> Nocturnes

Women in Prison

Autant dire que cette programmation était l’écrin idéal pour présenter quelques films de genre "Women in Prison" (WIP), depuis le temps qu’on y pensait ! Les habitués se souviendront qu’il y a quelques années, nous présentions un cycle "Nunsploitation" que nous décrivions comme un sous-genre de WIP. Mais à la réflexion, ne serait-ce pas l’inverse ? Qui de l’oeuf ou de la poule...? Bref, dans les deux cas, le genre est prétexte à titiller le spectateur à l’aide de caresses saphiques, de rapports de domination esclavagiste, de violence, de viols... pas étonnant que l’on retrouve parfois les mêmes réalisateurs dans les deux sujets. C’est le cas de Jess Franco qui donne un coup d’accélérateur au genre (qui date des années 1930 et 1950 avec des films comme "Women’s Prison" avec Ida Lupino). Mais le trublion espagnol apporte une dimension vraiment "exploitation" et s’ouvre alors après lui une interminable série (toujours en cours !) de films délirants, décomplexés, incorrects voire franchement de mauvais goût. Souvent même, on s’y ennuie un peu, et le plaisir vient surtout après plusieurs films, lorsqu’on peut comparer l’éventail des éléments exploités. La grande constante reste la scène de douche, c’est à l’aune de celle-ci que l’on juge souvent la qualité du film...

[ Ticket Double Bill > 6 / 5 eur ]


The Big Doll House

Un "classique" du genre et du Nova, encore présenté en 2008 lors de la venue de Jack Hill ! Le film offre un terrain de jeu idéal à Pam Grier et Sid Haig. On y retrouve les éléments constitutifs du WIP : détenue fraîchement arrivée, gardienne sadique, drogue, frustrations sexuelles, évasions... ainsi que le savoir-faire de Jack Hill et sa faculté à raconter des histoires, tout en n’hésitant pas à apporter des éléments iconoclastes. Il sait aussi profiter des décors exotiques, bien mis en valeur par la photo et des cadres ludiques, qui ancrent le film dans son époque. Car ce film est aussi un représentant du sous-sous-genre de Jungle WIP... l’un des plus marquants ! Produit par Roger Corman, pour un budget dérisoire, le film engrangea des millions de Dollars et permit la pérennité du genre durant les 1970.

[ 5 / 3,5 eur ]

04.12 > 22:00
Barbed Wire Dolls AKA Frauengefängnis

Connu aussi sous le nom de "Frauengefängnis", ce film est à la fois un condensé de WIP et de "l’art" de son auteur. Ici, les scènes d’exploitation sont poussées à l’extrême, le sexe et la torture sont crus et abondants. On peut imaginer la réception d’un tel cinéma et on conçoit parfois avec difficulté ce qui passe par la tête de ceux qui le façonnent.
Le casting féminin est aussi varié qu’interloquant, même si on y retrouve bien évidemment la femme du cinéaste, filmée une fois de plus sous toutes les coutures. Si le contenu est très explicite et très codifié, c’est la forme qui donne à un film de Franco sa signature. Rien que la scène d’ouverture est hallucinante : zoom, pano, dézoom, re-pano... une mise en scène et un travail de caméra déconcertants qui divisent encore les spectateurs.

[ 5 / 3,5 eur ]

05.12 > 00:00
Caged Heat

Jonathan Demme tourne, sous l’aile de Corman, ce WIP aux qualités de mise en scène supérieures à la moyenne. Les codes, là aussi, sont respectés, jusqu’à la thématique "raciale" et l’aspect "féministe" un peu douteux. Les personnages sadiques sont délicieux (cf. le docteur), les scènes musclées sont réussies et les personnages plutôt bien campés par un casting pertinent. On retrouve aussi une pointe d’humour et un décalage certain (cf. le nom des personnages) ce qui explique en grande partie la réputation du film et son statut de "classique" du genre.
Question, toutes les femmes incarcérées sont coupables et ne purgent pas de peines incohérentes : est-ce là un élément conformiste ou subversif ?

[ 5 / 3,5 eur ]

11.12 > 22:00
Chained Heat

Un bel exemple des WIP 80’s avec Linda Blair, sortie de "L’exorciste" mais pas encore désenvoûtée... Une drôle d’histoire où drogue et prostitution sont mêlées. Plutôt mieux menée que d’autres bandes de la même époque, "Chained Heat" eut droit à deux suites crapuleuses qui ont fait les beaux jours des arrières salles de video-clubs. Ce film présente aussi un intérêt interactif puisqu’il propose un jeu consistant à compter le nombre de fois où le micro apparaît dans le champ de la caméra. A moins qu’il ne s’agisse d’un élément post-moderne, d’une mise en abîme subtile, où le micro serait un symbole phallique (il a un bonnet rouge !) censé nous rappeler que tout est vanité. Un indice : la scène où ledit micro arrive en-dessous de l’image entre les cuisses de Sybil Danning...

