> Amer & Giallo

Amer

Ana est confrontée au corps et au désir à trois moments clefs de sa vie. Sa quête charnelle voyage entre réalité et fantasmes colorés qui deviennent de plus en plus oppressants. Une main gantée de dentelle noire l’empêche de crier. Le vent soulève sa robe et caresse ses cuisses. Une lame de rasoir effleure son corps : trouvera-t-elle le plaisir au bout de son parcours chaotique et carnassier ?
"Amer" est structuré en trois actes distincts, trois étapes de la vie de son intrigante héroïne : l’enfance (les peurs infantiles, la mort du grand-père, une vieille domestique effrayante, une villa trop grande et froide, des parents déchirés), l’adolescence (l’éveil de la sexualité et du désir qu’une fille peut éveiller chez des mâles méditerranéens) et l’âge adulte (le retour sur les lieux de l’enfance). Une vie tourmentée, entre désirs, réalité et fantasmes...
Le tandem formé d’Hélène Cattet et Bruno Forzani, deux jeunes cinéastes habitants à Bruxelles, signe ici son premier long métrage. Coproduction belgo-française à petit budget, "Amer" a été réalisé en suivant les préceptes de Dario Argento. Pour "L’oiseau au plumage de cristal", celui-ci avait voulu travailler uniquement avec des personnes dont c’était aussi le premier long métrage... "Faute de quoi tout le monde l’aurait emmerdé en essayant de lui imposer son point de vue" ! Il en a été de même avec l’équipe d’"Amer" (de la technique à la production), pour qui ce fut la première expérience du genre. Et pas n’importe laquelle...
"Amer" est une expérience sensorielle époustouflante, à l’univers sonore raffiné (notamment les choix musicaux, qui nous replongent dans l’ambiance angoissante des authentiques gialli), au travail visuel inventif et minutieux, à la photo somptueuse (en scope, s’il vous plaît !)... Le récit, tout aussi minimaliste que les dialogues, progresse par ellipses et laisse toute sa place à la force évocatrice de l’image. Les gros plans sont à fleur de peau, les regards pénétrants. On sent les caresses et les frissons, la séduction et la peur, l’érotisme et la mort.
A l’écran, sont convoqués le langage et les codes du gothique italien, du pinku-eiga ("cinéma rose" japonais) et bien sûr du giallo. Des figures de style qui font partie de la mémoire collective des spectateurs de cinéma, tant elles incarnent des fantasmes universels : un œil qui regarde à travers une serrure, une jeune femme sensuelle, une lame de rasoir qui caresse la peau, des ombres, des animaux, des gants de cuir noir... Mais "Amer" est plus qu’un exercice de style déroutant, plus qu’une déclaration d’amour à ces "sous-genres" qu’il revisite avec brio. C’est un film à part entière, réalisé par des mains expertes... gantées de noir.

Avec : Cassandra Forêt, Charlotte Eugène-Guibbaud, Marie Bos, Bianca Maria d’Amato, Harry Cleven... | Production : Anonymes Films (Belgique), Tobina Film (France). | Distribution : CNC.

www.amer-film.com

“Amer est un précis de décomposition du crime et du cinéma de crime sexuel, une sorte de Fragments d’un discours cinématographico-sadique. (...) La croyance dans le cinéma est encore loin de s’éteindre. C’est la bonne nouvelle de ce retour aux racines du cinéma d’horreur - qu’on en soit fan ou pas.” — Les Inrockuptibles, 01.03.2010

“Une œuvre fantastique dans son principe, son contenu et son style. (...) C’est une expérience hors norme, un voyage halluciné au pays de l’horreur et des fantasmes. On n’en ressort pas indemne.” — L’Humanité, 03.03.2010

Le 29.04, première en présence des réalisateurs et des acteurs belges du film.

