> School’s Out


Dès ce printemps, le Nova se met à l’heure de l’école buissonnière ! Ce premier volet de notre programme consacré à l’éducation jettera un regard critique sur l’institution scolaire et sur les méthodes pédagogiques, qu’elles soient traditionnelles ou nouvelles. Avec un bref détour par l’Afrique, où l’école héritée de la colonisation pose des problèmes spécifiques. L’école a souvent titillé l’imagination des cinéastes, peut-être parce qu’ils en ont gardé un souvenir ambigu. On retrouvera quelques personnalités aussi célèbres que différentes dans leurs approches, comme Jean Vigo, Abbas Kiarostami, Frederick Wiseman ou encore Jean-Michel Carré. Si l’école traditionnelle, autoritaire et répressive (dans sa version la plus caricaturale, le collège anglais du "If" de Lindsay Anderson), a suscité quelques féroces révoltes ou de salubres échappées poétiques, elle a aussi fait travailler l’imagination de pédagogues, qui entendaient en renouveler la pratique.
Un part importante de ce programme mettra l’accent sur les nouvelles méthodes pédagogiques : écoles Freinet ou Decroly, nouvelles écoles anglaises inspirées par l’écossais A.S. Neill (Summerhill, Sudbury), écoles "expérimentales" ou libertaires (Vitruve, Lycée de Saint-Nazaire, Bonaventure). Sans qu’il y ait bien sûr de prétention à une quelconque exhaustivité, tant le sujet est vaste, mais en réservant une petite place à des francs-tireurs de la pédagogie, comme Jacques Duez. Autant d’initiatives "alternatives" qui cherchent à faire contrepoids au système scolaire dominant. Sans oublier les études dites "supérieures" (Vincennes), ni les crèches des plus petits. Des expériences qui posent parfois bien des questions, sur certaines formes d’"élitisme" ou sur l’autonomie réelle des apprenants que supposent ces méthodes nouvelles. Des rencontres et débats tenteront de situer les problèmes.

En collaboration avec Art cinema OFFoff à Gand (www.offoff.be).


Zéro de conduite

Fils d’un militant anarchiste mort en prison dans des circonstances troubles, Jean Vigo tourne fin 1932, au collège de Saint-Cloud où lui même passa une partie de sa scolarité (dont il n’a pas gardé un souvenir particulièrement enthousiaste), un film qui devait à l’origine s’appeler "Les cancres". Il y met en scène les pouvoirs imaginaires et fabuleux de l’enfance, entrée en révolte jubilatoire contre la discipline militaire de leur pensionnat concentrationnaire. Jeux de mirliton et d’attrapes, bataille de polochons homérique, jeu de massacre salvateur contre les représentant de l’autorité, "Zéro de conduite" prend la forme d’un hymne virulent à la désobéissance teinté de poésie et empreint des souffrances de son auteur, dont saura se souvenir le Truffaut des "Quatre Cent Coups". Vigo y fustige "les principes despotiques qui régissent l’enseignement en inculquant aux enfants les sanglantes vanités de l’âge adulte" (Raoul Vaneigem). C’est peu dire que le film reçut un accueil polémique. Jugé "antifrançais" et "attentatoire au prestige du corps enseignant", sous la pression des "Pères de famille organisés", une obscure ligue de vertu, il est totalement interdit d’écran pendant douze ans. Invité à Bruxelles par le Club de l’Ecran, Vigo rédige une présentation du film qui prend la forme d’un pamphlet contre la censure : "Dans l’état actuel du monde bourgeois, un metteur en scène est un corps étranger lancé dans la machine aux combines financières ou autres, auxquelles prête le marché du cinéma". Un coup de gueule assez avant-gardiste au vu de l’évolution du cinéma français.

+ Rentrée des classes

Jacques Rozier, 1955, FR, 35mm, vo fr 24'

Une délicieuse pochade, par un des auteurs cultes de la Nouvelle vague, qui a aussi réalisé un portrait filmé de Vigo. À Correns dans le Var, le jour de la rentrée des classes, René décide de faire l’école buissonnière...

