> Kinder Surprise

*Sous cette bannière chocolatée de Kinder Surprise, nous avons voulu rassembler une série de films qui portent un regard sur le monde de l’enfance : comment sent-on, pense-t-on, vit-on, quand on est haut comme trois pommes ? Comme en lointain écho au programme "Adultes admis" que le Nova vous avait présenté en novembre 1997, ce premier volet donnera en images la parole aux enfants. Des films récents et moins récents, documentaires et fictions de tous pays, courts ou longs, choisis parmi les mille et un portraits filmiques de l’enfance qui ont capté son dynamisme, son insoumission, ses exigences, la vérité de son silence, de ses regards, de ses jeux, les richesses de son imaginaire.

Depuis le temps des pionniers, les cinéastes ont été sensibles aux sujets sur l’enfance, beaucoup de films les montrent à l’écran, mais qui n’évitent pas toujours d’y projeter des sentiments d’adultes, ni de les montrer comme de petits animaux pittoresques. Truffaut disait que Rosselini (dans Allemagne année zéro) était sans doute le premier à les montrer graves et réfléchis, à prendre en somme l’enfance au sérieux - son compatriote Comencini, dont nous vous avons montré cette année le merveilleux "Pinocchio", lui a à cet égard fort bien emboîté le pas. Nous avons choisi de garder pour un prochain programme les films, nombreux, qui s’attardent sur un "problème" lié à l’enfance : les enfants et la guerre, les enfants et la misère, la maltraitance, etc. Le choix s’est porté sur ceux qui tentent de réinventer le langage à travers leurs paroles, redécouvrent le monde par leurs yeux. Les années soixante, époque de toutes les ruptures et de toutes les réinventions ou redécouvertes ont ainsi particulièrement inspiré les cinéastes de l’enfance.

Parmi ceux-ci, on ne serait peut-être pas attendu à trouver l’iconoclaste Jean-Luc Godard. Sa série "France, tour, détour, deux enfants", qu’il tourne dans les années septante, est pourtant le coeur de ce programme. Les douze épisodes mettent "JLG" en dialogue avec une fillette et un garçonnet autour de thèmes existentiels les plus variés. Le méconnu long métrage "La clé", sur un script d’Abbas Kiarostami, est une de ces merveilles auxquelles le cinéma iranien nous a habitué. Le reste du programme est constitué de coups de coeur, choisi parmi certains des cinéastes que le Nova affectionne particulièrement : les photographes néerlandais van der Keuken et van der Elsken, et l’Américaine Helen Levitt, les expérimentateurs de l’ex-URSS, A. Stonys et V. Kossakovsky, l’immense poète qu’était Patrick Van Antwerpen et les artisans locaux du collectif bruxellois Graphoui.

Petits et grands, connaisseurs ou non, tous devraient trouver dans notre petite boîte à films de quoi se faire les dents. Non pas les gadgets ineptes des célèbres oeufs - d’ailleurs, les oeufs en chocolat, c’est mauvais pour les dents... - ni de discours définitifs sur l’enfance. Ce petit florilège espère juste vous faire partager un regard, un regard par lequel l’enfance cesse d’être une simple représentation, un âge dans la vie et qui vous conviera au jeu, parfois candide, parfois un peu rude aussi. L’enfance de l’art, en somme.*


France Tour Détour, deux enfants

Deuxième expérience de JLG d’une série pour la télévision, "France Tour Détour" se rapproche davantage d’un produit télévisuel classique, se payant le luxe de caricaturer ses codes. La série est divisée en douze épisodes plutôt courts, qui constituent chacun un "mouvement" (comme en musique). Chaque épisode est constitué d’une partie "vérité", qui obéit à la logique du reportage en direct, et d’une partie "télévision" plus courte, où des animateurs critiquent ce qu’on vient de voir et proposent une "histoire" susceptible d’apporter au spectateur une nouvelle manière de penser le sujet, en l’élargissant à des situations quotidiennes. Présenté ainsi, cela paraît un peu abstrait. Pourtant, passé l’étonnement que suscitent les titres, sous-titres et autres mots incrustés dans l’image, on comprend que ce que JLG veut montrer, c’est comment la télévision pourrait devenir une pédagogie, le lieu d’émergence d’une pensée, d’un "gai savoir" (pour reprendre le titre d’un de ses autres film, emprunté à Nietzsche). Ce qu’elle n’était sans doute pas vraiment. Et moins encore aujourd’hui. Camille et Arnaud, les deux enfants d’environ dix ans, sont les sujets primordiaux de cette pédagogie. Par le biais de l’interview journalistique, Robert Linard, derrière lequel se cache un Jean-Luc Godard à l’accent suisse, les interroge sur leur lieu de vie, leur maison, l’école, la rue. Mais l’entretien renvoie le journaliste à ses questions, à une interrogation sur la manière même d’interroger. "France Tour Détour apparaît donc comme une maïeutique particulière, qui naît avec l’expérience de la vie." (M. A. Lanavère). Une maïeutique que le maestro de Genève compare volontiers à de la musique de chambre.


A propos de France Tour Détour

Systématiquement, j’ai interrogé les deux gamins en disant : "Ou bien, ou bien." Au bout de trois émissions, ils avaient des tactiques ; la petite fille : je ne sais pas, et le petit garçon : un peu des deux. On les mettait dans une situation où chacun était obligé de faire un choix pour qu’on puisse voir son invention, sa capacité de décision, sans réfléchir trop longtemps. La télévision le permet, le cinéma devrait pouvoir en tirer profit : se vivre et se voir à la télévision, puis au cinéma on peut faire des histoires.

Au lieu de dire "les êtres humains", j’ai dit : "les monstres". Si j’avais dit : "les êtres humains", on n’y aurait pas fait attention. Ce sont de gentils monstres... oui, ils sont un peu monstrueux...

La fable, c’est du documentaire. La Fontaine est un grand documentariste.

La vérité sort de la bouche des enfants", ce n’est pas moi qui l’ai inventé. Donc le mot "vérité" vient de là. Disons que la vérité passe, qu’elle sort... Mais dans quel sens va-t-elle ?

