> De Yellow à Now 1969→2019

Jamais il n’y aura assez d’images

Des vidéos et des photos ayant pour substrat le cinéma. 1 photogramme par plan : plus de 900.000 images, plus de 1.500 films traités à ce jour. Tous les plans d’un film superposés en une seule image. Des plans de "Mon oncle", de Jacques Tati, où tous les personnages ont été évacués. Des mosaïques d’images où les personnages se voilent les yeux. Autant d’évocations de la consommation d’images qui caractérise notre temps : tout voir et n’y rien voir revenant, in fine, à la même chose…

https://www.partycontent.be/elexpos...
https://www.partycontent.be/elexposition/dominique-castronovo/

14.12 > 18:00
Jamais il n’y aura assez d’images

Video’s en foto’s met film als voedingsbodem. 1 fotogram per opname : meer dan 900.000 beelden, meer dan 1.500 films verwerkt tot op heden. Alle opnames van een film worden in één beeld opgestapeld. Beelden van "Mon oncle" van Jacques Tati, waar alle personages zijn weggehaald. Beeldmozaïeken waarin de personages hun ogen verbergen. Evenzoveel evocaties van de mateloze beeldenconsumptie die onze tijd kenmerkt : alles zien en er niets in zien komt uiteindelijk op hetzelfde neer…

14.12 > 18:00
Films d’artistes En présence de Jacques Lizène, Jacques Lennep et Pol Pierart

Pour terminer la traversée de cette première soirée anniversaire, une compilation de films d’artistes chers à Yellow Now :
Jacques Lizène. Quelques-unes parmi ses plus lamentables productions. Le bout-à-bout de ses films est à l’image même de son œuvre tout entière, une continuelle perturbation entre Art sans talent et Non-procréation.
Jacques Louis Nyst. Ses vidéos pionnières (L’Objet, l’Ombrelle en papier…), ses narrations poétiques, ses mini fictions à partir d’objets du quotidien ou de son lieu de vie. Leur tendresse, leur fragilité.
Jacques Lennep. Son inénarrable série Delirium Vidéo, des petits films toujours teintés d’humour, avec des références à l’art : Monet, Duchamp, Magritte, Broodthaers. Parfois avec une pincée d’alchimie.
Pol Pierart, son univers calembourgeois, lui-même comme personnage et le langage comme pâte à modeler, ses objets dérisoires mis en scène (ses ours en peluche, ses squelettes… ), son humour gris. Des petites perles de 3 minutes environ… « montées à la gachette ».


Artiestenfilms

Om de oversteek van deze eerste verjaardagsavond passend af te ronden, een filmcompilatie van kunstenaars die Yellow Now na aan het hart liggen :

Jacques Lizène. Enkele van zijn meest lamentabele producties. De films met de eindjes aan elkaar is tekenend voor zijn hele œuvre, een doorlopende strubbeling tussen Kunst zonder talent en Non-productie.

Jacques Louis Nyst. Zijn pionierswerken (L’Objet, l’Ombrelle en papier…), zijn poëtische narratieven, zijn mini-ficties op basis van banale voorwerpen of van bij hem thuis. De tederheid die eruit spreekt, de breekbaarheid.

Jacques Lennep. Zijn komische reeks Delirium Video, kleine filmpjes in humor gedrenkt, met verwijzingen naar kunst : Monet, Duchamp, Magritte, Broodthaers. Soms met een snuifje alchimie.

Pol Pierart, zijn universum van woordspelingen, met hemzelf als personage en taal als boetseerklei, en mis-en-scène van lachwekkende voorwerpen (zijn pluche beren, zijn skeletten… ), zijn grijze humor. Pareltjes van 3 minuten ongeveer.


