> The Water Cycle

"The Water Cycle" est un espace commun à la programmation du Nova et aux États généraux de l’eau à Bruxelles (EGEB). Cette idée de produire un cycle de films en commun était comme une évidence, un symbole. Au cœur des EGEB, en effet, il y a la volonté de proposer de travailler sur la notion de bien commun. Or c’est sans doute autour de cette notion qu’expérimente le Nova, lieu géré en collectif, lui-même ouvert à des dynamiques qui le traversent. Ce n’est pas banal dans une société qui a perdu la culture des biens à gérer en commun.

Souvent, lorsqu’un bien est décrété comme étant commun c’est pour affirmer qu’il ne doit pas devenir l’opposé, un bien marchand. Si c’est idéologiquement déjà significatif, c’est insuffisant pour garantir qu’un bien soit vraiment commun. En fait, la notion de Bien Commun est purement virtuelle et "indécrétable" car il n’y a pas de bien commun qui ne soit concrètement géré ou gouverné en commun.

A Bruxelles, malgré les volontés affichées d’une eau faisant partie du patrimoine universel commun, la tendance mondialisée de la privatisation de l’eau peut faire craindre que ce bien ne se marchandise. Les EGEB se veulent non seulement une réflexion sur cette question - une alerte sans doute -, mais surtout un début d’expérimentation sur une gestion de l’eau qui soit vraiment commune.

Des concepts clés y seront développés voire expérimentés : les Nouvelles rivières urbaines, par exemple, et les solidarités de bassins versants qui seront autant de manière de rendre l’eau visible et avec elle une géographie oubliée mais dont les signes peuvent encore se lire comme un palimpseste. Ainsi, l’on proposera d’imaginer comment concrètement l’eau peut reprendre sa place dans la cité.

Les EGEB s’étaleront sur plusieurs mois, de fin avril à septembre. Ils seront encadrés par deux grands moments de rencontre, deux colloques. Le premier aura lieu les 6 et 7 mai et placera des balises de l’expérimentation en cours. Le second, en septembre, confrontera le travail produit aux réalités politiques et économiques de cette ville. Il faut dire que les EGEB seront contemporains à l’enquête publique sur le Plan de Gestion de l’Eau.

Entretemps, seront programmés de multiples moments de rencontres, ateliers de discussion ou créatifs, débats, etc. C’est ce qui se produira aussi au Nova du 28 avril au 11 juin avec "The Water Cycle", une programmation variée de films touchant à l’eau. Voyages poétiques le long de fleuves, plongées dans l’angoisse d’un thriller hydraulique, vues du ciel sur des grands ouvrages techniques, détours par les contrées de l’absurde et retour sur des luttes sociales. Trois dimanches approfondiront les questions avec des rencontres spécifiques sur trois thématiques : les luttes sociales autour de l’eau, la marchandisation de l’eau à Bruxelles et la technologisation de l’eau. Histoire de bien boucler la boucle.

P.S. Trois autres rendez-vous proposés au Nova pendant la même période ne sont pas repris dans cette section mais développent un lien fort avec la thématique de l’eau : le tryptique "Zolang er scheepsbouwers zingen" diffusé le 1er mai, les films "Blue Meridian" et "La galerie de la mer" présentés dans les séances Prima Nova, et enfin l’après-midi Cineketje du 15 mai pour les plus petits.

www.egeb-sgwb.be
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Über Wasser Un monde sans eau

Trois exemples emblématiques de la la relation qui unit l’homme et l’eau... Au Bangladesh, le premier film d’Udo Maurer nous mène à la rencontre des paysans du delta du fleuve Brahmaputra, forcés par la montée des eaux à se muer en nomades. Au Kazakhstan, il filme les conséquences de la politique soviétique d’irrigation des cultures cotonnières, qui a fait perdre la moitié de sa superficie à la mer d’Aral, obligeant des hommes et des femmes à parcourir des longues distances pour continuer à vivre de la pêche. Au Kenya, il nous plonge dans les réalités du plus grand bidonville de Nairobi (Kenya) où l’eau est devenue une véritable marchandise. A travers ces trois situations, des inondations au problème de l’assèchement de la mer d’Aral en passant par la bataille quotidienne pour la recherche d’eau potable, cet excellent film nous fait prendre conscience de divers problèmes liés à l’eau.

+ Drying Up Palestine

Rima Essa & Peter Snowdon, 2007, GB, video, vo st fr, 28'

Un portrait saisissant de la pression exercée sur la Palestine à travers le contrôle total de l’accès à l’eau en Cisjordanie, Israël et les colonies consommant environ 80% des ressources disponibles. A travers les témoignages des habitants de la région, cette enquête met en lumière l’impact de la mainmise israélienne sur les ressources hydrauliques sur la vie quotidienne du peuple palestinien.

28.04 > 22:00 + 11.06 > 20:00
Vers la mer

Les cours d’eau ne connaissant ni frontières ni obstacles, Annik Leroy fait du long Danube le personnage principal de ce documentaire-voyage. De sa source à son embouchure dans la Mer Noire, la cinéaste nous emmène dans une longue dérive visuelle et sensorielle. Le film débute en Allemagne de l’Est avant de traverser l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie, s’échappant toujours plus vers l’Est. Dès les premières images, le film nous berce avec la lenteur que seule la dérive d’un faible courant entraîne. Ainsi au rythme de déplacements dans les plaines, forêts et montagnes bordant le fleuve, Annik Leroy se fait le guide des flots et des rives, de la lumière et des ombres, du temps et du moment, de tout ce qui marque et subjugue cette dérive. Posant ses rames de temps à autre, au gré des rencontres, elle fait entendre des témoignages historiques, philosophiques ou même anecdotiques. Au terme de ce parcours filmique, les images, que l’on ne peut retenir, voguent et se diluent vers d’autres horizons, comme le fleuve dans la Mer Noire.

30.04 > 20:00 + 11.06 > 22:00
Vies Nouvelles - A Big Lake

Au bord de la rivière Danin, un affluent du Yangtsé, un village vit dans l’attente de son engloutissement par la construction du gigantesque barrage des Trois Gorges. Dans la famille Gao, tradition et modernité vont s’opposer : les générations vont faire des choix différents qui conduiront inéluctablement à la destruction du tissu familial. Les anciens qui transmettent une sagesse ancestrale où nature et culture fusionnent, se résignent à aller vivre dans un nouveau village modernisé où il ne leur reste plus qu’à penser au passé révolu. Les jeunes, eux, sont attirés par l’argent et les moyens de s’en procurer. Seule issue, puisque dans la région tout est voué à l’immobilisme, partir pour Shanghai, cette ville où les gens ne sont pas chaleureux, où les filles veulent "du concret". Sur fond d’images superbes, ce film mélancolique et délicat montre les bouleversements culturels et sociaux, profonds et irréversibles, provoqués par la montée des eaux liée à la construction de ce barrage destiné au développement économique et industriel de la Chine.