Il y avait la logique aussi du livre dont on s’est inspiré : Le Tour de France par deux enfants, qui est un fourre-tout très organisé, avec des gens qui passaient d’un endroit à un autre, et qui rencontraient des problèmes du moment... C’est pour ça que le livre a eu un tel succès à l’époque. Il a été ressenti probablement comme une série de télévision. C’est un livre à images, qui a une structure romanesque, tout en étant très libre. L’autre logique était celle de la journée... La journée d’un travailleur, donc la journée d’un écolier, puisque le travail enfantin dans les pays occidentaux, c’est l’école. On commence la nuit, mais la nuit, c’est juste avant que le jour se lève, et on avance au rythme du programme des deux enfants, jusqu’à la tombée du jour...

Lorsque la série avait été commandée par Marcel Jullian, il avait été entendu qu’on essaierait de faire à la fois du roman et de la peinture, ce que je crois peuvent faire aujourd’hui les enchaînements d’images... Cézanne avec les moyens de Malraux... Ou bien de la philosophie sous forme de musique de chambre...

[extraits de « Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard », Editions de l’Etoile/Cahiers du Cinéma, Paris, 1985]

Si elles devaient un jour passer à l’antenne, ces douze émissions agiraient comme une dépression, comme un trou d’air, et auraient le redoutable pouvoir de faire le vide, ce vide qui est la chose dont visiblement les servants de la télévision ont le plus horreur, eux dont la principale obsession semble être de meubler le temps, d’occuper l’image, de mimer la vitesse et la variété.

[Alain Bergala, "Enfants : ralentir", Cahiers du cinéma, juin 1979]


France Tour Détour, deux enfants #1

Premier Mouvement : Obscur-Chimie
Les monstres sont sur les routes.
Camille, la petite fille, est chez elle, dans sa chambre. Elle s’apprête à se coucher, elle se prépare pour la nuit. Un reporter, le journaliste Robert Linard qui est venu la voir, la questionne. Il lui parle du jour et de la nuit, de l’existence, de l’image, de sa maison, du travail ménager, de l’obscurité et de la lumière...
+
Deuxième Mouvement : Lumière-Physique
Les monstres sortent chaque jour de la terre pour aller travailler.
Arnaud, le petit garçon, est dans la rue, à contre-jour. Derrière lui des voitures passent. Il est sur le chemin de l’école. Robert Linard, le journaliste, l’interroge sur la lumière, la clarté, sur ce qu’on peut éclairer et tirer au clair.
+
Troisième Mouvement : Connu-Géométrie-Géographie
Les monstres ont un plan, mais ils se sentent à l’étroit.
Camille est dans la rue. Elle aussi va en classe. Le reporter lui pose des questions sur l’école et la maison, le trajet de l’une à l’autre, sur le mouvement, sur la distance.

21.11 > 20:00 + 30.11 > 20:00
France Tour Détour, deux enfants #2

Quatrième Mouvement : Inconnu-Technique
Les monstres vivent avec leurs machines.
Arnaud est en classe. Il lit un livre de lecture. On entend la maîtresse commenter le texte et poser des questions aux enfants. Robert Linard n’intervient pas.
+
Cinquième Mouvement : Impression-Dictée
Les monstres obéissent à leurs machines.
Arnaud est devant un appareil à ronéotyper. Il tire les stencils d’une leçon de calcul. Robert Linard l’interroge sur l’impression, l’imprimerie, sur ce qui l’impressionne, sur la mémoire.
+
Sixième Mouvement : Expression-Français
Les monstres font un grand usage des adjectifs.
Camille est dans la cour de récréation de l’école. Le journaliste parle avec elle de l’école et du travail, du travail et de l’argent, du cri et de l’emprisonnement, du fait aussi que personne ne peut venir voir les enfants à l’école.

21.11 > 22:00 + 30.11 > 22:00
France Tour Détour, deux enfants #3

Septième Mouvement : Violence-Grammaire
Les monstres sont pris en charge dès leur nasissance.
Camille est seule avec son institutrice dans la salle de classe. Elle est punie. Sa maîtresse lui a demandé de copier 50 fois la même phrase. Le reporter la questionne sur l’obéissance, sur le devoir, sur les lois, celles de l’école et celles de la vie, sur la copie et sur l’invention, sur l’école et l’entreprise.
+
Huitième Mouvement : Désordre-Calcul
Les monstres se soumettent à la loi des grands nombres.
Arnaud est rentré de l’école. Il est chez lui (avec un ami que l’on ne voit pas). Robert Linard l’interroge sur le commerce, l’échange, les mathématiques, sur la propriété, sur la multiplication, sur l’argent et la valeur des choses. Il lui apporte 10 000 francs en billets de banque.
+
Neuvième Mouvement : Pouvoir-Musique
Les monstres ont des compagnons favoris, les marchandises.
Camille est dans sa chambre, de retour de l’école. En lisant un journal de bandes dessinées, elle a mis sur son électrophone un disque de Mozart. Le reporter la questionne sur la musique et lui demande, à son avis, à qui elle appartient. Il l’interroge sur le rôle du son par rapport à celui de l’image, sur le bruit, sur le savoir et le pouvoir. Il lui demande si les sirènes existent toujours.

23.11 > 20:00 + 06.12 > 22:00
France Tour Détour, deux enfants #4

Dixième Mouvement : Roman-Economie
Les monstres se distraient.
Arnaud regarde à la télévision un film de James Bond. C’est l’après-midi. Robert Linard parle avec lui sur la télévision, du spectacle, du regard et de la digestion, de l’ennui, de l’envie de raconter et de parler, de la solitude.
+
Onzième Mouvement : Réalité-Logique
Les monstres ont fait deux inventions.
Après avoir mis le couvert, Camille dîne avec ses parents et son petit frère. On entend les conversations du repas. Camille mange presque sans parler. Le reporter n’intervient pas.
+
Douzième Mouvement : Rêve-Morale
Les monstres reviennent encore une fois...
C’est le soir. Comme Camille dans le premier mouvement, Arnaud se prépare à se coucher. Tandis qu’il est allongé dans son lit, et avant qu’il s’endorme, Robert Linard, le reporter, vient lui parler. Il l’interroge sur le sommeil, le rêve, la pensée, l’existence, sur ce qui est obscur et ce qui est clair, sur le bonheur et le malheur, sur la vie, la mort, les origines du monde.