Rewind Conférence illustrée de Guy Jungblut

Guy Jungblut sur le devant de la scène pour nous raconter l’histoire de "Yellow" jusqu’à "Now". Prêt pour le rembobinage ? On y va : Photographe de formation, les yeux fixés sur toutes les avant-gardes, gendre de l’éditeur et pataphysicien André Blavier, Jungblut ouvre "Yellow" en 1969, à Liège, une petite (15m2) galerie qu’il inaugure avec la première exposition de Jacques Lizène, qui se qualifie lui-même d’artiste de la médiocrité. L’expo s’intitule "Il faut abolir le jugement". Elle donne le ton de ce que sera la programmation du lieu pendant ses cinq ans d’existence : une forme d’impertinence nihiliste, de dérision ludique, de remise en question radicale du monde de l’art, allant de pair avec la présentation d’artistes belges émergents et internationaux. La galerie promeut des artistes qui s’écartent des supports traditionnels et explorent la photographie, le livre, le cinéma, et la vidéo qui n’était encore que balbutiante. Elle exposera Ben, Nyst, Annette Messager, les Leisgen, Gerz, les Poirier, Gette, Charlier… Elle organise la première manifestation d’art vidéo en Belgique : "Propositions d’artistes pour un circuit fermé de télévision". Elle produit des films d’artistes, perles rares qu’on ne manquera pas de vous faire découvrir. En 1974, les éditions "Yellow Now" succèdent à la galerie "Yellow", toujours orchestrées par Jungblut. À partir de 1988, sous l’impulsion de Patrick Leboutte, les éditions s’orientent vers le cinéma, avec la collection Long Métrage (19 titres : des "Vacances de M. Hulot" de Jacques Tati au "Traité de bave et d’éternité" d’Isidore Isou), que suivra une étroite collaboration avec la Cinémathèque française pour l’édition des dix huit premiers numéros de la revue Cinémathèque, avec Dominique Païni. D’autres collections s’attachent à des réalisateurs peu diffusés, plus difficiles ou plus rares : Banlieues impulsée par Charles Tatum Jr, Le Serial américain… ou à des essais incisifs : Cinégénie de la bicyclette, Eloge de la pornographie…
Yellow Now profite du tournant des années 2000 pour redéfinir les « côtés » de sa maison. Côté cinéma : Côté film, Morceaux choisis, Motifs. Côté photos : Les carnets, Angles vifs, et Côtés Arts, autant de collections sur le cinéma, la photographie et les arts qui se fabriquent "après journée", bénévolement. Avec Andrée Blavier comme soutien indéfectible, pour éviter de mourir d’ennui ; peut-être aussi pour éviter de mourir, tout simplement.

+ Films d’artistes [En présence de Jacques Lizène, Jacques Lennep et Pol Pierart]

Pour terminer la traversée de cette première soirée anniversaire, une compilation de films d’artistes chers à Yellow Now :
Jacques Lizène. Quelques-unes parmi ses plus lamentables productions. Le bout-à-bout de ses films est à l’image même de son œuvre tout entière, une continuelle perturbation entre Art sans talent et Non-procréation.
Jacques Louis Nyst. Ses vidéos pionnières (L’Objet, l’Ombrelle en papier…), ses narrations poétiques, ses mini fictions à partir d’objets du quotidien ou de son lieu de vie. Leur tendresse, leur fragilité.
Jacques Lennep. Son inénarrable série Delirium Vidéo, des petits films toujours teintés d’humour, avec des références à l’art : Monet, Duchamp, Magritte, Broodthaers. Parfois avec une pincée d’alchimie.
Pol Pierart, son univers calembourgeois, lui-même comme personnage et le langage comme pâte à modeler, ses objets dérisoires mis en scène (ses ours en peluche, ses squelettes… ), son humour gris. Des petites perles de 3 minutes environ… « montées à la gachette ».