29.04 > 20:00 + 30.04 > 22:00 + 01.05 > 20:00 + 01.05 > 22:00 + 02.05 > 18:00 + 02.05 > 22:00 + 07.05 > 20:00 + 08.05 > 22:00 + 09.05 > 18:00 + 09.05 > 22:00 + 13.05 > 22:00 + 14.05 > 20:00 + 15.05 > 22:00 + 16.05 > 20:00 + 21.05 > 20:00 + 22.05 > 20:00 + 23.05 > 16:00 + 23.05 > 22:00 + 27.05 > 22:00 + 29.05 > 22:00 + 30.05 > 20:00 + 03.06 > 22:00 + 04.06 > 20:00 + 05.06 > 22:00 + 06.06 > 20:00
Courts métrages d’Hélène Cattet & Bruno Forzani

Depuis une dizaine d’années, Hélène Cattet et Bruno Forzani font le bonheur des fans de giallo et de cinéma bis, écumant les festivals internationaux avec des courts métrages pour la plupart bricolés à la maison. Avant de tourner "Amer", c’est plusieurs "mini gialli" qu’ils ont réalisé en duo, traitant de sujets comme l’autodestruction ou les relations de couples... Cinq variations expérimentales autour d’un genre.

+ Catharsis

Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2001, BE, 35mm, sans dial, , 3'

Quand la création de doubles devient un acte cathartique, exutoire, libérateur...

+ Chambre jaune

Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2002, BE, 35mm, sans dial, , 8'

Entre plaisir et peur, une chorégraphie stressante entre une lame, un corps et du cuir. Ou quand une histoire d’amour tourne au jaune...

+ La fin de notre amour

Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2003, BE, 35mm, sans dial, , 9'

Les traces charnelles d’un amour perdu. Ou comment un couple se déchire... littéralement.

+ L’étrange portrait de la dame en jaune

Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2004, BE, 35mm, sans dial, , 5'

Les dernières irisations d’une femme en verre... Un film conçu comme une performance-giallo en un plan-séquence.

+ Santos Palace

Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2006, BE, 35mm, vo fr , 15'

Café Santos Palace, Bruxelles, neuf heures du matin. La serveuse sert son premier café... Un film tourné dans la veine du western italien.

Projection en présence d’Hélène Cattet & Bruno Forzani... et suivie d’un film surprise.

28.05 > 20:00
Catharsis

Quand la création de doubles devient un acte cathartique, exutoire, libérateur...


Chambre jaune

Entre plaisir et peur, une chorégraphie stressante entre une lame, un corps et du cuir. Ou quand une histoire d’amour tourne au jaune...


La fin de notre amour

Les traces charnelles d’un amour perdu. Ou comment un couple se déchire... littéralement.


L’étrange portrait de la dame en jaune

Les dernières irisations d’une femme en verre... Un film conçu comme une performance-giallo en un plan-séquence.


Santos Palace

Café Santos Palace, Bruxelles, neuf heures du matin. La serveuse sert son premier café... Un film tourné dans la veine du western italien.