12.05 > 22:00 + 27.05 > 20:00
Plagues and Pleasures on the Salton Sea

Une fable moderne sur l’erreur humaine et l’indifférence. Né en 1901 à la suite de ruptures accidentelles de digues sur de canaux alimentés par le fleuve Colorado, ce lac s’est progressivement acidifié, ses alentours ont alors été massivement abandonnés par le tourisme et le politique, laissant les communautés locales face à elles-mêmes. Cette vallée de l’Imperial, située non loin de Palm Springs, est aujourd’hui menacée par des transferts massifs d’eau pour alimenter San Diego et Los Angeles. À travers des interviews de gens du coin, des archives télévisées et des animations, ce documentaire déjanté nous entraîne dans les arcanes de l’histoire surréaliste du lac de Salton Sea, considéré autrefois comme la Riviera californienne et devenu aujourd’hui l’un des pires désastres écologiques américain. Cette curiosité, en plus d’être très second degré, est narrée avec brio par John Waters et accompagnée par le son post-rock de Friends of Dean Martinez.

14.05 > 20:00 + 03.06 > 22:00
Chinatown

Jack Nicholson, Faye Dunaway, John Huston... portent avec brio ce film noir de Roman Polanski dont l’histoire se déroule à Los Angeles en 1937, alors que la ville est en pleine sécheresse. Un détective privé est engagé par une femme pour enquêter sur une liaison extra conjugale de son soi-disant époux, ingénieur des eaux de la ville. Ce dernier est retrouvé, noyé dans un aqueduc. Le détective est plongé dans un tourbillon de mensonges et de scandales. Malgré la menace de tueurs professionnels il ira jusqu’à la découverte de la vérité, jusqu’à un final dramatique dans le quartier chinois de Los Angeles.
De nombreuses références dans le film renvoient à la gestion de l’eau et aux enjeux y liés. Le personnage de l’ingénieur est inspiré de William Mulholland (département des eaux et de l’énergie de Los Angeles) ; ce même personnage fait référence au barrage Saint Francis qui s’est réellement écroulé en 1928 et qui devait alimenter une zone faisant l’objet de manipulations immobilières ; enfin, le film montre les enjeux et oppositions qui naquirent dans les "California Water Wars".

14.05 > 22:00 + 03.06 > 20:00
Future of Water 1

Un voyage en hélicoptère, bateau, voiture, à pieds… avec pour guide le professeur Terje Tvedt, géographe et politologue norvégien à la croisée entre Indiana Jones et Yann Arthus-Bertrand. Ce documentaire nous fait voguer à la découverte des grands défis hydrauliques relevés par les ingénieurs de par le monde : le lac Nasser permettant de cultiver le désert égyptien ; l’assèchement de la mer d’Aral pour la culture du coton en Russie ; Sun City, le Las Vegas aquatique d’Afrique du Sud ; la création de précipitations artificielles en Chine… Ce documentaire met en lumière la vulnérabilité des solutions techniques pharaoniques ou hyper centralisées face à l’incertitude induite pas les changements climatiques. Le gigantisme de ces ouvrages nous laisse pantois et nous interroge sur la place des comportements individuels dans la gestion du cycle d’une eau aussi technique, le combat de David contre Goliath ?


Still Life Sanxia Haoren

Chronique de la fin annoncée de la ville de Fengjie, située sur les bords du Yangtsé (le fleuve Bleu), en amont du barrage des Trois Gorges. Au cœur de ce paysage urbain voué à disparaître, la ville continue de grouiller d’activités. Cette fiction nous plonge dans les méandres de deux trajectoires de vie, celle de Han Sanming, un mineur et celle de Shen Hong, une infirmière, tous deux perdus dans cette ville qu’ils ne reconnaissent plus. Ces deux histoires se construisent, se déconstruisent et croisent celles d’autres citadins forcés de quitter leurs racines pour migrer vers d’autres villes de la région. Une œuvre réaliste qui a pour toile de fond le contraste entre un ouvrage pharaonique, incarnant le rêve de modernité de générations de dirigeants chinois, et la déstructuration des liens sociaux. Tourné quelques mois avant que Fengjie ne sombre dans l’oubli, submergée par les 150 mètres d’eau du lac de retenue, "Still Life" se révèle être une trace archéologique pour les générations futures…

05.06 > 22:00
The Water Front

"The Water Front" est l’histoire d’Highland Park, une ville aux États-Unis en détresse depuis la crise de l’automobile. Cette communauté aux faibles revenus - le plus souvent noire depuis que les blancs plus riches on quitté la ville - qui vit à proximité de l’une des principales sources d’eau douce au monde, le lac Michigan, voit son accès à l’eau potable menacé par la privatisation de l’eau. Les habitants ont reçu des factures d’eau atteignant jusqu’à 10.000$. Ils s’organisent alors et luttent pour garder leur droit à l’eau courante et pour éviter que cette ressource ne soit privatisée. Au travers de cette lutte, se joue une remise en question de tout le système d’organisation de la ville en proie à une gestion du tout-au-marché. On ne peut que se révolter avec les acteurs de cette lutte, tout en songeant qu’une telle situation pourrait nous arriver un jour à nous aussi. Alors bougeons et ce film de belle facture nous en donne envie.


Absurdistan

Pour réaliser ce film, Veit Helmer ("Tuvalu") se serait inspiré d’une histoire vraie. On est en Asie centrale dans un minuscule village baigné de poussière et de lumière où rien ne se passe, où l’on semble attendre... Un jour, les canalisations d’eau vétustes éclatent. Les femmes, fatiguées de voir leurs maris jouer aux cartes plutôt que de s’occuper du problème, décrètent une grève du sexe. Mais rien n’y fait. En marge du conflit, deux jeune gens, Aya et Temelko, pour consommer leur amour doivent, selon la tradition, s’immerger dans l’eau. Et comme le village est à sec... Temelko, à bout de patience, décide de prendre les choses en main. Et comme on le sait, l’amour fait bouger des montagnes. Cette fable philosophique semble signifier que l’absurde naît du vide du désir qui a ses raisons que la raison ne connaît pas. L’absurde est dans la croyance qu’il y a quelque chose à attendre... de Dieu, de l’Etat, de l’Argent ?