14.12 > 19:00
Rewind

Guy Jungblut staat in de schijnwerpers om ons het verhaal van "Yellow" tot "Now" te vertellen. We spoelen terug in de tijd. fotograaf van opleiding, met oog voor avant-garde, schoonzoon van de uitgever en patafysicus André Blavier, opende Jungblut in 1969 "Yellow" in Luik, een kleine galerij (15m2) die hij opende met de eerste tentoonstelling van Jacques Lizène, die zichzelf beschrijft als een artiest van de middelmatigheid. De tentoonstelling is getiteld ""Il faut abolir le jugement" (we moeten oordelen afschaffen). Dit zet de toon voor de programmering van de galerij tijdens haar vijfjarig bestaan : een vorm van nihilistische brutaliteit, speelse spot, radicale bevraging van de kunstwereld, gekoppeld aan de presentatie van opkomende en internationale Belgische kunstenaars. De galerie promoot kunstenaars die zich losmaken van de traditionele media, en de fotografie, literatuur, film en video (toen nog in de kinderschoenen) verkennen. Kunstenaars als Ben, Nyst, Annette Messager, les Leisgen, Gerz, les Poirier, Gette, Charlier… zijn er te zien. De galerij organiseert het eerste videokunstevenement in België, “Propositions d’artistes pour un circuit fermé de télévision”, en produceert artiestenfilms, zeldzame parels die we je niet onthouden. In 1974 volgden de "Yellow Now"-uitgeverij de "Yellow Now"-galerij op, nog steeds onder leiding van Jungblut. Vanaf 1988, onder impuls van Patrick Leboutte, richten de uitgaven zich op film met de collectie Long Métrage (19 titels : van Jacques Tati’s "Les vacances de M. Hulot" tot Isidore Isou’s "Traité de bave et d’éternité"), gevolgd door een nauwe samenwerking met de Franse Cinematheek voor de uitgave van de eerste achttien nummers van het tijdschrift Cinémathèque, met Dominique Païni. Andere collecties richten zich op regisseurs die weinig vertoond worden, wiens oeuvre als “moeilijk” bekend staan.
Yellow Now maakte van het begin van de jaren 2000 gebruik om zichzelf te heruitvinden, met collecties over film, fotografie en kunst die na de werkdag op vrijwillige basis worden gemaakt. Met André Blavier als niet aflatende steun, om niet te sterven van verveling ; misschien ook gewoon om niet te sterven, simpelweg.

+ Artiestenfilms

Om de oversteek van deze eerste verjaardagsavond passend af te ronden, een filmcompilatie van kunstenaars die Yellow Now na aan het hart liggen :

Jacques Lizène. Enkele van zijn meest lamentabele producties. De films met de eindjes aan elkaar is tekenend voor zijn hele œuvre, een doorlopende strubbeling tussen Kunst zonder talent en Non-productie.

Jacques Louis Nyst. Zijn pionierswerken (L’Objet, l’Ombrelle en papier…), zijn poëtische narratieven, zijn mini-ficties op basis van banale voorwerpen of van bij hem thuis. De tederheid die eruit spreekt, de breekbaarheid.

Jacques Lennep. Zijn komische reeks Delirium Video, kleine filmpjes in humor gedrenkt, met verwijzingen naar kunst : Monet, Duchamp, Magritte, Broodthaers. Soms met een snuifje alchimie.

Pol Pierart, zijn universum van woordspelingen, met hemzelf als personage en taal als boetseerklei, en mis-en-scène van lachwekkende voorwerpen (zijn pluche beren, zijn skeletten… ), zijn grijze humor. Pareltjes van 3 minuten ongeveer.

14.12 > 19:00
Carte Blanche à Patrick Leboutte

Patrick Leboutte enseigne l’histoire du cinéma à l’INSAS. Il conçoit ou programme régulièrement des manifestations cinématographiques et anime de nombreux séminaires, en Belgique comme en France, dans l’esprit de la revue "L’image, le monde" qu’il à fondée en 1999. Il est à l’origine de la présence de Yellow Now dans le paysage des livres de cinéma avec la collection "Long Métrage" qu’il a dirigée, qui à l’époque n’avait pas d’équivalent dans l’édition. Grâce à un intérêt commun pour le vélo et les courses cyclistes, il retrouve Yellow Now après quelques années d’éloignement pour une nouvelle édition de Cinégénie, tournée vers la bicyclette, voire plus si affinités : une nouvelle collection ? Une encyclopédie de la bicyclette ?
Sa programmation reflète son coup de foudre récent pour les premières vidéos de Nyst, ses intérêts pour un cinéma « léger » et son amour du vélo.

+ L’Objet

Jacques Louis Nyst, 1974, BE, video, fr , 11'

A-t-on pu oublier à quoi sert une théière ?
Si oui, alors, où en sommes nous ? A décrypter le langage des objets comme s’ils étaient vivants. Un film de science-fiction ?

+ VW Voyou

Jean Rouch, 1974, FR, 16mm > video, fr , 25'

25 minutes de publicité politiquement incorrecte pour la Coccinelle, dans une sorte de documentaire topographique, ou d’étude du paysage nigérien.