[ 5 / 3,5 eur ]

24.04 > 22:00 + 01.06 > 22:00
Rentrée des classes

Une délicieuse pochade, par un des auteurs cultes de la Nouvelle vague, qui a aussi réalisé un portrait filmé de Vigo. À Correns dans le Var, le jour de la rentrée des classes, René décide de faire l’école buissonnière...


L’école du diable + Au diable l’école

Ces deux épisodes de la série "Au nom du progrès", réalisée en collaboration avec l’économiste français François Partant, illustrent à merveille les théories d’Ivan Illich sur la déscolarisation de la société. Ils nous emmènent en Afrique pour y vérifier si l’école a les vertus intégrative qu’on lui prête volontiers en tant que "berceau du progrès et condition du développement économique et social". Le tableau est pour le moins contrasté. Dans le Togo d’Eyadema, on n’est s’est pas trop creusé la tête : on a repris le système scolaire des colonisateurs blancs. Avec comme résultat que l’école y a remplacé l’Eglise comme instrument de l’oppression culturelle. Dans la Tanzanie socialiste de Nyerere (le "Mwalimu", l’instituteur), au contraire, une remise en question radicale de l’école héritée de la colonisation a permis d’expérimenter un système scolaire basé sur des valeurs africaines et répondant aux besoins réels d’une société tanzanienne égalitaire, juste, solidaire, et qui trouve dans ses propres ressources les moyens de son autosuffisance. L’école s’y intègre même tellement à la vie qu’elle en devient un lieu de production agricole ou manufacturier, afin de servir aux besoins du village où elle est installée. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres, et du manuel scolaire au râteau, surtout dans un monde déjà en train de se globaliser…

[ 5 / 3,5 eur ]

25.04 > 20:00 + 10.05 > 22:00
L’école buissonnière

Basé sur la vie et les travaux de Célestin Freinet (incarné par un Bernard Blier encore chevelu), L’École buissonnière oppose la pédagogie nouvelle, ouverte sur la découverte de la nature et l’expérience directe des choses, aux raideurs du vieux système ranci du bourrage de crâne. En partie inspirée par les idées du philosophe américain Dewey, sa pédagogie entend faire de la classe un atelier inséré dans la vie locale, y compris politique - par exemple en faisant exécuter par les enfants toutes les étapes de la production d’un journal. Comme lui, Jean-Paul Le Chanois était un "compagnon de route" (Freinet se brouille avec le PCF l’année du tournage du film). Il se considérait comme le "représentant du néo-réalisme français", témoignant de la réalité sociale, prenant position pour des pratiques d’enseignement novatrices qui lui semblaient bénéfiques, privilégiant le tournage en décors réels, à l’instar des maîtres italiens. "Les enfants de notre École buissonnière, raconte-t-il, ont été conduits à s’intéresser aux mille détails du film. Ils pouvaient tout voir. Tout demander. Et tout leur était expliqué. Le mécanisme de leur collaboration et la technique indispensable de la prise de vue leurs étaient devenus clairs et familiers. Aussi d’eux-mêmes nous ont-ils souvent aidés plus que nous n’avions osé l’espérer. Aussi nous sommes-nous quittés en pleurant".

[ 5 / 3,5 eur ]

26.04 > 22:00 + 24.05 > 20:00
Avaliha Les premiers

En Iran, dans une école primaire, le jour de la rentrée, les élèves s’égaillent dans la cour. Très vite, un pion ordonne ce tumulte avec une gestique digne d’un agent de la circulation, coups de sifflets à l’appui. L’ordre est établi et sera immuable. Et ceux qui le perturbent, les retardataires et autres petits bagarreurs, sont prestement envoyé dans le bureau du directeur pour s’expliquer. Kiarostami filme les "savons" passés aux écoliers indisciplinés, une technique d’influence psychologique efficace basée sur la honte, le repentir et la culpabilisation qui permet au pouvoir d’enrégimenter sans forcément réprimer. Kiarostami ne le dit pas, mais c’est ce vers quoi fait signe son film, si on le prend comme métaphore politique. Un document plutôt dur, qui nous rappelle qu’un tel apprentissage de la discipline a aussi existé dans nos démocraties qui se veulent libérales, et survit encore sournoisement.

