulera les deux représentations et permettra de découvrir un nouveau volet de l’exploration intime du quotidien de la réalisatrice. L’ode à la vache est à ne manquer sous aucun prétexte !


Ingrid

Wat is er afgelopen zondag tussen 7 uur ‘s ochtends en 14 uur met Ingrid gebeurd ? Zelf beweert ze dat ze gewoon in haar keuken koffie zat te drinken toen plots de tijd voorbij ging zonder haar. Is ze op dat moment uit de tijd (en dus ook uit de ruimte) gestapt ? Maar wat is er dan voorbij tijd en ruimte ? Ingrid laat ons kennismaken met een bijzondere metafysica gebaseerd op haar eigen specifieke ervaring.

+ FIVE YEAR DIARY bobine N°40
De filmspoel getiteld "Visiting Grandmother, My Insanity, & Wyoming" staat centraal in deze twee voorstellingen, en laat een nieuw luik zien van de intieme verkenningstocht van het dagelijkse leven van de regisseur. Vooral de ode aan de koe mag je onder geen beding missen !


L’ensemble des choses

Les archives de la Clinique de La Borde consignent depuis 1952 chaque journal hebdomadaire tenu par les patients, chaque feuille de jour quotidienne... Ces fragments écrits nourrissent ce concert qui traduit en paroles, sons et musiques les interactions, activités, horaires, pensées, requêtes, ateliers, petites annonces... consignés par les habitants de la clinique. Une plongée dans le quotidien d’un espace, un portrait et une force évocatrice d’une pratique psychiatrique humaine.

La soirée sera suivie d’une rencontre avec les intervenants d’Ingrid et de "L’ensemble des choses".


L’ensemble des choses

Sinds 1952 bewaart het archief van het La Borde-ziekenhuis alle wekelijkse dagboeken van patiënten en alle dagrapporten... Deze door de bewoners van het ziekenhuis neergepende fragmenten - interacties, activiteitenrapporten, uurroosters, gedachtekronkels, aanvragen, workshops, zoekertjes… – vormen de basisingrediënten van dit concert en worden omgezet in woorden, geluid en muziek. Een duik in het dagelijkse leven van een plek, waarin je de kracht van een psychiatrische praktijk op mensenmaat ontdekt

De avond wordt gevolgd door een ontmoeting met de protagonisten van Ingrid en "L’ensemble des choses".


Ingrid + FiveYear Diary + L’ensemble des choses

+ Ingrid

Interprétation : Nathalie Rjewsky, Texte et mise en scène : Clément Laloy, Scénographie : Jean-François Castel, , 30'

Que s’est-il passé pour Ingrid entre sept heures du matin et quatorze heures ce dimanche ? Ingrid dit qu’elle était dans sa cuisine à boire du café et que tout à coup, le temps a passé sans elle. Elle est peut-être tout simplement sortie du temps à ce moment-là, et du même coup : de l’espace ? Mais qu’est-ce qu’il y a, au-dehors du temps et de l’espace ? Ingrid nous plonge dans une métaphysique singulière fondée sur une expérience précise : la sienne.

+ FIVE YEAR DIARY bobine N°40
Voir la présentation générale Anne Charlotte Robertson en début de programme.
La bobine intitulée "Visiting Grandmother, my Insanity and Wyoming" articulera les deux représentations et permettra de découvrir un nouveau volet de l’exploration intime du quotidien de la réalisatrice. L’ode à la vache est à ne manquer sous aucun prétexte !

+ L’ensemble des choses

Conception : Thomas Turine, Hélène Mathon, Musique live : Thomas Turine, Voix : Nathalie Rjewsky, Clément Laloy, , 30'

Les archives de la Clinique de La Borde consignent depuis 1952 chaque journal hebdomadaire tenu par les patients, chaque feuille de jour quotidienne... Ces fragments écrits nourrissent ce concert qui traduit en paroles, sons et musiques les interactions, activités, horaires, pensées, requêtes, ateliers, petites annonces... consignés par les habitants de la clinique. Une plongée dans le quotidien d’un espace, un portrait et une force évocatrice d’une pratique psychiatrique humaine.

La soirée sera suivie d’une rencontre avec les intervenants d’Ingrid et de "L’ensemble des choses".

18.10 > 20:00
Ingrid + FiveYear Diary + L’ensemble des choses

+ Ingrid

Interprétation : Nathalie Rjewsky, Texte et mise en scène : Clément Laloy, Scénographie : Jean-François Castel, , 30'

Wat is er afgelopen zondag tussen 7 uur ‘s ochtends en 14 uur met Ingrid gebeurd ? Zelf beweert ze dat ze gewoon in haar keuken koffie zat te drinken toen plots de tijd voorbij ging zonder haar. Is ze op dat moment uit de tijd (en dus ook uit de ruimte) gestapt ? Maar wat is er dan voorbij tijd en ruimte ? Ingrid laat ons kennismaken met een bijzondere metafysica gebaseerd op haar eigen specifieke ervaring.

+ FIVE YEAR DIARY bobine N°40
De filmspoel getiteld "Visiting Grandmother, My Insanity, & Wyoming" staat centraal in deze twee voorstellingen, en laat een nieuw luik zien van de intieme verkenningstocht van het dagelijkse leven van de regisseur. Vooral de ode aan de koe mag je onder geen beding missen !

