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RiP : A Remix Manifesto

Partant du portrait de "Girl Talk", un DJ pratiquant le "mashup" (mélange de deux morceaux, souvent festif et ludique, mais aussi illégal), ce documentaire innovant questionne, face à la liberté d’expression, le bien-fondé de la propriété intellectuelle à l’ère du numérique. Des personnalités adeptes du "libre" y sont rencontrées : Lawrence Lessig, fondateur des Creative Commons (cc) ; Cory Doctorow, journaliste bloggeur et auteur de science-fiction publiant sous cc ; ou encore Gilberto Gil, le célèbre chanteur brésilien, un temps Ministre de la Culture du premier gouvernement Lula. Par une analyse subtile, RiP en vient à égratigner des icônes du divertissement de masse tels Walt Disney ou les Rolling Stones, qui ont bâti leur succès sur l’usurpation... Et d’invoquer une réaction urgente du "Mouse Liberation Front" ! Considéré comme le premier "documentaire Open Source", RiP a pris 6 années d’élaboration : Brett Gaylor - réalisateur indépendant et activiste web dont le projet "homelessnation.org" mériterait aussi d’être découvert - a partagé ses rushes ou "images sources" avec des centaines d’internautes, les incitant à remixer ses séquences et ainsi les enrichir. Et avec quel succès ! Un RiP 2.0 est d’ores et déjà sur les rails. Vous l’aurez compris, il s’agit d’une remise en question radicale de certaines valeurs et de certains droits aux relents arbitraires, qui nous concerne tous.

http://www.opensourcecinema.org

14.05 > 20:00 + 24.05 > 22:00 + 30.05 > 18:00
Sonic Outlaws

Attention les yeux et les oreilles ! "Sonic Outlaws" est la rencontre de Negativland, pionniers du ’culture jamming’ et du collage sonore, et de Craig Baldwin, cinéaste et farfouilleur extraordinaire, spécialiste du détournement et de la "recontextualisation" d’images et de sons. A l’origine, il allait les piquer dans les salles obscures armé de sa caméra super8. Aujourd’hui il est projectionniste... Partant de l’affaire "U2 vs. Negativland" (poursuites pour violation du copyright et de "la marque" U2) Craig Baldwin crée, en miroir aux techniques que Negativland utilise dans son travail sonore, un film-collage frénétique puisant dans tous les recoins de la culture. Il élargit l’enquête en rencontrant une série de pirates culturels, barbares médiatiques et autres bidouilleurs en tous genres jouant avec les détritus de la société mercantile et donnant une nouvelle vie à cette matière vouée à l’usage unique et à l’oubli. La force, l’intelligence et l’humour de "Sonic Outlaws" résident dans le croisement du propos et de la forme même du film. Le collage devient un langage ; les images, les sons, et les décalages entre toutes ces informations illustrent de la manière la plus logique et la plus parlante les réflexions dont il est question.

14.05 > 22:00 + 22.05 > 20:00
Stolen Art Une collection particulère

Enquêtant sur la mystérieuse collection d’"Art Volé", présentée en 1978 à l’étage d’une galerie new-yorkaise par l’artiste tchèque Pavel Novak, Simon Backès se questionne sur l’identité de l’Art, envisagé comme objet de propriété à la fois matérielle et intellectuelle. L’oeuvre d’art peut-elle exister sans l’artiste ? La Beauté peut-elle exister sans copyright ? Et qu’en est-il de la personnalité obscure de Pavel Novak ? Est-il un faussaire génial teinté de machiavélisme ? Ou plutôt un malfaiteur qui, à l’insu ddes plus grands musées, aurait permuté avec des faux des chefs-d’oeuvre à présent douteux ? D’ailleurs, comment être sûr qu’un tableau non signé, dont on a perdu un temps la trace, soit réellement du maître à qui on l’accrédite ? Autant de questions troublantes auxquelles ce film tente de répondre, faisant écho à "F for Fake" d’Orson Welles présenté également dans cette programmation.

En présence de Simon Backès

15.05 > 20:00
Sita Sings the Blues

Adaptation libre du "Râmâyana" - l’épopée indienne légendaire de Sita, femme de Râma, prisonnière du démon Râvana - croisée avec les déboires d’une jeune américaine de notre époque, plaquée par son mec. Une comédie musicale animée où autobiographie et fantasmagorie se donnent le change pour notre plus grande joie ! Un délire visuel en une explosion de musiques et de couleurs, virevoltant d’une technique d’animation à l’autre, et d’une spontanéité qui nous laisse bouche bée... "Sita Sings the Blues" à été entièrement écrit, réalisé, animé et produit par Nina Paley, sans argent et sans "Studio", avec son ordinateur, puisant dans des sources d’images libres de droits, comptant aussi sur quelques amis pour le son et la musique, et tout cela avec beaucoup d’astuces, de talents et de générosité ! Nina Paley se double aussi d’un activisme "anti-copyright" proclamé (à voir son blog). D’autant plus que les héritiers des ayant-droits des partitions des chansons jazz des années 20 interprétées par Annette Hanshaw - enregistrements d’époque dans le domaine public, centraux au travail créatif de Nina Paley - réclament des sommes d’argent impossibles à honorer pour une sortie en salle. Du coup, depuis fin février, Nina a "libéré" Sita, sous licence "Creative Commons Attribution-Share Alike", l’une des plus ouvertes, véritable don au public. Le film commence à circuler et se partager sur la Toile, mais aussi depuis 2008 en 35mm sur grand écran par une diffusion alternative aux salles commerciales. Il récolte prix et gloire dans les festivals comme Annecy et fut remarqué déjà chez nous à Anima. Le voilà à présent au Nova pour 3 projections. Qu’on se le dise !

http://www.sitasingstheblues.com/

Interview de Nina Paley sur la question des copyrights

15.05 > 22:00 + 23.05 > 18:00 + 31.05 > 20:00
Sex Galaxy

Les problèmes de surpopulation et de réchauffement climatique ne vont pas être résolus de sitôt, si bien que dans une centaine d’années, le gouvernement Terrestre déclarera le sexe illégal. Un groupe d’astronautes solitaires en mission, titillés par une rumeur concernant une planète habitée par des femelles insatiables, décide de faire un petit crochet pour vérifier si cette "Sex Galaxy" existe vraiment... En voilà un bon scénario de comédie de "sci-fi sexploitation" ! Mais l’originalité de "Sex Galaxy" est d’être un film 100% recyclé, entièrement constitué d’images issues d’autres films ! Tout comme Roger Corman, et bien d’autres bricoleurs de séries Z qui ne se gênaient pas de piquer une scène de monstre d’un autre film ou tourner une scène de sexe supplémentaire afin de pimenter leur production, Mike Davis a allègrement puisé dans un patrimoine tombé dans le domaine public. La source principale d’images est ici "Voyage to the Planet of Prehistoric Women", une production Corman qui n’était déjà qu’une mercantile ressortie de "Voyage to the Prehistoric Planet", agrémentée d’une sous-intrigue érotique. Ce premier film étant en réalité la version américanisée du merveilleux film russe "Planeta Bur"... "Sex Galaxy" est donc la quatrième génération issue de ces images ! Un hommage à cette pratique, que le réalisateur nomme le "green movie". "Pink & green" dans ce cas-ci...

http://www.stag-films.com

16.05 > 00:00
Les Glaneurs et la Glaneuse

Petite caméra DV au poing, Agnès Varda, "vieille cinéaste, jeune plasticienne", rencontre en ville ou à la campagne des personnes de tous âges, souvent de condition modeste, qui vont glaner dans les champs ou grappiller dans les arbres après les récoltes. Ses interlocuteurs ramassent également les légumes ou les fruits hors calibre rejetés par l’industrie agricole, ou récupèrent de la nourriture dans les poubelles des grandes surfaces ou à la fin des marchés. Le glanage se rattache aussi aux récupérations d’objets usagés, notamment le jour de ramassage des objets encombrants par les municipalités. Ils sont alors réparés, recyclés et réutilisés dans le quotidien, parfois comme matières premières à des oeuvres artistiques. Le glanage est non seulement toléré, mais aussi réglementé, quand bien même il se fait sur des terrains privés. La pratique ne dérange pas pour autant les propriétaires des lieux, au contraire... Agnès, la glaneuse du titre, promène aussi sa caméra dans les musées à la recherche d’images d’oeuvres d’art du passé, en contre-point d’une pratique ancestrale d’un monde qui survit malgré tout...

