> Raro Italiano

Raro Italiano

Cette année, nous vous proposons un module consacré à l’âge d’or du cinéma de genre italien. Dans les années 60 et 70, ce pays était la figure de proue d’un cinéma parallèle, s’illustrant dans des genres tels que le Péplum, le Western spaghetti, le polar, les comédies sexy, etc. C’est durant cette période que des réalisateurs comme Mario Bava, Vittorio Storaro, Umberto Lenzi, Lucio Fulci et Dario Argento se sont fait connaitre. Le cinéma transalpin réussit alors à créer un style unique, s’inspirant des films de genre américains, accompagnés d’une touche européenne, d’une tradition littéraire et d’une liberté de ton étonnante. La musique a contribué à donner une audience internationale à ces films grâce à des compositeurs comme Ennio Morricone.
Dans ce module, nous nous sommes concentré sur le "Giallo", un genre de thriller violent composé d’intrigues alambiquées, avec une fascination pour les phénomènes d’aliénations, les paranoïas et autres psychoses. Comprenant également de fréquentes scènes de nudité, le tout est filmé avec outrance. Le terme "Giallo", signifiant jaune, rappelle la couleur de couverture de la collection littéraire publiée par Mondadori. Ne voulant pas présenter les titres les plus connus, nous nous sommes penchés sur des films plus étranges, oubliés, rarement ou même jamais montrés en dehors de leur pays d’origine, dans leur format 35mm original et dans l’état dans lequel nous avons pu les trouver...
Nous rendrons un petit hommage au "poliziottescho", film policier au style très sec et brutal, à la violence nihiliste et qui entend critiquer le crime organisé et le climat politique de l’époque. Nous projetterons "Milano Calibro 9" de Fernando di Leo. La séance sera suivie d’un concert de Calibro 35, groupe italien qui réinterprète les musiques délirantes de ces films.
Hommage aussi au "Fumetti neri", séries de bandes dessinées dont les plus célèbres sont Diabolik et Kriminal. Le cinéma et la BD se sont mutuellement entrainés à franchir les frontières de l’horreur graphique et de la représentation sexuelle explicite, aboutissant aux films de zombies, de cannibales et à la "Naziploitaion". Corrado Farina viendra en personne nous présenter "Baba Yaga", un film de genre de 1973 co-écrit par Guido Crepax, auteur culte de Fumetti.
Le déclin du cinéma de genre fut rapide dès les années 1980, face aux blockbusters américains utilisant alors d’énormes moyens sur des sujets traditionnellement de Série B. Les films de genre italiens de notre époque tentent, sans argent, de refaire les films d’Hollywood, aboutissant à des résultats ridicules mais hilarants comme dans "The New Barbarians", qui lorgne du côté de "Mad Max". Les remakes sont parfois simplement pénibles et ennuyeux (la liste est longue...), mais l’aventure de ce cinéma vaut le détour et étonne encore par ses outrances et son côté subversif qui influencent encore les cinéastes d’aujourd’hui.


Il profumo della signora in nero The Perfume of the Lady in Black

Une frêle jeune femme se résigne à la soumission dans une relation sans amour. Lorsque son compagnon commence à s’intéresser aux pratiques vaudou de leurs amis Africains, un complot inhumain semble se resserrer sur elle comme un étau. Alors que l’histoire commence comme une version italienne de "Rosemary’s Baby", elle se teinte vite d’un esprit unique, au fur et à mesure qu’elle nous emporte dans un cauchemar hallucinant. On tombe, avec Mimsy Farmer, dans un passé obscur et personnel, plein d’hommes transpirants et de sentiments de culpabilité non assumés, pour s’en prendre plein la vue lors de la scène finale, grotesque et choquante, qui remet en question tout ce qui précède. La narration est intrigante et énigmatique et comprend plein de moments insaisissables. Visuellement, le film en vaut aussi la peine. Le réalisateur Francesco Barilli présente son arrière-fond comme une peinture, grâce à la remarquable utilisation des couleurs. Les superbes images picturales rappellent le maître Mario Bava.

