> Prima Nova

Étoiles filantes dans le firmament de la production cinématographique, les Prima Nova ont une place à part au sein de la programmation. Et pour cause, y coller n’est pas leurs destins. Ces films issus de productions restreintes, voire d’autoproductions, s’imposent sur notre écran pour marquer le lancement de leur existence ou la relancer. N’hésitez pas à nous proposer vos films. Le Nova en sélectionnera certains qui feront l’objet d’une séance gratuite, suivie d’une rencontre. Qu’on se le dise !

→ Films à envoyer à :
Cinéma Nova (Prima Nova)
Rue d’Arenbergstraat 14
1000 Bruxxel


Prima Nova is een module voor nieuwe films die niet passen in de themaprogramma’s van Nova, en ook niet in de Open Screen. Middellange of lange films, van hier of elders, fictie of documentaire... alles kan in deze module met een voorliefde voor kleinere producties. Aarzel niet om je eigen films in te zenden. Nova selecteert er enkele uit voor een gratis toegankelijke vertoning, gevolgd door een ontmoeting met de maker(s).

→ Stuur je films naar :
Cinéma Nova (Prima Nova)
Rue d’Arenbergstraat 14
1000 Bruxxel


The Prima Nova screenings are showing new films. Middle and feature length films, from here and elsewhere, fictional and documentary, all come together in this slot specifically dedicated to low budget productions. These (free !) screenings are always generously accompanied by a discussion with the film makers. Don’t hesitate to propose your films !


The Forest Is Like the Mountains Pădurea e ca muntele, vezi ?

Christiane Schmidt et Didier Guillain ("Grenze", "Comme tout autre humain") nous proposent de suivre, littéralement, une famille roumaine rom dans ses mouvements quotidiens. La caméra, discrète, ne s’impose pas... Mais le regard est complice et l’intimité est partagée. Quatre saisons passent dans ce village reculé. On travaille, on discute, on rigole, on fait face à l’adversité. On déambule beaucoup, entre la forêt et les champs, la colline et la rivière. Ce portrait de famille, de village, magnifiquement filmé, est le fruit d’une rencontre particulière. Le duo de réalisateurs a voyagé dans la région pour la première fois en 2004 avec un projet de labo photo ambulant (certains clichés avaient d’ailleurs été exposés au Nova en 2005). Ils y retourneront régulièrement, jusqu’à y développer ce projet de film. Une très belle réussite que nous avons le plaisir de montrer en première belge.

En présence de l’équipe du film

02.04 > 20:00
The Forest Is Like the Mountains Pădurea e ca muntele, vezi ?

Christiane Schmidt en Didier Guillain ("Grenze", "Comme tout autre humain") volgen letterlijk een Roemeense Roma-familie in haar dagelijkse bedoening. De camera is discreet, dringt zich niet op. Toch maakt hun blik ons deelgenoot van hun intimiteit. Vier seizoenen gaan er in dit verloren dorp voorbij. Er wordt gewerkt, gepraat, gelachen, er wordt weerstand geboden aan de tegenspoed en armoede. En er wordt rondgedoold, tussen het bos en de velden, de heuvel en de rivier. Dit magnifiek gefilmde portret is het resultaat van een bijzondere ontmoeting. Het regisseursduo trok voor het eerst in 2004 rond in de streek van Sfântu Gheorghe met een mobiel fotolaboratorium. Ze keerden er nadien nog regelmatig terug om uiteindelijk deze film te realiseren. Een Belgische première waarvoor de filmploeg vanuit Roemenië en Duitsland naar Nova afzakt !

In aanwezigheid van de ploegleden.

02.04 > 20:00
The Forest Is Like the Mountains Pădurea e ca muntele, vezi ?