22.05 > 22:00
Eau, service public à vendre Wasser unterm Hammer

Pour raisons budgétaires, du fait d’une conviction libérale ou de la volonté de faire figure d’exemple, des villes sont amenées à privatiser leurs services de l’eau. Sur papier les perspectives sont prometteuses mais qu’en est-il sur le terrain ? S’appuyant sur l’expérience anglaise, "Eau service public à vendre" montre comment s’opère la privatisation de l’eau dans différentes villes allemandes. À travers les témoignages de responsables politiques, de travailleurs et de citoyens, ce documentaire explore les conséquences de la privatisation dans ce secteur vital pour le bon fonctionnement d’une municipalité. Les dangers de la prise de risque liée à la recherche de profit, le manque de concurrence dans un secteur dominé par trois groupes gigantesques et la quasi absence d’obligations de la part de ces entreprises sont au cœur des préoccupations. Sur la forme, on peut deviner la patte de l’équipe qui a réalisé le controversé "Water Makes Money", cependant "Eau service public à vendre" apparaît plus mesuré et mis en scène de manière moins dramatique.


Life for Sale

"Droits d’eau à vendre, 100.000 m"/an à perpétuité, 3,7 €/ m" (à négocier), seules les propositions sérieuses seront examinées". Voici le genre de petites annonces que l’on peut trouver dans les journaux chiliens depuis que la quasi-totalité des ressources d’eau aient été divisées en droits vendus aux plus offrants. Cette situation unique au monde a permis à certaines compagnies d’acquérir toutes les ressources en eau sur des territoires aussi grands que la Belgique. "Life for Sale" investigue les conséquences catastrophiques de ce système dans un pays très largement désertique, où les rivières sont parfois les seules sources d’eau. Plus fondamentalement, ce documentaire soulève la question de savoir s’il est souhaitable qu’un État abandonne ses responsabilités en matière de gestion de l’eau pour laisser le marché attribuer les ressources aux usages ayant le rendement économique le plus élevé. Face à cette logique de rendement, les communautés qui ont développé un système de valeur ancestral où prédomine l’attachement à la terre le bien commun se retrouvent bien démunies…

08.05 > 22:00
Agua Dulce

Ingénieur agronome, Diego Ramillo travaille avec des petits producteurs agricoles d’origine indienne de la communauté de Luracatao isolés au milieu des terres d’un grand propriétaire terrien. Dans cette région semi aride du nord-ouest de l’Argentine, l’irrigation est essentielle pour la survie. Nous découvrons comment, ensemble avec les paysans, Diego met en place l’organisation nécessaire à l’installation des réseaux d’eau potable. Une vraie leçon d’éducation populaire pour une plus grande autonomisation de ces communautés indiennes.


Force liquide

"Toujours plus d’électricité, c’est le mot d’ordre de notre société moderne". Dans le contexte de la renaissance économique de l’après-guerre (Plan Marshall), l’eau est perçue par les autorités comme une force liquide que la France devra dompter si elle veut garder sa place au rang des grandes puissances mondiales. Véritable ode à la Modernité incarnée dans la construction de 58 barrages, cette actualité nous offre une belle mise en perspective de la fuite en avant induite par nos modes de consommation énergivores modernes...


Drying Up Palestine

Un portrait saisissant de la pression exercée sur la Palestine à travers le contrôle total de l’accès à l’eau en Cisjordanie, Israël et les colonies consommant environ 80% des ressources disponibles. A travers les témoignages des habitants de la région, cette enquête met en lumière l’impact de la mainmise israélienne sur les ressources hydrauliques sur la vie quotidienne du peuple palestinien.


Vers la mer

De Donau is hoofdrolspeler in deze reis-documentaire. Van bron tot monding in de Zwarte Zee neemt de cineast ons mee in een visuele en zinnelijke afvaart. Oost-Duitsland, Oostenrijk, Slovakije, steeds verder gaat de vlucht naar het oosten. Vanaf de eerste beelden wiegt de film de toeschouwer zoals enkel een traag stromend beekje dat kan. Annick Leroy werpt zich op als gids van oevers en stroom, licht en schaduw, tijd en moment. Af en toe pauzeert de reiziger, toevallige ontmoetingen zorgen voor historische, filosofische of banale intermezzos, die subtiele oriëntatiebordjes zijn. Want nergens bevat de de film expliciete plaatsaanduidingen, daarom is het de maker niet te doen. De richting en de beweging van de Donau zijn de enige drijfveer voor de zwerftocht. Gefilmd in een opmerkelijk zwart-wit, verliest de mooie blauwe Donau niets van z’n rijkdom. Annick Leroy profiteert voluit van haar fotografenervaring en combineert de kwaliteit van het gefilmde beeld met haar zin voor compositie.

30.04 > 20:00 + 11.06 > 22:00
Super Desasphaltico

Super D est appelé à la rescousse par une femme désemparée. Sa cour est complètement imperméabilisée ! Ce Super Amigos bruxellois arrive avec ses nombreux associés du quartier. En deux temps trois mouvements, les pavés sont arrachés, la terre remise à ciel ouvert, les graines semées et les fleurs plantées. L’eau peut retourner enfin à la source ! Depave The World.


L’eau est-elle une marchandise ?

Le conflit qui a opposé fin 2009 Veolia à la Région de Bruxelles-Capitale autour de l’arrêt de la station d’épuration Nord a propulsé dans l’espace public le débat sur les dangers de l’implication d’une entreprise privée dans la gestion de l’eau. Dans les autres pays d’Europe, la privatisation des services de l’eau va bon train depuis deux décennies. Où en est-on de ce point de vue-là en Belgique et à Bruxelles et quelle sont les tendances qui se dessinent actuellement ? Quel est le rôle joué par l’Union Européenne dans les mécanismes qui mènent à la privatisation ? Et finalement, doit-on se méfier du secteur privé ou au contraire peut-il apporter des solutions inaccessibles aux structures publiques ?

Avec : Martin Pigeon (Corporate Europe Observatory), Christian Legros (directeur de Belgaqua, la fédération belge du secteur de l’eau) et Emmanuel Petrella (Responsable scientifique à l’Institut Européen de Recherche sur la Politique de l’Eau).

