> Dakar : quartiers de cinéma

Dakar est une ville construite par la colonisation française. Avant cela, elle s’apparente plus à un archipel de villages Lébous (la population autochtone) dans la brousse au bord de l’océan. A cette époque, les Lébous accueillent les populations venues de l’intérieur, de la même manière qu’ils reçoivent avec hospitalité les colons arrivés par bateau. Et Dakar, signifierait, entre autres, "la terre d’accueil de ceux qui fuient la guerre". Le point de départ de ce programme est un quartier, Niaye Thiokers, "la colline des perdrix", au cœur historique de la capitale. Zone tampon entre la ville blanche et la ville "indigène", riche d’une histoire foisonnante en aventures artistiques et politiques, brassé de métissage et nourri de panafricanisme, ce quartier a inspiré les plus grands artistes de Dakar après l’indépendance. C’est à Niaye Thiokers qu’on doit la naissance d’un cinéma libre, affranchi des modèles occidentaux. Est-ce que le cinéma, comme l’architecture, peut laisser une trace dans le paysage de la ville ? Peut-il devenir son patrimoine immatériel pour repenser les récits collectifs et les espaces communs ? Aujourd’hui, où Niaye Thiokers lutte pour sa survie, en proie à la spéculation immobilière, montrer ces films est presque un acte de résistance. Osons croire que ce quartier résistera à l’urbanisation capitaliste et que son imaginaire persistera.

Programme réalisé avec la grande complicité de Mamadou Khouma Gueye, passeur de cinéma.

Venez découvrir en installation au bar deux vidéos inédites, issues d’un laboratoire urbain à Niaye Thiokers, des artistes de l’atelier Graphoui (Bruxelles) et Kakatar Studio (Dakar) : film expérimental "7 maisons de Niaye Thioker" de Jacques Faton (20’, 2020) et "Niaye Thioker, Regard vers le passé", de Abdoulaye Armin Kane (7’, 2020).


De stad Dakar is ontstaan bij de Franse kolonisatie. Daarvoor leek het meer op een archipel van Lebu-dorpen in de rimboe langs de oceaan, waar de Lebu de mensen die vanuit het binnenland kwamen met dezelfde égards ontvingen als de kolonialen die per boot arriveerden. Dakar zou onder meer “rustplaats voor wie op de vlucht is voor oorlog” betekenen.
Het vertrekpunt voor dit programma is de wijk Niaye Thiokers in het historische centrum van de stad. De wijk fungeert als buffer tussen de blanke stad en de “autochtone” stad, en loopt over van de bruisende artistieke en politieke perikelen. Na de onafhankelijkheid, met de groei van de Panafrikaanse gedachte, biedt deze smeltkroes inspiratie aan de grootste kunstenaars van Dakar. Het is in Niaye Thiokers dat er een vrijgevochten cinema opbloeit die zich losmaakt van het Westerse model.
Kan cinema, zoals architectuur, een spoor achterlaten in het stedelijke landschap ? Kan film als immaterieel cultureel erfgoed een nieuwe vorm van collectieve verhalen en gedeelde ruimte vormen ? Vandaag is Niaye Thiokers ten prooi aan vastgoedspeculatie. In de strijd om te overleven is het tonen van deze films bijna een daad van verzet. We durven hopen dat Niaye Thiokers weerstaat aan de kapitalistische urbanisatie en dat de creativiteit er vrij kan blijven opborrelen.

Dit programma kwam tot stand met veel hulp van Mamadou Khouma Gueye, filmsmokkelaar.

In de bar kan je twee onuitgegeven video-installaties ontdekken, gemaakt in een stedelijk labo in Niaye Thiokers door artiesten van Atelier Graphoui (Brussel) en Kakatar Studio (Dakar) : de experimentele film "7 maisons de Niaye Thioker" van Jacques Faton (20’, 2020) en "Niaye Thioker, Regard vers le passé", van Abdoulaye Armin Kane (7’, 2020)


Borom Sarret

Classique du cinéma, ce film dresse un état des lieux de la séparation physique et mentale entre la ville coloniale et la "cité indigène", à travers le personnage attachant d’un charretier qui traverse la frontière interdite...