[ 5 / 3,5 eur ]

27.04 > 20:00 + 08.05 > 22:00
Pride of Place

Film de fin d’étude rare bien que plusieurs fois primé, "Pride of Place" décrit l’internat où l’artiste Kim Longinotto ("Dream Girls", au Pink Screens 2006) a étudié, petite, dans le Buckinghamshire. Ceux qui pensaient que Lindsay Anderson, dans son fameux "If", forçait le trait des traditions rances et de la coercition dans les collèges anglais, réviseront peut-être leur jugement. Parce qu’ici, tout est bien réel : la nourriture y est aussi indigeste que les règles ne sont ubuesques et les punitions absurdes et incompréhensibles. "C’était un château à la campagne, un endroit horrible, une place de fous, tranche-t-elle, avec une pointe d’humour. Les spectateurs ont apaisé mes tourments en confirmant que cette école était bel et bien bizarre, presque un camp militaire". Un an après la réalisation du film, l’école fermait définitivement.

+ Summerhill

Dennis Miller, 1966, CA, 16mm, vo ang 28'

En contraste absolu, une visite à l’école des "libres enfants de Summerhill", que l’Ecossais Alexander Neill (1883-1973) avait fondé en 1921. Dans cette archive, il explique d’un ton alerte les principes de l’éducation sans contrainte.

[ 5 / 3,5 eur ]

27.04 > 22:00 + 11.05 > 18:00
Summerhill

En contraste absolu, une visite à l’école des "libres enfants de Summerhill", que l’Ecossais Alexander Neill (1883-1973) avait fondé en 1921. Dans cette archive, il explique d’un ton alerte les principes de l’éducation sans contrainte.


Poésie et rébellion courts métrages

+ Point de fuite

Olivier Smolders, 1987, BE, 35mn, vo fr 10'

Un "film pédagogique", d’après une nouvelle de Marcel Mariën, en forme de méchante farce de potache dont sera victime une jeune et candide professeure.

+ En rachâchant

Jean-Marie Straub & Danièle Huillet, 1982, FR, 35mm, vo fr 7'

"Quand on a rencontré Marguerite Duras, elle venait de voir Othon et pendant qu’on était en train de boire une bière en face du cinéma Racine, elle nous a dit tout d’un coup : J’ai un fils qui refuse de retourner à l’école. Qu’est-ce que je peux faire ? Je ne peux pas le forcer. C’était presque comme si elle demandait un conseil. On lui a dit : Non, non, on ne peut pas le forcer" (J.-M. Straub).

+ Des lapins dans la tête

Paul Carpita, 1964, FR, video, vo fr 16'

Bernard a neuf ans et il aime à bayer aux corneilles...

+ Pour un bout de papier

Mort Ransen, 1966, CA, 16mm, vo fr 28'

"Je donnerais mon bras droit pour me faire instruire, mais pas pour un bout de papier", tempête l’élève Jean-Claude, dont les bonnes notes ne l’empêchent pas de porter un jugement implacable sur ses maîtres, accusés "d’avoir sans merci ennuyé à mort des milliers d’étudiants innocents". Il décide de quitter l’école définitivement.

[ 3,5 / 2,5 eur ]

02.05 > 22:00 + 18.05 > 18:00
Point de fuite

Un "film pédagogique", d’après une nouvelle de Marcel Mariën, en forme de méchante farce de potache dont sera victime une jeune et candide professeure.


En rachâchant

"Quand on a rencontré Marguerite Duras, elle venait de voir Othon et pendant qu’on était en train de boire une bière en face du cinéma Racine, elle nous a dit tout d’un coup : J’ai un fils qui refuse de retourner à l’école. Qu’est-ce que je peux faire ? Je ne peux pas le forcer. C’était presque comme si elle demandait un conseil. On lui a dit : Non, non, on ne peut pas le forcer" (J.-M. Straub).


Des lapins dans la tête

Bernard a neuf ans et il aime à bayer aux corneilles...


Pour un bout de papier

"Je donnerais mon bras droit pour me faire instruire, mais pas pour un bout de papier", tempête l’élève Jean-Claude, dont les bonnes notes ne l’empêchent pas de porter un jugement implacable sur ses maîtres, accusés "d’avoir sans merci ennuyé à mort des milliers d’étudiants innocents". Il décide de quitter l’école définitivement.