23.11 > 22:00 + 07.12 > 22:00
Jeux d’enfance

Des chenapans de Manhattan à ceux de chez nous, en passant par la fascination pour un spectacle de marionnettes letton, tout savoir sur le rapport au jeu de nos petites têtes blondes.

+ Jeux d’enfants

Patrick Van Antwerpen, 1990, BE, 16mm, vo fr 40'

« De ce voyage à l’intérieur des Centres d’expression et de créativité de la Communauté française, Patrick a choisi de montrer, à travers quelques visages, et les mots qui s’y attachent, les moments où passe dans les objets qu’ils créent (du revolver de bois au jardin inventé, des blés qu’on noue en gerbe aux dessins noirs et fiévreux) le libre bonheur de leur expression propre. » (Béatrice Haché).

+ In the street

Helen Levitt, James Agee & Janice Loebb, 1952, US, 16mm, vo ang 16'

Les enfants de l’Upper East Side à Manhattan, dont les rues sont un terrain de jeux, de batailles, un théâtre, captés par les photographes Levitt, Loeb et Agee, filmant les gestes dans toute leur candeur, grâce à un oeilleton désaxé qui permettait de ne pas interférer avec les personnes filmées.

+ Par desmit minutem vecaks [Dix minutes de vie]

Frank Herz, 1978, URSS, 35mm, sans dial, 10'

Par un des fondateurs de l’Ecole de Riga, le visage d’un enfant pendant un spectacle de marionnettes, filmé en gros plan. Les émotions et les sentiments y alternent à si grande vitesse qu’en dix minutes on pressent toute une vie. Une méditation sur le flux de temps qui passe, et qui est unique, qui fascina Kaurismaki, Jarmush et Wenders.

+ Le chevalier, le fantôme et le bouffon du roi

Rudy Maerten, 2000, BE, video, vo fr 10'

Des petites luttes avec le sourire pour devenir le plus fort de ces royaumes imaginaires. Qui du chevalier et son épée tranchante, du fantôme et ses pouvoirs magiques ou du bouffon et ses poings levés gagnera la bataille ? Au cinéma, on ne perd jamais vraiment...

23.11 > 18:00 + 05.12 > 22:00
Jeux d’enfants

« De ce voyage à l’intérieur des Centres d’expression et de créativité de la Communauté française, Patrick a choisi de montrer, à travers quelques visages, et les mots qui s’y attachent, les moments où passe dans les objets qu’ils créent (du revolver de bois au jardin inventé, des blés qu’on noue en gerbe aux dessins noirs et fiévreux) le libre bonheur de leur expression propre. » (Béatrice Haché).


In the street

Les enfants de l’Upper East Side à Manhattan, dont les rues sont un terrain de jeux, de batailles, un théâtre, captés par les photographes Levitt, Loeb et Agee, filmant les gestes dans toute leur candeur, grâce à un oeilleton désaxé qui permettait de ne pas interférer avec les personnes filmées.


Par desmit minutem vecaks Dix minutes de vie

Par un des fondateurs de l’Ecole de Riga, le visage d’un enfant pendant un spectacle de marionnettes, filmé en gros plan. Les émotions et les sentiments y alternent à si grande vitesse qu’en dix minutes on pressent toute une vie. Une méditation sur le flux de temps qui passe, et qui est unique, qui fascina Kaurismaki, Jarmush et Wenders.


Le chevalier, le fantôme et le bouffon du roi

Des petites luttes avec le sourire pour devenir le plus fort de ces royaumes imaginaires. Qui du chevalier et son épée tranchante, du fantôme et ses pouvoirs magiques ou du bouffon et ses poings levés gagnera la bataille ? Au cinéma, on ne perd jamais vraiment...


Parole aux enfants

Quatre films qui donnent la parole aux enfants, leurs questions et leurs rêves sur la vie, la mort, la télévision, l’amour, l’argent, des quartiers populaires d’Amsterdam aux recoins hippies qui suintent la marijuana de San Francisco, en passant par un village "ordinaire" d’Allemagne de l’Est.

+ Beppie

Johan van der Keuken, 1965, NL, video, vo st fr, 38'

"Elle avait dix ans et elle était le rayon de soleil du canal où j’habitais. Une vraie gamine d’Amsterdam, à la fois gentille et maligne comme un singe." (JvdK) Durant plusieurs mois, le cinéaste la suit dans sa vie quotidienne, dévoilant, à travers le regard et les questions de cette enfant, la confusion du monde occidental consumériste pris dans le tourbillon postindustriel.

+ Lieverdjes

Ed van der Elsken, 1963, NL, 16mm, vo st fr, 6'

Des petits Amstellodamois suivis par le grand photographe Ed van der Elsken lors d’une randonnée en bateau vers Artis. Après le zoo, par une chaude après-midi d’été, les enfants jouent dans la rue, ou nagent dans le canal, près de la Waterlooplein.

+ Elf Jahre alt [Die Kinder von Golzow, 3]

Winfried Junge, 1966, DDR, 16mm, vo fr 29'

Troisième film d’une longue série réalisée entre 1961 et 2007, sur la vie des habitants du village de Golzow, dans la région de Francfort s/ Oder, en RDA. On y voit les enfants à l’école, ou s’éclatant dans la nature, ou chez eux, devant la télé, où passent des images de la guerre du Vietnam, qui suscitent bien des questions...

+ Sean

Ralph Arlyck, 1969, US, 16mm, vo st fr, 15'

San Francisco, 1969. Ralph Arlyck, alors étudiant, filme un garçonnet de 4 ans qui habite au-dessus de chez lui. Sean, assis pieds nus sur un canapé, parle de fumer de l’herbe, d’habiter avec des accros aux amphets, et de flics qui "cassent des têtes". Trente ans plus tard, le réalisateur retrouvera ce gamin, ses parents libertaires et sa mamie communiste, pour son long-métrage "Following Sean".