16.05 > 18:00
Deux ans après

"Les Glaneurs et la Glaneuse" connut chez nous et ailleurs un réel engouement populaire. Suite aux très nombreuses et surprenantes marques de sympathie, aux remerciements et aux nouveaux témoignages de glanage reçus par Agnès Varda, notre débonnaire glaneuse d’images décide de retrouver quelques-uns des protagonistes de son film, mais aussi certains des auteurs de missives atypiques reçues par voie postale. En complément de cette suite intitulée simplement "Deux ans après", nous vous présenterons une courte analyse par Varda du tableau "Des Glaneuses", peint en 1857 par Jean-François Millet et central dans son diptyque filmique que l’on vous conseille de (re)découvrir !

31.05 > 18:00
F for Fake Vérités et mensonges

"Mesdames et messieurs, ce film traite de supercheries, de fraudes, de mensonges... Toute histoire contient sa part de mensonge. Mais pas celle-ci, je vous le promets. Tout ce que vous verrez dans l’heure qui suit est vrai. Vraiment." C’est par ces mots qu’Orson Welles entraine le spectateur dans son film, juste avant que défilent à l’écran des centaines de FAKE ! FAKE ! FAKE ! De quoi attiser notre méfiance ! À travers une enquête sur l’un des plus grand faussaire du XXe siècle, Elmyr de Hory, Welles fait réfléchir sur le vrai et le faux. Il joue avec notre perception du réel d’une manière fort ambigüe, n’hésitant pas à se présenter lui-même comme un charlatan expert en tricheries pour mieux nous faire douter de faits réels, avant de nous étourdir avec des tours de passe-passe. Tournant en dérision le marché de l’art et ses experts, les faussaires posent des questions très pertinentes : Qui fait l’oeuvre ? L’artiste, ou la construction qui se fait autour de sa signature ? Et un artiste qui se spécialiserait en contre-façons, est-il un artiste ou un escroc ? Pourquoi seul Picasso aurait-il le droit de faire un Picasso ? Et peut-il, lui, faire un faux Picasso ? Ce qui importe n’est pas de distinguer le vrai du faux, mais plutôt le bon faux du mauvais faux... Enfin, "F for Fake" est aussi pour Welles l’occasion de s’amuser au montage, notamment en découvrant le recyclage ludique de scènes de séries B !

16.05 > 20:00
Kuhle Wampe, Wem gehört die Welt ? Ventres glacés

Dans le Berlin de la Grande Dépression, Annie fréquente Fritz, lorsque le frère de la jeune fille, chômeur, se suicide. Ne pouvant plus assurer le loyer, la famille est expulsée. Le couple fête donc ses fiançailles sous la tente des parents d’Annie, dans un camp autogéré de sans emplois nommé Kuhle Wampe. Un jour, une fête sportive et politique est organisée pour galvaniser les victimes de la crise... La censure interdit à l’époque ce pamphlet politique écrit par Bertolt Brecht, dans lequel il posait la question simple : "à qui appartient le monde ?" Aux exploiteurs ou aux exploités ? Sa vigueur polémique et didactique, portée par la musique de Hanns Eisler, faisait de ce film un efficace instrument d’agit-prop. Méconnu, "Kuhle Wampe" est depuis tombé dans le domaine public, et fait selon nous vaguement écho à la TAZ (Zone Autonome Temporaire), un concept politique développé par l’"anarchiste ontologique" Hakim Bey, qui s’est depuis répandu dans les milieux de la cyber-culture.

TAZ > http://infokiosques.net/spip.php?article381

+ Nécessaire(s) Territoire [s]

Benoît Perraud, 2006, FR, video, vo st ang, 21'

À travers des rencontres dans les milieux des squats de Limoges, de La Rochelle, et jusqu’à Barcelone, cet essai Super8 "copyleft" recherche ce que sont et ce que peuvent être ces lieux autonomes, les alternatives qu’ils proposent et leur corollaire : l’utopie.

(en collaboration avec le Goethe Institut)

16.05 > 22:00 + 30.05 > 20:00
Nécessaire(s) Territoire s

À travers des rencontres dans les milieux des squats de Limoges, de La Rochelle, et jusqu’à Barcelone, cet essai Super8 "copyleft" recherche ce que sont et ce que peuvent être ces lieux autonomes, les alternatives qu’ils proposent et leur corollaire : l’utopie.


The Corporation

"The Corporation" décortique les mécanismes tant juridiques que psychologiques qui ont amené les multinationales à dominer le monde, et à le détruire en toute impunité ! Ainsi, ces "personnes morales" aux comportements pathologiques, irresponsables donc, et pour lesquelles l’usurpation est une spécialité, chérissent avant tout leurs "trademarks" (marques déposées) en harcelant le consommateur de son berceau à sa tombe par un marketing continu. Du coup, par un lobbying bien huilé auprès des pouvoirs en place, ces sociétés sans réelles nationalités revendiquent toujours plus de privatisations des services et des espaces publics qu’elles envahissent subrepticement. Et ce jusqu’à s’intéresser à la vie même : une goutte d’eau tombant du ciel peut très bien être accaparée au nom du "profit" et de la "propriété", ainsi que nos gènes, voire notre conscience... Édifiant et rondement mené, "The Corporation" est aussi un plaisir visuel, riche en archives étonnantes pour la plupart trouvées via la banque de données de domaine public "archive.org", qui aura permis au film d’exister. À la suite d’une mauvaise distribution en salle, les auteurs décidèrent de rendre à leur tour leur film accessible librement sur la Toile. On vous propose toutefois de le (re)découvrir sur grand écran.

http://www.thecorporation.com
http://www.archive.org

17.05 > 18:00
Fuck Mickey Mouse Dennis Nyback presents...

Sans les collectionneurs et autres archivistes amateurs, une grande partie du patrimoine culturel dont on peut profiter aujourd’hui aurait disparu depuis bien longtemps. Que dire alors des oeuvres que certains préféreraient envoyer aux oubliettes... Dennis Nyback est l’un de ces curieux "film collectors", et les courts métrages d’animation des années ’30 et ’40 qu’il nous propose aujourd’hui sont certainement dans cette catégorie !
La compilation "Fuck Mickey Mouse" regroupe dix animations désopilantes montrant comment d’autres studios se sont positionnés contre le mastodonte Disney en piquant ses icônes ou en parodiant, parfois très crûment, les films d’oncle Walt (voir la version nègre de Blanche-Neige !). Certains films originaux montrent aussi que, non content d’avoir fait siennes histoires traditionnelles, fables et contes de fées immémoriaux, Disney à plagié sans honte les créations d’autres studios. Quand on sait que la Disney Company est aujourd’hui l’un des plus féroce et efficace défenseur du copyright, il y a de quoi grincer des dents ! Pour terminer en beauté, un vrai film des studios Disney, qui a même remporté l’Oscar en 1943 avant d’être retiré par la compagnie : Donald Duck contre Hitler dans "Der Fuehrer’s Face"...