12.03 > 22:00
Milano Calibro 9

C’est sur fond de jazzfunk pompant et choquant que, dans le milieu louche milanais, des gangsters nerveux perdent quelques grosses liasses de billets au cours d’une transaction ratée. A sa sortie de prison, Gastone Moschin est immédiatement traîné dans une voiture, largué dans une casse pour y être brutalement frappé par Mario Adorf et sa racaille, persuadés qu’il en sait plus qu’il ne le prétend. Un film-phare de la vague des (très durs) polars italiens des années septante ; un regard extrêmement brutal sur la pègre, filmé par Fernando di Leo à la manière d’un Jean-Pierre Melville sous l’emprise d’un mélange d’hormones interdites. Des personnages extraordinaires, une danse dénudée de Barbara Bouchet dans une boîte et un Mario Adorf maniaque et rentre-dedans, volant ainsi la vedette au stoïque Moschin.

13.03 > 20:00
Calibro 35

En fouinant dans de vieux vinyles à la recherche d’obscures samples, Tommaso Colliva découvrit des bandes sonores italiennes des années ’60 et ’70. Ces séduisants morceaux électrisants de films d’exploitation n’ont jamais été égalés. En 2007, il forma un groupe de jam avec Massimo Martellotta à la guitare lapsteel, Enrico Gabrielli au clavier et cuivres, Fabio Rondanini aux percussions et Luca Nano Cavina à la basse. Calibro 35 est un "killer combo" de Milan qui combine des éléments contemporains et des thèmes cinématographiques classiques ou obscurs, tout en restant fidèle à la version originale. Ils interprètent également leur propre répertoire, un étrange mélange de jazz, funk, rock, classique et improvisation. En bref, tous les ingrédients des bandes sonores italiennes admirées dans le monde entier. Des visuels et des extraits de films accompagneront le concert. Nous prolongerons ensuite les vibrations au bar du Nova avec Tommaso Colliva derrière les platines, en compagnie de DJ The Lounge Bastard.

13.03 > 22:00
Le Orme Footprints on the Moon

Une jeune femme se réveille un matin en sursaut après un rêve bizarre dans lequel un cosmonaute est abandonné sur la lune. Elle réalise ensuite qu’elle vient de perdre trois jours de sa vie. Florinda Bolkan, connue entre autres pour avoir joué dans "A Lizard In A Woman’s Skin" de Lucio Fulci, campe subtilement une femme désespérée dont l’existence lui échappe lentement. L’introduction d’éléments de science-fiction dans cette histoire aux multiples strates génère une atmosphère cauchemardesque, renforcée par la lugubre musique de Nicola Piovanni et le travail à l’image de Vittorio Storaro qui fait baigner les sublimes décors dans une lumière extra-terrestre. Soyez également attentif à Klaus Kinski - dans le plus bref mais combien saisissant ’cameo’ de sa carrière. Tous ces éléments concourent à faire de ce giallo atypique, irréel, l’un des films les plus énigmatiques jamais réalisés. Quasiment introuvable, c’est LA découverte à faire au festival.

14.03 > 22:00
Lo strano vizio della Signora Wardh The Strange Vice of Mrs. Wardh

La ravissante reine du giallo Edwige Fenech joue le rôle de Madame Wardh, mariée à un diplomate coincé et poursuivie par les souvenirs de sa relation sadomasochiste avec le dangereux Jean. Lors d’une fête décadente de la haute société, elle rencontre Georges, un charmeur dont elle tombe vite amoureuse. Entretemps, un meurtrier inconnu qui en veut aux belles femmes défraye la chronique de la ville. Sergio Martino, comme Dario Argento, a exercé une grande influence sur le courant du giallo du début des années 70. On retrouve ici les éléments typiques du genre : de superbes femmes adultères dans la haute société, des hommes forts et faibles, les tendances "mode seventies" les plus voyantes et des décorations d’intérieur incroyables. Les compositions stylées sont filmées en cinémascope et accompagnées d’une bande-son formidable. L’intrigue désespérément compliquée tourne autour de la débauche et du rasoir incisif du meurtrier mystérieux, habillé en noir avec des gants en cuir.