29.11 > 20:00 + 07.12 > 18:00
Beppie

"Elle avait dix ans et elle était le rayon de soleil du canal où j’habitais. Une vraie gamine d’Amsterdam, à la fois gentille et maligne comme un singe." (JvdK) Durant plusieurs mois, le cinéaste la suit dans sa vie quotidienne, dévoilant, à travers le regard et les questions de cette enfant, la confusion du monde occidental consumériste pris dans le tourbillon postindustriel.


Lieverdjes

Des petits Amstellodamois suivis par le grand photographe Ed van der Elsken lors d’une randonnée en bateau vers Artis. Après le zoo, par une chaude après-midi d’été, les enfants jouent dans la rue, ou nagent dans le canal, près de la Waterlooplein.


Elf Jahre alt Die Kinder von Golzow, 3

Troisième film d’une longue série réalisée entre 1961 et 2007, sur la vie des habitants du village de Golzow, dans la région de Francfort s/ Oder, en RDA. On y voit les enfants à l’école, ou s’éclatant dans la nature, ou chez eux, devant la télé, où passent des images de la guerre du Vietnam, qui suscitent bien des questions...


Sean

San Francisco, 1969. Ralph Arlyck, alors étudiant, filme un garçonnet de 4 ans qui habite au-dessus de chez lui. Sean, assis pieds nus sur un canapé, parle de fumer de l’herbe, d’habiter avec des accros aux amphets, et de flics qui "cassent des têtes". Trente ans plus tard, le réalisateur retrouvera ce gamin, ses parents libertaires et sa mamie communiste, pour son long-métrage "Following Sean".


Kelid La clé

L’aventure intérieure du petit Amir, quatre ans, laissé seul avec son bébé de frère par leur mère, partie faire des courses. Ou l’apprentissage express du principe de réalité, où contretemps, fausses manoeuvres et mini-catastrophes s’enchaînent en s’amplifiant dans une mécanique de cauchemar : un nourrisson affamé, un robinet trop bien fermé, une marmite qui brûle, une fuite de gaz, une porte désespérément close dont la clé récalcitrante devient un enjeu de suspense et de survie. Un combat de tous les instants contre les objets, doublé d’une aventure initiatique. "L’immense mérite de cette épopée miniature réside dans son humilité, sa trivialité quasi documentaire, son attention obstinée à la matérialité et à la durée des gestes. La parabole, avec ses divers niveaux de lecture possibles, n’en est que plus pertinente." (Jacques Valot)

+ Viena [Seule]

Audrius Stonys, 2000, LT, 35mm, sans dial, 16'

Le voyage d’une fillette sur la banquette arrière d’une voiture, filmé en plans serrés et fragmentés, dans un noir et blanc à l’atmosphère documentaire.

29.11 > 22:00 + 05.12 > 20:00
Viena Seule

Le voyage d’une fillette sur la banquette arrière d’une voiture, filmé en plans serrés et fragmentés, dans un noir et blanc à l’atmosphère documentaire.


Victor Kossakovsky

+ Svyato

Victor Kossakovsky, 2005, RU, video, vo st ang, 40'

Le stade du miroir, vu par un des plus important cinéaste russe d’aujourd’hui, filmant son propre fils, Svyatoslav, qui n’avait encore jamais vu son reflet dans une glace. Le cinéaste s’y était déjà essayé onze fois pour filmer ce moment précis, dans des endroits différents, avec différents bébés, avec toutes sortes de caméras, sans parvenir à un résultat satisfaisant. "C’est vraiment difficile de tout calfeutrer partout où l’on se trouve, une simple cuillère renvoie un reflet. Pendant deux ans, depuis la naissance de mon second fils, toutes ces difficultés je les ai eues. J’ai enfin fait construire une pièce très spéciale, avec un grand miroir et deux miroirs "invisibles", et j’ai tourné avec trois caméras HD." (V.K.)

+ Sacha et Katia - Première romance, jardin d’enfants

Victor Kossakovsky, 2000, RU, video, vo st ang, 52'

"J’ai été amoureux dès le jardin d’enfants. Chaque vendredi soir, quand on nous ramenait chez nous, je souffrais du fait que je ne la reverrai pas pendant deux journées entières. Et par un horrible lundi, elle ne revint pas du tout. On l’avait changé de jardin d’enfants. Et j’ai pensé que ma vie s’arrêtait... Trente-cinq ans plus tard, j’ai décidé d’en faire un film." (V.K.)

30.11 > 18:00 + 06.12 > 20:00
Svyato

Le stade du miroir, vu par un des plus important cinéaste russe d’aujourd’hui, filmant son propre fils, Svyatoslav, qui n’avait encore jamais vu son reflet dans une glace. Le cinéaste s’y était déjà essayé onze fois pour filmer ce moment précis, dans des endroits différents, avec différents bébés, avec toutes sortes de caméras, sans parvenir à un résultat satisfaisant. "C’est vraiment difficile de tout calfeutrer partout où l’on se trouve, une simple cuillère renvoie un reflet. Pendant deux ans, depuis la naissance de mon second fils, toutes ces difficultés je les ai eues. J’ai enfin fait construire une pièce très spéciale, avec un grand miroir et deux miroirs "invisibles", et j’ai tourné avec trois caméras HD." (V.K.)


Sacha et Katia - Première romance, jardin d’enfants

"J’ai été amoureux dès le jardin d’enfants. Chaque vendredi soir, quand on nous ramenait chez nous, je souffrais du fait que je ne la reverrai pas pendant deux journées entières. Et par un horrible lundi, elle ne revint pas du tout. On l’avait changé de jardin d’enfants. Et j’ai pensé que ma vie s’arrêtait... Trente-cinq ans plus tard, j’ai décidé d’en faire un film." (V.K.)