On a hill on the edge of Romanian district capital Sfântu Gheorghe there lies a Roma village, although you’d never guess that it’s so close to a town. The streets are unpaved, a horse and cart is used to get around and the fields are tilled with a scythe. The Roma live in tune with nature and harvest whatever the land currently offer. One thing they always need is wood for heating. Yet surviving in the present day has become increasingly difficult.
The steady hands of Christiane Schmidt and Didier Guillain succeed in capturing the lives of this oft-scorned and vilified people with extraordinary depth and complexity. It is as if one is on hand to experience the changing seasons with them, pulled into the flow of this family community.

02.04 > 20:00
Gigolo

Fringant du haut de ses 25 ans, Didier finit par céder aux avances répétées d’une mère de famille manifestement charmée et fortunée. Suffisamment, du moins, pour le convaincre par l’argent qu’une nuit en sa compagnie a tout pour lui plaire. Les parties de jambes en l’air pour arrondir ses fins de mois s’enchaînent et affinent son art de la stimulation érotique, allié à une maîtrise peu commune de la conception d’artefacts. Puis un jour, se glisser entre les jambes d’inconnues non désirées pour remplir son frigo s’impose et le pèse. Hubert Marécaille filme les confidences de Didier en l’accompagnant au quotidien, avant et après ses performances, mais jamais vous n’entreverrez une cuisse plus haute que l’autre. Manifestement nerveux mais ouvert à la démarche, l’homme se met à nu dans ce qu’il vit de plus interpellant et de plus sensible.

16.04 > 20:00
Gigolo

Didier, in de fleur van zijn 25ste levensjaar, bezwijkt voor de avances van een blijkbaar gecharmeerde en welgestelde huisvrouw. In elk geval voldoende gecharmeerd en welgesteld om hem ervan te overtuigen dat een nacht in haar gezelschap opbrengt. Het gerollebol om de eindjes aan elkaar te knopen wordt steeds intenser, en zo verfijnt hij zijn kunsten van de erotische stimulatie. Maar op een dag begint het van bil gaan met onbekenden die hij niet begeert om zijn brood te verdienen hem tegen te steken. Videokunstenaar Hubert Marécaille volgt Didier in zijn dagelijkse leven, voor en na zijn prestaties. Zo filmt hij zijn onderwerp van dichtbij, maar zonder sensatiezucht of voyeurisme. Nerveus maar openhartig geeft de man zich bloot en maakt hij ons deelgenoot van wat hem zwaar te moede is.

16.04 > 20:00
Gigolo

Pushing 25, Didier finally yields to the repeated advances of an obviously charmed and wealthy mother. Enough, at least, to convince him with money that a night in her company would have everything to please him. The legs in the air sessions to help him make ends meet continue and refine his skills in the art of erotic stimulation. Then one day, spending his time between the legs of faceless undesirables to fill his fridge, becomes an obligation and a weight upon his shoulders.
Hubert Marécaille films Didier by accompanying him daily, before and after his performances. Clearly nervous but open to the process, this man exposes himself and his life in a challenging and sensitive manner.

16.04 > 20:00
Une ferme entre chien et loup

C’est aux intonations d’un wallon chaleureux que Chantale Anciaux est pour la première fois accueillie en ces terres de bouses et de joie qu’est la Ferme de la Barrière, dans le Hainaut. Avec cette ferme familiale pour seul décor, la réalisatrice déploie des plans posés et lumineux et témoigne de la vivacité et de la richesse de ces gestes ancestraux qui rythment les rugueux rituels de vie et de mort paysans. On y observe André et Marie-Thérèse, les exploitants grisonnants, dans leur intimité rieuse alors que les jeux sauvages des petits-enfants soulignent l’absence de générations d’adultes prêtes à reprendre l’entreprise familiale. Reprise d’autant plus ardue que les normes parasitent un savoir traditionnel qu’elles ne parviennent à embrasser, alors qu’à l’image les vaches, imperturbables, mettent bas et que les embryons de poussins succombent aux bris d’œufs.

