> #166 Lebanon : Days of Tomorrow

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Edito #46 - Juin 2001

UN COUTEUX COCORICO

Par nos envoyés spéciaux en duplex sur place

Profs, travailleurs du secteur socio-culturel, parlementaires... Et même les commentateurs politiques les plus aguerris. Tout le monde avait fini par y croire. Sincèrement. C’était devenu une réalité indiscutable : « la Communauté française de Belgique ne dispose pas de la moindre marge de manoeuvre budgétaire ». Pas un sou dans les poches. Pas de salut sans refinancement... On avait tout faux. En fait, si la Communauté n’avait pas plus de moyens pour subvenir à des besoins importants, c’est sans doute qu’elle économisait discrètement en attendant l’occasion de quelque grande action de prestige.

Question prestige, le 11 mai dernier dans l’ex-cinéma Pathé Palace (réouvert durant de courtes années sous le nom de Kladaradatsch, puis à nouveau fermé depuis l’année dernière), on a été servi. Et bien servi. Plantes vertes, drapeaux, concerts à chaque étage, et « cocktail dînatoire » avec scampis grillés, salade de truffe, sauce à l’échalotte, saumon à gogo, coulis de framboises, crème au café, citron meringué, etc. Les petits plats dans les grands. Des navettes au départ des parkings les plus proches évitaient même d’avoir à marcher 200 mètres en rue... Un vendredi soir en plein centre-ville, on ne sait jamais.

Ceux qui ont couru le risque ne sont pas rentrés déçus. Les convives ont pu voir un ministre-président en chair et en os, interrogé par une ancienne vedette de la télé. Et un autre ministre, à la plage lui, et sur grand écran ‹ en direct de Cannes s’il vous plaît. Bref, un vrai journal télévisé (en plus long, avec plus d’invités et agrémenté de reportages sur la vie d’un ministre à la Croisette), mais réalisé dans le seul but de pousser un grand cocorico face à quelques centaines de privilégiés seulement.

En dehors de l’auto-promotion d’un secteur audiovisuel qui se porterait à merveille, la soirée comportait en filigrane un autre message : « la Communauté française reprend pied dans le centre de Bruxelles ».

Fort bien. Mais à quel prix ? Acquérir un cinéma pour 200 millions, alors qu’on en possède un autre depuis près de 20 ans et dont on ne fait rien (le Variété, à quelques centaines de mètres de là)...

Et avec quel projet ? Installer un théâtre pour deux ans dans une salle récemment réaménagée en cinéma (et qu’il faut donc nécessairement retransformer), et alors que le manque de cinémas indépendants constitue un vide culturel évident à Bruxelles...

La plupart des films représentant la Belgique à Cannes ont été (ou vont être) les premières victimes de ce manque d’écrans...

Notre propos n’est pas de dire que le Kladaradatsch aurait dû tomber dans les mains de la Communauté flamande (son projet de « centre de la culture flamande » était tout aussi absurde). L’important n’est d’ailleurs pas tellement de savoir à qui appartient ce bâtiment. Le débat devrait porter sur ce qui va se faire dans ses murs, plutôt que de tourner autour de la couleur du drapeau qui flottera sur sa façade. Une autre question est de savoir ce qu’il advient de l’ex-Variété pendant ce temps-là ?

Enfin, c’est le coût de cette petite sauterie (sensée inaugurer un futur théâtre avec la projection de l’interview d’un ministre de l’audiovisuel en duplex de Cannes !?) qui restera en travers de la gorge de tous les projets que la Communauté ne peut pas dignement soutenir. Elle aurait coûté une somme de l’ordre de 3 millions ! Les petits plats dans les grands, qu’on vous dit...


Mise à jour

Beaucoup de choses se sont passées depuis la publication de ce texte, il y a 17 ans : le franc a fait place à l’euro, la Communauté française a été timidement refinancée et est devenue Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), le Théâtre National est installé boulevard Jacqmain depuis 2004, et le Cinéma Variétés est toujours à l’abandon (il vient d’être revendu). Le Palace, lui, est resté inoccupé pendant 14 ans ! Entièrement rénové comme cinéma en 1999, il a été acheté par la Communauté française (4,98 millions d’euros) qui l’a transformé en théâtre provisoire (1,6 million d’euros) puis retransformé en cinéma (12,26 millions d’euros), pour un total de 18.860.000 euros.

Mais le voilà enfin ouvert ! La création de quatre écrans de cinéma à Bruxelles est plutôt réjouissante… à condition qu’ils permettent d’apporter des choses nouvelles et de prendre des risques, tout en jouant la complémentarité plutôt que la concurrence avec l’existant. Car au-delà des bonnes intentions affichées, n’oublions pas que le Palace, en bénéficiant d’un soutien très important de la FWB et en comptant parmi sa direction un des principaux distributeurs belges d’art et essai (Cinéart), ne joue pas à armes égales avec les autres cinémas d’exploitation. En tous les cas, c’est avant tout la politique de programmation du Palace qui nous dira si ce coûteux cocorico en aura valu la chandelle et réussira à élargir le cercle des spectateurs… ou s’il n’aboutira qu’à fragiliser les autres cinémas bruxellois qui n’ont pas attendu le Palace pour "rendre les gens curieux" (sic) et "réapprendre à voir un film en salle" (re-sic) !