Copie restaurée en 2013 par la Cineteca di Bologna / L’Immagine Ritrovata et les Laboratoires Éclair, en association avec The Film Foundation’s World Cinema Project, l’Institut National de l’Audiovisuel, et la Fondation Sembène. Restoration soutenue par Doha Film Institute.


Borom Sarret

Deze filmklassieker maakt de staat op van de fysieke en mentale kloof tussen de koloniale stad en de ’autochtone stad’ aan de hand van het innemende personage van een koetsier die de verboden grens oversteekt…

Gerestaureerde kopij uit 2013 door Cineteca di Bologna / L’Immagine Ritrovata en Laboratoires Éclair, i.s.m. The Film Foundation’s World Cinema Project, Institut National de l’Audiovisuel, en Fondation Sembène. Restauratie ondersteund door Doha Film Institute.


Contras city

Un poème visuel sur les contrastes de la ville de Dakar : à bord d’une charrette, deux voix nous parlent (celles du réalisateur et de Inge Hirschnitz) avec le ton amusé des différences esthétiques de l’architecture de la capitale.

Copie conservée par la Cinémathèque Afrique à Paris, mise à disposition par Teemour Diop Mambéty.


Contras city

Een beeldgedicht over de contrasten in Dakar : vanuit een kar spreken twee geamuseerde stemmen ons toe -die van de regisseur en van Inge Hirschnitz- over de diverse architecturale esthetiek van de hoofdstad.

Kopij bewaard in Cinémathèque Afrique te Paris, ter beschikking gesteld door Teemour Diop Mambéty.


Et si la neige n’était plus

Prix du Meilleur court métrage au premier Festival Mondial des Arts Nègres en 1966, cette fiction raconte comment un jeune étudiant sénégalais reprend contact avec les réalités de "chez lui". En partie autobiographique, le film participe à la vague du néoréalisme italien (le réalisateur est formé à Rome) et pose une réflexion sensible sur les problèmes de la jeunesse africaine, une réflexion encore contemporaine.


Et si la neige n’était plus

Bekroond met de prijs voor de beste kortfilm op het eerste Festival Mondial des Arts Nègres in 1966. Een jonge Senegalese student keert terug naar zijn ’thuisrealiteit’. Geheel in de stijl van het Italiaanse neorealisme (de regisseur studeerde in Rome) biedt deze deels autobiografische film een reflectie over de problemen van de Afrikaanse jeugd, die vandaag nog steeds relevant is.


Les premiers films sur Dakar

+ Borom Sarret

Ousmane Sembène, 1963, SN, 35mm, fr & wo st ang, 22'

Classique du cinéma, ce film dresse un état des lieux de la séparation physique et mentale entre la ville coloniale et la "cité indigène", à travers le personnage attachant d’un charretier qui traverse la frontière interdite...

Copie restaurée en 2013 par la Cineteca di Bologna / L’Immagine Ritrovata et les Laboratoires Éclair, en association avec The Film Foundation’s World Cinema Project, l’Institut National de l’Audiovisuel, et la Fondation Sembène. Restoration soutenue par Doha Film Institute.

+ Contras city

Djibril Diop Mambéty, 1969, SN, video, fr st ang, 21'

Un poème visuel sur les contrastes de la ville de Dakar : à bord d’une charrette, deux voix nous parlent (celles du réalisateur et de Inge Hirschnitz) avec le ton amusé des différences esthétiques de l’architecture de la capitale.

Copie conservée par la Cinémathèque Afrique à Paris, mise à disposition par Teemour Diop Mambéty.

+ Et si la neige n’était plus

Ababacar Samb Makharam, 1965, SN, video, fr , 22'

Prix du Meilleur court métrage au premier Festival Mondial des Arts Nègres en 1966, cette fiction raconte comment un jeune étudiant sénégalais reprend contact avec les réalités de "chez lui". En partie autobiographique, le film participe à la vague du néoréalisme italien (le réalisateur est formé à Rome) et pose une réflexion sensible sur les problèmes de la jeunesse africaine, une réflexion encore contemporaine.