+ Eau, service public à vendre [Wasser unterm Hammer]

Leslie Franke & Hermann Lorenz, 2005, DE, video, vo st fr, 58'

Pour raisons budgétaires, du fait d’une conviction libérale ou de la volonté de faire figure d’exemple, des villes sont amenées à privatiser leurs services de l’eau. Sur papier les perspectives sont prometteuses mais qu’en est-il sur le terrain ? S’appuyant sur l’expérience anglaise, "Eau service public à vendre" montre comment s’opère la privatisation de l’eau dans différentes villes allemandes. À travers les témoignages de responsables politiques, de travailleurs et de citoyens, ce documentaire explore les conséquences de la privatisation dans ce secteur vital pour le bon fonctionnement d’une municipalité. Les dangers de la prise de risque liée à la recherche de profit, le manque de concurrence dans un secteur dominé par trois groupes gigantesques et la quasi absence d’obligations de la part de ces entreprises sont au cœur des préoccupations. Sur la forme, on peut deviner la patte de l’équipe qui a réalisé le controversé "Water Makes Money", cependant "Eau service public à vendre" apparaît plus mesuré et mis en scène de manière moins dramatique.

08.05 > 18:00
Agir pour l’eau

Dans nos sociétés, les luttes seraient-elles terminées ? Assisterions-nous à la fin de l’Histoire, comme d’aucuns le prétendent ? Tout ne deviendrait-il pas seulement recherche de solutions techniques et questions de services ou de communication ? Il suffirait d’y mettre le prix... Personne ne croit à cette fable bien sûr. Notre système dit démocratique soumis au marché mondialisé va laisser de plus en plus de monde sur le carreau, sans compter les dégâts écologiques déjà bien avancés. La question de l’eau n’échappe pas à cette mécanique en marche. Même si en Belgique et à Bruxelles des gardes fous semblent avoir été placés et que la gestion publique de l’eau semble tenir bon, on a pu observer des lézardes dans ces remparts. Mais on peut lutter. Si l’on veut que l’eau reste un bien commun, il faut qu’elle puisse être gérée en commun. La discussion explorera dès lors des manières de se donner les capacités à agir, à Bruxelles ou ailleurs dans le monde.

Avec : Dominique Nalpas (Parcours citoyen/Plate-forme Eau Water Zone), David Cammaers (Lagwa asbl), Luba Vink ("Agua Dulce")...

+ The Water Front

Liz Miller, 2008, US, video, vo ang st fr, 53'

"The Water Front" est l’histoire d’Highland Park, une ville aux États-Unis en détresse depuis la crise de l’automobile. Cette communauté aux faibles revenus - le plus souvent noire depuis que les blancs plus riches on quitté la ville - qui vit à proximité de l’une des principales sources d’eau douce au monde, le lac Michigan, voit son accès à l’eau potable menacé par la privatisation de l’eau. Les habitants ont reçu des factures d’eau atteignant jusqu’à 10.000$. Ils s’organisent alors et luttent pour garder leur droit à l’eau courante et pour éviter que cette ressource ne soit privatisée. Au travers de cette lutte, se joue une remise en question de tout le système d’organisation de la ville en proie à une gestion du tout-au-marché. On ne peut que se révolter avec les acteurs de cette lutte, tout en songeant qu’une telle situation pourrait nous arriver un jour à nous aussi. Alors bougeons et ce film de belle facture nous en donne envie.

+ Agua Dulce

Luba Vink, 2006, FR-AR, video, vo st fr, 30'

Ingénieur agronome, Diego Ramillo travaille avec des petits producteurs agricoles d’origine indienne de la communauté de Luracatao isolés au milieu des terres d’un grand propriétaire terrien. Dans cette région semi aride du nord-ouest de l’Argentine, l’irrigation est essentielle pour la survie. Nous découvrons comment, ensemble avec les paysans, Diego met en place l’organisation nécessaire à l’installation des réseaux d’eau potable. Une vraie leçon d’éducation populaire pour une plus grande autonomisation de ces communautés indiennes.

+ Super Desasphaltico

Groupe vidéo Ixelles, 2008, BE, video, sans dial, , 4'

Super D est appelé à la rescousse par une femme désemparée. Sa cour est complètement imperméabilisée ! Ce Super Amigos bruxellois arrive avec ses nombreux associés du quartier. En deux temps trois mouvements, les pavés sont arrachés, la terre remise à ciel ouvert, les graines semées et les fleurs plantées. L’eau peut retourner enfin à la source ! Depave The World.

22.05 > 18:00
La technologisation de l’eau

Pour ce dernier débat, nous parlerons des grands projets hydrauliques, ces mastodontes pensés et construits sous la bannière du Progrès et de la Modernité. Nous questionnerons l’inévitable fuite en avant induite par la technologisation croissante et l’hyperconcentration de la technique dans la gestion actuelle de l’eau à travers le monde. Qu’en est-il de la déconnexion latente entre ces outils gigantissimes et la réalité des pratiques et modes de vie des populations locales qui bénéficient de leurs bienfaits ou en subissent les conséquences ? Si on part du principe que le cycle naturel de l’eau est complexe et s’inscrit sur des temps longs, que dire de l’actuelle gestion centralisée et à court terme qui prévaut dans bon nombre de nos pays "développés" ? En filigrane de ce débat, se posera la question de la nécessité de changer de paradigme dans la gestion de l’eau, d’une gestion technique et financière vers une gestion complexe, décentralisée.

Avec : Riccardo Petrella (Institut Européen de Recherche pour la Politique de l’Eau) et Jean-Marie Thomas (Ingénieurs sans Frontières).

+ Future of Water 1

Erik Hannemann & Anders Taylor Larsen, 2008, NO, video, vo st fr, 52'

Un voyage en hélicoptère, bateau, voiture, à pieds… avec pour guide le professeur Terje Tvedt, géographe et politologue norvégien à la croisée entre Indiana Jones et Yann Arthus-Bertrand. Ce documentaire nous fait voguer à la découverte des grands défis hydrauliques relevés par les ingénieurs de par le monde : le lac Nasser permettant de cultiver le désert égyptien ; l’assèchement de la mer d’Aral pour la culture du coton en Russie ; Sun City, le Las Vegas aquatique d’Afrique du Sud ; la création de précipitations artificielles en Chine… Ce documentaire met en lumière la vulnérabilité des solutions techniques pharaoniques ou hyper centralisées face à l’incertitude induite pas les changements climatiques. Le gigantisme de ces ouvrages nous laisse pantois et nous interroge sur la place des comportements individuels dans la gestion du cycle d’une eau aussi technique, le combat de David contre Goliath ?