Home

(Dennis Nyback ne sera malheureusement pas présent, mais nous apporterons des infos supplémentaires sur chaque film au moment de la projection)

A TOYLAND TALE (1931)
ONE MORE TIME (1931)
SNOW WHITE (1933)
JOHNNY SMITH AND POKER-HUNTAS (1938)
PORKY IN WACKYLAND (1938)
YOU OUGHT TO BE IN PICTURES (1940)
A CORNY CONCERTO (1943)
RED HOT RIDING HOOD (1943)
COAL BLACK AND DE SEBBEN DWARFS (1943)
DER FUHRER’S FACE (1943)

22.05 > 22:00
Les pirates du vivant

En 1999, l’Office des brevets de Washington accorde un brevet à Larry Proctor, qui dit avoir inventé une variété de haricot jaune. Seulement ces haricots qu’il cultive aux États-Unis, il les a ramené du Mexique ! Le brevet lui est donné sur base, notamment, du fait que cette culture est nouvelle aux USA, mais selon les accords internationaux il serait en droit de réclamer des royalties aux paysans mexicains ! En Inde, une lutte populaire a surgi face à la prédation des Offices des brevets américain, européen et japonais, agissant pour les multinationales. Les usages multiples de plantes faisant partie intégrante de la culture et des traditions - tel le margousier, à la base de la médecine indienne - sont menacés par un brevetage de leurs différentes propriétés. M-M Robin questionne la légitimité du brevetage d’organismes vivants et dénonce les dérives et abus du système, ainsi que les relations qui s’installent si quelqu’un peut s’approprier le patrimoine sur lequel d’autres comptent pour vivre. Les brevets sont délivrés relativement facilement et sans toujours respecter les critères de nouveauté et d’invention sur lesquels le système est pourtant fondé, laissant libre cour à la biopiraterie. Une fois accordés, il est par contre extrêmement difficile de les faire annuler. Il est ici question d’un système colonial qui continue d’élargir son emprise sur les "terres inconnues" du patrimoine commun, naturel et gratuit.
(Prod : Galaxie Presse, 1er diffuseur : ARTE, DVD : alerte-verte.com, Distri TV : JAVA FILMS - soutien CNC)

A lire :
- En finir avec la gratuité du vivant ! , texte de Jean-Pierre Berlan
- Monsanto à Babylone

24.05 > 18:00
Le monde selon Monsanto

Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenu le leader mondial des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) et l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle, la fabrication de produits chimiques toxiques étant sa principale source de bénéfices. Souvenez-vous du terrible agent orange utilisé par l’armée américaine contre la population vietnamienne, qui a toujours des taux records de cancers. Ou encore des effets dramatiques du Roundup, cet herbicide devant être employé en quantité gigantesque pour garantir une récolte de plantes transgéniques. Une tragédie pour nombre d’agriculteurs des pays du Sud qui, ruinés, se suicident par dizaines de milliers en avalant le poison liquide. Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé les procès, ce qui ne l’empêche pas de se présenter aujourd’hui comme une entreprise des "sciences de la vie", prétendument convertie aux vertus du développement durable... "Greenwashing", quand tu nous tiens ! À partir de documents inédits, de témoignages de victimes, de scientifiques et d’hommes politiques, "Le monde selon Monsanto" reconstitue la genèse d’un empire industriel qui, à grand renfort de mensonges, de collusion avec l’administration américaine, de pressions et de tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde. Cette position permet actuellement l’extension planétaire des cultures OGM, sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine, ni même de leurs soi-disant vertus en terme de qualité et de productivité !

24.05 > 20:00
Steal This Film : Trial Edition

Tourné de façon collaborative et proposé en libre téléchargement, "Steal This Film" raconte, dans sa première partie, un épisode du premier bras de fer entre The Pirate Bay et les industries hollywoodiennes du divertissement (en 2006). La deuxième partie du film, Steal This Film II, propose une réflexion plus vaste sur la notion de droit d’auteur, remontant jusqu’à l’invention de l’imprimerie. Composé d’interviews de différents acteurs du monde du peer-to-peer (p2p), ce film apporte un point de vue peu médiatisé mais largement commenté sur la toile : celui des utilisateurs des réseaux pairs-à-pairs, souvent stigmatisés sous le vocable de "pirates"... Comme vous le savez certainement, Pirate Bay vient de perdre son procès, mais selon les animateurs du site : "Rien ne se passera pour The Pirate Bay, pour nous personnellement, ou pour le partage de fichiers en général. C’est juste une pièce de théâtre pour les médias". Ce contexte était l’occasion rêvée de sortir une version spéciale du film, remix baptisé "STF Pirate Bay Trial Edition", incluant des images, interviews et reconstitutions filmées dans le cadre du procès, justement très théâtral et médiatique ! Le réalisateur/producteur Jamie King de la "League of Noble Peers" sera au Nova pour en témoigner.

En présence de Jamie King

http://www.stealthisfilm.com

29.05 > 20:00
La Société du spectacle

"Le monde actuel a tellement été transcrit dans les images que l’on peut aujourd’hui lui trouver partout au moins deux propriétaires : celui qui en détient la propriété effective et celui qui possède les droits de l’image qui en a été tirée. De sorte que ce monde risque de devenir paradoxalement invisible si, aux simples droits monnayables de reproduction, s’ajoute l’exercice, par l’un ou l’autre de ces propriétaires, d’un droit de regard et de censure qui aboutirait vite à interdire de montrer ce monde, dans chacun de ses détails et donc dans l’ensemble, d’une manière qui ne soit pas apologétique. Interdire de réemployer tout ou partie des images existantes (dans une époque qui prétend attacher une place si éminente à cette culture qui lui fait si cruellement défaut) revient à retirer à un artiste le droit de citer, et le droit de remettre en jeu les données culturelles préexistantes ; à retirer à un critique de la "société spectaculaire" le droit de montrer ce dont il parle. Par ailleurs, l’auteur ne se réclame pas d’un statut privilégié qui serait reconnu à "l’artiste". La critique du spectacle est aussi une critique de l’art. Mais l’art, pour être critiqué et dépassé, a d’abord besoin d’être libre. C’est la base de son statut juridique, depuis des siècles, dans les démocraties bourgeoises. La question est donc maintenant de savoir si le cinéma, comme la société actuelle le dit hautement, est de quelque manière un art. Ou bien s’il appartient seulement aux industriels et aux policiers."
(Extrait d’une lettre de Guy Debord à Gérard Lebovici à propos de "La Société du spectacle", le film de détournement par excellence, incontournable).

+ Réfutation de tous les jugements, tant élogieux qu’hostiles, qui ont été jusqu’ici portés sur le film « La Société du spectacle »

Guy Debord, 1975, FR, 35mm, vo , 22'

29.05 > 22:00
Réfutation de tous les jugements, tant élogieux qu’hostiles, qui ont été jusqu’ici portés sur le film « La Société du spectacle »
In Limbo + Rip in Pieces America

+ In Limbo

Simon Arazi, 2001, BE, video, vo nl st fr, 43'

Hommage satirique à la propagande contemporaine, "In Limbo" est composé entièrement d’images provenant de satellites américains, interceptées frauduleusement : "live-footage" d’actualités ou de communications destinées aux employés de multinationales ou aux forces de l’ordre institutionnel. Film-collage en forme d’étude archéologique d’une certaine "culture de persuasion" où publicité, culte de l’entreprise et politique se contaminent continuellement. En présence de Simon Arazi (sous réserve).

+ Rip in Pieces America

Dominic Gagnon, 2009, CA, video, vo ang , 62'

Les sites d’hébergement gratuit de vidéos regorgent de témoignages, de journaux filmés postés par leurs auteurs voulant partager leurs points de vue avec le monde. Mais ils disparaissent au fur et à mesure, parfois filtrés pour leur contenu. Dominic Gagnon commença à en rassembler, créant au travers de son montage une sorte de portrait obscur des États-Unis contemporains, sur fond de crise, de crainte, de psychose et de paranoïa. Le film archive ainsi une atmosphère troublante.