Atelier Graphoui

L’Atelier Graphoui existe depuis presque trente ans et a produit environ cent vingt films, d’animation, documentaires ou publicitaires. Les films d’animations qui sont réalisée sous leur label sont le résultat d’un croisement entre techniques audiovisuelles et arts plastiques. Différentes techniques son et d’animation y sont conviées. Le film est conçu comme un medium qui fait passer la parole de ceux qui, dans notre société, en sont habituellement privé. Enfants, adolescents et artistes réalisent ensemble des films qui leur donnent la possibilité d’exprimer leurs sentiments, de communiquer leurs expériences et réflexions. Des membres de ce collectif bruxellois viendront ainsi nous présenter le programme qu’ils ont concocté, sorte de petite rétrospective. L’accent sera mis sur les films réalisés par des enfants, dans lesquels la parole est à eux. Parmi eux, on retrouvera Patrick Van Antwerpen, dont les "Jeux d’enfants" sont montrés par ailleurs dans le programme, pour un court, "Le monde des spocks", peuplé de monstres et d’anges.

www.graphoui.org

Suivi d’une rencontre avec les membres du collectif.

07.12 > 19:30

*Met de zeer toepasselijke titel "Kinder Surprise" starten we een reeks met films die ons een originele kijk geven hoe kinderen voelen, denken én zijn, soms verrassend verschillend van het beeld dat we van hen hebben.
In dit eerste luik tonen we enkele films die op een bijzondere manier de leefwereld van kinderen in beeld brengen door hen het woord te geven of hen van zeer dichtbij te filmen. Het resultaat is een panorama van diverse films, vanaf de jaren vijftig tot nu, documentaire, fictie én een reeks van kortfilms, waaronder ook enkele animatiefilms.
De reeks "France, tour, détour, deux enfants" van Jean-Luc Godard neemt hierbij een belangrijke plaats in. Twaalf episodes lang zien we Jean-Luc Godard in dialoog treedt met een meisje en een jongen over de meest uiteenlopende abstracte, existentiële thema’s, gefilmd op diverse momenten van de dag.
Het filmprogramma wordt verder opgesmukt met de opmerkelijke Iraanse langspeelfilm "La clé" waarvan Abbas Kiarostami mee het script schreef, twee documentaires van Kossakovsky waarin kleine ukkies de hoofdrol spelen en een reeks kortfilms met werk van onze favoriet Johan van der Keuken, fotografen Ed van der Elsken en Helen Levitt en een experimenteel, poëtisch pareltje uit de ex-USSR. We sluiten de filmreeks af met werk van onze Belgische hartedieven : Patrick Van Antwerpen en het Brusselse collectief Graphoui dat in Nova te gast zal zijn.*


France Tour Détour, deux enfants

France Tour Détour is de tweede televisie-ervaring van Jean Luc Godard en komt dicherbij bij het concept van klassieke telivisie.
De serie is opgedeeld in twaalf korte episodes die telkens uit een beweging zijn opgebouwd ; Elke episode is opgebouwd voor deel "waarheid" die gehoorzaamt aan de logica van een "live" reportage en een deel "televisie" waar de animatoren commenteer geven over wat we zien. Zij stellen het publiek een geschikter verhaal voor, een manier om de dingen anders te zien. Ze doen als het ware een poging om het dagelijkse leven van hun kijkers te verruimen.
Dit lijkt u misschien een beetje abstract. Maar eens u de verbazing, die de titels en de ondertitels oproep een, voorbij bent zal u begrijpen wat Jean Luc Godard wil tonen aan zijn kijkers. Hij wil namelijk aantonen dat ook de televisie een belangrijke opvoedkundige waarde kan hebben en dat daar ook een bepaalde gedachtengang kan ontstaan.
Camille en Arnaud een meisje en jongen van tien zijn de protagonisten van deze pedagogie. Jean Luc Godard, deze keer met een Zwitsers accent speelt het personage van Robert Linard, de verslaggever. Hij ondervraagt de kinderen over de school,hun leven, hun thuis, de straat.
Maar de ondervraging brengt de journalist terug naar de vragen die hij stelt en naar de manier waarop hij de vragen stelt. M.A. Lavanère vergelijkt de pedagogie van "France Tour Détour" daarom met de gedachtengang van alombekend filsoof Socrates. want deze laatste vond een techniek uit m.n. de vroedvrouwtechniek om de ’leerling’ of de zoeker naar waarheid te helpen de waarheid, de echte kennis, in zichzelf te ontdekken.


France Tour Détour, deux enfants #1

*Eerste beweging
Donker-Scheikunde*
De monsters zijn op weg.
Camille, het meisje, is in haar kamer. Ze gaat slapen en bereidt zich voor op de nacht.
Een verslaggever, Robert Linard, is op bezoek en ondervraagt haar. Hij spreekt haar over de dag en de nacht, ons bestaan, zijn huis, het huishoudelijk werk, de duisternis en het licht.

*Tweede beweging
Licht-Natuurkunde*
De monsters verlaten de aarde elke dag om te gaan werken.
Arnaud, het jongetje, is op straat in het tegenlicht. Op de achtergrond is er voorbijgaand verkeer. Hij is op weg naar school. Robert Linard, de verslaggever, stelt hem vragen over het licht, de helderheid, wat we kunnen verhelderen of meer klaarheid geven.

*Derde beweging
Gekend- Meetkunde-Aardrijkskunde*
De monsters hebben een plan, maar voelen zich in het nauw gedreven.
Camille is op straat. Ze gaat naar haar klas. De verslaggever stelt haar vragen over haar school en haar thuis, de weg van de ene plaats naar de andere, over deze beweging, over afstand.

21.11 > 20:00 + 30.11 > 20:00
France Tour Détour, deux enfants #2

*Vierde beweging
Ongekend-Techniek*
De monsters leven samen met hun machines.
Arnaud is in de klas, hij leest een boek.
We horen de juffrouw die uitlegt geeft bij de tekst en er vragen over stelt.
Robert Linard komt niet tussen.

*Vijfde beweging
Indruk-Dictee*
De monsters gehoorzamen aan de machines.
Arnaud staat voor een stecilapparaat.
Hij maakt stencils van een rekenles. Robert Linard stelt hem vragen over indruk, over de drukkerij, over wat hem indrukken nalaat, over het geheugen.