Séance en présence de Teemour Diop Mambety et Wasis Diop (sous réserve)

31.01 > 19:00
De eerste films over Dakar

+ Borom Sarret

Ousmane Sembène, 1963, SN, 35mm, fr & wo st ang, 22'

Deze filmklassieker maakt de staat op van de fysieke en mentale kloof tussen de koloniale stad en de ’autochtone stad’ aan de hand van het innemende personage van een koetsier die de verboden grens oversteekt…

Gerestaureerde kopij uit 2013 door Cineteca di Bologna / L’Immagine Ritrovata en Laboratoires Éclair, i.s.m. The Film Foundation’s World Cinema Project, Institut National de l’Audiovisuel, en Fondation Sembène. Restauratie ondersteund door Doha Film Institute.

+ Contras city

Djibril Diop Mambéty, 1969, SN, video, fr st ang, 21'

Een beeldgedicht over de contrasten in Dakar : vanuit een kar spreken twee geamuseerde stemmen ons toe -die van de regisseur en van Inge Hirschnitz- over de diverse architecturale esthetiek van de hoofdstad.

Kopij bewaard in Cinémathèque Afrique te Paris, ter beschikking gesteld door Teemour Diop Mambéty.

+ Et si la neige n’était plus

Ababacar Samb Makharam, 1965, SN, video, fr , 22'

Bekroond met de prijs voor de beste kortfilm op het eerste Festival Mondial des Arts Nègres in 1966. Een jonge Senegalese student keert terug naar zijn ’thuisrealiteit’. Geheel in de stijl van het Italiaanse neorealisme (de regisseur studeerde in Rome) biedt deze deels autobiografische film een reflectie over de problemen van de Afrikaanse jeugd, die vandaag nog steeds relevant is.

31.01 > 19:00
L’extraordinaire destin de Madame Brouette

On appelle Mati "Madame Brouette" parce qu’elle vend des légumes sur une brouette. Et elle a tué son mari. Film surréel et magique, sur un monde corrompu et violent, situé à Niaye Thiokers reconstitué pour le tournage avec une palette de couleurs digne d’un tableau, le scénario de "Madame Brouette" est née d’une chanson. Intitulée "Thioker" ("perdrix"), elle sonne comme un avertissement, ou peut-être est-ce déjà un constat amer ? Elle raconte l’histoire d’un oiseau amoureux de sa liberté mais croqué finalement par un crocodile. Pour Moussa Sene Absa, c’est une métaphore, évidemment, du destin de la société sénégalaise dévorée par le colonialisme et le capitalisme.

Projection en présence du réalisateur, avec le soutien de la Direction de la Cinématographie du Sénégal.

31.01 > 21:00
L’extraordinaire destin de Madame Brouette

Mati wordt “Madame Brouette” genoemd omdat ze groenten verkoopt vanuit een kruiwagen. En ze heeft haar man vermoord. Niaye Thiokers wordt met een kleurrijk palet geschilderd en vormt het toneel voor een verdorven en gewelddadige wereld. Het surreële en magische scenario werd ontleend aan het lied “Thioker” (Patrijs), en klinkt als een waarschuwing, of misschien is het al een bittere vaststelling ? Het verhaal gaat over een vogel die houdt van zijn vrijheid, maar uiteindelijk wordt opgevreten door een krokodil. Voor Moussa Sene Absa is het een duidelijke metafoor voor het lot van de Senegalese samenleving, die werd verslonden door het kolonialisme en het kapitalisme.

Vertoning in aanwezigheid van de regisseur, met de steun van de Direction de la Cinématographie du Sénégal.

31.01 > 21:00
Badou Boy

Course-poursuite sauvage dans les ruelles dakaroises, entre un "mauvais garçon" et un policier dénommé "Le dragon noir", cette comédie burlesque préfigure "Touki Bouki". Mambety admet : "Badou Boy est un gamin de rue un peu amoral qui me ressemble beaucoup."

Copie conservée par la Cinémathèque Afrique à Paris, mise à disposition par Teemour Diop Mambety.


Badou Boy

Een wilde achtervolging door de steegjes van Dakar, tussen een ’slechte jongen’ en een politieagent die “De zwarte draak” heet. Deze burleske komedie bevat al veel elementen van “Touki Bouki”. Mambety zei er zelf over : “Badou boy is een nogal immoreel schoffie dat veel gelijkenissen met mij vertoont.”