30.05 > 22:00
In Limbo

Hommage satirique à la propagande contemporaine, "In Limbo" est composé entièrement d’images provenant de satellites américains, interceptées frauduleusement : "live-footage" d’actualités ou de communications destinées aux employés de multinationales ou aux forces de l’ordre institutionnel. Film-collage en forme d’étude archéologique d’une certaine "culture de persuasion" où publicité, culte de l’entreprise et politique se contaminent continuellement. En présence de Simon Arazi (sous réserve).


Rip in Pieces America

Les sites d’hébergement gratuit de vidéos regorgent de témoignages, de journaux filmés postés par leurs auteurs voulant partager leurs points de vue avec le monde. Mais ils disparaissent au fur et à mesure, parfois filtrés pour leur contenu. Dominic Gagnon commença à en rassembler, créant au travers de son montage une sorte de portrait obscur des États-Unis contemporains, sur fond de crise, de crainte, de psychose et de paranoïa. Le film archive ainsi une atmosphère troublante.


Alternative Freedom

Grâce à un pouvoir économique et médiatique immense, ainsi qu’à une influence politique basée sur l’ignorance et la menace (économique) d’un effondrement de la création artistique, l’industrie de la culture continue d’imposer sa vision de la propriété intellectuelle et de faire construire un cadre garantissant sa protection. "Alternative Freedom" en dénonce les contradictions et les dangers. Les renforts récents de lois sur le copyright ne font que criminaliser de plus en plus de pratiques, et évitent à l’industrie d’avoir à s’adapter. Aujourd’hui, les lois seules ne peuvent empêcher la création en elle-même, mais les évolutions légales et technologiques qui s’annoncent risquent bien d’agir directement sur les possibilités de créer, en bloquant les outils et l’accès aux ressources culturelles. Laisser les gens utiliser les outils à leur guise, puiser dans la culture, partager leurs créations et leurs expériences serait dangereux pour l’industrie. Et c’est précisément ce que certains ont proposé en introduisant des alternatives basées sur les principes de liberté, d’indépendance et de communauté. Le film en propose un petit tour d’horizon, avec des interviews de DJ Danger Mouse auteur du remix "Grey Album", Andrew "bunnie" Huang, premier à avoir réussi à "hacker" une Xbox de Microsoft, Jason Schultz, avocat à l’Electronic Frontier Fondation, Richard Stallman, gourou du logiciel libre, le rappeur Adam "Doseone" Drucker, et le professeur Lawrence Lessig, fondateur des Creative Commons.

+ Dear Bill Gates

Sarah J. Christman, 2006, US, video, vo , 17'

Une lettre de fan à Bill Gates. Sarah l’interroge sur son projet "Corbis", l’une des plus grandes collections privées de photographies dans le monde. 11 millions d’images archivées et stockées soigneusement dans une mine abandonnée, faisant de Bill Gates le gardien de notre histoire visuelle. Mais quel sens peut avoir une image conservée 1000 pieds sous terre, à l’abri de tout regard ?

31.05 > 22:00
Dear Bill Gates

Une lettre de fan à Bill Gates. Sarah l’interroge sur son projet "Corbis", l’une des plus grandes collections privées de photographies dans le monde. 11 millions d’images archivées et stockées soigneusement dans une mine abandonnée, faisant de Bill Gates le gardien de notre histoire visuelle. Mais quel sens peut avoir une image conservée 1000 pieds sous terre, à l’abri de tout regard ?


RiP : A Remix Manifesto

An innovative film that looks at the freedom of speech and questions the well-foundedness of intellectual property policy in the digital age. The first "open source" documentary for which Brett Gaylor shared his rushes with hundreds on the Internet, asking them to enrich his project by re-editing the scenes.

http://www.opensourcecinema.org

14.05 > 20:00 + 24.05 > 22:00 + 30.05 > 18:00
Sonic Outlaws

Craig Baldwin uses the "U2 vs. Negativland" case (lawsuit against copyright violation of the "U2 brand") to create a frenetic film collage pooled from the four corners of culture, mirroring the techniques that Negativland uses in its audio work.

14.05 > 22:00 + 22.05 > 20:00
Stolen Art une collection particulère

While investigating the mysterious collection of "Stolen Art" presented in 1978 in a New York gallery by the Czech artist Pavel Novak, Simon Backès questions the identity of art and how it is seen as an object of someone’s material and intellectual property. A film reminiscent of "F for Fake" by Orson Welles, also in our program.

In the presence of Simon Backès

15.05 > 20:00
Sita Sings the Blues

A free adaptation of the "Râmâyana" book - the epic Indian legend of Sita - a jubilatory musical comedy that goes back and forth between autobiography and phantasmogoria. An animated film written, directed and animated entirely by Nina Paley, without a budget or a studio ! As a self-proclaimed "anti-copyright" activist, Nina has "freed" Sita by giving it a "Creative Commons Attribution-Share Alike" license since the end of February... and the 35mm will be at Nova for three exceptional screenings !

http://www.sitasingstheblues.com/

Interview of Nina Paley on copyrights]

15.05 > 22:00 + 23.05 > 18:00 + 31.05 > 20:00
Sex Galaxy

A 100% recycled "green movie", starting from the "Voyage to the Planet of Prehistoric Women", a Corman production that was itself a mercenary dug out of "Voyage from the Prehistoric Planet", a film that is just an American version of the fantastic Russian film "Planeta Bur"...

http://www.stag-films.com

16.05 > 00:00
Les Glaneurs et la Glaneuse

Gleaning is not only tolerated, but also regulated, even when done on private property. The practice however does not necessarily have to disturb the property owners, to the contrary... Documentary where gleaning and recycling off all kinds are joyously documented by the "old filmmaker, young artist" Agnès Vardas.

16.05 > 18:00
Deux ans après

Our debonair gleaner of images reconnects with some of the protagonists from "Les Glaneurs et la la Glaneuse", but also with the authors of some atypical messages received in the mail...

31.05 > 18:00
F for Fake

Welles’ investigation into one of the most notorious counterfeiters of the 20th century, Elmyr de Hory, reflects on what is real and what is false in a work of art, complete with his own stabs at the art market and its experts...

16.05 > 20:00
Kuhle Wampe, Wem gehört die Welt ?

Great Depression era Berlin : the unemployed organize themselves into a property-free community... Censors at the time ban the political pamphlet written by Bertolt Brecht in which he poses the simple question "to whom does the world belong ?" To the exploiters or the exploited ?

16.05 > 22:00 + 30.05 > 20:00
The Corporation

"The Corporation" uncovers the legal and psychological mechanisms that have led to corporations dominating the world, and destroying it in all impunity ! Through furious marketing and lobbying, corporations demand more privatization of services and public spaces, of life itself. Edifying and well-rounded, "The Corporation" also offers visual pleasure, rich in archived public domain footage found on "archive.org". After a bad run due to poor distribution in the movie theatres, the authors decide to grant free access to their film on the Internet... but nothing is better than (re)discovering it on the big screen !

17.05 > 18:00
Fuck Mickey Mouse Dennis Nyback presents...

The "Fuck Mickey Mouse" compilation from the collector Dennis Nyback brings together ten hilarious animated films from the 30s and 40s, exhibiting how other studios stood their ground against the Disney mastodon by stealing its icons and turning them into very crude parodies…

Home

(Dennis Nyback won’t be present, but you will receive information about each film during the screening)

A TOYLAND TALE (1931)
ONE MORE TIME (1931)
SNOW WHITE (1933)
JOHNNY SMITH AND POKER-HUNTAS (1938)
PORKY IN WACKYLAND (1938)
YOU OUGHT TO BE IN PICTURES (1940)
A CORNY CONCERTO (1943)
RED HOT RIDING HOOD (1943)
COAL BLACK AND DE SEBBEN DWARFS (1943)
DER FUHRER’S FACE (1943)

22.05 > 22:00
Les pirates du vivant

Using the example of a yellow bean patented in the USA although it has existed for millenia in Mexico, a denunciation of bio-piracy and the colonial system that continues to conquer "unknown territories" of our common heritage that should remain natural and free.