19.03 > 22:00
Baba Yaga

Valentina est une jeune photographe, vivant dans le milieu artistique branché de Milan. Un soir, au cours d’une promenade nocturne, elle fait la connaissance d’une femme étrange qui se fait appeler "Baba Yaga". Suite à leur rencontre, Valentina commence à avoir des visions bizarres. Et son appareil photo, de mystérieux pouvoirs. Valentina hésite entre son amour pour Arno, un modeste réalisateur et "Baba Yaga", maîtresse d’un royaume de rêves et d’érotisme. "Baba Yaga" est l’adaptation cinématographique d’une bande dessinée ’fumetti’, de la célèbre série Valentina du scénariste Guido Crepax. Isabelle De Funes (nièce de...) incarne la gracieuse Valentina tandis que "Baba Yaga" est interprétée par Caroll Baker, l’actrice qui nous offrit "Baby Doll". Une image soignée, une direction artistique stylée et une bande sonore groovy font de "Baba Yaga" une petite perle érotico-psychédélique.

Le réalisateur Corrado Farina viendra en personne présenter son film.

15.03 > 20:00
Cosa avete fatto a Solange ? What Have They Done to Solange ?

Fabio Testi est prof de gym dans une école catholique pour filles, à Londres. Lors d’une escapade amoureuse avec une de ses élèves, celle-ci s’immobilise soudain, ayant cru voir un meurtre du coin de l’oeil. Plus tard, il apprend par les médias que le corps d’une jeune femme a été retrouvé. Curieux, il se rend sur les lieux et devient ainsi immédiatement suspect auprès de la police. D’autres victimes suivent, assassinées de manière lugubre avec de profonds coups de couteaux dans le vagin. Toutes sont des élèves de cette même école catholique. Un giallo élégant de Massimo Dallamano basé sur une histoire forte signée Edgar Wallace. Malgré les thèmes d’exploitation, il s’agit d’une oeuvre d’une classe qu’on ne retrouve pas souvent dans le genre. Les belles images, à peine lumineuses, sont - chose surprenante - soignées par le maestro débauché Joe d’Amato. La bande-son d’Ennio Morricone est excellente, elle nous mène de voix de femmes cassantes en mélodies légères de piano en passant par des lignes atonales.

15.03 > 22:00
Macchie Solari Autopsy

Mimsy Farmer interprète une jeune doctorante en médecine, obsédée par sa thèse portant sur une vague de suicides. Elle est victime d’hallucinations dans lesquelles les corps se réveillent à la morgue. Elle mène une enquête sur son père, un ’chaud lapin’ récemment décédé, et cherche à assumer ses blocages et frustrations sexuels. Par ailleurs, elle est vite tiraillée entre deux hommes dont l’un lui veut du bien et l’autre du mal. Reste à savoir lequel...
Armando Crispino propose un Giallo décalé où abondent les scènes terrifiantes et les effets de caméra. Années 1970 obligent, l’aspect érotico-psychanalytique est très poussé et amène une série de situations originales et malsaines, donnant au film son ton particulier. Pour les curieux, c’est peut-être aussi le film dans lequel la musique d’Ennio Morricone est la moins remarquable...

15.03 > 00:00
Raro Italiano

*This year we present a module dedicated to the golden age of Italian genre cinema. In the 60s and 70s, Italy was the leader of parallel cinema, a pangea of genres like Péplum, the spaghetti Western, the polar, sex comdeies, etc... This was the period in which directors like Mario Bava, Vittorio Storaro, Umberto Lenzi, Lucio Fulci and Dario Argento became known. The ’cinema from across the alps’ created a unique style, inspired by American films, but with a European touch, a literary tradition and a surprising freedom in its tone. The music, made by composers like Ennio Morricone, also helped to attract an international audience.