*Zesde beweging
Expressie-Frans*
De monsters gebruiken veel bijvoeglijke naamwoorden.
Camille is op de speelplaats. De verslaggever spreekt met haar over de school en het werk, het werk en het geld, over het geschreeuw en de gevangenis, over het feit dat niemand geïnteresseerd is om de kinderen op school te zien.

21.11 > 22:00 + 30.11 > 22:00
France Tour Détour, deux enfants #3

*Zevende beweging
Geweld-Grammatica*
De monsters worden in beslag genomen vanaf hun geboorte.
Camille is alleen met haar lerares in de klas.
Ze is gestraft. Haar juffrouw heeft haar gevraagd om vijftig keer dezelfde zin over te schrijven. De verslaggever stelt haar vragen over gehoorzaamheid, over huiswerk, over de wetten van de school en van het leven, over het kopiëren, over de uitvinding, de school en het bedrijf.

*Achtste beweging
Wanorde-Berekening*
De monsters onderwerpen zich aan de wet van de grote nummers.
Arnaud komt van school. Hij is thuis (met een vriend die we niet zien)
Robert Linard stelt hem vragen over het handeldrijven, de uitwisseling, wiskunde, over de eigendom, over de vermenigvuldiging, over geld en de waarde der dingen.
Hij geeft hem 10.000 franse frank in bankbiljetten.

*Negende beweging
Macht-Muziek*
De monsters hebben favoriete metgezellen, de goederen.
Camille is in haar kamer, terug van school.
Terwijl ze stripverhalen leest, legt ze een plaat van Mozart op.
De verslaggever stelt haar vragen over deze muziek en vraagt haar mening over aan wie de muziek toebehoort. Hij stelt ook vragen over de rol van muziek in verhouding met die van het beeld, over het geluid, over de kennis en macht.
Hij vraagt haar of de sirenes nog steeds bestaan.

23.11 > 20:00 + 06.12 > 22:00
France Tour Détour, deux enfants #4

*Tiende beweging
Roman-Economie*
De monsters zorgen voor afleiding.
Arnaud kijkt naar een film van James Bond op de televisie. Het is namiddag.
Robert Linard praat met hem over de televisie, over het schouwspel, over hoe we kijken naar iets, over de vertering én verveling, over de zin om te vertellen en te praten, over de eenzaamheid.

*Elfde beweging
Werkeljkheid-Logica*
De monsters hebben twee uitvindingen gedaan.
Camille heeft de tafel gezet en neemt het avondmaal samen met haar ouders en haar kleine broertje. We horen de gesprekken tijdens de maaltijd. Camille eet zonder veel te zeggen. De verslaggever komt niet tussen.

*Twaalfde beweging
Droom-Moraal*
De monsters komen nog een keer terug.
Het is avond. Net zoals Camille in de eerste beweging, bereidt Arnaud zich voor op het slapengaan. Terwijl hij op het bed ligt en voor hij gaat slapen, komt verslaggever Robert Linard naar hem. Hij stelt vragen over de slaap, de dromen, over gedachten, het bestaan, over wat donker is en wat helder, over het geluk en ongeluk, over het leven, de dood en de oorsprong van de wereld.

23.11 > 22:00 + 07.12 > 22:00
Kinderspel

Van de deugnieten in Manhattan tot die in België, van de fascinatie voor een Lets poppentheater tot het recht van de sterkste... alles komen we te weten over de imaginaire wereld onze oogappels.

+ Jeux d’enfants

Patrick Van Antwerpen, 1990, BE, 16mm, vo fr 40'

"In deze trip doorheen de Centres d’Expression et de Créativité van de Franse Gemeenschap heeft Patrick ervoor gekozen om via de gezichtjes en wat die uitdrukken, om via de objecten die gecreëerd worden (gaande van een houten revolver tot een fantasietuin, van graanboeketten tot koortsige tekeningen), juist die momenten te tonen waarin het geluk over het eigen expressievermogen van de gezichten straalt." (Boris Lehman). "Jeux d’Enfants" is het laatste werk van Patrick Van Antwerpen, wiens oeuvre gekenmerkt wordt door een ontroerende eenvoud en discretie.

+ In the street

Helen Levitt, James Agee & Janice Loebb, 1952, US, 16mm, vo ang 16'

Fotografen Levitt, Loebb en Agee filmden in Upper East Side in Manhattan, waar de straten het decor vormen voor kinderspelen, slagvelden, theaterstukken. Met hun deskundig fotografentalent, slagen ze erin de invloed van de aanwezigheid van de camera op de kinderen tot een minimum te beperken waardoor ze de realiteit in al hun pure eenvoud kunnen vastleggen.

+ Par desmit minutem vecaks [Dix minutes de vie]

Frank Herz, 1978, USSR, 35mm, sans dial, 10'

Close-ups van een kindergezicht tijdens een poppentheater, gefilmd door één van de grondleggers van de School van Riga. De emoties en gevoelens wisselen mekaar in een zodanig snel tempo af, dat het lijkt of we in tien minuten een gans leven te zien krijgen. Een unieke meditatie over de stroom des levens, die de bewondering opleverde van Kaurismaki, Jarmush en Wenders.

+ Le chevalier, le fantôme et le bouffon du roi

Rudy Maerten, 2000, BE, video, vo fr 10'

Kleine oorlogen om de sterkste te worden in imaginaire koninkrijken. Wie zal de strijd winnen ?... De ridder met het vlijmscherpe zwaard, het spook met zijn hocuspocus of de nar met opgestoken vuisten ? In de film verliest niemand echt...

23.11 > 18:00 + 05.12 > 22:00
Jeux d’enfants

"In deze trip doorheen de Centres d’Expression et de Créativité van de Franse Gemeenschap heeft Patrick ervoor gekozen om via de gezichtjes en wat die uitdrukken, om via de objecten die gecreëerd worden (gaande van een houten revolver tot een fantasietuin, van graanboeketten tot koortsige tekeningen), juist die momenten te tonen waarin het geluk over het eigen expressievermogen van de gezichten straalt." (Boris Lehman). "Jeux d’Enfants" is het laatste werk van Patrick Van Antwerpen, wiens oeuvre gekenmerkt wordt door een ontroerende eenvoud en discretie.