+ Vive le tour

Louis Malle, 1962, FR, 35mm > video, fr , 18'

"Si les montagnes n’existaient pas il n’y aurait pas de tour de France." Voici une des réflexions que porte cette hallucinante pénétration (le film donc) dans le Tour de France des années 60. La France profonde dévoilée par des visages de spectateurs comme on n’a plus le droit d’en filmer. Les temps ont changé. Les motards du Tour picolaient du whisky sur leurs engins pendant que les cyclistes se ravitaillaient en bière au bar du coin pour ne pas mourir de soif. Il fallait pouvoir gravir les sommets !

15.12 > 17:00
Carte Blanche aan Patrick Leboutte

Patrick Leboutte doceert filmgeschiedenis aan het INSAS. Hij cureert en programmeert filmevenementen en organiseert regelmatig seminaries in België en Frankrijk, in de geest van het tijdschrift "L’image, le monde" dat hij in 1999 oprichtte. Door hem werd Yellow Now bekend voor de filmboeken met de door hem geleidde collectie "Long Métrage", dat in die tijd zijn gelijke niet kende. Dankzij een gemeenschappelijke interesse in wielrennen en wielerwedstrijden keert hij na een paar jaar terug naar Yellow Now voor een nieuwe editie van Cinégénie, gericht op fietsen, of nog meer misschien : een nieuwe collectie ? Een fietsencyclopedie ?
Zijn programmering weerspiegelt de recente liefde op het eerste gezicht voor de vroegste video’s van Nyst, zijn belangstelling voor "lichte" film en zijn liefde voor de fiets.

Zijn we vergeten waar een theepot voor dient ? Zo ja, waar staan we dan nu ? Om de taal van objecten te ontcijferen alsof ze levende dingen waren. Een sciencefictionfilm ?

25 minuten politiek incorrecte publiciteit, in een soort topografische documentaire, of een studie van het Nigerese landschap.

“Als de bergen niet zouden bestaan was er geen ronde van Frankrijk”. Dit is een van de bespiegelingen die deze hallucinante inkijk in de ronde van Frankrijk van de jaren 60 ons biedt. Het ware Frankrijk onthuld door gezichten van toeschouwers zoals er nu geen meer mogen gefilmd worden. De tijden zijn veranderd. De motorrijders van de Toer zopen whiskey op hun voertuig terwijl de wielrenners zich aan bier tegoed deden in het café op de hoek om niet van dorst om te komen. Er moesten cols overwonnen worden !

15.12 > 17:00
Des miroirs pour (com)parer Ciné-conférence de Dominique Païni

Compagnon de route de Jungblut d’une grande fidélité, Dominique Païni a coordonné avec Patrick Leboutte une Encyclopédie des cinémas de Belgique (1990). Fin programmateur, il a piloté le Studio 43 à Paris et dirigé de la Cinémathèque française de 1991 à 2000. Il nous présente son tout récent "Attrait des miroirs", publié dans la collection « Motifs » qu’il dirige pour Yellow Now.
Les films de Max Ophuls, Delmer Daves, Philippe Garrel, Marguerite Duras, Stanley Kubrick, Josef von Sternberg et Chantal Akerman viendront alimenter cette ciné-conférence, avec des extraits choisis et commentés. Dominique Païni partagera ainsi sa connaissance pointue du cinéma et de ses « motifs ». On lui doit aussi chez YN un "Attrait de l’ombre" et un "Attrait des nuages".

15.12 > 20:00
Des miroirs pour (com)parer

Dominique Païni, een trouwe metgezel van Jungblut, heeft met Patrick Leboutte een encyclopedie samengesteld over Belgische cinema (1990). Als bekwaam programmator leidde hij Studio 43 in Parijs en leidde hij van 1991 tot 2000 de Cinémathèque française. Hij presenteert zijn laatste "Attrait des miroirs", gepubliceerd in de collectie "Motifs" die hij leidt voor Yellow Now.
De films van Max Ophuls, Delmer Daves, Philippe Garrel, Marguerite Duras, Stanley Kubrick, Josef von Sternberg en Chantal Akerman komen aan bod in deze filmconferentie, met geselecteerde en becommentarieerde fragmenten. Dominique Païni maakt ons zo deelgenoot van zijn diepgaande kennis van cinema en zijn "motieven". We zijn hem in YN ook "Attrait de l’ombre" en "Attrait des nuages" schuldig.