+ Force liquide

Pierre Chevalier, 1950, FR, 35mm > video, vo fr , 11'

"Toujours plus d’électricité, c’est le mot d’ordre de notre société moderne". Dans le contexte de la renaissance économique de l’après-guerre (Plan Marshall), l’eau est perçue par les autorités comme une force liquide que la France devra dompter si elle veut garder sa place au rang des grandes puissances mondiales. Véritable ode à la Modernité incarnée dans la construction de 58 barrages, cette actualité nous offre une belle mise en perspective de la fuite en avant induite par nos modes de consommation énergivores modernes...

05.06 > 18:00
Über Wasser

Drie symbolische voorbeelden over de relatie tussen mens en water... De eerste film van Udo Maurer leidt ons naar de delta van de Brahmaputra rivier in Bangladesh, waar boeren door het stijgende water gedwongen worden als nomaden te leven. In Kazachstan filmt hij de gevolgen van de Sovjet-irrigatieprojecten om de katoenteelt te stimuleren. Door de irrigatie heeft het Aralmeer de helft van zijn oppervlakte verloren en moeten mannen en vrouwen grote afstanden afleggen om van de visserij te kunnen blijven leven. In Kenia dompelt hij ons onder in de realiteit van de grootste sloppenwijk van Nairobi (Kenia), waar water is uitgegroeid tot echte handelswaar. Met deze drie verhalen over overstromingen, de opdroging van het Aralmeer en de dagelijkse strijd om drinkwater, maakt deze uitstekende film ons bewust van de verscheidenheid van de waterproblematiek.

+ Driyng Up Palestine

Rima Essa & Peter Snowdon, 2007, GB, video, vo st fr, 28'

Een mooi portret van de druk op Palestina door de totale Israëlische controle op de toegang tot water in de Westelijke Jordaanoever. Israël en de nederzettingen verbruiken ongeveer 80% van het beschikbare drinkwater. De getuigenissen van de bewoners belichten in deze documentaire de impact van de Israëlische wurggreep op de waterhuishouding en op het dagelijks leven van de Palestijnen.

28.04 > 22:00 + 11.06 > 20:00

“The Water Cycle" is een gemeenschappelijke programmering van Nova en de Staten-Generaal van het Water in Brussel (SGWB). Het idee om samen een filmcyclus te maken was vanzelfsprekend. De Staten-Generaal, die werkt rond het begrip water als “gemeenschappelijk goed’ zag in Nova een gemeenschappelijk beheerde plek die openstaat voor dynamieken van buiten uit, en zelfs durft experimenteren met dat beheermodel. Dat is niet evident in een samenleving die de cultuur van het collectief beheer van goederen afzweert.

Vaak, wanneer een goed als “gemeenschappelijk” wordt vastgelegd, is dat om te verzekeren dat het niet het tegenovergestelde wordt, namelijk een koopwaar. Dit op zich is al ideologisch betekenisvol. Maar eigenlijk is dit onvoldoende om te garanderen dat het goed echt gemeenschappelijk is. Uiteindelijk is de notie van gemeenschappelijk goed puur virtueel aangezien er geen enkel gemeenschappelijk goed is dat ook echt gezamenlijk beheerd of gegouverneerd wordt.

In Brussel, ondanks de openlijke intentie om water als universeel patrimonium te zien, doet de mondiale tendens van de privatisering het ergste vrezen. Water verwordt tot handelswaar. De SGWB wil meer zijn dan enkel een alerte bespiegeling rond deze vraag. Het wil vooral een beginnend experiment zijn rond echt gemeenschappelijk waterbeheer.

De Staten-Generaal zal concreet nadenken hoe water terug haar plaats kan vinden in de stad. Sleutelconcepten zoals “nieuwe stadsrivieren” en de samenhang van natuurlijke waterbekkens, wat nieuwe vormen zijn om water opnieuw zichtbaar te maken zullen ontwikkeld worden. De vergeten geografie, waarvan de tekens vandaag de dag nog gelezen kunnen worden als een palimpsest, komt terug naar boven.

De SGWB strekt zich uit over verschillende maanden, van eind april tot september. Twee grote ontmoetingsmomenten / symposia zijn voorzien. Het eerste vindt plaats op 6 en 7 mei waar de bakens uitgezet worden. Het tweede, in september, zal het voortgebrachte werk toetsen aan de politieke en economische realiteiten van deze stad. Goed om weten is dat de SGWB parallel verloopt met de openbare enquête van het waterbeheerplan.

Gedurende de SGWB zijn er verschillende ontmoetingsmomenten, discussies, creatieve ateliers, debatten, enzovoort geprogrammeerd. In Nova is er van 28 april tot 11 juni “The Water Cycle”, een gevarieerd programma van films rond het thema water. Poëtische reizen rond rivieren, angstzweet bij een hydraulische thriller, vergezichten op grote technische werken, omwegen via het absurde en een kennismaking met sociale strijd. Drie zondagen gaan hier dieper op in met specifieke ontmoetingen rond drie thema’s : sociale strijd rond water, de merchandising van water in Brussel en de technologisering van water.

P.S. Drie andere momenten in Nova tijdens dezelfde periode zijn niet opgenomen in “The Water Cycle” maar hebben elk wel een eigen link met de thematiek : de triptiek “Zolang er scheepsbouwers zingen” op 1 mei, de films “Blue Meridian” en "La galerie de la mer" (Prima Nova) en de Cineketje-namiddag van 15 mei voor de allerkleinsten.

www.egeb-sgwb.be
http://www.egeb-sgwb.be


Driyng Up Palestine

Een mooi portret van de druk op Palestina door de totale Israëlische controle op de toegang tot water in de Westelijke Jordaanoever. Israël en de nederzettingen verbruiken ongeveer 80% van het beschikbare drinkwater. De getuigenissen van de bewoners belichten in deze documentaire de impact van de Israëlische wurggreep op de waterhuishouding en op het dagelijks leven van de Palestijnen.


Is water koopwaar ?