In the street

Fotografen Levitt, Loebb en Agee filmden in Upper East Side in Manhattan, waar de straten het decor vormen voor kinderspelen, slagvelden, theaterstukken. Met hun deskundig fotografentalent, slagen ze erin de invloed van de aanwezigheid van de camera op de kinderen tot een minimum te beperken waardoor ze de realiteit in al hun pure eenvoud kunnen vastleggen.


Par desmit minutem vecaks Dix minutes de vie

Close-ups van een kindergezicht tijdens een poppentheater, gefilmd door één van de grondleggers van de School van Riga. De emoties en gevoelens wisselen mekaar in een zodanig snel tempo af, dat het lijkt of we in tien minuten een gans leven te zien krijgen. Een unieke meditatie over de stroom des levens, die de bewondering opleverde van Kaurismaki, Jarmush en Wenders.


Le chevalier, le fantôme et le bouffon du roi

Kleine oorlogen om de sterkste te worden in imaginaire koninkrijken. Wie zal de strijd winnen ?... De ridder met het vlijmscherpe zwaard, het spook met zijn hocuspocus of de nar met opgestoken vuisten ? In de film verliest niemand echt...


Wat kinderen ons vertellen

Vier films die het woord geven aan kinderen. Ze wonen in de volkswijken van Amsterdam, in hippiestad San Francisco of in een doodgewoon dorpje in Oost-Duitsland en ze praten voluit over hun vragen en dromen, over leven, dood en liefde, over televisie en geld.

+ Beppie

Johan van der Keuken, 1965, NL, video, vo st fr, 38'

"Zij was tien en zij was de zonnestraal van het kanaal waar ik woonde. Een echt Amsterdams meisje, lief en slim tegelijk." (JvdK). Van der Keuken volgt het dagelijks doen en laten van dit bijzondere kind gedurende enkele maanden, om ons via haar blik en via haar vragen een beeld te schetsen van de verwarring die de Westerse, postindustriële consumptiemaatschappij oproept.

+ Lieverdjes

Ed van der Elsken, 1963, NL, 16mm, vo st fr, 6'

Amstellodammertjes gevolgd door de bekende fotograaf Ed van der Elsken op een boottocht naar Artis. Het is een warme zomernamiddag, en na hun bezoek aan de zoo gaan de kinderen spelen in de straat of gaan ze zwemmen in het kanaal.

+ Elf Jahre alt [Die Kinder von Golzow, 3]

Winfried Junge, 1966, DDR, 16mm, vo st fr, 29'

Derde film uit een lange reeks gerealiseerd tussen 1961 et 2007, over het leven in het stadje Golzow in voormalig Oost-Duisland. We zien de kinderen op school of thuis vóór de televisie, waar beelden van de Viëtnamoorlog de nodige vragen losweken...

+ Sean

Ralph Arlyck, 1969, US, 16mm, vo st fr, 15'

San Francisco, 1969. De student Ralph Arlyck filmt zijn buurjongetje Sean, die toen vier was. Sean spreekt vrijuit over jointjes roken, over het leven met amfetamine-verslaafden, over flikken die erop los kloppen. De film geraakte tot in het Witte Huis, en kreeg vanuit conservatieve hoek een storm van kritiek over zich heen. Truffaut daarentegen was één van de grootste bewonderaars. Dertig jaar later zal Arlyck Sean, zijn libertaire ouders en zijn communistische oma opnieuw opnieuw opzoeken voor zijn documentaire "Following Sean"...

29.11 > 20:00 + 07.12 > 18:00
Beppie

"Zij was tien en zij was de zonnestraal van het kanaal waar ik woonde. Een echt Amsterdams meisje, lief en slim tegelijk." (JvdK). Van der Keuken volgt het dagelijks doen en laten van dit bijzondere kind gedurende enkele maanden, om ons via haar blik en via haar vragen een beeld te schetsen van de verwarring die de Westerse, postindustriële consumptiemaatschappij oproept.


Lieverdjes

Amstellodammertjes gevolgd door de bekende fotograaf Ed van der Elsken op een boottocht naar Artis. Het is een warme zomernamiddag, en na hun bezoek aan de zoo gaan de kinderen spelen in de straat of gaan ze zwemmen in het kanaal.


Elf Jahre alt Die Kinder von Golzow, 3

Derde film uit een lange reeks gerealiseerd tussen 1961 et 2007, over het leven in het stadje Golzow in voormalig Oost-Duisland. We zien de kinderen op school of thuis vóór de televisie, waar beelden van de Viëtnamoorlog de nodige vragen losweken...


Sean

San Francisco, 1969. De student Ralph Arlyck filmt zijn buurjongetje Sean, die toen vier was. Sean spreekt vrijuit over jointjes roken, over het leven met amfetamine-verslaafden, over flikken die erop los kloppen. De film geraakte tot in het Witte Huis, en kreeg vanuit conservatieve hoek een storm van kritiek over zich heen. Truffaut daarentegen was één van de grootste bewonderaars. Dertig jaar later zal Arlyck Sean, zijn libertaire ouders en zijn communistische oma opnieuw opnieuw opzoeken voor zijn documentaire "Following Sean"...


Kelid De sleutel

Alir Mohammed, een jongetje van ongeveer vier jaar moet babysitten op zijn kleiner broertje, een baby van vier maanden, terwijl zijn moeder boodschappen gaat doen. Dit is het begin van een dag vol kleine rampen die zich elkaar opvolgen, want er blijken heel wat dingen waarvoor het jongetje nog niet groot genoeg is : de waterkraan opendoen om zijn broertje te drinken te geven, de vogel voeden, een gaslek sluiten en tenslotte de rode draad van de film : een sleutel van de voordeur vangen die helemaal bovenaan de kapstok hangt. De film toont ons hoe het jongetje hiermee omgaat, hoe hij experimenteert, een uitweg probeert te zoeken van de bijna onoverkomelijke situaties. We zien het jongetje in gevecht met de omgeving die hem omringt in zijn pogingen objecten te manipuleren en zijn bewustwording van zijn eigen verantwoordelijkheden en mogelijkheden. De film toont beide kinderen als actoren en niet als onschuldige, onbeholpen objecten. Op realistische én komische, bijna burleske wijze accentueert de film niet alleen de rampen maar vooral de vindingrijkheid van het jongetje. De film bevindt zich op de scheidingslijn tussen documentaire én fictie, aan elke actie wordt bijzonder veel aandacht besteedt en alles wordt haarfijn in beeld gebracht. Het verhaal is eenvoudig, de film een meesterwerkje.