15.12 > 20:00
La trilogie de Bill Douglas Présentation de Marcos Uzal

C’est grâce à la volonté et à l’énergie de Marcos Uzal (associé au début à Fabrice Revault) qu’a pu renaître, en 2006, sous le titre Côté films, l’anthologie du cinéma film par film initiée en 1988 par Patrick Leboutte. Après un premier essai sur Vaudou de Jacques Tourneur (Côté films n°3, 2006), il travaille actuellement – quand ses activités de critique de cinéma au quotidien Libération et de programmateur au musée d’Orsay, lui en laissent le loisir – à la rédaction d’un ouvrage sur la trilogie de Bill Douglas dont il nous présente ici les deux premiers volets. Bill Douglas fait partie de ces cinéastes que l’histoire n’a pas retenu. Les difficultés qu’il a rencontrées pour tourner expliquent pourquoi sa filmographie ne comporte que 4 moyens et longs métrages, accompagnés de quelques courts métrages.
Bill Douglas naît en 1934 à Newcraighall en Ecosse, un petit village touché de plein fouet par la crise minière. De son enfance marquée par le labeur et la pauvreté, il tirera la matière pour sa Trilogie, véritable joyaux cinématographique à des années lumières du cinéma britannique contemporain.

+ My Childhood

Bill Douglas, 1072, GB-GB, 35mm > video, ang st fr, 46'

En 1945, dans un village minier d’Ecosse, un garçon de 8 ans vit avec sa grand-mère et son frère. Passant le plus clair de son temps seul, il noue une amitié forte avec un militaire allemand retenu prisonnier dans un camp. Mais le soldat doit bientôt quitter le village. Cet épisode relate la première étape de la vie d’enfant de Bill Douglas, organisée autour de sa grand-mère maternelle.

+ My Ain Folk 

Bill Douglas, 1973, GB-GB, 35mm > video, ang st fr, 55'

A la mort de leur grand-mère, les deux frères sont séparés de force. Tommy, le plus âgé, est emmené à l’orphelinat. Démarre alors cette seconde période de l’enfance du cinéaste, où Jamie est recueilli par sa grand-mère paternelle et son oncle. Il continue de vivre dans la solitude, subit la violence et le rejet des adultes. Un regard d’enfant sur le monde, où tout est sensations et immédiateté, filmé avec la conscience du cinéaste adulte.


15.12 > 22:00
De trilogie van Bill Douglas Presentatie van Marcos Uzal

Dankzij de wil en de energie van Marcos Uzal (aanvankelijk samen met Fabrice Revault) werd in 2006 het film-per-filmoverzicht dat opgestart werd door Patrick Leboutte in 1988 onder de titel Côté films in 2006 herboren. Na een eerste essay over Vaudou van Jacques Tourneur (Côté-films n°3, 2006), werkt hij momenteel - wanneer zijn activiteiten als filmcriticus voor het dagblad Libération en als programmeur in het Musée d’Orsay hem de kans laten - aan het schrijven van een boek over de trilogie van Bill Douglas, waarvan hij hier de eerste twee delen presenteert.
Bill Douglas is een van die filmmakers die vergeten werd door de geschiedenis. De moeilijkheden die hij ondervond bij het filmen verklaren waarom zijn filmografie slechts 4 middellange- en lange films bevat, en enkele korte films.

Bill Douglas werd in 1934 geboren in Newcraighall, Schotland, een klein dorp dat zwaar getroffen werd door de mijncrisis. Vanaf zijn kindertijd, gekenmerkt door hard werken en armoede, tekende hij het materiaal voor zijn Trilogie, een echt cinematografisch juweeltje, lichtjaren verwijderd van de hedendaagse Britse cinema.

In 1945 woont in een mijndorp in Schotland een 8-jarige jongen bij zijn grootmoeder en broer. Het grootste deel van zijn tijd brengt hij alleen door. Desondanks sluit hij vriendschap met een Duitse soldaat die gevangen wordt gehouden in een kamp. Maar de soldaat moet weldra het dorp verlaten. Deze aflevering vertelt het verhaal van de eerste fase van het kinderleven van Bill Douglas georganiseerd rond zijn grootmoeder van moeders kant.