This module focuses on the "Giallo" : a kind of violent thriller made up of convoluted plots and fascinated with phenomena like alienation, paranoia and para-psychosis. Add a dash of nudity and film with excess. The term "Giallo", Italian for ’yellow’, refers to the jacket color of a literary series published by Mondadori. Instead of presenting the usual well-known titles, we’ve opted for the more bizarre and forgotten films, those that have rarely or never been screened outside of their country of origin, in their original 35mm format and in the condition we could find...

We’ll also pay a small tribute to the "poliziottescho", brutal and dry stylized police films full of nihilistic violence as a criticism against organized crime and the political climate of the time. We’ll screen "Milano Calibro 9" by Fernando di Leo. The screening will be followed by a concert with Calibro 35, an Italian band that covers and re-interprets the frenzied music of these films. We’ll also pay homage to the "Fumetti neri", a series of comics like the famous Diabolik and Kriminal. Cinema and comics have mutually trained one another to push the frontiers of graphic horror and explicit respresentations of sex, resulting in zombie films, cannibal films and "Naziploitation". Corrado Farina will come in person to present "Baba Yaga", a genre film from 1973 co-written by Guido Crepax, a cult Fumetti author.

Genre cinema began to decline in the 1980s, unable to compete with the enormous budgets of American blockbusters that depicted the same topics and themes traditionally reserved for B-movies. More recent Italian genre films attempt to recreate Hollywood films but without the budget, resulting in some ridiculous and hilarious films like "The New Barbarians", competition for "Mad Max". The remakes are sometimes just plain embarassing and boring (the list is long...), but the cinematic adventure is worth the detour and is bound to surprise if not for its excess, than for its subversive nature that continues to influence filmmakers today.*


Il profumo della signora in nero The Perfume of the Lady in Black

A fragile young woman in a loveless relationship resigns herself to complete submission. When her partner becomes interested in the voodoo practices of their African friends, an inhuman conspiracy seems to tighten around her like a vice. The story starts like an Italian version of "Rosemary’s Baby" but quickly finds a unique voice to gradually take us into a hallucinatory nightmare. We go back in time with Mimsy Farmer to an obscure and intimate past full of sweaty men and repressed feelings of guilt, taking in a grotesque and shocking final scene to make us doubt everything that happened before. The narration is intriguing and enigmatic, full of moments that are difficult to grasp. The film is also worth seeing for its visuals. Director Francesco Barilli has a remarkable use of color, presenting everything on a backdrop like a painting. The superb pictorial images recall the master Mario Bava.

12.03 > 22:00
Milano Calibro 9

The pulsating sound of jazz-funk pumps in the background as we find ourselves in the company of sleazy Milanese gangsters, all nervous about the bundles of large bills they lost in an unsuccessful transaction. Gastone Moschin is fresh out of prison when he’s picked up in a car and brutally beaten by Mario Adorf and his bunch, the latter persuaded that the former knows more than he lets on. This film is ahead of the league when it comes to the 70s wave of (brutal) Italian whodunit films : An extremely violent look at the underworld, filmed by Fernando di Leo in the style of Jean-Pierre Melville and under the influence of various forbidden hormones. The film touts extraordinary characters, a naked night-club dance scene with Barbara Bouchet, and Mario Adorf in a maniacal revved-up delirium stealing the show from the stoic Moschin.

13.03 > 20:00
Calibro 35

Tommaso Colliva discovered Italian ’60s and ’70s soundtracks while digging through dusty crates of vinyl in search of obscure samples. From that moment on, those electrifying tracks were the main inspiration for a jam band which he formed in 2007. With Massimo Martellotta on guitars and lapsteels, Enrico Gabrielli on keyboards and brass, Fabio Rondanini on drums and Luca Nano Cavina on bass, Calibro 35 is a killer combo, combining classic and obscure theme songs with contemporary elements, all while remaining true to the originals. Visuals and outtakes of those beloved exploitation film titles will accompany the performance. After the concert, the vibe will continue in the Nova bar with Tommaso Colliva behind the turntables and Belgian-based yet Italian-minded DJ The Lounge Bastard at his side.