24.05 > 18:00
Le Monde selon Monsanto

Implanted in 46 countries, Monsanto has become the world leader in Genetically Modified Organisms (GMO) and is one of the most controversial companies in industrial history due to the toxicity of its chemical products. In collusion with the American administration, Monsanto has erected a massive guard of lies, pressure and attempts at corruption to become the number one seed manufacturer in the world, a slap in the face of all principles of precaution that have earned that name.

24.05 > 20:00
Steal This Film : Trial Edition

"Steal This Film" (2006) was shot collaboratively and offered for free online. It recounts the first episode of The Pirate Bay going head to head with the Hollywood entertainment industries. Steal This Film II (2007) invites you to reflect more generally on the idea of copyright, going all the way back to the invention of the printing press. Last April, Pirate Bay lost the case. Steal This Film : Trial Edition is a remix of the film that includes filmed reenactments from the trial, "a piece of theater for the media".

http://www.stealthisfilm.com

In presence of Jamie King, League of Noble Peers’director/productor

29.05 > 20:00
La société du spectacle

"We must take back that which the spectacle has taken from reality. The expropriators of the spectacle will be expropriated. The world has already been filmed. Now it is time to transform it."
(Guy Debord, "La Société du Spectacle", the quintessential misappropriation film).

29.05 > 22:00
In Limbo + Rip in Pieces America

+ In Limbo

Simon Arazi, 2001, BE, video, vo nl st fr, 43'

Satirical homage to contemporary propaganda, "In Limbo" is composed entirely of images from American satellites that have been fraudulently intercepted (in the presence of the director).

+ Rip in Pieces America

Dominic Gagnon, 2009, CA, video, vo ang , 62'

A kind of obscure portrait of contemporary USA composed of videos that come from free web-hosting sites where the crisis, fear and paranoid psychosis are always present...

30.05 > 22:00
In Limbo

Satirical homage to contemporary propaganda, "In Limbo" is composed entirely of images from American satellites that have been fraudulently intercepted (in the presence of the director).


Rip in Pieces America

A kind of obscure portrait of contemporary USA composed of videos that come from free web-hosting sites where the crisis, fear and paranoid psychosis are always present...


Alternative Freedom

The culture industry continues to impose its vision of intellectual property and build a giant framework to guarantee its protection. "Alternative freedom" denounces the contradictions and dangers all while introducing alternatives based on the principles of liberty, independence and community. (With DJ Danger Mouse and his "Grey Album", Andrew "bunnie" Huang, first person to "hack" Microsoft’s Xbox, Jason Schultz, lawyer with the Electronic Frontier Foundation, Richard Stallman, guru of open source software, the rapper Adam "Doseone Drucker, and professor Lawrence Lessig, founder of Creative Commons).

31.05 > 22:00
RiP : A Remix Manifesto

Vertrekkend van het portret van Girl Talk, een DJ die Mashup beoefent (twee nummers vermengen op een vaak feestelijke en grappige manier, maar ook illegaal), bevraagt deze innoverende documentaire, in het licht van de vrije meningsuiting, de geldigheid van intellectueel eigendom in het digitale tijdperk. We komen er enkele aanhangers van het "vrije" tegen : Lawrence Lessig, oprichter van Creative Commons (cc), Cory Doctorow, blog-journalist en science-fiction auteur die onder cc uitgeeft ; of nog de Braziliaanse muzikant Gilberto Gil. Met een subtiele analyse slaagt RIP er in om de glans van een aantal ikonen van het massavermaak af te krabben zoals Walt Disney of The Rolling Stones die hun succes bouwden op onrechtmatige toeëigeningen. We kunnen ze vergelijken met bedrijven die zonder schaamte beslag leggen op natuurlijke elementen... Waar blijft de reactie van het Mouse Liberation Front ? Je zou RiP als de eerste "Open source" documentaire kunnen beschouwen. Het duurde zes jaar om hem uit te werken. Brett Gaylor (onafhankelijk regisseur en web-activist waarvan het project homelessnation.org ook het ontdekken waard is) heeft zijn rushes en beeldbronnen met honderden internetgebruikers gedeeld en hen aangemoedigd om de sequenties te remixen en ze zo te verrijken. En wat een succes ! Een RIP 2.0 is al in de maak. Je hebt het begrepen, het gaat hier om een radikale in vraagstelling van bepaalde waarden en van arbitraire rechten met een reukje aan.

14.05 > 20:00 + 24.05 > 22:00 + 30.05 > 18:00
Sonic Outlaws

Opgepast voor de ogen en oren ! "Sonic Outlaws" is de ontmoeting tussen Negativland, pionniers van de "Jamming culture" en de geluidscollage, en Craig Baldwin, cineast en buitengewone beeldenverzamelaar, specialist van de verdraaiingen, omkeringen en hercontextualisering van beelden en geluiden. Vroeger pikte hij beelden in de filmzalen met zijn super8-camera, vandaag is hij operator... Vertrekkende vanuit de zaak "U2 vs. Negativland" - een rechtszaak tegen de leden van Negativland voor inbreuken op het copyright en het "merk" U2 - creëert Graig Baldwin, net zoals Negativland met hun geluidswerk, een frenetieke collage-film, puttend uit alle uithoeken van de cultuur. Hij ontmoet culturele piraten, mediatieke barbaren en andere knutselaars in allerlei soorten die spelen met het afval dat de culturele industrie achterlaat, wat een heel nieuw leven geeft aan materie die bedoeld was voor eenmalig gebruik. De kracht, intelligentie en humor van "Sonic Outlaws" vind je in de kruising tussen inhoud en vorm van de film. De collage wordt taal ; de beelden, de geluiden en de verschuivingen tussen al deze informatie illustreren op de meest logische en sprekende wijze de reflecties waar het hier over gaat.

14.05 > 22:00 + 22.05 > 20:00
Stolen Art

Met een onderzoek naar de mysterieuze collectie “Stolen Art”, voorgesteld in 1978 op de verdieping van een Newyorkse galerij door de Tsjechische artiest Pavel Novak, bevraagt Simon Backès de identiteit van kunst, bekeken als voorwerp van eigendom, zowel in materieel als in intellectueel opzicht. Kan een kunstwerk bestaan zonder artiest ? Bestaat schoonheid zonder copyright ? En wie is de bizarre persoonlijkheid van Pavel Novak ? Een geniale vervalser met machiavelistische trekjes ? Een misdadiger die meesterwerken steelt en kopijen in de plaats zet in de grootste musea ? En trouwens, hoe kan je er zeker van zijn dat niet-gesigneerde werken echt wel van de meester afkomstig zijn waarvoor men ze houdt ? Zoveel storende vragen waarop de film antwoord tracht te geven, een beetje als een echo van de film “F for Fake" van Orson Welles die we eveneens in dit programma vertonen.