+ Viena [Alone]

Audrius Stonys, 2000, LT, 35mm, sans dial, 16'

Het eenvoudige verhaal van een reis van een klein meisje, gezeten op de achterbank van een wagen. Na enige stille kilometers rijdt de wagen langs een hoge muur en komt tot stilstand voor een enorme metalen poort die zich opent... een Gogoliaanse sfeer.

29.11 > 22:00 + 05.12 > 20:00
Viena Alone

Het eenvoudige verhaal van een reis van een klein meisje, gezeten op de achterbank van een wagen. Na enige stille kilometers rijdt de wagen langs een hoge muur en komt tot stilstand voor een enorme metalen poort die zich opent... een Gogoliaanse sfeer.


Victor Kossakovsky

+ Svyato

Victor Kossakovsky, 2005, RU, video, vo st ang, 40'

Svyato, de tweejarige zoon van de regisseur, wordt voor het eerst geconfronteerd met zijn eigen spiegelbeeld. Kossakovski, één van de belangrijkste hedendaagse Russische regisseurs legt uit hoe de film tot stand komt. "Tijdens mijn filmstudies in Moskou, logeerde ik in een universiteitsgebouw. Dat was een bijzonder gebouw, want er waren geen spiegels. Toen mijn oudste zoon twee jaar was, werd ik me bewust van het feit dat hij zijn spiegelbeeld nog nooit eerder gezien had. Vijftien jaar lang probeerde ik dit eerste moment van erkenning in de spiegel bij elf verschillende babies te filmen. Maar tevergeefs... Gedurende twee jaar, sinds de geboorte van mijn tweede zoon, heb ik al deze moeilijkheden gehad. Maar uiteindelijk heb ik dit zeer bijzondere stuk gemonteerd, gebruik makend van één grote spiegel en twee onzichtbare spiegels, en gefilmd met drie HD camera’s."

+ Sacha et Katia - Eerste liefde, De Peutertuin

Victor Kossakovsky, 2000, RU, video, vo st ang, 52'

Deze documentaire, waar eveneens twee peutertjes de hoofdrol spelen, brengt ons terug naar de kinderjaren van Kossakovsky. Toen hij in de peutertuin zat was hij hevig verliefd op een meisje dat hij achteraf nooit meer terug zou zien. Deze intense ervaring, die hem 35 jaar later nog bezighield, heeft hij vorm gegeven in een film. Vertrekkend van deze subjectieve invalshoek slaagt de regisseur er desalniettemin in om de kinderen te filmen zoals ze zijn, zonder al te veel interpretatie.

30.11 > 18:00 + 06.12 > 20:00
Svyato

Svyato, de tweejarige zoon van de regisseur, wordt voor het eerst geconfronteerd met zijn eigen spiegelbeeld. Kossakovski, één van de belangrijkste hedendaagse Russische regisseurs legt uit hoe de film tot stand komt. "Tijdens mijn filmstudies in Moskou, logeerde ik in een universiteitsgebouw. Dat was een bijzonder gebouw, want er waren geen spiegels. Toen mijn oudste zoon twee jaar was, werd ik me bewust van het feit dat hij zijn spiegelbeeld nog nooit eerder gezien had. Vijftien jaar lang probeerde ik dit eerste moment van erkenning in de spiegel bij elf verschillende babies te filmen. Maar tevergeefs... Gedurende twee jaar, sinds de geboorte van mijn tweede zoon, heb ik al deze moeilijkheden gehad. Maar uiteindelijk heb ik dit zeer bijzondere stuk gemonteerd, gebruik makend van één grote spiegel en twee onzichtbare spiegels, en gefilmd met drie HD camera’s."


Sacha et Katia - Eerste liefde, De Peutertuin

Deze documentaire, waar eveneens twee peutertjes de hoofdrol spelen, brengt ons terug naar de kinderjaren van Kossakovsky. Toen hij in de peutertuin zat was hij hevig verliefd op een meisje dat hij achteraf nooit meer terug zou zien. Deze intense ervaring, die hem 35 jaar later nog bezighield, heeft hij vorm gegeven in een film. Vertrekkend van deze subjectieve invalshoek slaagt de regisseur er desalniettemin in om de kinderen te filmen zoals ze zijn, zonder al te veel interpretatie.


Atelier Graphoui

Het Brusselse collectief "Atelier Graphoui" bestaat nu bijna dertig jaar en heeft reeds zo’n 120 films, animatiefilms, documentaires én reclamespots op hun naam staan. De animatiefilms die ze maken zijn het resultaat van kruisbestuivingen van audiovisuele én plastische kunsten waarbij de creatie van geluid en gebruik van diverse animatietechnieken een belangrijke plaats innemen. Film zien zijn als een medium om hun woord te geven aan zij die onze maatschappij weinig recht van spreken hebben. Samen met de artiesten, volwassenen en kinderen, maken ze films die de mogelijkheid geven aan deze mensen om hun gevoelens én gedachten uit te drukken. Aan hen hebben we gevraagd om een filmprogramma in elkaar te steken : films die kinderen gemaakt hebben en waarin ze impliciet of expliciet het woord nemen. Op het scherm zien we een retrospectieve van Atelier Graphoui en dit in aanwezigheid van enkele van hun leden, filmmakers. Welke films ze voor ons zullen meebrengen verklappen we niet op één na : "Le monde du spocks" van Patrick Van Antwerpen, van wie we ook "Jeux d’enfants" vertonen.

Accueil

Gevolgd door een ontmoeting met enkele leden van het collectief.

07.12 > 19:30
https://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=1155&lang=fr