13.03 > 22:00
Le Orme Footprints on the Moon

A young woman wakes up with a start one morning after having dreamed of a cosmonaut abandoned on the moon. She suddenly that she’s just lost three days of her life. Florinda Bolkan, known for her performance in "A Lizard In A Woman’s Skin" by Lucio Fulci, amongst others, subtly portrays a desperate woman whose existence is slowly fading. Elements of science-fiction were introduced to this multi-faceted story, generating a nightmarish atmosphere, reinforced by Nicola Piovanni’s melancholic music and images worked by Vittorio Storaro, who bathes the incredible sets in an extra-terrestrial luminescence. Watch out for Klaus Kinski in the most brief but gripping cameo of his career. All of these elements compete to make this atypical and unreal giallo one of the most enigmatic films ever created. Nearly impossible to find, it’s THE film you should discover at the festival.

14.03 > 22:00
Lo strano vizio della Signora Wardh The Strange Vice of Mrs. Wardh

The ravishing Queen of Giallo, Edwige Fenech, plays the role of Madame Wardh, the wife of an anal-retentive diplomat chased by her memories of a sado-masochistic relationship with the dangerous Jean. She meets the seductive Georges at a decadent, high-society soirée and immediately falls in love. Meanwhile, an unknown murderer is terrorizing the town, unleashing his wrath against all beautiful women. Sergio Martino, like Dario Argento, had a great influence on the giallo trend of the early 70s. This film contains all the typical elements of the genre : beautiful adultresses from the social elite, strong and weak men, the most gaudy fashion statements of the seventies and incredible interior design. These stylized compositions are filmed in cinemascope and accompanied by a fantastic soundtrack. The desperately complicated storyline focuses primarily on debauchery and on the incisive razor blade of the mysterious murderer, dressed in black and wearing leather gloves.

19.03 > 22:00
Baba Yaga

Valentina is a young photographer living in a trendy Milanese circle of artists. During her regular stroll one evening she meets a strange woman who asks to be called "Baba Yaga". Valentine starts to have bizarre visions after their encounter, and her camera seems bestowed with mysterious powers. Valentine hesitates between her love for Arno, a modest director, and "Baba Yaga", mistress of the erotic dream world. "Baba Yaga" is the cinematographic adaptation of a ’fumetti’ comic strip from the famous Valentina series by the screenwriter Guido Crepax. Isabelle De Funes (niece of…) embodies the graceful Valentina while "Baba Yaga" is interpreted by Caroll Baker, the actress who offered us "Baby Doll". Carefully selected images, stylized artistic direction and a groovy soundtrack make "Baba Yaga" an erotic-psychedelic jewel.

Director Corrado Farina will present the film in person.

15.03 > 20:00
Cosa avete fatto a Solange ? What Have They Done to Solange ?

Fabio Testi is the gym teacher at a Catholic school for girls in London. During an amorous escapade with one of his students, she suddenly freezes, claiming to have seen a murderer from the corner of her eye. He later learns from the media that the young student’s corpse has been recovered. Curious, he visits the site and immediately becomes a police suspect. Other victims follow, brutally assassinated by way of repeated knife stabs to the vagina. All of them were students in the same Catholic school. An elegant giallo by Massimo Dallamno based on the story by Edgar Wallace. Despite the themes of exploitation, this film is a class beyond the genre. Beautiful, obscure images by –surprise !- the master of debauchery Joe d’Amato. Ennio Morricone provides an excellent soundtrack that takes us from searing female screams to gentle piano melodies, passing through atonal lines.