Bandit cinéma

Un gangster dénommé "bandit cinéma" fait du trafic de billets de cinéma.... Mambety considérait Seye (artiste et photographe) comme son héritier artistique. A Niaye Thiokers, il y avait les deux salles de cinéma populaire : le cinéma Sandaga - devenu El Malick - et le cinéma Corona. Et dans les années 70, elles étaient le repère des bandits. Dire à quelqu’un "Va au cinéma" ("Dem ka cinema" en wolof) était une injure : "T’es un voyou" ! Un film culte dans un Dakar nocturne et sombre !


Bandit cinéma

Een gangster genaamd “Bandit cinéma” dealt cinematickets... Mambety beschouwde Seye (kunstenaar en fotograaf) als zijn artistieke erfgenaam. In Niaye Thiokers waren er twee populaire filmzalen : cinema Sandaga (later El Malick) en cinema Corona. In de jaren 70 vormden ze het terrein voor bandieten. Tegen iemand “Ga naar de cinema” zeggen ("Dem ka cinema" in het Wolof) was een belediging : “Je bent een schurk !”. Een cultfilm in een donker en nachtelijk Dakar.


Le cinéma dans la ville

+ Badou Boy

Djibril Diop Mambety, 1970, SN, video, fr st ang, 60'

Course-poursuite sauvage dans les ruelles dakaroises, entre un "mauvais garçon" et un policier dénommé "Le dragon noir", cette comédie burlesque préfigure "Touki Bouki". Mambety admet : "Badou Boy est un gamin de rue un peu amoral qui me ressemble beaucoup."

Copie conservée par la Cinémathèque Afrique à Paris, mise à disposition par Teemour Diop Mambety.

+ Bandit cinéma

Bouna Médoune Seye, 1992, SN, fr & wo st ang, 26'

Un gangster dénommé "bandit cinéma" fait du trafic de billets de cinéma.... Mambety considérait Seye (artiste et photographe) comme son héritier artistique. A Niaye Thiokers, il y avait les deux salles de cinéma populaire : le cinéma Sandaga - devenu El Malick - et le cinéma Corona. Et dans les années 70, elles étaient le repère des bandits. Dire à quelqu’un "Va au cinéma" ("Dem ka cinema" en wolof) était une injure : "T’es un voyou" ! Un film culte dans un Dakar nocturne et sombre !

01.02 > 18:00
Cinema in de stad

+ Badou Boy

Djibril Diop Mambety, 1970, SN, video, fr st ang, 60'

Een wilde achtervolging door de steegjes van Dakar, tussen een ’slechte jongen’ en een politieagent die “De zwarte draak” heet. Deze burleske komedie bevat al veel elementen van “Touki Bouki”. Mambety zei er zelf over : “Badou boy is een nogal immoreel schoffie dat veel gelijkenissen met mij vertoont.”

+ Bandit cinéma

Bouna Médoune Seye, 1992, SN, fr & wo st ang, 26'

Een gangster genaamd “Bandit cinéma” dealt cinematickets... Mambety beschouwde Seye (kunstenaar en fotograaf) als zijn artistieke erfgenaam. In Niaye Thiokers waren er twee populaire filmzalen : cinema Sandaga (later El Malick) en cinema Corona. In de jaren 70 vormden ze het terrein voor bandieten. Tegen iemand “Ga naar de cinema” zeggen ("Dem ka cinema" in het Wolof) was een belediging : “Je bent een schurk !”. Een cultfilm in een donker en nachtelijk Dakar.

01.02 > 18:00
Reou-Takh (Big City)

L’exode rural façonne l’histoire des villes africaines. Reou-Takh serait le nom donné à la ville par le paysan. Ici, on suit comme dans un road-movie, un noir-américain parti à la recherche de ses racines africaines découvre un pays occidentalisé... Cinéaste dakarois engagé, militant pour la cause féminine, Traoré réalise un film interdit au moment de sa sortie par les autorités du pays. La musique jazz noir américaine nous transporte dans des décors urbains, questionnant l’héritage colonial et l’inégalité sociale, qui font partie de la même famille que l’esclavage.... L’errance nous mène jusqu’à l’île de Gorée d’où partirent des millions d’esclaves, en face de Dakar. Avec une écriture sans compromis, Traoré nous livre sa version de l’histoire de l’esclavage, où il aborde la question de la responsabilité des africains dans la traite des esclaves...