+ L’ensemble des choses

Conception : Thomas Turine, Hélène Mathon, Musique live : Thomas Turine, Voix : Nathalie Rjewsky, Clément Laloy, , 30'

Sinds 1952 bewaart het archief van het La Borde-ziekenhuis alle wekelijkse dagboeken van patiënten en alle dagrapporten... Deze door de bewoners van het ziekenhuis neergepende fragmenten - interacties, activiteitenrapporten, uurroosters, gedachtekronkels, aanvragen, workshops, zoekertjes… – vormen de basisingrediënten van dit concert en worden omgezet in woorden, geluid en muziek. Een duik in het dagelijkse leven van een plek, waarin je de kracht van een psychiatrische praktijk op mensenmaat ontdekt

De avond wordt gevolgd door een ontmoeting met de protagonisten van Ingrid en "L’ensemble des choses".

18.10 > 20:00
Anosognosies

C’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de voir des schizos en vrai ! À partir des textes rédigés lors d’ateliers d’écriture, soignants et soignés, artistes confirmés ou débutants, réunis dans la troupe de théâtre L’Appétit des Indigestes, proposent un spectacle qui interroge les folies, des plus visibles aux plus invisibles, celles des hommes et des femmes que l’on dit ordinaires, celles de ceux que l’on dit fous : la folie admise de l’état amoureux, la folie sociétale de l’utilité et de la rentabilité, la folie de l’ego, la folie des étiquettes et des catégories. L’anosognosie est l’incapacité pour un patient à reconnaître sa maladie. Sur scène, les acteurs dévoilent leurs petites et grandes folies pendant que dans le public, d’autres personnes commentent le spectacle avec une question en toile de fond : qu’est-ce que nos folies et nos anosognosies ont de commun, d’universel et finalement de profondément humain ?

Le spectacle sera suivi d’une rencontre avec la troupe

24.10 > 20:30
Anosognosies

Je krijgt niet elke dag de kans om schizo’s in het echt te zien ! De theatergroep L’Appétit des Indigestes is samengesteld uit zorgverleners en patiënten, gevestigde en beginnende kunstenaars. Hun voorstelling, die vertrekt vanuit teksten geschreven tijdens schrijfateliers, trekt waanzin in twijfel, van de meest zichtbare tot de meest onzichtbare, die van de mannen en vrouwen van wie men zegt dat ze normaal zijn, die van wie men zegt dat ze gek zijn : de geaccepteerde waanzin van verliefdheid, de maatschappelijke waanzin van nut en winst, de waanzin van het ego, de waanzin van labels en categorieën.
Anosognosie is het onvermogen van een patiënt om haar of zijn ziekte te herkennen. Op het podium onthullen de acteurs hun kleine en grote waanzin terwijl in het publiek andere toeschouwers commentaar geven op de voorstelling. De vraag die op de achtergrond aanwezig blijft : wat hebben onze waanzin en onze anosognosie gemeen, wat maakt hen universeel en uiteindelijk diepmenselijk ?

24.10 > 20:30
Baudouin de Jaer / Wölfli INTERPRÉTATIONS DE L’UNIVERS MUSICAL DE ADOLF WÖLFLI par Baudouin de Jaer

Interné de 1900 à 1930, le bûcheron suisse Adolf Wölfli (1864-1930) se met à dessiner. À sa mort, il laisse dans sa chambre une oeuvre colossale de 25.000 dessins dont 5000 contiennent des notes de musique indéchiffrables. Pendant 80 ans, ces notes restent décoratives. Le hasard pousse Baudouin de Jaer, violoniste et compositeur belge, à en découvrir la clé de déchiffrage qui s’applique sans exception à toutes les partitions de Wölfli. La musique est écrite sur des portées de six lignes, pratique singulière, et en deux passages sur une même portée. Lors du deuxième passage, Adolf Wölfli venait intercaler d’autres notes, la queue vers le bas. Ce système de notation lui permettait ainsi de gagner beaucoup d’espace, sa grande inquiétude étant de manquer de papier. Adolf Wölfli est actuellement considéré comme une figure majeure de l’art brut. Ce concert vous offrira une occasion d’entendre cette musique !

Le spectacle sera suivi d’une rencontre avec Baudouin de Jaer

25.10 > 19:00
Baudouin de Jaer / Wölfli HET MUZIKALE UNIVERSUM VAN ADOLF WÖLFLI door Baudouin de Jaer

Tijdens zijn internering van 1900 tot 1930 begon de Zwitserse houthakker Adolf Wölfli (1864-1930) te tekenen. Na zijn dood liet hij in zijn kamer een kolossaal werk achter van 25.000 tekeningen, waarvan er 5.000 onleesbare muzieknoten bevatten. Gedurende 80 jaar zijn deze noten louter decoratief gebleven. Per toeval wist de Belgische violist en componist Baudouin de Jaer de code te ontcijferen en hem toe te passen op alle partituren van Wölfli. De muziek is geschreven op notenbalken van zes lijnen, wat op zich al eigenaardig is, en met twee passages op dezelfde notenbalk. Tijdens de tweede passage voegde Adolf Wölfli meer noten in, deze keer met het stokje naar beneden. Dit notitiesysteem stelde hem in staat veel ruimte te besparen, want zijn grootste zorg was dat het papier op zou raken. Adolf Wölfli wordt vandaag beschouwd als een belangrijke figuur in de Art brut. Tijdens dit concert vertolkt Baudouin de Jaer zijn muziek.

25.10 > 19:00
https://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=2453&lang=fr