Le Giallo : la pulsion de mort du cinéma italien

En France, il y a la Série Noire. "La Noire" pour les affranchis. En Italie, on dit "giallo" car telle est la couleur des couvertures des romans policiers : jaune ! Et ce depuis 1929, lorsque l’éditeur milanais Mondadori lança la publication de ces récits de mystères et d’investigations, dans la foulée d’écrivains anglo-saxons héritiers d’Edgar Poe et Arthur Conan Doyle.
Dans le cinéma d’exploitation italien, le giallo est une émanation du genre policier, à la mise en scène stylisée, voire opératique. Il maestro Mario Bava verse le premier sang dans "La Ragazza che sapeva troppo" ("La fille qui en savait trop", 1963) puis dans "Sei donne per l’assassino" ("Six femmes pour l’assassin", 1964). Jeunes femmes sous tension, assassins aux gants de cuir noir, éclairages diaprés, meurtres hyperboliques : les dés sont jetés. Dès lors, le giallo va divulguer son venin durant une quinzaine d’années. Des cinéastes comme Dario Argento, Sergio Martino ou Lucio Fulci rivalisent d’audaces visuelles et soumettent le public à une série d’électrochocs cruels ou sensuels. Les titres de leurs films, dans les traductions italiennes du moins, sonnent comme des sortilèges : "L’Uccello dalle piume di cristallo" ("L’oiseau au plumage de cristal"), "Il tuo vizio è una stanza chiusa e solo io ne ho la chiave" ("Ton vice est une porte close dont moi seul possède la clé"), "Una lucertola con la pelle di donna" ("Un lézard à la peau de femme"). Le giallo résiste à la conformité et contamine d’autres genres comme le mélo, le fantastique gothique, voire le drame social. Ses armes ? Tranchantes. Ses intrigues ? Tortueuses. Son design ? Souvent pop, époque oblige. Et sa botte secrète ? Freud ! La grande spécificité du giallo est de servir de réceptacle aux plus troublantes pulsions de l’inconscient : voyeurisme, sado-masochisme, fétichisme, exhibitionnisme. Pendant une large décennie, le cinéma italien va donc se livrer à une séance de psychanalyse impudique qui débute par des soupirs et se clôt dans un râle ultime. A l’écran, des reines noires comme Edwige Fenech ou Florinda Bolkan dérèglent la libido de playboys grisonnants et le meurtre libérateur se transmute en rituel amoureux où le rasoir sépare à vif Eros de Thanatos. Au passage, Ennio Morricone en profite même pour composer ses musiques les plus risquées.
Près de 20 ans après sa disparition effective, le giallo compte toujours quelques chefs d’œuvre inoxydables ("Profondo rosso" de Dario Argento), pas mal de performances fascinantes (le godardien "La mort a pondu un oeuf" de Giulio Questi), beaucoup de bouffonneries aussi, où le mobile et le modus operandi des tueurs laissent songeur.
Mais surtout d’indéfectibles adorateurs qui savent encore reconnaître sa griffe visuelle en moins de trois plans. Car le giallo n’est pas un genre, c’est un style unique. Hautement neurotoxique.

— François Cognard, Tobina Film (coproducteur d’"Amer").

A l’occasion de la sortie d’"Amer", le Nova vous propose de vous plonger dans l’univers du giallo à travers trois films...


Sei donne per l’assassino Blood and Black Lace

Dans un magasin de confection de vêtements d’une modiste respectable, plane une ambiance bien malsaine depuis que l’une des modèles a été retrouvée assassinée. Cahiers intimes convoités, un amant caché... huis-clos : angoisse ! Le cercle se referme et pourtant le mystère plane toujours. Directeur de la photographie sur les films de réalisateurs tels que Roberto Rossellini, G. W. Pabst, Raoul Walsh... Mario Bava est l’un des grands maîtres du film érotique et à suspense. Avec "Sei donne per l’assassino" il est dans une de ses meilleures périodes et ouvre la voie au slasher (film de genre, où les femmes sont soumises à des violences). "Sei donne per l’assassino" est aussi un film clé dans la filmographie de Bava, où celui-ci accentue la place de la "grosse machine à tuer". Cependant, les couleurs de l’image et le soin des cadrages donnent au film sa consistance particulière, guidant sa lecture vers d’autres sphères, culturellement et politiquement engagées.

16.05 > 22:00 + 04.06 > 22:00
L’Uccello dalle piume di cristallo The Bird with the Crystal Plumage

Sam Dalmas, un écrivain américain vivant à Rome, s’apprête à rentrer dans son pays avec sa petite amie. Un soir, il est le témoin d’une agression sauvage : dans une galerie d’art moderne, une jeune femme est poignardée sous ses yeux par un maniaque qui parvient à s’échapper avant l’arrivée de la police. L’inspecteur Morosini explique à Sam qu’il s’agit d’un tueur en série qui terrorise Rome en s’attaquant à des femmes isolées...
Premier film de Dario Argento et premier épisode de sa trilogie animale (avant "Le chat à neuf queues" et "Quatre mouches de velours gris"), "L’oiseau au plumage de cristal" est aussi l’un des premiers gialli après les films fondateurs de Mario Bava : "La fille qui en savait trop" et "Six femmes pour l’assassin"... dont il s’inspira (tout en imprimant un style très personnel) et qu’il dépassa de loin au box office. Mis en musique par Ennio Morricone, il reste aujourd’hui encore l’un des films les plus emblématiques du genre.