01.02 > 21:00
Reou-Takh (Big City)

De geschiedenis van Afrikaanse steden is synoniem met plattelandsvlucht. Reou-Takh is de naam die mensen van het platteland geven aan de stad. Deze road movie volgt een zwarte Amerikaan die op zoek naar zijn roots een verwesterd land aantreft. Traoré is een geëngageerde militant voor de vrouwenzaak en maakte hiermee een film die bij de release verboden werd door de overheid. Zwarte Amerikaanse jazzmuziek voert ons naar de stad, waarbij het koloniale erfgoed en de sociale ongelijkheid, die tot dezelfde tak behoren als slavernij, in vraag worden gesteld. De zoektocht leidt ons naar het eiland Gorée aan de overkant van Dakar, van waaruit miljoenen slaven zijn vertrokken. Traoré geeft ons zijn compromisloze versie van de geschiedenis van de slavernij, waarin hij de verantwoordelijkheid van de Afrikanen in de slavenhandel aankaart.

01.02 > 21:00
Guinaw Rails

Formée au ciné-banlieue Dakar, intiative qui a vu émergé une jeune génération de cinéastes en 10 ans, Kady filme une vendeuse de poisson, qui traverse chaque jour Dakar, de la banlieue au centre ville, via une autoroute, énième frontière invisible de la ville... Kady déploie un langage simple et émouvant pour faire le portrait de tout un pan de la société sénégalaise, où la femme constitue la base d’existence de toute une famille.

En présence du producteur, Mamadou Khouma Gueye (Plan B Films)


Guinaw Rails

Kady werd opgeleid in Ciné-Banlieue Dakar, een initiatief dat op tien jaar tijd een jonge generatie filmmakers heeft zien opgroeien. Een visverkoopster doorkruist Dakar dagelijks, van de buitenwijken naar het centrum, via een autostrade, de zoveelste onzichtbare grens rond de stad...
Kady ontwikkelt een eenvoudige en ontroerende taal om het portret te schetsen van een groot deel van de Senegalese samenleving, waarin het voortbestaan van een volledig gezin helemaal op de schouders van de vrouw terechtkomt.

In aanwezigheid van de producer, Mamadou Khouma Gueye (Plan B Films)


Dem Dem

Matar trouve par hasard un passeport belge sur la plage. Démarre pour lui une quête d’identité, avec la complicité d’un homme qui tente de mesurer les nuages dans le ciel... Issu d’une écriture collaborative au ciné-banlieue Dakar et de l’accompagnement de Marion Hansel, "Dem Dem" est un film à l’accent magico-fantastique. Tanit d’argent aux JCC de Carthage !

En présence de Christophe Rolin, co-réalisateur


Dem Dem

Matar vindt toevallig een Belgisch paspoort op het strand, dat een zoektocht naar zijn identiteit ontketent, met de hulp van een man die de wolken in de lucht probeert te meten...
“Dem Dem” is een magisch-fantastische film, ontsproten aan een schrijfcollaboratie in Ciné-banlieue Dakar met Marion Hansel. Hij won de Tanit d’Argent op het Filmfestival van Carthago !

In aanwezigheid van Christophe Rolin, coregisseur.


Le franc

Marigo se voit confisquer son instrument de musique, parce qu’il n’arrive plus à payer le loyer. Il se promène souvent à Niaye Thiokers, décor principal du film, avec une porte sur le dos où l’on aperçoit le portrait de Yaadikoone, figure légendaire de Niaye Thiokers, le "Robin des bois sénégalais", son héros... Sorti en pleine crise économique (dévaluation du Franc CFA), conte merveilleux et burlesque, ce film est absolument visionnaire tant dans sa forme que son contenu et témoigne d’une véritable ré-invention de l’écriture cinématographique. Avec une bande sonore époustouflante aux sons jazz et western...