In aanwezigheid van Simon Backès

15.05 > 20:00
Sita Sings the Blues

Vrije verfilming van "Râmâyana" - een Indische legende over Sita, de vrouw van Râma, gevangene van de demoon Râvana - vermengd met de teleurstellingen van een jonge Amerikaanse uit onze tijd, in de steek gelaten door haar lief. Een muzikale animatie-komedie waar biografie en fantasie elkaar bestuiven, een visueel delirium en een explosie van muziek en kleuren, navigerend van de ene animatietechniek naar de andere, en van een ongeziene spontaneïteit ...
"Sita Sings the Blues" werd volledig geschreven, gerealiseerd en geproduceerd door Nina Paley, zonder geld en zonder studio achter zich, met haar computer en puttend uit rechtenvrije beeldbronnen, met de hulp van enkele vrienden voor het geluid en de muziek, en dit alles met veel vondsten, talent en vrijgevigheid. Met haar film kwam Nina Paley al gauw terecht in het anti-copyright activisme. De erfgenamen van de rechthebbenden van de jazzpartituren van de jaren ’20, vertolkt door Annette Hanshaw - opnamen die nu in het publieke domein zijn, en die centraal staan in "Sita Sings the Blues" - eisten onmogelijke sommen geld, wilde ze de film in officiële release brengen. Zo komt het dus dat Nina in februari van dit jaar Sita "bevrijdde" onder de licentie "Creative Commons Attribution-Share Alike", één van de meest open licenties, een waar geschenk voor het publiek. De film begint te circuleren en wordt gedeeld op het net. En sinds vorig jaar is de film eveneens op 35mm kopij te zien via een alternatieve distributie, waar hij roem oogst op verschillende festivals zoals in Annecy en het Brusselse Anima. In Nova krijg je drie kansen om hem te zien. Men zegge het voort !

Interview van Nina Paley over copyrights]

15.05 > 22:00 + 23.05 > 18:00 + 31.05 > 20:00
Sex Galaxy

Een goeie honderd jaar in de toekomst. Om de overbevolking en opwarming van het klimaat het hoofd te beiden, verbiedt de wereldregering alle seks als zijnde een illegale activiteit. In deze context besluit een groep astronauten op een eenzame missie in een ver afgelegen sterrenstelsel een kleine omweg te maken om na te gaan of het gerucht rond het bestaan van een planeet bevolkt door onverzadigbare vrouwen wel op waarheid berust... . En, voila, een scenario voor een sci-fi sexploitation komedie is geboren. De originaliteit van de film ligt in het feit dat deze voor 100% gerecycleerd is, volledig opgetrokken uit beelden afkomstig uit andere films ! Net zoals Roger Corman of andere doe-het-zelvers uit het B tot Z genre het hem hebben voorgedaan, put Mike Davis lustig uit het enorme beeldmateriaal dat voorhanden is in het publieke domein. Corman & Co schaamden zich niet om één of andere geweldig fragment uit een andere film te pikken of een bijkomende seksscène in te blikken om een al uitgebrachte film extra te kruiden voor een rijper publiek. De belangrijkste bron waaruit "Sex Galaxy" samplet, is "Voyage to the Planet of Prehistoric Women", een Corman productie uit 1968 die zelf al niets anders was dan een commerciële heruitgave van "Voyage to the Prehistoric Planet" uit 1965, maar dan voorzien van een supplementair erotisch subplot. En de eerste film was op zijn beurt al een geamerikaniseerde versie van een Sovjet sciencefiction film uit 1962, "Planeta Bur". Sex Galaxy is dus de vierde generatie van hetzelfde beeldmateriaal, een recyclagefilm met het door de regisseur bedachte label "green movie"...

http://www.stag-films.com

16.05 > 00:00
Les Glaneurs et la Glaneuse

Met een kleine DV-camera in de aanslag, ontmoet Agnes Varda in de stad en op het platteland personen van alle leeftijden, vaak van bescheiden afkomst, die sprokkelen op de velden of plukken in de bomen na de oogst, die groenten en fruit bijeenzoeken die de landbouwindustrie niet wenst, die voedsel recupereren in de containers van supermarkten of op het einde van de markt. Sprokkelen gebeurt ook met gebruiksvoorwerpen, bijvoorbeeld op de ophaaldag van de vuilbakken. De voorwerpen worden gerepareerd, gerecycleerd, en opnieuw gebruikt, soms dienen ze om kunstvoorwerpen van te maken. Sprokkelen wordt getolereerd maar ook steeds meer gereglementeerd, alhoewel het op privé-terreinen de eigenaars niet altijd hindert, wel integendeel... Agnes Varda, sprokkelaarster bij uitstek, wandelt met haar camera in de musea, op zoek naar beelden van kunstwerken uit het verleden als tegenhanger van een gebruik uit de oude wereld dat ondanks alles overleeft in deze moderne tijden.

16.05 > 18:00
Deux ans après

"Les Glaneurs et la Glaneuse" was een waar schoot in de roos voor Agnes Varda. Ze ontving talrijke sympathie-betuigingen, dankbriefjes en nieuwe getuigenissen over sprokkelen. Dit was de aanleiding voor onze joviale sprokkelaarster om enkele protagonisten van weleer terug op te zoeken, maar ook om bepaalde auteurs van de atypische berichtjes te ontmoeten. Als bonus bij dit vervolg op "Les glaneurs..." stellen we ook een korte analyse voor van Varda van het schilderij "Des Glaneuses" geschilderd in 1857 door Jean-François Millet, en centraal in haar filmisch tweeluik dat we u ten zeerste aanraden om (opnieuw) te ontdekken.

31.05 > 18:00
F for Fake Vérités et mensonges

"Ladies and gentlemen, by way of introduction... this is a film about trickery and fraud, about lies. (...) Almost any story is almost certainly...some kind of lie. But not this time. No, this is a promise. During the next hour, everything you’ll hear from us is really true... and based on solid facts." Met deze voice-over opent Orson Welles zijn film waarop hij honderd keer FAKE ! FAKE ! FAKE ! over het scherm laat defileren. Onze aandacht is gewekt, ons wantrouwen gescherpt. Via een semi-documentaire enquête over één van de grootste vervalsers van de twintigste eeuw, Elmyr de Hory, laat Welles ons reflecteren over echt en vals. Op een heel ambigue wijze speelt hij met onze perceptie van de werkelijkheid en doet ons twijfelen over waargebeurde feiten. Om ons nog meer zand in de ogen te strooien stelt hij zich zelf voor als een meester oplichter, een charlatan die ons erin luist met zijn goocheltrucjes. De vervalsers drijven niet alleen de spot met de kunstmarkt en diens zelfverklaarde kenners, ze stellen pertinente vragen : Wie maakt het kunstwerk ? De kunstenaar of de constructie die is gecreëerd rond zijn handtekening ? En een artiest die zich specialiseert in handtekeningen, is die nu een kunstenaar of een oplichter ? Waarom heeft enkel Picasso het recht een Picasso te maken ? En kan hij zelf een valse Picasso maken ? Wat telt is niet het echte van het valse te kunnen onderscheiden maar het goede valse van het slechte valse... Tot slot is "F for Fake" voor Orson Welles de gelegenheid om zich uit te volledig uit leven met de montage en meer bepaald de ludieke recyclage van fragmenten uit B-films !

16.05 > 20:00
Kuhle Wampe, Wem gehört die Welt ?

In het Berlijn van de Grote Depressie heeft Annie iets met Fritz, wanneer de werkloze broer van het meisje zich van het leven berooft. De familie kan de huur niet meer betalen en wordt op straat gegooid. Het koppel viert hun verloving dus in de tent van Annies ouders op Kuhle Wampe, een camping die wordt opengehouden door de lokale werklozen. Op een dag wordt er een sportief en politiek feest georganiseerd om de slachtoffers van de crisis een beetje op te peppen... De toenmalige censuur verbood dit politieke pamflet geschreven door Bertolt Brecht, waarin hij een eenvoudige vraag stelt : "van wie is de wereld" ? Van de uitbuiters of de uitgebuiten ? Zijn polemische en didactische kracht, gedragen door de muziek van Hans Eisler, maken van deze film een efficiënt instrument van agit-prop. De eerder onbekende film "Kuhle Wampe" is ondertussen in het publieke domein terechtgekomen. Ons doet hij vaag denken aan "TAZ" (Temporary Autonomous Zone), een politiek concept ontwikkeld door de "ontologische anarchist" Hakim Bey, die sindsdien beroemd is geworden in het cyber-milieu.