Het conflict, eind 2009, tussen Veolia en het Brussels Hoofdstedelijk Gewest rond het stilleggen van de zuiveringsinstallatie Noord heeft het publieke debat over de gevaren van particuliere ondernemingen in het waterbeheer weer aangewakkerd. In andere Europese landen is de privatisering van het waterbeheer al twee decennia in volle gang. Waar staan we op dit vlak in België en Brussel ? Welke trends tekenen zich af en wat is de rol van de Europese Unie in de privatisering ? Moeten we ons hoeden voor de privé-sector of kan deze toch oplossingen bieden waar de publieke sector tekort schiet ?

Met : Martin Pigeon (Corporate Europe Observatory), Christian Legros (directeur van Belgaqua, de Belgische federatie van de water sector) en Emmanuel Petrella (wetenschappelijk verantwoordelijke bij het Europees Instituut voor Onderzoek van het Waterbeleid).

+ Wasser unterm Hammer

Leslie Franke & Hermann Lorenz, 2005, DE, video, vo st fr, 58'

Om budgettaire redenen, omwille van een liberale overtuiging of om als een voorbeeld te dienen, worden steden gedwongen om hun watervoorziening te privatiseren. Op papier zijn de vooruitzichten veelbelovend, maar hoe loopt het in de praktijk ? "Wasser unterm Hammer" laat zien hoe de privatisering van de watervoorziening in enkele Duitse steden verloopt. Door middel van getuigenissen van politici, werknemers en burgers, onderzoekt deze documentaire de gevolgen van de privatisering van deze vitale sector voor het functioneren van een gemeente. De risico’s die genomen worden door het winstbejag, het gebrek aan concurrentie in een sector die gedomineerd wordt door drie grote bedrijven, en het gebrek aan strikte verplichtingen baren heel wat zorgen. Aan de stijl van de documentaire herkennen we de makers van het controversiële "Water Makes Money". “Wasser unterm Hammer” is iets bedachtzamer met minder dramatiek.

08.05 > 18:00
Wasser unterm Hammer

Om budgettaire redenen, omwille van een liberale overtuiging of om als een voorbeeld te dienen, worden steden gedwongen om hun watervoorziening te privatiseren. Op papier zijn de vooruitzichten veelbelovend, maar hoe loopt het in de praktijk ? "Wasser unterm Hammer" laat zien hoe de privatisering van de watervoorziening in enkele Duitse steden verloopt. Door middel van getuigenissen van politici, werknemers en burgers, onderzoekt deze documentaire de gevolgen van de privatisering van deze vitale sector voor het functioneren van een gemeente. De risico’s die genomen worden door het winstbejag, het gebrek aan concurrentie in een sector die gedomineerd wordt door drie grote bedrijven, en het gebrek aan strikte verplichtingen baren heel wat zorgen. Aan de stijl van de documentaire herkennen we de makers van het controversiële "Water Makes Money". “Wasser unterm Hammer” is iets bedachtzamer met minder dramatiek.


Life for Sale

"Waterrechten te koop, 100.000 m"/jaar voor de eeuwigheid, 3,7€/m" (te onderhandelen), alleen serieuze aanbiedingen worden weerhouden". Dit is het soort advertenties dat je in Chileense kranten vindt sinds bijna alle watervoorraden er verkocht worden aan de hoogste bieder. Dit heeft er toe geleid dat bedrijven de watervoorraden hebben verworven van gebieden zo groot als België. "Life for Sale" onderzoekt de catastrofale gevolgen van dit systeem in een land dat voor een groot deel uit woestijn bestaat en waar de rivieren vaak de enige bron van water zijn. Meer fundamenteel doet deze documentaire de vraag rijzen of het wenselijk is dat een staat haar verantwoordelijkheden voor het waterbeheer opgeeft en de watervoorziening overlaat aan de vrije markt. Geconfronteerd met de logica van winstmaximalisatie komen gemeenschappen in een traditioneel systeem waarin verbondenheid met de aarde voorop staat er bekaaid vanaf...

08.05 > 22:00
Vies Nouvelles - A Big Lake

Langs de rivier Danin, een zijrivier van de Yangtze, ligt een dorp dat gedoemd is onder water te lopen door de bouw van de gigantische Drieklovendam. In het gezin Gao komen traditie en moderniteit tegenover elkaar te staan. De generaties maken verschillende keuzes die onvermijdelijk leiden tot de vernietiging van het familiale netwerk. De ouderen, voor wie natuur en cultuur vanouds samengaan, verhuizen naar een nieuw gemoderniseerd dorp waar ze alleen nog over het verleden kunnen mijmeren. De jongeren worden gelokt door geld. De enige oplossing om te ontsnappen uit het lokale immobilisme is naar Shanghai te trekken, een stad waar de mensen onvriendelijk zijn en waar de meisjes op luxe uit zijn. Tegen een achtergrond van prachtige beelden, laat deze melancholische film de fundamentele culturele en sociale omwentelingen zien die door het stijgende water worden veroorzaakt. Het zijn de gevolgen van de constructie van een dam, ontworpen om de economische en industriële ontwikkeling van China te verzekeren.

12.05 > 22:00 + 27.05 > 20:00
Plagues and Pleasures on the Salton Sea

Een moderne fabel over menselijke vergissingen en onverschilligheid. Doordat in 1901 dijkbreuken optraden aan de zijkanalen van de Coloradorivier, is dit meer langzaamaan gaan verzuren. Het toerisme trok weg uit de omgeving, de politiek hield haar handen ervanaf en liet de lokale bevolking aan haar lot over. Deze vallei in Imperial County, niet ver van Palm Springs, dreigt momenteel in gebruik genomen te worden als enorme waterreserve voor San Diego en Los Angeles. De documentaire neemt ons mee op een wilde tocht doorheen de surrealistische verborgen geschiedenis van de Salton Sea, een meer dat vroeger beschouwd werd als de Californische Riviera, maar nu verworden is tot één van de verschrikkelijkste ecologische rampen in Amerika. De voice-over van deze curieuze en behoorlijk ironische documentaire, ligt in de kundige handen van John Waters. De soundtrack is afkomstig van de postrockgroep Friends of Dean Martinez.