15.03 > 22:00
Macchie Solari Autopsy

Mimsy Farmer plays a young PhD student in medicine, obsessed by her thesis work on a wave of suicides and prone to hallucinations about bodies awakening at the morgue. She begins an investigation of her recently deceased, sex-hungry father, and tries to come to terms with her own sexual repression and frustration. She’s also quickly torn between two opposite men : one who seeks good, the other who seeks to hurt her. Who will it be…
Armando Crispino gives us a jarring giallo rife with terrifying scenes and camera effects. In the spirit of the times, the 1970s, eroticism and psychoanalysis are extremely present and lead to a series of original and unhealthy situations, lending a unique tone to the film. For those who are curious, it’s probably also the film in which Ennio Morricone’s music is the least remarkable…

15.03 > 00:00
Raro Italiano

Met deze programmamodule willen we het publiek laten proeven van het zeer diverse aanbod uit het gouden tijdperk van de Italiaanse genrefilm. In de jaren ’60 en ’70 stond Italië aan het voorfront van populaire filmgenres als peplums, spaghettiwesterns, thrillers, politiefilms, sekskomedies en horrorprenten. Vele regisseurs, cinematografen en componisten vestigden hun naam in die periode van enorme creativiteit en expansie, zoals Mario Bava, Vittorio Storaro, Lucio Fulci, Dario Argento, Bruno Nicolai, Stelvio Cipriani en Ennio Morricone.
Voor deze module hebben we enkele zeer ongewone en zelden vertoonde juweeltjes geselecteerd, bijna allen op vintage 35mm scope ! Het programma spitst zich toe op de zogenaamde "giallo", een uniek Italiaans genre van gewelddadige thrillers, getypeerd door zeer gecompliceerde verhaallijnen, een fascinatie met vervreemding, paranoia en psychose, mooie blote madammen, gratuite seks en een zeer gestileerde cameravoering en beeldcompositie. "Giallo" is Italiaans voor "geel" en verwijst naar de covers in dezelfde flashy kleur van de pulp detectiveromans waarop het genre is gebaseerd. Ook de invloed van de zogenaamde "fumetti neri", gewelddadige erotische strips zoals Kriminal en Diabolik, is niet te onderschatten.
Met "Milano Calibro 9" nemen we een zijstapje naar de "poliziottescho" of brutale politiefilm, een genre gekenmerkt door een realistische aanpak en excessief vertoon van nihilistisch geweld. Deze films lieten een kritisch beeld zien van de georganiseerde misdaad en het Italiaanse politieke klimaat van de vroege jaren ’70.
Eind jaren’70 werden de Italiaanse genrefilms steeds extremer in het etaleren van seks en geweld zoals we merken in de kannibalen, zombie of naziploitation subgenres. De neergang was toen hoe dan ook al begonnen. In de jaren’80 verdrongen Amerikaanse blockbusters de lokale producties. De reactie kwam er met Italiaanse rip-offs van iedere filmgenre dat het goed deed aan de kassa. Het resultaat is in het beste geval heel amusant ("The New Barbarians" als hilarische parodie op "Mad Max"), in het slechtste geval strontvervelend. En zo kwam een onfortuinlijk einde aan één van de meest veelzijdige en invloedrijke periodes in de Europese genrecinema.


Il profumo della signora in nero The Perfume of the Lady in Black

Een frêle jonge vrouw legt zich neer bij haar ondergeschikte rol in een liefdeloze relatie. Nadat haar lief interesse vertoont in de voodoo-praatjes van hun Afrikaanse vrienden, lijkt het alsof een meedogenloos complot langzaam de klauwen sluit rond haar tengere hals.
Wat begint als een Italiaanse versie van "Rosemary’s Baby" krijgt al snel een eigen, unieke sfeer als we verdwalen in een hallucinante nachtmerrie - samen met Mimsy Farmer dalen we af in een duister persoonlijk verleden, vol zweterige mannen en onverwerkte schuldgevoelens, om uiteindelijk rond de oren geslagen te worden met de groteske en shockerende slotscène, die al het voorgaande opnieuw in vraag stelt. Een intrigerende en enigmatische vertelling vol ongrijpbare momenten, maar ook visueel valt er veel te genieten. Regisseur Francesco Barilli toont zijn achtergrond als schilder - opvallend mooi kleurgebruik zorgt voor prachtige, schilderachtige beelden die aan grootmeester Mario Bava doen denken.