22.05 > 22:00 + 05.06 > 20:00
Macchie Solari Autopsy

Rome est secouée par une vague de suicides sans précédent. Simona Sanna, une jeune médecin légiste interprétée par Mimsy Farmer, analyse avec circonspection les cadavres des récents suicidés. Elle est victime d’hallucinations dans lesquelles les corps se réveillent à la morgue. Sa santé mentale défaille. Un prêtre, venu pour identifier sa soeur, est persuadé que celle-ci est victime d’un meurtre déguisé. Tous deux commencent à enquêter et découvrent beaucoup d’autres meurtres maquillés en suicides... Par ailleurs, Simona est tiraillée entre deux hommes dont l’un lui veut du bien et l’autre du mal. Reste à savoir lequel...
Armando Crispino propose un giallo décalé où abondent les scènes terrifiantes et les effets de caméra. Années 1970 obligent, l’aspect érotico-psychanalytique est très poussé et amène une série de situations originales et malsaines, donnant au film son ton particulier. Pour les curieux, c’est peut-être aussi le film dans lequel la musique d’Ennio Morricone est la moins remarquable...

28.05 > 22:00 + 06.06 > 22:00
Amer

Anna wordt op drie sleutelmomenten in haar leven met lichamelijkheid en verlangen geconfronteerd. Haar lijfelijke queeste is een reis van realiteit naar kleurrijke, steeds meer beklemmende waanvoorstellingen. Een hand van zwarte kant verhindert haar te schreeuwen. De wind tilt haar jurk op en streelt haar dijen. Een scheermesje beroert haar lichaam : zal zij aan het einde van haar chaotische en verscheurende traject het genot vinden ? De film "Amer" is opgebouwd uit drie bedrijven, drie etappes uit het leven van zijn intrigerende hoofdrolspeelster : de kinderjaren (kinderangsten, dood van de grootvader, een oude, angstaanjagende bediende, een te grote en koude villa, verscheurde ouders), de adolescentie (seksueel ontluiken en het verlangen dat een meisje bij mediterrane mannen kan opwekken), de volwassenheid (de terugkeer naar de plaatsen van de kindertijd). Een gekweld leven, tussen verlangens, realiteit en fantasie...
De tandem Hélène Cattet-Bruno Forzani, twee jonge filmmakers uit Brussel, tekent hier voor de regie van hun eerste langspeelfilm. "Amer", een Belgisch-Franse low budget-coproductie werd gemaakt volgens de voorschriften van Dario Argento. Voor "L’uccello dalle piume di cristallo" ("The Bird with the Crystal Plumage"), wou Argento alleen met mensen werken voor wie het eveneens hun eerste speelfilm was... "omdat iedereen hem anders op zijn zenuwen zou gewerkt hebben door hem zijn mening proberen op te leggen !" Ook voor het team van "Amer" (van techniek tot productie), gold dit : voor hen was het een eerste ervaring. En niet de eerste de beste...
"Amer" is een verbazingwekkende zintuiglijke ervaring, met een geraffineerd sonoor universum, een inventieve en minutieuze visuele uitwerking, en een somptueuze fotografie (in scope, alstublieft !). De muziek dompelt je onder in de beangstigende sfeer van de oorspronkelijke gialli. Het verhaal, even minimalistisch als de dialogen, ontwikkelt zich elliptisch, en ruimt heel veel plaats voor de prikkelende kracht van het beeld. Gevoelige close-ups, doordringende blikken. Men voelt de liefkozingen en de rillingen, de verleiding en de angst, de erotiek en de dood.
Het roept de taal en de codes op van de Italiaanse gothic, van de pinku-eiga (de Japanse "roze cinema") - en natuurlijk van de giallo. Stijlfiguren die deel uitmaken van het collectieve geheugen van de bioscoopbezoeker, in zoverre ze universele fantasmen incarneren : een oog dat door een slot kijkt, een jonge wellustige vrouw, een scheermesje dat de huid streelt, schaduwen, dieren, zwartleren handschoenen... Maar "Amer" is meer dan een stijloefening, meer dan een liefdesverklaring aan subgenres, die de film met brio herinterpreteert. Het is een volwaardige film, verwezenlijkt door deskundige handen... in zwarte handschoenen.