High School 1

Après son premier film coup-de-poing, "Titicut Follies", sur les prisons psychiatriques, Wiseman tourne à la North East High School de Philadelphie, établissement fréquenté par les enfants de la middle class bon teint, c.-à-d. blanche. "High School, commente le cinéaste, c’est l’apprentissage de la normalité, c’est-à-dire de tout ce qui n’est pas Titicut Follies. Quand on pense éducation, on pense mathématiques, physique… Or la fonction sociale de l’école, c’est d’apprendre un certain type de discours. (…) Ce qui se passe dans les lycées est directement en relation avec ce qui se passe dans la société. C’est le cas de toutes les institutions mais c’est peut-être encore plus vrai des lycées." Au travers de rencontres avec le personnel du lycée, les enseignants, les élèves et les parents, Wiseman démonte les valeurs du système scolaire américain et sa fonction de conditionnement social. Dans la dernière séquence, on voit le proviseur lire en public une lettre d’un ancien élève combattant au Vietnam. Sans commentaire ni interviews aux questions dirigées, sans soutien d’une musique de fond dramatique ni effet spéciaux, Wiseman va à l’essentiel, par un simple mais efficace jeu de montage. Magistral.

+ Het leesplankje [La leçon de lecture]

Johan Van der Keuken, 1973, NL, video, vo st fr, 10'

L’apprentissage de la lecture dans une école primaire d’Amsterdam, ses mots, son tableau, ses images d’Epinal, malicieusement subverties par celles de la réalité sociale et politique.

[ 5 / 3,5 eur ]

04.05 > 18:00 + 24.05 > 22:00
Het leesplankje La leçon de lecture

L’apprentissage de la lecture dans une école primaire d’Amsterdam, ses mots, son tableau, ses images d’Epinal, malicieusement subverties par celles de la réalité sociale et politique.


Jean-Michel Carré

La maison de production Les Films Grain de Sable a été fondée par Jean-Michel Carré et Serge Poljinksy. Leurs films ont toujours pour cadre des lieux qui gardent ou rendent les gens prisonniers. Ils se réfèrent à la théorie de Michel Foucault sur la discipline, la répression et la surveillance. La prison n’est qu’un exemple. D’autres lieux tels que les hôpitaux, les usines et écoles sont également selon eux, des lieux où s’exercent toutes formes de contraintes et contrôles qui restreignent les gens dans leur condition humaine. Dans les années 70 et au début des années 80, Jean-Michel Carré a réalisé la trilogie "L’enfant prisonnier", dont deux films sont programmés ici. De même que son tout premier film : "Le ghetto expérimental".


On n’est pas des minus

Fondée dans les années 60 par une poignée d’instituteurs qui se réclamaient du courant pédagogique dit de l’"Education nouvelle", Vitruve est une école publique parisienne, implanté dans une circonscription où l’échec scolaire était important. Elle bénéficie d’une pédagogie différente sans quitter le giron de l’Éducation nationale. Au travers de ce reportage effectué en 1981-82, Jean-Michel Carré s’interroge sur la façon d’apprendre dans une école déscolarisée, où l’on repousse les contradictions à propos de l’école et de la société, du travail manuel et intellectuel, des loisirs et du travail... et des savoirs. Le réalisateur ponctue ainsi sa "tétralogie" sur l’enfant et l’éducation.
www.gfen.asso.fr

+ L’enfant prisonnier

Jean-Michel Carré, 1975, FR, video, vo fr 26'

Tout sur le monde aberrant d’un écolier de neuf ans qui doit apprendre à intégrer la norme, le système hiérarchique et l’échec, coincé entre famille inhibante, école répressive et médias débilitant.

La séance du 1er juin sera suivie d’une rencontre avec Gérard Delbet et Isabelle Tarjot, instituteurs à l’école Vitruve, et Julien Fieyre, ancien élève.

[ 5 / 3,5 eur ]

04.05 > 22:00 + 01.06 > 18:00
L’enfant prisonnier

Tout sur le monde aberrant d’un écolier de neuf ans qui doit apprendre à intégrer la norme, le système hiérarchique et l’échec, coincé entre famille inhibante, école répressive et médias débilitant.