Toen hun grootmoeder stierf, werden de twee broers gedwongen van elkaar gescheiden. Tommy, de oudste, wordt naar het weeshuis gebracht. Dan begint de tweede periode van de kindertijd van de filmmaker, waarin Jamie wordt opgenomen door zijn grootmoeder en oom van vaderskant. Hij leeft nog steeds in eenzaamheid, lijdt onder geweld en afwijzing van volwassenen. Een kinderblik op de wereld, waar alles gevoel en hier-en-nu is, gefilmd met het bewustzijn van de volwassen filmmaker.


15.12 > 22:00
VW Voyou

25 minutes de publicité politiquement incorrecte pour la Coccinelle, dans une sorte de documentaire topographique, ou d’étude du paysage nigérien.



L’Objet

A-t-on pu oublier à quoi sert une théière ?
Si oui, alors, où en sommes nous ? A décrypter le langage des objets comme s’ils étaient vivants. Un film de science-fiction ?


Vive le tour

"Si les montagnes n’existaient pas il n’y aurait pas de tour de France." Voici une des réflexions que porte cette hallucinante pénétration (le film donc) dans le Tour de France des années 60. La France profonde dévoilée par des visages de spectateurs comme on n’a plus le droit d’en filmer. Les temps ont changé. Les motards du Tour picolaient du whisky sur leurs engins pendant que les cyclistes se ravitaillaient en bière au bar du coin pour ne pas mourir de soif. Il fallait pouvoir gravir les sommets !


My Childhood

En 1945, dans un village minier d’Ecosse, un garçon de 8 ans vit avec sa grand-mère et son frère. Passant le plus clair de son temps seul, il noue une amitié forte avec un militaire allemand retenu prisonnier dans un camp. Mais le soldat doit bientôt quitter le village. Cet épisode relate la première étape de la vie d’enfant de Bill Douglas, organisée autour de sa grand-mère maternelle.


My Ain Folk 

A la mort de leur grand-mère, les deux frères sont séparés de force. Tommy, le plus âgé, est emmené à l’orphelinat. Démarre alors cette seconde période de l’enfance du cinéaste, où Jamie est recueilli par sa grand-mère paternelle et son oncle. Il continue de vivre dans la solitude, subit la violence et le rejet des adultes. Un regard d’enfant sur le monde, où tout est sensations et immédiateté, filmé avec la conscience du cinéaste adulte.



Intro

De programma’s van Nova ontstaan vaak op basis van toevallige ontmoetingen. Zoals vorige winter, met Guy Jungblut, oprichter van Yellow Now, wat ons leidde naar de reikwijdte van zijn werk als uitgever. Meer dan 500 titels ! Van kunstenaarsboeken tot de meest verregaande collecties over film. Jungblut (what’s in a name) viert nu 50 jaar activiteit. Wij brengen hem graag hulde tijdens twee avonden van vrolijk verzonnen programma’s met zijn medeplichtigheid en die van zijn medewerkers Patrick Leboutte, Dominique Païni en Marcos Uzal. De films die tijdens deze twee dagen worden vertoond, vormen een perfecte synthese van de geest van YN : smaakvol eclecticisme, elegantie, principe van gelijkwaardigheid waar steeds rek op zit zoals het hoort.


Intro

Au Nova le fil de la programmation suit souvent les trajectoires réjouis- santes des rencontres. Celle, l’hiver dernier, avec Guy Jungblut, fondateur de Yellow Now, nous ouvre sur l’ampleur et la cohérence de son travail d’éditeur. 500 titres au compteur ! Du livre d’artiste aux collections les plus pointues sur le cinéma, il fête aujourd’hui 50 ans d’activité. Nous sommes plus qu’heureux de lui rendre hommage durant ces deux soirées de programme joyeusement concoctées avec sa complicité et celle de ses directeurs de collection cinéma, Patrick Leboutte, Dominique Païni et Marcos Uzal. Les films montrés durant ces deux jours synthétisent parfaitement l’esprit de la maison YN : éclectisme de bon ton, élégance, principe d’équivalence et grands écarts assumés.

http://www.yellownow.be/index.php
http://www.yellownow.be/index.php


http://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=2426&lang=fr