Edito #46 - Juni 2001

VAN ONZE VERSLAGGEVER TER PLAATSE

live vanuit de exclusieve Nova-duplex

Pathé Palace is een voormalige cinema in hartje Brussel, in een stadsgedeelte dat er tot voor enkele jaren desolaat bijlag. Door de vestiging van talloze hippe cafeetjes (en dito cliënteel) bloeide dit stukje stad weer op. Crème de la crème was de herinvestering in de "Pathé Palace" (omgedoopt tot Kladaradatsch !) waar veelal de betere werken van de zogenaamde "independent cinema" aan bod kwamen. Een moedige en zeker ook verstandige investering in dit stadsgedeelte, en in dit gebouw dat één van de overblijfselen is van de voorheen zo florissante wijkcinema.

Dat de Kladaradatsh failliet ging sloeg in als een bom. Ingaan op de oorzaken van dit faillissement zou ons te ver leiden. Wat belangrijk is : na een wijkcinema, winkel voor huishoudapparaten en daarna een ware grootstadscinema, kwam dit gebouw -met een interessante architectuur overigens- opnieuw leeg te staan. Wat daarna volgde, lijkt sterk op een vaudeville. Zowel de Franse Gemeenschap als de Vlaamse Gemeenschap lieten hun oog op dit gebouw vallen. De ene wou er het Théâtre National in vestigen, de andere een "Vlaams Huis". Een geopolitieke strijd, die zich voltrok op de tonen van een symfonie van hanengekraai en leeuwengebrul met Brussel als decor. Nu gebeurt het wel vaker dat twee honden om één been vechten. Maar het neemt lachwekkende -haast pathetische- vormen aan als het om twee gemeenschappen gaat, die elk een voet in Brussel hebben, beiden bevoegd zijn op het domein cultuur, maar daar een zeer verschillende visie over hebben, die beide grote ogen willen gooien in het buitenland, maar het verdommen om een op mensen- en stadsmaat gesneden cultuurpolitiek uit te denken, liefst samen.

We schrijven 11 mei 2001 . De Pathé Palace wordt feestelijk ingehuldigd. Palmbomen, vlaggen en wimpels, een buffet op elke verdieping, champagne à volonté, een balorkestje, een pendelbusje, rode lopers... De Franse Gemeenschap keert terug naar het centrum van Brussel. Oef ! Het evenwicht tussen beide gemeenschappen is gegarandeerd.
Maar tot welke prijs ? Een bioskoop wordt aangekocht door één van de twee gemeenschappen die Brussel rijk is, om er tijdelijk een theaterzaal van te maken, ondanks het architectonisch patrimonium. Een filmzaal die zich richtte op de betere onafhankelijke film verdwijnt, helaas voor de in Cannes triomferende Belgische films. Enkele honderden meters verderop staat het mooie (maar in brute staat en vooral zeer lege) Variété-gebouw te verkommeren, ten nadele van het stadscentrum. Ondertussen zitten waardevolle Brusselse culturele initiatieven zo goed als op droog zaad.
We willen hiermee niet beweren dat Pathé Palace beter af was in Vlaamse handen. Een Centrum voor Vlaamse Cultuur klinkt als Brussel Buitenland. En uiteindelijk doet het er niet toe wie de eigenaar is. Het debat zou moeten gaan over cultuur, cultuur in Brussel en Brusselse cultuur. En als we het dan toch over eigendom hebben : als je ons vraagt behoort Pathé Palace toe aan de "Brusselse Gemeenschap", een feitelijke vereniging. Zoals we al eerder zegden : Bruxel bestaat ! en kan je zowat overal hier terugvinden. Bienvenu !


UPDATE 2018

Er is heel wat gebeurd sedert de publicatie van deze tekst, nu 17 jaar geleden. De euro verving de frank, de Franse Gemeenschap werd bescheiden geherfinancierd en omgedoopt tot Fédération Wallonie-Bruxelles, het Théâtre National kreeg in 2004 een eigen zaal aan de Jacqmainlaan, en Cinéma Variétés staat nog steeds leeg (en werd onlangs verkocht). Pathé Palace stond gedurende al die tijd zo goed als leeg. Volledig gerenoveerd tot bioscoop in 1999, opgekocht door de Franse Gemeenschap (4,98 miljoen €), omgevormd tot tijdelijk theater (1,6 miljoen €), opnieuw omgevormd tot bioscoop (12,26 miljoen €)... Totale kostenplaatje : €18.860.000 !

Maar nu is het dus eindelijk zover, Cinema Palace is een feit. Vier bijkomende filmschermen in Brussel is goed nieuws.... op voorwaarde dat er iets nieuws mee wordt gedaan, en dat er risico’s worden genomen, zodat de nieuweling een toegevoegde waarde biedt in het filmlandschap, eerder dan een concurrent voor de bestaande zalen. Want vergeet niet dat Palace, dankzij de enorme steun van de overheid en van één van de grootste Belgische distributeurs (Cinéart), niet met gelijke wapens strijdt als de andere zalen. Het is in elk geval zonneklaar dat het programmatorische beleid het verschil moet uitmaken of deze dure investering in het stadscentrum een goudhaantje is, en erin slaagt om het publieksbereik te verruimen... of dat het enkel de bestaande Brusselse bioscopen verzwakt die niet op Palace hebben gewacht om “de nieuwsgierigheid van de mensen te prikkelen” (sic) en “hen opnieuw te leren een film in de zaal te gaan zien” (sic bis) !


https://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=2293&lang=fr