En présence de Teemour Diop Mambety et Wasis Diop (sous réserve)


Le franc

Marigo kan de huur niet meer betalen en dus wordt zijn muziekinstrument in beslag genomen. Hij wandelt geregeld door Niaye Thiokers, het hoofdtoneel van de film, met een deur op zijn rug met het portret van Yaadikoone erop, een legendarische figuur uit Niaye Thiokers, zijn held, de “Senegalese Robin Hood”.
Zowel qua vorm als inhoud is dit een visionaire film, een fantastisch en burlesk sprookje. Een cinematografische herbronning die uitkwam in volle economische crisis door de devaluatie van de CFA-frank. De film bevat ook een verbluffende soundtrack vol jazz- en westerninvloeden.

In aanwezigheid van Teemour Diop Mambety en Wasis Diop (onder voorbehoud)


D’une banlieue à une autre

+ Guinaw Rails

Kady Diedhiou, 2014, SN, HD, wo st fr, 13'

Formée au ciné-banlieue Dakar, intiative qui a vu émergé une jeune génération de cinéastes en 10 ans, Kady filme une vendeuse de poisson, qui traverse chaque jour Dakar, de la banlieue au centre ville, via une autoroute, énième frontière invisible de la ville... Kady déploie un langage simple et émouvant pour faire le portrait de tout un pan de la société sénégalaise, où la femme constitue la base d’existence de toute une famille.

En présence du producteur, Mamadou Khouma Gueye (Plan B Films)

+ Dem Dem

Pape Boumane Lopy, Marc Recchia, Christophe Rolin, 2017, BE-LU-SN, DCP, wo st ang, 26'

Matar trouve par hasard un passeport belge sur la plage. Démarre pour lui une quête d’identité, avec la complicité d’un homme qui tente de mesurer les nuages dans le ciel... Issu d’une écriture collaborative au ciné-banlieue Dakar et de l’accompagnement de Marion Hansel, "Dem Dem" est un film à l’accent magico-fantastique. Tanit d’argent aux JCC de Carthage !

En présence de Christophe Rolin, co-réalisateur

+ Le franc

Djibril Diop Mambety, 1994, FR-CH-SN, 35mm, wo st ang, 46'

Marigo se voit confisquer son instrument de musique, parce qu’il n’arrive plus à payer le loyer. Il se promène souvent à Niaye Thiokers, décor principal du film, avec une porte sur le dos où l’on aperçoit le portrait de Yaadikoone, figure légendaire de Niaye Thiokers, le "Robin des bois sénégalais", son héros... Sorti en pleine crise économique (dévaluation du Franc CFA), conte merveilleux et burlesque, ce film est absolument visionnaire tant dans sa forme que son contenu et témoigne d’une véritable ré-invention de l’écriture cinématographique. Avec une bande sonore époustouflante aux sons jazz et western...

En présence de Teemour Diop Mambety et Wasis Diop (sous réserve)

02.02 > 17:00
Van de ene buitenwijk naar de andere

+ Guinaw Rails

Kady Diedhiou, 2014, SN, HD, wo st fr, 13'

Kady werd opgeleid in Ciné-Banlieue Dakar, een initiatief dat op tien jaar tijd een jonge generatie filmmakers heeft zien opgroeien. Een visverkoopster doorkruist Dakar dagelijks, van de buitenwijken naar het centrum, via een autostrade, de zoveelste onzichtbare grens rond de stad...
Kady ontwikkelt een eenvoudige en ontroerende taal om het portret te schetsen van een groot deel van de Senegalese samenleving, waarin het voortbestaan van een volledig gezin helemaal op de schouders van de vrouw terechtkomt.

In aanwezigheid van de producer, Mamadou Khouma Gueye (Plan B Films)

+ Dem Dem

Pape Boumane Lopy, Marc Recchia, Christophe Rolin, 2017, BE-LU-SN, DCP, wo st ang, 26'

Matar vindt toevallig een Belgisch paspoort op het strand, dat een zoektocht naar zijn identiteit ontketent, met de hulp van een man die de wolken in de lucht probeert te meten...
“Dem Dem” is een magisch-fantastische film, ontsproten aan een schrijfcollaboratie in Ciné-banlieue Dakar met Marion Hansel. Hij won de Tanit d’Argent op het Filmfestival van Carthago !