[ 5 / 3,5 eur ]

12.12 > 00:00
Women in Prison

*Het was niet moeilijk om de gevangenisproblematiek van deze maand door te trekken naar de Nocturnes van Cinema Nova. De thematiek leent zich immers uitstekend voor het etaleren van een wel heel bijzonder en plezant subgenre van de exploitation cinema, de Women In Prison film, kortweg WIP.

Het genre ontstond in de Verenigde Staten van de jaren dertig als een melange van melodrama en film noir, doorspekt met sociaal realisme en een zweem van zinnenprikkelende erotiek. Maar het was pas na de Tweede Wereldoorlog, toen de B-filmindustrie de lucratieve tienermarkt aanboorde met films vol rock-’n-roll, racende auto’s en rebelerende adolescenten, dat ook de WIP film zijn definitieve vorm aannam. Women’s Prison met Ida Lupino uit 1955 is een schoolvoorbeeld en bevat al de meeste van de steeds terugkerende archetypes : de bijenkoningin of de leidster van de vrouwelijke gevangenen, de nieuwe rekruut, de sadistische gevangenisdirectrice, het hoertje met het gouden hart en de lesbische bewaakster.

De combinatie van een politiek niet correcte inhoud met een hele verzameling aan gevaarlijke, seksueel actieve en sociaal onaangepaste vrouwen, opende de deur naar de pure exploitatie die - naar analogie met de Blaxploitation film - een nieuw publiek naar de drive-ins en grindhouses van de jaren zeventig lokten. De formule bleef echter zo goed als ongewijzigd met dezelfde stereotiepe personages, verhaallijnen en de obligate douchescène. De overhandse toename van gewelddadige actie, platte seks en sadomasochisme kwam dan wel de kwaliteit niet ten goede, het foute filmplezier is er niet minder om.

Twee vrijdagavonden na elkaar stellen we een aantrekkelijke double bill samen. Als sexy babes in niets verhullende gevangenisplunjes uw ding zijn, dan zult ook u ongetwijfeld door het fenomeen van de WIP film geboeid raken.*

[ Ticket Double Bill > 6 / 5 eur ]


The Big Doll House

De legendarische Amerikaanse B-film producent Roger Corman transporteerde de WIP film naar de Filippijnse jungle en zette Jack Hill in de regisseursstoel. Het resultaat is één van de meest succesvolle exploitation films en een instant cult klassieker. Jack Hill injecteert het genre met visuele vondsten en innovatieve actie terwijl hij toch trouw blijft aan de formule. Zo krijgt u naast een lesbische cipier, gevangenisopstanden allerhande en naakte douchescènes, ook een moddergevecht tussen Pam Grier en Roberta Collins op uw bord !

[ 5 / 3,5 eur ]

04.12 > 22:00
Barbed Wire Dolls AKA Frauengefängnis

In Europa werd het genre opgepikt door notoire Z- en veelfilmer Jess Franco die heel wat titels aan de WIP catalogus toevoegde, zoals 99 Women, Frauen im Liebeslager en deze Barbed Wire Dolls. Op een haast patologische manier exploiteert de Spaanse sleaze maestro de formule tot in het extreme en zoomt letterlijk in op de kronkelende lijven van de actrices (waaronder Franco’s eigenste vrouw, Lina Romay) die zich overgeven aan wreed sadisme en perfide seks. Meer dan louter een zinloze oefening in gratuite exploitatie, creëert Franco een uniek filmisch universum dat nauw aanleunt bij De Sade.

[ 5 / 3,5 eur ]

05.12 > 00:00
Caged Heat

Jonathan Demme, bekend van o.a. Stop Making Sense, Something Wild en The Silence of the Lambs, maakte zijn regiedebuut met deze B-film uit de Roger Corman stal nadat hij voor deze laatste al twee WIP films (The Hot Box en White Mama, Black Mama) had neergepend. Het is één van de betere inzendingen in het genre met een glansrol voor horror coryfee Barbara Steele als gevangenisbewaarster plus enkele opmerkelijke en bizarre droomsequenties op muziek van John Cale.

[ 5 / 3,5 eur ]

11.12 > 22:00
Chained Heat

De foute jaren tachtig stuwen de WIP film naar een ongezien gênant hoogtepunt... van slechte smaak. Chained Heat spant de kroon met een plotloos verhaaltje boordevol clichés over een strijd tussen blanke en zwarte vrouwelijke gevangenen, of zoiets. Linda Blair, vermaard omwille van haar vertolking in The Exorcist, gaat hier een paar jaar en kilootjes later voor het eerst topless. Maar de show wordt onmiskenbaar gestolen door de knalrode microfoon die om de haverklap in beeld komt.

[ 5 / 3,5 eur ]

12.12 > 00:00
http://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=1302&lang=fr