23.04 > 20:00
Une ferme entre chien et loup

Met de warmte van een enthousiaste Waal wordt Chantale Anciaux voor het eerst onthaald op de modderige grond van boerderij La Barrière in Henegouwen. Met deze familieboerderij als enige decor filmt de regisseuse haar heldere lange plansequenties die getuigen van de voorouderlijke rijkdom van ruwe rituelen die leven en dood op het platteland ritmeren. Van ver zowel als van dichtbij observeren we André en Marie-Thérèse, de verouderde uitbaters, in hun goedlachse intimiteit terwijl de deuggenietstreken van de kleinkinderen de afwezigheid van een opvolger niet kunnen verbergen. Een opvolging die des te moeilijker ligt nu er nieuwe normen aankomen die verzoend moeten worden met eeuwenoude artisanale know-how. Ondertussen baren de koeien haast onverstoorbaar, en bezwijken de kuikenembryo’s bij het breken van de eieren.

23.04 > 20:00
Une ferme entre chien et loup

Halfway between poetry and realism, "Une ferme entre chien et loup" tells the everyday life of Belgian farmers André and Marie-Thérèse, their children and grand children, and their animals. But "la ferme de la Barrière" is going to close, because no one is going to take it over once the owners will be retired.
With her film Chantal Anciaux reflects on the future of farmers and their traditional way of life that bears the looming up of regulations and standards.

23.04 > 20:00
Phenix

Un jour d’été une jeune femme, Claire, voit son homme disparaître. Subitement, sans explications. Elle se retrouve face à un grand vide et va devoir parcourir le long chemin du deuil. Elle a besoin pour cela de se retrouver seule, et décide alors de partir à la mer, à Ostende. Mais c’est l’été, et les plages sont envahies par des dizaines de touristes. Claire est en décalage de tout ce brouhaha estival. Solitaire, elle se laisse porter par son énergie intérieure, par moment calme par moment révolté. Jusqu’au moment où elle dérape… "Phenix" est un film qui s’inscrit très clairement dans la veine expérimentale. Entièrement tourné en Super8, le film brouille les pistes. Un peu fiction, un peu documentaire, se réappropriant des codes du film amateur, et pourtant subtilement monté, le film résiste à toute catégorisation. Comme d’ailleurs sa réalisatrice, Catherine Libert, farouche adepte d’un cinéma indépendant, réalisé artisanalement.

14.05 > 20:00
Phenix

Op een zomerse dag ziet Claire, een jonge vrouw, hoe haar vriend verdwijnt. Plotseling en zonder een woord uitleg. Een grote leegte volgt. Ze moet een lange weg van rouw afleggen, een weg die ze liefst alleen aflegt. Daarom besluit ze naar de zee te reizen, naar Oostende. Maar het is zomer, en honderden toeristen nemen de standen in. Claire voelt zich mijlenver verwijderd van dit zomerse geroezemoes. Eenzaam laat ze zich leiden door haar innerlijke energie. Soms is ze kalm, soms opstandig. Tot het moment waarop ze ontspoort...
"Phenix" is een film die duidelijk aansluit bij de experimentele traditie - hybride en volledig gedraaid in super8. Een beetje fictie, een vleugje documentaire, gebruik makend van de codes van de amateurfilm, en nochtans subtiel gemonteerd... Een film die ontsnapt aan elke vorm van labeling. Net als de regisseuse trouwens, Catherine Libert, die resoluut kiest voor onafhankelijk en artisanaal filmmaken.

14.05 > 20:00
Phenix

One summer, he just stepped out of the open window, without so much as a word. the window stayed open and a dark stain of deep emptiness engulfed Claire’s eyes... So one day, without looking back, she just left. Left to the end of the East (Ostende), all the way to the sea. Throwing her heart and soul into bottomless nights, crowds of anonymous silhouettes peppering the promenades. Is it better to fill the void or fully experience it ?

14.05 > 20:00
http://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=2095&lang=fr