TAZ > http://infokiosques.net/spip.php?article381

+ Nécessaire(s) Territoire [s]

Benoît Perraud, 2006, FR, video, vo st ang, 21'

Aan de hand van ontmoetingen in het krakersmilieu van Limoges, La Rochelle, helemaal tot in Barcelona gaat deze copyleft-Super8-film op zoek naar wat autonome plekken zijn en kunnen zijn, naar de alternatieven die ze voorstellen en de uitvloeisels hiervan : de utopie.

(Dank aan Goethe Institut)

16.05 > 22:00 + 30.05 > 20:00
Nécessaire(s) Territoire s

Aan de hand van ontmoetingen in het krakersmilieu van Limoges, La Rochelle, helemaal tot in Barcelona gaat deze copyleft-Super8-film op zoek naar wat autonome plekken zijn en kunnen zijn, naar de alternatieven die ze voorstellen en de uitvloeisels hiervan : de utopie.


The Corporation

"The Corporation" is een opmerkelijke dissectie van de manier waarop multinationals functioneren. De film laat de bestaande orde, evenals ons comfort, onze consumptiegewoonten en onze sociale waarden op hun grondvesten daveren. De bedrijven, deze "morele personen" met pathologische gedragskenmerken voor wie overheersing een specialiteit is, koesteren in de eerste plaats hun "trademarks" (gedeponeerde merken) door de consument lastig te vallen met doorlopende marketing van in de wieg tot het graf. En met goed geoliede lobbies, eisen ze steeds meer privatisering van publieke ruimte en diensten, tot het leven zelf ! Een druppel die uit de hemel valt wordt opgeëist in naam van "winst" en "eigendom", net zoals onze genen, ons bewustzijn... Maar "The Corporation" is ook een visueel plezier want rijk aan verbazende archieven, voor het merendeel gevonden via de openbare gegevensbank archive.org woordoor de film kon bestaan. Trouwens, ten gevolge van een slechte distributie, besloten de auteurs om hun film vrij toegankelijk te maken op het web.

http://www.thecorporation.com
http://www.archive.org

17.05 > 18:00
Fuck Mickey Mouse Dennis Nyback presents...

Zonder filmverzamelaars en andere amateur-archivarissen zou een groot deel van het culturele patrimonium waar we vandaag van kunnen genieten, al lang verloren zijn gegaan. Wat dan te zeggen van werk dat sommigen het liefst in de vuilbak zien gekieperd... De korte animatiefilmpjes uit de jaren 30 en 40 van de bijzondere Amerikaanse verzamelaar Dennis Nyback vallen zeker in deze laatste categorie. De "Fuck Mickey Mouse" compilatie verzamelt tien films die tonen hoe andere studio’s zich positioneerden tegenover de Disney mastodont. Dit kon gaan van simpelweg plagiëren van Disney’s geliefde tekenfilmiconen tot het oneigenlijke gebruik van deze figuren in soms zeer crue parodieën (zie bijvoorbeeld de "zwarte" versie van Sneeuwwitje). Enkele van deze originele filmpjes tonen ook hoe nonkel Walt, niet tevreden met de Disneyficatie van allerlei traditionele fabels en sprookjes, ook nog schaamteloos creaties van andere studio’s heeft gepikt. Ja, ja en dan te weten dat de Disney Company nu één van de meest bedrijvige en hevige verdedigers is van het copyright ! Wij eindigen de compilatie in schoonheid met een authentieke Disney animatie die een Oscar heeft gewonnen in 1943 alvorens hij door de studio zelf in de ban werd geslagen : Donald Duck vs Hitler in "Der Fuehrer’s Face"...

(Dennis Nyback zal helaas niet aanwezig zijn, maar wij voorzien zelf in een inleiding voor elke film)

A TOYLAND TALE (AKA TOYLAND ADVENTURE) (1931)
ONE MORE TIME (1931)
SNOW WHITE (1933)
JOHNNY SMITH AND POKER-HUNTAS (1938)
PORKY IN WACKYLAND (1938)
YOU OUGHT TO BE IN PICTURES (1940)
A CORNY CONCERTO (1943)
RED HOT RIDING HOOD (1943)
COAL BLACK AND DE SEBBEN DWARFS (1943)
DER FUHRER’S FACE (1943)

22.05 > 22:00
Les pirates du vivant

In 1999 verkrijgt Larry Proctor een octrooi in Washington voor het uitvinden van een variëteit van de gele boon. Alleen is deze bonensoort die hij verbouwt in de V.S. eigenlijk door hem meegebracht uit Mexico. Het brevet dat aan hem werd uitgereikt op basis van het feit dat het om een "nieuw" gewas gaat in de V.S., geeft hem volgens de internationale akkoorden het recht om royalties te eisen van de Mexicaanse boeren ! In India begon een volksstrijd tegen de roofdieren van de octrooikantoren in Amerika, Europa en Japan die het opnemen voor de multinationals. Het veelvuldige gebruik van planten die integraal deel uitmaken van de plaatselijke cultuur en tradities, wordt bedreigd door de octrooien aan verschillende eigenaars.
In deze reportage ondervraagt M-M Robin de legitimiteit van het octrooirecht op levende organismen en legt de ontsporingen en misbruiken van het systeem bloot. Wat gebeurt er als iemand zich het partimonium eigen maakt waarop anderen tellen om van te leven ? De octrooien worden vrij gemakkelijk afgeleverd, vaak zonder de principes van nieuwigheid en uitvinding te respecteren waarop het systeem eigenlijk gebaseerd is, wat vrij spel laat aan biopiraterij. Eén keer toegestaan, is het daarentegen extreem moeilijk om ze te annuleren. Hier is sprake van een regelrecht koloniaal systeem dat zijn greep meer en meer uitbreidt op het nog grotendeels onontgonnen terrein van het gemeenschappelijke, natuurlijke en gratis patrimonium.

links : Amerikaanse patentwet zet Iraakse boeren met rug tegen de muur]

24.05 > 18:00
Le monde selon Monsanto

Met filialen in zesenveertig landen is Monsanto de wereldleider van de genetisch gemanipuleerde organismen (GGO’s). Monsanto is ook één van de meest controversiële ondernemingen van de industriële geschiedenis. Sinds haar oprichting in 1901 heeft het bedrijf een hele lijst processen aan haar been omwille van de toxiciteit van haar producten. Denk maar aan het giftige sproeigas "agent orange" dat het Amerikaanse leger gebruikte in de oorlog in Viëtnam, en dat tot op de dag van vandaag kankerverwekkend is voor de bevolking. Of aan het onkruidverdelgingsmiddel Roundup dat dramatische gevolgen had voor de boeren uit het zuiden... Vandaag verkoopt de multinational zich als de onderneming van de "wetenschap van het leven", bekeerd tot de deugden van de duurzame ontwikkeling. Op basis van documenten, getuigenissen van slachtoffers, wetenschappers en politici reconstrueert "De wereld volgens Monsanto" de wording van een industrieel imperium. Met behulp van vele leugens, ondersteund door de Amerikaanse administratie, de uitoefening van grote druk en pogingen tot corruptie is Monsanto de grootste producent van zaaigoed geworden. De GGO’s worden over heel de wereld verspreid, zonder controle op de mogelijke effecten voor de natuur of de volksgezondheid. Zelfs hun zogenaamde deugdelijke werking wat betreft kwaliteit en productiviteit ontsnapt aan elke controle !