Le ghetto expérimental

Ce premier opus de Jean-Michel Carré retrace les débuts du "Centre universitaire expérimental de Vincennes", rebaptisé aujourd’hui "Université de Paris-VIII". Fondée dans la foulée de Mai 68, dont on fête diversement l’anniversaire en ce joli mois de mai, Vincennes a très vite été perçu par les principaux intéressés comme le "piège à gauchistes" d’Edgar Faure, le ministre de l’Education de l’époque. Cette université ouverte (n’importe qui pouvait y venir suivre les cours, sans bac, ni diplôme) entendait n’être plus le moule reproductif de la classe dirigeante, mais un lieu de vie collective, où les échanges sont constants, les expériences, les plus diverses (spirituelles, politiques, artistiques, physiques). Plus seulement espace d’apprentissage en amphi, mais foyer d’engagement politique en perpétuel bouillonnement, avec ses limites – sur lesquelles le film ne fait pas l’impasse. Prix du Jeune Cinéma au Festival de Bruxelles en 1974 et le Prix Spécial du Jury au Festival international de Thonon-les-Bains en 1974.

+ Erziehung zum Ungehorsam [L’éducation à la désobéissance]

Gerhart Bott, 1967, DE, 16mm, vo st fr & nl, 26'

En Allemagne, le mouvement de 68 accoucha d’expériences qui paraissent bien audacieuses aujourd’hui : telles ces "crèches anti-autoritaires", inspirées par les théories de W. Reich, où naturisme, sexualité infantile et pulsions destructrices ne sont pas brimées.

[ 5 / 3,5 eur ]

26.04 > 20:00 + 18.05 > 22:00
Erziehung zum Ungehorsam L’éducation à la désobéissance

En Allemagne, le mouvement de 68 accoucha d’expériences qui paraissent bien audacieuses aujourd’hui : telles ces "crèches anti-autoritaires", inspirées par les théories de W. Reich, où naturisme, sexualité infantile et pulsions destructrices ne sont pas brimées.


Freinet & Decroly courts métrages

+ Pour la vie, par la vie

René Van de Weerdt, 1946, BE, 16mm, vo fr 19'

Le médecin et psychologue belge Ovide Decroly (1871-1932), un des piliers de la Ligue pour l’Éducation nouvelle, ouvre en 1907 à Uccle une "École pour la vie, par la vie à la campagne", qui a traversé le siècle jusqu’à nous.

+ La méthode Freinet

Bernard Lepla, 1973-1980, BE, video, vo fr 25'

Ce travail de fin d’études du journaliste B. Lepla s’attèle aux débuts de l’Autre École, à Woluwé puis à Auderghem, fondée par un groupe de parents animé par Anne et Henry Landroit. Ceux-ci se sont tournés vers les méthodes du pédagogue français Célestin Freinet (1896-1966), qui tenta d’ouvrir l’école sur la vie, de respecter la personnalité de chaque enfant et de permettre à chacun de progresser selon son rythme. Sa méthode suscita un véritable mouvement pour réformer l’école, et cette pédagogie fut mise en oeuvre tant dans le réseau officiel que, comme ici, dans des expériences d’écoles dites "parallèles".
www.autre-ecole.org

+ Hallo de buurt

Patrick Desmeyter, 1980, BE, video, vo nl 35'

Reportage sur l’école de quartier alternative "De Buurt" à Gand. Fondée dans les années 70, dans un coin populaire de la cité flandrienne, elle a su trouver sa propre voie et sa "tonalité" spécifique comme pédagogie du projet, impliquant les parents.
www.debuurt.be

Suivi d’un débat avec Paul Absil, directeur de "L’Autre École", Ludo Merckx de l’école "De Buurt" et Nico Hirtt, porte-parole de l’APED (Appel pour une école démocratique www.ecoledemocratique.org).

[ Gratis ]

04.05 > 20:00
Pour la vie, par la vie

Le médecin et psychologue belge Ovide Decroly (1871-1932), un des piliers de la Ligue pour l’Éducation nouvelle, ouvre en 1907 à Uccle une "École pour la vie, par la vie à la campagne", qui a traversé le siècle jusqu’à nous.