14.05 > 20:00 + 03.06 > 22:00
Chinatown

Jack Nicholson, Faye Dunaway en John Huston acteren met brio in deze film noir van Roman Polanski. Het verhaal speelt zich af in Los Angeles in 1937 in een periode van extreme droogte. Een privé-detective wordt door een vrouw ingehuurd om de buitenechtelijke relatie van haar (zogezegde) echtgenoot te onderzoeken, de ingenieur die de waterreserves van de stad bouwde. Deze wordt echter verdronken teruggevonden in een aquaduct. De detective komt terecht in een web van leugens en schandalen. Ondanks bedreigingen van huurmoordenaars gaat hij tot de bodem om de waarheid te achterhalen, waarbij de dramatische ontknoping plaatsvindt in de Chinese wijken van Los Angeles. Waterbeheer en aanpalende kwesties spelen op verschillende momenten in de film een rol. Het personage van de ingenieur is gebaseerd op William Mulholland (water- en energiedepartement van Los Angeles). Hetzelfde personage verwijst in de film bovendien naar de St-Francis-dam die in 1928 instortte, en die een gebied van water voorzag dat het onderwerp was van menig getouwtrek onder makelaars. Met andere woorden, de film brengt de problemen en tegenstellingen aan het licht die meespeelden in de kwestie van de "California Water Wars".

14.05 > 22:00 + 03.06 > 20:00
Absurdistan

Voor deze film zou Veit Helmer ("Tuvalu") zijn inspiratie gehaald hebben uit een waargebeurd verhaal. Hij neemt ons mee naar een klein dorpje in Centraal-Azië, badend in het stof en licht. Er gebeurt niets, alles en iedereen lijkt te wachten... Op een dag begeven de oude waterleidingen het. De vrouwen, moe van het zien van hun echtgenoten die kaarten in plaats van het probleem op te lossen, gaan in sexstaking. Maar niets helpt. Aan de zijlijn van het conflict staan twee jonge mensen, Aya en Temelko. Om hun liefde te voltrekken moeten ze zich volgens de traditie onderdompelen in water. Maar het dorp staat droog... Wanneer Temelko zijn geduld op is, besluit hij om de zaken in handen te nemen. En zoals we weten, verzet liefde bergen. Deze filosofische fabel lijkt te willen zeggen dat het absurde voortkomt uit de afwezigheid van verlangen. Het absurde zit in de overtuiging dat er iets te verwachten valt... van God, de Staat, Geld ?

22.05 > 22:00
Still Life

“Still Life” is de kroniek van de aangekondigde dood van de stad Fengjie, gelegen aan de oevers van de Yangtze Rivier, stroomopwaarts van de Drieklovendam. Te midden van dit stedelijk landschap dat gedoemd is om te verdwijnen, gonst het van de activiteiten.
Deze fictie toont ons het levensverhaal van Han Sanming, een mijnwerker, en van Shenhong, een verpleegster, beiden verloren in deze stad die ze niet meer herkennen.
Hun levenspaden kruisen elkaar en die van andere stedelingen die zich gedwongen zien om hun huizen te verlaten en te emigreren naar andere steden in de streek.
“Still Life” is een realistisch meesterwerk dat ons het contrast toont tussen een
faraonisch bouwwerk, een ode aan de moderniteit waarvan generaties Chinese leiders droomden, en de teloorgang van sociale banden. De film werd net een paar maanden voordat de stad Fengije volledig van de kaart verdween gemaakt. Sedertdien staat er een nieuw stuwmeer met een 150 meter hoog waterreservoir. Een film als een archeologisch restant voor de toekomstige generaties.

05.06 > 22:00
Opkomen voor water

Is in onze samenleving de strijd afgerond ? Zijn we getuige van het einde van de geschiedenis, zoals sommigen beweren ? Is het niet voldoende om gewoon technische oplossingen en efficiënte communicatie te voorzien ? Er moet enkel de juiste prijs voor betaald worden... Niemand gelooft dit verhaal natuurlijk. Ons zogenaamd democratisch systeem, onderworpen aan de mondiale markt, duwt steeds meer mensen uit de boot, om de milieuschade in een vergevorderd stadium maar niet te noemen. De waterproblematiek vormt geen uitzondering op deze mechanische logica. Hoewel in België en Brussel er voorzorgen zijn genomen en het openbare beheer van het water stand lijkt te houden, nemen we enkele scheuren in de dam waar. Maar we kunnen vechten. Als water een gemeenschappelijk goed moet blijven, dan moet het ook gezamenlijk beheerd zijn. Daarom zal deze discussie onderzoeken hoe we hiervoor kunnen opkomen, in Brussel of elders in de wereld.

Met : Dominique Nalpas (Parcours citoyen/Plate-forme Eau Water Zone), David Cammaers (Lagwa asbl), Luba Vink ("Agua Dulce")...

+ The Water Front

Liz Miller, 2008, US, video, vo ang st fr, 53'

"The Water Front" is het verhaal van Highland Park, een stad in de Verenigde Staten in nood sinds de crisis van de automobielsector. Deze gemeenschap met een lage inkomens, meestal zwart - rijkere blanken verlieten de stad - woont in de buurt van één van de belangrijkste bronnen van drinkwater in de wereld, Lake Michigan. Maar de gemeenschap ziet de toegang tot water bedreigd door de privatisering van het drinkwater. De bewoners ontvangen waterrekeningen van 10.000 dollar. Als reactie organiseren ze zich en vechten ze om hun recht op water te behouden en om privatisering te voorkomen. Onderliggende vraag in deze strijd is hoe de stad georganiseerd moet worden in een situatie waarin de onzichtbare hand van de vrije markt almachtig is. We kunnen ons alleen maar boos maken samen met de acteurs van deze strijd, als we bedenken dat deze situatie ook ons op een mooie dag kan overkomen. Deze film geeft alvast zin om in actie te schieten !

+ Agua Dulce

Luba Vink, 2006, FR-AR, video, vo st fr, 30'

Landbouwingenieur Diego Ramillo werkt met kleine boeren van Indiaanse oorsprong in de Luracatao-gemeenschap, die geïsoleerd is middenin de eigendom van een grootgrondbezitter. In dit dorre noord-westelijke deel van Argentinië, is irrigatie essentieel om te overleven. We ontdekken hoe Diego tezamen met de boeren een organisatie opzet die nodig is om een drinkwatersysteem te installeren. Een echte les in volksonderwijs voor een grotere onafhankelijkheid van de Indianen-gemeenschappen.