In aanwezigheid van Christophe Rolin, coregisseur.

+ Le franc

Djibril Diop Mambety, 1994, FR-CH-SN, 35mm, wo st ang, 46'

Marigo kan de huur niet meer betalen en dus wordt zijn muziekinstrument in beslag genomen. Hij wandelt geregeld door Niaye Thiokers, het hoofdtoneel van de film, met een deur op zijn rug met het portret van Yaadikoone erop, een legendarische figuur uit Niaye Thiokers, zijn held, de “Senegalese Robin Hood”.
Zowel qua vorm als inhoud is dit een visionaire film, een fantastisch en burlesk sprookje. Een cinematografische herbronning die uitkwam in volle economische crisis door de devaluatie van de CFA-frank. De film bevat ook een verbluffende soundtrack vol jazz- en westerninvloeden.

In aanwezigheid van Teemour Diop Mambety en Wasis Diop (onder voorbehoud)

02.02 > 17:00
Le sentier de Leuk Daour

Génie protecteur de Dakar dans la cosmogonie Lébou, Leuk Daour prend la forme d’un cheval blanc ou d’un centaure... Film d’animation documentaire qui raconte la mythologie, du point de vue des habitants de Dakar (en particulier de Niaye Thiokers), ce petit bijou mérite le détour pour témoigner de l’accaparement des richesses mystiques et symboliques de la ville par l’occupation urbaine d’un territoire sacré.


Le sentier de Leuk Daour

Als beschermheilige van Dakar neemt Leuk Daour in de kosmogonie van de Lebu de vorm aan van een wit paard of een centaur.
Deze prachtige documentaire animatiekortfilm vertelt de mythologie vanuit het standpunt van de Dakarezen, en in het bijzonder van de inwoners van Niaye Thiokers. De stadsontwikkeling schrokt de mystieke rijkdom en symboliek van de heilige grond op.


Ngor l’esprit des lieux

Documentariste sénégalais de référence, Samba Félix Ndiaye montre avec une simple beauté la résistance du village de Ngor à l’urbanisation de la ville. Les communautés Lébou de Dakar ont subi la course capitaliste de la "modernité", et les habitants de Ngor sont, en 1994, année de la dévaluation du Franc CFA, parmi les seuls à être rescapés de cette intrusion dans leur quartier traditionnel. La force du lieu se révèle à travers une chronique intime de leur quotidien. L’esprit de Ngor, est, dit le réalisateur, avant tout "le respect". Un exemple pour le reste du monde....


Ngor l’esprit des lieux

De bekende Senegalese documentairemaker Samba Félix Ndiay toont met een eenvoudige schoonheid de tegenstand die het dorp Ngor biedt aan de stadsontwikkeling. De Lebugemeenschappen van Dakar hebben de kapitalistische veranderingen van de “moderniteit” moeten ondergaan, maar de inwoners van Ngor zijn in 1994, het jaar van de devaluatie van de CFA-frank, nog bij de weinigen die aan die invloed hebben kunnen weerstaan. Een intieme kroniek van hun dagelijkse bestaan onthult de kracht van die plaats. De ziel van Ngor is, volgens de regisseur, bovenal die van “respect”. Een voorbeeld voor de rest van de wereld.


Résistance dans la ville invisible

+ Le sentier de Leuk Daour

Karamba Dramé, 2018, FR, video, wo st fr, 5'

Génie protecteur de Dakar dans la cosmogonie Lébou, Leuk Daour prend la forme d’un cheval blanc ou d’un centaure... Film d’animation documentaire qui raconte la mythologie, du point de vue des habitants de Dakar (en particulier de Niaye Thiokers), ce petit bijou mérite le détour pour témoigner de l’accaparement des richesses mystiques et symboliques de la ville par l’occupation urbaine d’un territoire sacré.