Met : Cassandra Forêt, Charlotte Eugène-Guibbaut, Marie Bos, Bianca Maria d’Amato, Harry Cleven e.a. | Productie : Anonymes Films (België), Tobina Film (Frankrijk). | Distributie : CNC.

www.amer-film.com

"Amer is een beknopt handboek voor de ontleding van misdaad en van de cinema van het seksuele misdrijf, een soort fragmenten van een cinematografisch-sadistisch discours. (...) Het geloof in de cinema is helemaal nog niet uitgedoofd. Dat is het goede nieuws van deze terugkeer naar de wortels van de horrorfilm - of men daar nu fan van is of niet." - Les Inrockuptibles, 01.03.2010

"Een fantastisch werk volgens principe, inhoud en stijl. (...) Een buitengewone ervaring, een hallucinerende reis doorheen het land van horror en fantasmen. Je komt niet zonder kleerscheuren buiten." - L’Humanité, 03.03.2010

Op 29.04, première in aanwezigheid van Hélène Cattet, Bruno Forzani en andere leden van de filmploeg.

29.04 > 20:00 + 30.04 > 22:00 + 01.05 > 20:00 + 01.05 > 22:00 + 02.05 > 18:00 + 02.05 > 22:00 + 07.05 > 20:00 + 08.05 > 22:00 + 09.05 > 18:00 + 09.05 > 22:00 + 13.05 > 22:00 + 14.05 > 20:00 + 15.05 > 22:00 + 16.05 > 20:00 + 21.05 > 20:00 + 22.05 > 20:00 + 23.05 > 16:00 + 23.05 > 22:00 + 27.05 > 22:00 + 29.05 > 22:00 + 30.05 > 20:00 + 03.06 > 22:00 + 04.06 > 20:00 + 05.06 > 22:00 + 06.06 > 20:00
Kortfilms van Hélène Cattet & Bruno Forzani

Sinds een tiental jaren brengen Helene Cattet en Bruno Forzani de fans van giallo en B-films in hogere sferen. Ze schuimen daarbij internationale festivals af met kortfilms die voor het merendeel thuis in elkaar werden gestoken. Alvorens "Amer" te draaien, hebben ze met hun tweetjes verschillende "mini-gialli" gerealiseerd, over onderwerpen als zelfdestructie of de relaties binnen koppels... Vijf experimentele variaties op een genre.

+ Catharsis

Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2001, BE, 35mm, sans dial, , 3'

Wanneer de creatie van dubbels een daad wordt van catharsis, uitwijking, bevrijding...

+ Chambre jaune

Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2002, BE, 35mm, sans dial, , 8'

Tussen genot en angst. Een stresserende choreografie tussen een lemmet, een lichaam, en leer. Of wanneer een liefdesgeschiedenis geel uitdraait...

+ La fin de notre amour

Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2003, BE, 35mm, sans dial, , 9'

De lijfelijke sporen van een verloren liefde. Of hoe een koppel zich verscheurt... letterlijk.

+ L’étrange portrait de la dame en jaune

Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2004, BE, 35mm, sans dial, , 5'

De laatste glinsteringen van een vrouw in het glas. Een film die opgebouwd is als een performance-giallo in één take.

+ Santos Palace

Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2006, BE, 35mm, vo fr , 15'

Café Santos Palace, Brussel, negen uur ’s ochtends. De dienster serveert haar eerste koffie. Een film geïnspireerd door de spaghettiwestern.