12.03 > 22:00
Milano Calibro 9

De louche Milanese onderwereld krijgt begeleiding van pompende en beukende jazzfunk als nerveuze gangsters een dikke bundel bankbiljetten kwijtspelen tijdens een foutgelopen transactie. Net ontslagen uit de gevangenis wordt Gastone Moschin meteen in een wagen gesleurd, gedumpt op een autokerkhof en daar verrot geslagen door Mario Adorf en zijn bende schorremorrie, want die zijn er vast van overtuigd dat hij van meer weet.
Topfilm van de golf aan hard-boiled misdaadfilms uit de Italiaanse seventies - een uiterst brutale kijk op de gangsterwereld in een regie van Fernando di Leo die filmt als een ontspoorde Jean-Pierre Melville op verboden hormonenpreparaten. Fantastische karakterkoppen, een schaarsgekleed dansje in de nachtclub van Barabara Bouchet en een manische Mario Adorf die voortdurend mensen in mekaar ramt en zo de show steelt als een nietsontziende psychoot, perfect geplaatst tegenover Moschin’s stoïcijnse patattenkop.

13.03 > 20:00
Calibro 35

Al grasduinend tussen oude vinyl platen op zoek naar obscure samples, ontdekte Tommaso Colliva de Italiaanse soundtracks uit de jaren ’60 en ’70. Vanaf dat moment klonk er niets meer zo verleidelijk als de elektriserende nummers van de exploitation films. In 2007 vormde hij een jam band met Massimo Martellotta op gitaar en lapsteel, Enrico Gabrielli op keyboards en brass, Fabio Rondanini op drums en Luca Nano Cavina op bass.
Calibro 35 is een uit Milaan afkomstig killer combo dat klassieke en obscure filmthema’s combineert met hedendaagse elementen, terwijl ze toch loyaal blijven aan de oorspronkelijke versie. Zij vertolken hun eigen materiaal met dezelfde eerbied voor de attitude, het geluid, en de vreemde mix tussen jazz, funk, rock, klassiek en improvisatie waarvoor de Italiaanse soundtracks wereldwijd werden geroemd.
Visuals en filmfragmenten begeleiden het optreden. Na het concert, zetten we de vibe verder in de Nova bar met Tommaso Colliva achter de draaitafels, geflankeerd door onze eigenste DJ The Lounge Bastard.

More info : http://www.myspace.com/calibro35

13.03 > 22:00
Le Orme Footprints on the Moon

Een jonge vrouw schrikt op een ochtend wakker na een bizarre droom over een astronaut die op de maan wordt achtergelaten. Ze komt al gauw tot de vaststelling dat ze zomaar eventjes drie dagen van haar leven kwijt is.
Florinda Bolkan, bekend van onder meer Lucio Fulci’s "A Lizard In A Woman’s Skin", zet een subtiele vertolking neer van een vertwijfelde vrouw wier bestaan langzaam uiteenrafelt. De introductie van science fiction elementen in het veelgelaagde verhaal draagt bij tot de nachtmerrieachtige sfeer, nog verstrekt door de onheilspellende score van Nicola Piovanni en het camerawerk van Vittorio Storaro die de grandioze locaties laat baden in een onaards licht. Let ook op Klaus Kinski in de kortste, dan wel vreemdste cameo uit zijn carrière. Alle elementen bij elkaar maken van deze atypische, surreële giallo één van de meest enigmatische films ooit. Een nagenoeg onvindbare film, dit is dé ontdekking van het festival.

14.03 > 22:00
Lo strano vizio della Signora Wardh The Strange Vice of Mrs. Wardh

Ravissante giallo-koningin Edwige Fenech is mevrouw Wardh, getrouwd met een stijve diplomaat en achtervolgd door de herinneringen aan haar passionele sadomasochistische relatie met de gevaarlijke Jean. Op een decadent high society-feestje ontmoet ze de gladde charmeur George, waar ze al snel voor valt - veel stelt de relatie met haar vaak afwezige echtgenoot niet voor. Ondertussen wordt de stad herhaaldelijk opgeschrikt door een onbekende moordenaar die het op mooie vrouwen gemunt heeft. Naast Dario Argento oefende ook Sergio Martino grote invloed uit op de giallo-filone van de vroege jaren zeventig. Typische genre-elementen komen aan bod - bloedmooie vrouwen, overspel in hoge kringen, zwakke en sterke mannen, waanzinnige seventies mode en interieurs, stijlvolle wijde scope-composities, een steengoede soundtrack, veel bloot en sleaze in een hopeloos ingewikkeld plot, aan flarden gereten door het vlijmscherpe scheermes van de mysterieuze moordenaar, onherkenbaar gekleed in zwart met lederen handschoenen.