+ Ngor l’esprit des lieux

Samba Félix Ndiaye, 1994, SN, video, fr & wo st fr, 90'

Documentariste sénégalais de référence, Samba Félix Ndiaye montre avec une simple beauté la résistance du village de Ngor à l’urbanisation de la ville. Les communautés Lébou de Dakar ont subi la course capitaliste de la "modernité", et les habitants de Ngor sont, en 1994, année de la dévaluation du Franc CFA, parmi les seuls à être rescapés de cette intrusion dans leur quartier traditionnel. La force du lieu se révèle à travers une chronique intime de leur quotidien. L’esprit de Ngor, est, dit le réalisateur, avant tout "le respect". Un exemple pour le reste du monde....

02.02 > 19:00
Verzet in de onzichtbare stad

+ Le sentier de Leuk Daour

Karamba Dramé, 2018, FR, video, wo st fr, 5'

Als beschermheilige van Dakar neemt Leuk Daour in de kosmogonie van de Lebu de vorm aan van een wit paard of een centaur.
Deze prachtige documentaire animatiekortfilm vertelt de mythologie vanuit het standpunt van de Dakarezen, en in het bijzonder van de inwoners van Niaye Thiokers. De stadsontwikkeling schrokt de mystieke rijkdom en symboliek van de heilige grond op.

+ Ngor l’esprit des lieux

Samba Félix Ndiaye, 1994, SN, video, fr & wo st fr, 90'

De bekende Senegalese documentairemaker Samba Félix Ndiay toont met een eenvoudige schoonheid de tegenstand die het dorp Ngor biedt aan de stadsontwikkeling. De Lebugemeenschappen van Dakar hebben de kapitalistische veranderingen van de “moderniteit” moeten ondergaan, maar de inwoners van Ngor zijn in 1994, het jaar van de devaluatie van de CFA-frank, nog bij de weinigen die aan die invloed hebben kunnen weerstaan. Een intieme kroniek van hun dagelijkse bestaan onthult de kracht van die plaats. De ziel van Ngor is, volgens de regisseur, bovenal die van “respect”. Een voorbeeld voor de rest van de wereld.

02.02 > 19:00
Touki Bouki

Troisième film de Mambéty, "Touki Bouki" n’a pas pris une ride en 50 ans. Tant d’audace, de fantaisie et d’humour laissent toujours aussi pantois. Affranchi de toutes les règles de la bienséance cinématographique, inspiré par la Nouvelle Vague et ses errances urbaines, il s’en va faire jongler western et polar sur fond d’histoire d’amour, il s’offre quelques détours par le naturalisme, erre dans Dakar, le monde des vachers, des pêcheurs et autres contrebandiers ou malfaiteurs pour repartir, à coup de montage frappadingue et de bande son hallucinée et hallucinante vers le conte et la satire. Une œuvre inclassable, surréaliste et burlesque qui dresse le portrait joyeux mais vitriolé d’une société rongée par l’ennui, la corruption et le fric - et lui fait la nique, par la même occasion ! L’un des films (africains) les plus importants de l’histoire !

Restored in 2008 by The World Cinema Foundation at Cineteca di Bologna/L’Immagine Ritrovata in association with the family of Djibril Diop Mambéty. Restoration funding provided by Armani, Cartier, Qatar Airways and Qatar Museum Authority.

02.02 > 21:00
Touki Bouki

De derde film van Mambety is in vijftig jaar niks verouderd. Zoveel moed, fantasie en humor slaan nog steeds met verstomming. De klassieke regels van de cinematografie worden, in navolging van de Nouvelle Vague en haar stedelijke omzwervingen, overboord gegooid. We krijgen een mengeling van liefdesverhaal, western en politiefilm die nu eens naturalistisch door Dakar laveert in het spoor van koeienhoeders, vissers, smokkelaars of andere delinquenten om plots met een dolle montage en hallucinante soundtrack om te slaan in een sprookjesachtige satire. Het is een ondefinieerbare film, surrealistisch en burlesk. Een olijk maar bitter portret van een samenleving die ten prooi is gevallen aan verveling, corruptie en geld – en steekt er de draak mee. Een van de belangrijkste (Afrikaanse) films uit de geschiedenis !

Restored in 2008 by The World Cinema Foundation at Cineteca di Bologna/L’Immagine Ritrovata in association with the family of Djibril Diop Mambéty. Restoration funding provided by Armani, Cartier, Qatar Airways and Qatar Museum Authority.

02.02 > 21:00
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