24.05 > 20:00
Steal This Film : Trial Edition

Steal This Film is een website waarop men een aantal videodocumentaires omtrent het uitwisselen van bestanden via het internet kan downloaden. Er bestaan tot nu toe 2 delen in de serie : "Steal this film I" en "Steal this film II". Beide films werden gemaakt door The League of Noble Peers. "Steal this film I" (2006) vertelt de gerechtelijk vervolging van de Zweedse website Pirate Bay, één van de grootste BitTorrent Trackers op het internet. Aangezien deze rechtszaak nog steeds gaande is, bestaan er ook een aantal recentere versies van deze documentaire. "Steal this film II" (2007) onderzoekt of het bestaande copyright-bestel, dat ontwikkeld werd voor de drukpers, nog toepasbaar is op het internet. The League of Noble Peers bereidt momenteel een derde documentaire voor, "Steal this Film The Movie" waarin zij de discussies, die de eerste twee documentaires teweeg brachten, in beeld brengen. Eén van de leden van de The League of Noble Peers, Jamie King, zal aanwezig zijn tijdens de vertoning van deze film.

http://www.stealthisfilm.com

In aanwezigheid van Jamie King

29.05 > 20:00
La société du spectacle

"De wereld van vandaag is zodanig overgeschreven in beelden dat er van alles minstens twee eigenaars zijn : diegene die de effectieve eigendom heeft en diegene die de rechten bezit van het beeld dat ervan gemaakt is. De wereld loopt dan ook het risico paradoxaal genoeg onzichtbaar te worden als men niet alleen rekening moet houden met de verkoopbare reproductierechten, maar ook met de één of andere eigenaar die een kijkrecht of censuurrecht wil inroepen, wat er snel toe zou leiden dat deze wereld niet vertoond kan worden, de details niet, dus het geheel ook niet, en dit op een manier die niet te verdedigen is. Het verbod alle of een deel van de bestaande beelden te hergebruiken (in een tijdperk dat de pretentie heeft zulk een belangrijke plaats toe te kennen aan deze cultuur, maar deze tegelijkertijd zo wreed verbant) ontzegt een kunstenaar het recht op citeren en het recht de vroegere culturele elementen opnieuw een rol te laten spelen, het ontzegt hem de "spektakelmaatschappij" te bekritiseren en het ontzegt hem het recht te laten zien waar hij het over heeft. Bovendien beroept de auteur zich niet op het geprivilegieerd statuut dat zal toegekend worden aan "de kunstenaar". Een kritiek van het spektakel is ook een kunstkritiek. Maar kunst, om bekritiseerd en overtroffen te kunnen worden, moet eerst en vooral vrij zijn. Dat is de basis van het juridisch statuut dat ze al eeuwenlang heeft in bourgeoisdemocratieën. De vraag is dus nu of film, zoals de huidige maatschappij het zo vaak verkondigt, op een bepaalde manier een kunst is. Of behoort ze alleen toe aan industriëlen en politici ?"
(Fragment uit een brief van Guy Debord aan Gérard Lebovici over "La Société du spectacle", een onovertroffen film over "détournement", verdraaiing.)

+ Réfutation de tous les jugements, tant élogieux qu’hostiles, qui ont été jusqu’ici portés sur le film « La société du spectacle »

Guy Debord, 1975, FR, 35mm, vo , 22'

29.05 > 22:00
Réfutation de tous les jugements, tant élogieux qu’hostiles, qui ont été jusqu’ici portés sur le film « La société du spectacle »
In Limbo + Rip in Pieces America

+ In Limbo

Simon Arazi, 2001, BE, video, vo nl st fr, 43'

"In Limbo", een satirische hommage aan hedendaagse propaganda, is helemaal opgebouwd uit beelden van Amerikaanse satellieten die illegaal zijn onderschept : "live-footage" van het nieuws of berichten bestemd voor de werknemers van multinationals of de troepen van de gevestigde orde. Een collagefilm in de vorm van een archeologische studie van een zekere "overtuigingscultuur" waar reclame, bedrijfscultus en politiek voortdurend in elkaar overlopen.
(In aanwezigheid van Simon Arazi)

+
*Rip in Pieces America

+ Rip in Pieces America

Dominic Gagnon, 2009, CA, video, vo ang , 62'

De gratis videosites lopen over van getuigenissen en filmdagboeken, opgenomen door mensen die hun kijk op de wereld willen delen. Maar geleidelijk aan verdwijnen ze, soms worden ze eruit gefilterd om hun inhoud. Dominic Gagnon is begonnen deze te verzamelen, en in zijn montage creëert hij een donker portret van de huidige Verenigde Staten, aan de rand van de crisis, van de angst, psychose en paranoia. De film getuigt van een verwarde sfeer.

30.05 > 22:00
In Limbo

"In Limbo", een satirische hommage aan hedendaagse propaganda, is helemaal opgebouwd uit beelden van Amerikaanse satellieten die illegaal zijn onderschept : "live-footage" van het nieuws of berichten bestemd voor de werknemers van multinationals of de troepen van de gevestigde orde. Een collagefilm in de vorm van een archeologische studie van een zekere "overtuigingscultuur" waar reclame, bedrijfscultus en politiek voortdurend in elkaar overlopen.
(In aanwezigheid van Simon Arazi)

+
*Rip in Pieces America


Rip in Pieces America

De gratis videosites lopen over van getuigenissen en filmdagboeken, opgenomen door mensen die hun kijk op de wereld willen delen. Maar geleidelijk aan verdwijnen ze, soms worden ze eruit gefilterd om hun inhoud. Dominic Gagnon is begonnen deze te verzamelen, en in zijn montage creëert hij een donker portret van de huidige Verenigde Staten, aan de rand van de crisis, van de angst, psychose en paranoia. De film getuigt van een verwarde sfeer.


Alternative Freedom

Dankzij de economische macht, de invloed op de politiek en media en de dreiging voor een ineenstorting van de artistieke creativiteit, slaagt de culturele industrie erin haar visie op intellectueel eigendom op te dringen. Ze creëert een steeds strakker kader om haar belangen veilig te stellen. "Alternative Freedom" stelt de tegenstellingen en de gevaren ervan aan de kaak. De recente strenge wetgeving op copyright criminaliseert steeds meer toepassingen en voorkomt dat de industrie zich moet aanpassen. Vandaag kan de wetgeving de creativiteit nog niet tegenhouden, maar juridische en technologische evoluties zouden wel eens rechtstreeks de mogelijkheid tot creëren en de toegang tot culturele bronnen blokkeren. De uitwisseling van ervaring en creativiteit zou bedreigend zijn voor de culturele industrie. Dat is nu net wat enkelen voorstellen door alternatieven te introduceren die net de principes van vrijheid en onafhankelijkheid op de voorgrond zetten. Interviews met DJ Danger Mouse, de auteur van de remix "Grey Album", Andrew "bunnie" Huang, de eerste die de Xbox van Mircosoft wist te hacken, Jason Schultz, de advocaat van Electronic Frontier Foundation, Richard Stalman, de guru van de vrije software, de rapper Adam "Doseone" Drucker en de professor Lawrence Lessig, de oprichter van Creative Commons.

+ Dear Bill Gates

Sarah J. Christman, 2006, US, video, vo , 17'

Fanmail aan Bill Gates. Sarah ondervraagt hem over zijn Corbis-project, één van de grootste fotografie-privécollecties ter wereld. 11 miljoen beelden, zorgvuldig gearchiveerd en opgeslagen in een verlaten mijn. Dit maakt van Bill Gates de bewaarder van onze visuele geschiedenis. Maar wat voor zin heeft het een beeld diep onder de grond te bewaren, ver weg van alle blikken ?

31.05 > 22:00
Dear Bill Gates

Fanmail aan Bill Gates. Sarah ondervraagt hem over zijn Corbis-project, één van de grootste fotografie-privécollecties ter wereld. 11 miljoen beelden, zorgvuldig gearchiveerd en opgeslagen in een verlaten mijn. Dit maakt van Bill Gates de bewaarder van onze visuele geschiedenis. Maar wat voor zin heeft het een beeld diep onder de grond te bewaren, ver weg van alle blikken ?


https://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=1214&lang=fr