+ Super Desasphaltico

Groupe vidéo Ixelles, 2008, BE, video, sans dial, , 4'

Een radeloze vrouw roept de hulp in van Super D. Haar binnenkoer is volledig waterdicht ! Deze Brusselse Super Amigos arriveert met zijn vele medewerkers uit de wijk. In een handomdraai zijn de kasseien eruit, is er potgrond, de zaden gezaaid en de bloemen geplant. Water kan eindelijk terugkeren naar de bron ! Depave The World.

22.05 > 18:00
The Water Front

"The Water Front" is het verhaal van Highland Park, een stad in de Verenigde Staten in nood sinds de crisis van de automobielsector. Deze gemeenschap met een lage inkomens, meestal zwart - rijkere blanken verlieten de stad - woont in de buurt van één van de belangrijkste bronnen van drinkwater in de wereld, Lake Michigan. Maar de gemeenschap ziet de toegang tot water bedreigd door de privatisering van het drinkwater. De bewoners ontvangen waterrekeningen van 10.000 dollar. Als reactie organiseren ze zich en vechten ze om hun recht op water te behouden en om privatisering te voorkomen. Onderliggende vraag in deze strijd is hoe de stad georganiseerd moet worden in een situatie waarin de onzichtbare hand van de vrije markt almachtig is. We kunnen ons alleen maar boos maken samen met de acteurs van deze strijd, als we bedenken dat deze situatie ook ons op een mooie dag kan overkomen. Deze film geeft alvast zin om in actie te schieten !


Agua Dulce

Landbouwingenieur Diego Ramillo werkt met kleine boeren van Indiaanse oorsprong in de Luracatao-gemeenschap, die geïsoleerd is middenin de eigendom van een grootgrondbezitter. In dit dorre noord-westelijke deel van Argentinië, is irrigatie essentieel om te overleven. We ontdekken hoe Diego tezamen met de boeren een organisatie opzet die nodig is om een drinkwatersysteem te installeren. Een echte les in volksonderwijs voor een grotere onafhankelijkheid van de Indianen-gemeenschappen.


Super Desasphaltico

Een radeloze vrouw roept de hulp in van Super D. Haar binnenkoer is volledig waterdicht ! Deze Brusselse Super Amigos arriveert met zijn vele medewerkers uit de wijk. In een handomdraai zijn de kasseien eruit, is er potgrond, de zaden gezaaid en de bloemen geplant. Water kan eindelijk terugkeren naar de bron ! Depave The World.


De technologisering van water

Dit laatste debat gaat over grote waterprojecten, deze kolossen ontworpen en gebouwd onder de vlag van vooruitgang en moderniteit. Wij plaatsen vraagtekens bij halsoverkop ingevoerde hypertechnologische oplossingen in het huidige beheer van water wereldwijd. Hoe zit het met de scheiding tussen deze gigantische technieken en de levensstijl van de lokale bevolking ? Hebben ze er voordeel bij of lijden ze onder de gevolgen ? Indien ervan wordt uitgegaan dat de natuurlijke cyclus van het water complex is en over lange termijn loopt, wat zegt dat dan over het huidige gecentraliseerde en korte termijn beheer in veel van onze ’ontwikkelde’ landen ? Onderliggend in dit debat is de vraag of er behoefte is aan een modelwijziging in het waterbeheer, van een technisch en financieel beheer naar een veelledig en gedecentraliseerd beheer.

Met : Riccardo Petrella (Europees Instituut voor Onderzoek van het Waterbeleid) en Jean-Marie Thomas (Ingenieurs Zonder Grenzen).

+ Future of Water 1

Erik Hannemann & Anders Taylor Larsen, 2008, NO, video, vo st fr, 52'

Een tocht per helikopter, boot, auto, te voet... met als gids Professor Terje Tvedt, Noorse geograaf en politieke wetenschapper, een soort kruising tussen Indiana Jones en Yann Arthus-Bertrand. Deze documentaire verkent de grote hydraulische uitdagingen van ingenieurs overal ter wereld : het Nasser-meer dat in staat stelt om de Egyptische woestijn te verbouwen, de verdroging van het Aralmeer voor katoenteelt in Rusland, het Las Vegas van Zuid-Afrika, de aanmaak van kunstmatige regenval in China... Deze documentaire belicht de kwetsbaarheid van hypertechnische en faraonische oplossingen in het licht van de onzekerheid over de klimaatverandering. De gigantische dimensie van deze werken laten ons sprakeloos achter. Het roept vragen op over de rol van het individu in het beheer van water dat zo technisch is. Het lijkt wel de strijd van David tegen Goliath...

+ Force liquide

Pierre Chevalier, 1950, FR, 35mm > video, vo fr , 11'

"Steeds meer elektriciteit is het ordewoord van de moderne samenleving". In het kader van de economische renaissance van de naoorlogse periode (Marshallplan) wordt water door de autoriteiten gezien als krachtig elixir dat moet worden getemd, wil Frankrijk zijn plaats behouden tussen de grote mogendheden. De bouw van 58 stuwdammen belichaamt deze ode aan de moderniteit. Deze archieffilm biedt een mooi perspectief op onze hedendaagse energieverslindende consumptiepatronen...

05.06 > 18:00
Future of Water 1

Een tocht per helikopter, boot, auto, te voet... met als gids Professor Terje Tvedt, Noorse geograaf en politieke wetenschapper, een soort kruising tussen Indiana Jones en Yann Arthus-Bertrand. Deze documentaire verkent de grote hydraulische uitdagingen van ingenieurs overal ter wereld : het Nasser-meer dat in staat stelt om de Egyptische woestijn te verbouwen, de verdroging van het Aralmeer voor katoenteelt in Rusland, het Las Vegas van Zuid-Afrika, de aanmaak van kunstmatige regenval in China... Deze documentaire belicht de kwetsbaarheid van hypertechnische en faraonische oplossingen in het licht van de onzekerheid over de klimaatverandering. De gigantische dimensie van deze werken laten ons sprakeloos achter. Het roept vragen op over de rol van het individu in het beheer van water dat zo technisch is. Het lijkt wel de strijd van David tegen Goliath...


Force liquide

"Steeds meer elektriciteit is het ordewoord van de moderne samenleving". In het kader van de economische renaissance van de naoorlogse periode (Marshallplan) wordt water door de autoriteiten gezien als krachtig elixir dat moet worden getemd, wil Frankrijk zijn plaats behouden tussen de grote mogendheden. De bouw van 58 stuwdammen belichaamt deze ode aan de moderniteit. Deze archieffilm biedt een mooi perspectief op onze hedendaagse energieverslindende consumptiepatronen...


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