19.03 > 22:00
Baba Yaga

Valentina is een jonge fotografe, levend in het hippe artistieke milieu van Milaan. Op een avond, tijdens een nachtelijke wandeling, maakt ze kennis met een vreemde vrouw die zich "Baba Yaga" laat noemen. Na hun ontmoeting begint Valentina merkwaardige visioenen te krijgen. Bovendien blijkt haar fotoapparaat vreemde krachten te bezitten. Valentina twijfelt tussen haar liefde voor Arno, een nuchtere filmregisseur en "Baba Yaga", meesteres van een erotische droomwereld.
"Baba Yaga" is de filmische adaptatie van een erotisch stripverhaal, of ’fumetti’, uit de bekende Valentina-reeks van scenarist Guido Crepax. Isabelle De Funes (nicht van...) geeft gestalte aan de bevallige Valentina terwijl "Baba Yaga" vertolkt wordt door Caroll Baker , de vrouw die ons ’Baby Doll’ gaf. Een verzorgde beeldvoering en stijlvolle art-direction maken van ’Baba Yaga’ een erotisch-psychedelisch pareltje, groovy soundtrack inbegrepen.

Regisseur Corrado Farina komt zijn film persoonlijk voorstellen.

15.03 > 20:00
Cosa avete fatto a Solange ? What Have They Done to Solange ?

Fabio Testi is gymleraar in een Londense katholieke meisjesschool. Als hij na de lesuren ligt te flikflooien met één van zijn studentes, verstijft die plots omdat ze vanuit haar ooghoek een moord meent gezien te hebben. Later hoort hij op het nieuws dat men het lichaam van een jonge vrouw gevonden heeft. Nieuwsgierig trekt hij ernaartoe en maakt zich zo meteen verdacht in de ogen van de politie. Dan vallen er nog slachtoffers, op bijzonder lugubere wijze omgebracht met diepe messteken in de vagina. Allemaal blijken ze school te gaan... in die Londense katholieke meisjesschool.
Elegante giallo van Massimo Dallamano met een sterk plot naar Edgar Wallace en ondanks de exploitation-thema’s een klasse die niet vaak te vinden is in het genre. De mooie, haast lumineuze plaatjes worden verrassend genoeg verzorgd door latere sleaze-maestro Joe d’Amato. Ook de soundtrack van Ennio Morricone is uitstekend en gaat van breekbare vrouwenstemmen over lichte pianomelodieën tot atonale baslijntjes.

15.03 > 22:00
Macchie Solari Autopsy

Mimsy Farmer speelt een jonge doctorandus in de geneeskunde, geobsedeerd door haar thesis over een zelfmoordgolf. Ze lijdt aan hallucinaties waarin de lichamen in het mortuarium weer tot leven komen. Ze onderzoekt haar onlangs overleden vader, die altijd een onvermoeibare rokkenjager was geweest, en probeert haar seksuele remmingen en frustraties te aanvaarden. Bovendien wordt ze verscheurd door twee mannen, waarvan de ene haar goed wil doen en de andere kwaad, alleen - wie is wie ?
Armando Crispino geeft ons een gestoorde Giallo met een overdaad aan angstwekkende scènes en camera-effecten. Typisch voor de jaren ’70 is het sterk aanwezige erotisch-psychoanalytische aspect, en een reeks originele en ziekelijke situaties geven aan de film een bijzondere toon. Het is misschien ook de film waar de muziek van Ennio Morricone het minst opvalt...

15.03 > 00:00
http://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=1182&lang=fr