Projectie in aanwezigheid van Hélène Cattet & Bruno Forzani... en gevolgd door een verrassingsfilm.

28.05 > 20:00
Catharsis

Wanneer de creatie van dubbels een daad wordt van catharsis, uitwijking, bevrijding...


Chambre jaune

Tussen genot en angst. Een stresserende choreografie tussen een lemmet, een lichaam, en leer. Of wanneer een liefdesgeschiedenis geel uitdraait...


La fin de notre amour

De lijfelijke sporen van een verloren liefde. Of hoe een koppel zich verscheurt... letterlijk.


L’étrange portrait de la dame en jaune

De laatste glinsteringen van een vrouw in het glas. Een film die opgebouwd is als een performance-giallo in één take.


Santos Palace

Café Santos Palace, Brussel, negen uur ’s ochtends. De dienster serveert haar eerste koffie. Een film geïnspireerd door de spaghettiwestern.


Giallo : de doodsdrift van de Italiaanse cinema

*In Frankrijk is er de Série Noir. "La noire" voor de kenners. In Italië zegt men "giallo", want dat is de kleur van de omslag van politieromans : geel ! En dit sinds 1929, toen de Milanese uitgever Mondadori deze verhalen over mysteries en politie-onderzoeken begon te publiceren, in het zog van Angelsaksische schrijvers - erfgenamen van Edgar Allan Poe en Arthur Conan Doyle.
In de Italiaans exploitatiecinema is giallo het equivalent van het detectivegenre, met een gestileerde, zelfs opera-achtige, regie. Maestro Mario Bava vergoot het eerste bloed in "La Ragazza che sapeva troppo" (Het meisje dat teveel wist, 1963), vervolgens in "Sei donne per un assassino" (Zes vrouwen voor één moordenaar, 1964). Jonge, overspannen vrouwen, moordenaars in zwartleren handschoenen, bonte verlichting, hyperbolische moorden : de dobbelsteen is geworpen. Vanaf nu zal giallo zijn gif gedurende een vijftiental jaren verspreiden. Filmmakers als Dario Argento, Sergio Martino of Lucio Fulci steken elkaar de loef af met visuele durf, en onderwerpen het publiek aan een reeks wrede of wellustige elektroshocks. De titels van hun films, in het Italiaanse origineel tenminste, klinken als toverspreuken : "L’uccello di piume di cristallo" (De vogel met de kristallen veren), "Il tuo vizio è una stanza chiusa e solo io ne ho la chiave" (Jouw ondeugd is een gesloten deur en ik alleen heb de sleutel), "Una lucertola con la pelle di donna" (Een hagedis met de huid van een vrouw). Giallo weerstaat aan uniformiteit en besmet andere genres zoals het melodrama, de fantastic gothic en zelfs het sociale drama. De wapens ? Scherp. De intriges ? Kronkelend. Het design ? Vaak pop, zoals de tijd het voorschrijft. Het geheime wapen ? Freud ! Het is de echte specificiteit van giallo om als vergaarbak te dienen voor de verwardste onbewuste driften : voyeurisme, sadomasochisme, fetisjisme, exhibitionisme. Een decennium lang zal de Italiaanse film zich overgeven aan een seance onkuise psychoanalyse, die met zuchten begint en afsluit met een laatste gereutel. Op het scherm dereguleren zwarte koninginnen zoals Edwige Fenech of Florinda Bolkan het libido van grijzende playboys en transmuteert de bevrijdende moord zich in verliefd ritueel, waarbij het scheermes Eros ruw van Thanatos scheidt. Tussendoor profiteert Ennio Morricone er zelfs van om zijn meest gewaagde muziek te componeren.
Bijna 20 jaar na zijn effectieve verdwijning, telt giallo nog steeds enkele roestvrije chefs-d’oeuvre ("Profondo rosso" van Dario Argento), niet weinig fascinerende prestaties (het godardiaanse "La morte ha fatto l’uovo" of De dood heeft een ei gelegd, van Giulio Questi), en een hele hoop kluchten ook, waarbij het gissen is naar het motief en de modus operandi van de moordenaars.
Maar het genre kent vooral onvermoeibare aanbidders, die zijn visuele handtekening nog steeds in minder dan drie shots kunnen herkennen. Want giallo is geen genre, het is een unieke stijl. Uiterst neurotoxisch.*

- François Cognard, Tobina Film (coproducent van "Amer")


Sei donne per l’assassino Blood and Black Lace

In een gerenommeerd kledinghuis hangt een lugubere sfeer nadat een van de modellen er dood wordt teruggevonden. Haar in beslag genomen dagboeken onthullen het bestaan van een geheime minnaar en voor we het weten bevinden we ons in een typische "huis clos", waarbij de cirkel zich langzaam rond de personages sluit, terwijl het mysterie onopgehelderd blijft... Als fotograaf voor films van onder meer Roberto Rossellini, G. W. Pabst, Raoul Walsh, e.a. is Mario Bava een van de grote meesters van de erotische film alsmede van de suspensfilm. Met "Sei donne per l’assassino" is hij op zijn best en toont ons niet minder dan een echte "slasher" (genrefilm waarin vrouwen aan allerhande gewelddaden worden blootgesteld). "Sei donne per l’assassino" is tevens een sleutelfilm in Bava’s filmografie, waar de grote moordmachine zonder scrupules wordt ingezet... Ondertussen geven de kleuren van de beelden en de verzorgde kadrering de film een heel eigen consistentie, die de toeschouwer naar andere cultureel en politiek geladen sferen leidt.

16.05 > 22:00 + 04.06 > 22:00
L’Uccello dalle piume di cristallo The Bird with the Crystal Plumage

Sam Dalmas, een Amerikaanse schrijver, woont in Rome en maakt zich gereed om met zijn vriendin terug te keren naar zijn geboorteland. Op een avond is hij getuige van een gewelddaad : in een galerij voor moderne kunst wordt een jonge vrouw voor zijn ogen doodgestoken door een seriemoordenaar die erin slaagt te ontsnappen. Inspecteur Morosini legt Sam uit dat het een seriemoordenaar betreft die Rome terroriseert door vrouwen aan te vallen...
Deze eerste film van Dario Argento is de eerste episode van de dierentrilogie (voor "The Cat O’Nine Tails" en "Four Flies on Velvet"), "The Bird with the Crystal Plumage" en ook één van de eerste giallio films na die van Mario Bava ("La ragazza che sapeva troppo" en "Sei donne per l’assassino") waarop hij zich inspireerde. Toch drukte hij in het genre ook een heel persoonlijke stempel. De muziek van Ennio Morricone geeft een extra toets aan deze film die symbool kan staan voor het genre.

22.05 > 22:00 + 05.06 > 20:00
Macchie Solari Autopsy

Mimsy Farmer speelt een jonge doctorandus in de geneeskunde, geobsedeerd door haar thesis over een zelfmoordgolf. Ze lijdt aan hallucinaties waarin de lichamen in het mortuarium weer tot leven komen. Ze onderzoekt haar onlangs overleden vader, die altijd een onvermoeibare rokkenjager was geweest, en probeert haar seksuele remmingen en frustraties te aanvaarden. Bovendien wordt ze verscheurd tussen twee mannen, waarvan de ene haar goed wil doen en de andere kwaad, alleen - wie is wie ?
Armando Crispino geeft ons een gestoorde Giallo met een overdaad aan angstwekkende scènes en camera-effecten. Typisch voor de jaren ’70 is het sterk aanwezige erotisch-psychoanalytische aspect, en een reeks originele en ziekelijke situaties geven aan de film een bijzondere toon. Het is misschien ook de film waar de muziek van Ennio Morricone het minst opvalt...

28.05 > 22:00 + 06.06 > 22:00
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