La méthode Freinet

Ce travail de fin d’études du journaliste B. Lepla s’attèle aux débuts de l’Autre École, à Woluwé puis à Auderghem, fondée par un groupe de parents animé par Anne et Henry Landroit. Ceux-ci se sont tournés vers les méthodes du pédagogue français Célestin Freinet (1896-1966), qui tenta d’ouvrir l’école sur la vie, de respecter la personnalité de chaque enfant et de permettre à chacun de progresser selon son rythme. Sa méthode suscita un véritable mouvement pour réformer l’école, et cette pédagogie fut mise en oeuvre tant dans le réseau officiel que, comme ici, dans des expériences d’écoles dites "parallèles".
www.autre-ecole.org


Hallo de buurt

Reportage sur l’école de quartier alternative "De Buurt" à Gand. Fondée dans les années 70, dans un coin populaire de la cité flandrienne, elle a su trouver sa propre voie et sa "tonalité" spécifique comme pédagogie du projet, impliquant les parents.
www.debuurt.be


Un monde à construire

Au début des années 80, Gabriël Cohn-Bendit fonde en France l’école expérimentale Saint-Nazaire pour des jeunes qui, d’une manière ou d’une autre, ne trouvent pas leur place dans le système scolaire traditionnel. Elèves et professeurs y sont égaux et déterminent ensemble les matières apprises. C’est donc une école démocratique avant tout. Patrick Le Ray, qui a suivi l’école durant un an et demi, la filme dans son fonctionnement quotidien.

+ DAS

Aline Moens & Laure Marganne, 2002, BE, video, vo fr 3'

Une vision blasée de l’école, par les principaux intéressés : des élèves du secondaire, qui réalisent ici un petit film d’animation dans le cadre d’un atelier du collectif Graphoui.

Un débat fera suite en présence de plusieurs représentants de cette école, mais aussi de "Pédagogie nomade", un collectif belge "d’enseignants, éducateurs et chercheurs en philosophie" qui souhaitent ouvrir une école similaire dans les Ardennes, et ce, avec le soutien de la Communauté française.

[ Gratis ]

10.05 > 20:00
DAS

Une vision blasée de l’école, par les principaux intéressés : des élèves du secondaire, qui réalisent ici un petit film d’animation dans le cadre d’un atelier du collectif Graphoui.


Voices from the New American Schoolhouse

Ce documentaire, qui se déroule dans l’école américaine Sudbury Fairhaven, donne avant tout la parole aux enfants. Ils nous racontent entre autres les réactions de leur entourage vis-à-vis de l’école. Les écoles Sudbury sont des écoles démocratiques où chaque enfant est libre de décider ce qu’il veut apprendre et comment.
newamericanschoolhouse.com

+ SchoolTube [Leerhuis Brussel]

Trisha de Cuyper, 2008, BE, video, vo nl st fr, 15'

La Leerhuis Brussel est inspirée de l’école Sudbury Valley aux Etats-Unis. Elle accueille tout jeune entre 4 et 18 ans et n’a pas de classes. Trisha de Cuyper a suivi durant un an cette nouvelle école à Schaerbeek. Ce type d’école soulève souvent bien des questions, comme les limites et les atouts de la liberté chez les enfants. Mais "il ne s’agit en aucun cas de revenir ici à l’éducation libre des années 60", nous raconte Sandra Roobaert de la Leerhuis Brussel.
www.leerhuisbrussel.be

Après le film, nous lancerons le débat sur ce sujet avec des membres de l’équipe de la Leerhuis Brussel. En présence de Trisha de Cuyper.

[ Gratis ]

11.05 > 20:00
SchoolTube Leerhuis Brussel

La Leerhuis Brussel est inspirée de l’école Sudbury Valley aux Etats-Unis. Elle accueille tout jeune entre 4 et 18 ans et n’a pas de classes. Trisha de Cuyper a suivi durant un an cette nouvelle école à Schaerbeek. Ce type d’école soulève souvent bien des questions, comme les limites et les atouts de la liberté chez les enfants. Mais "il ne s’agit en aucun cas de revenir ici à l’éducation libre des années 60", nous raconte Sandra Roobaert de la Leerhuis Brussel.
www.leerhuisbrussel.be


La caméra à Jacques Duez

Depuis trente ans, Jacques Duez est professeur de morale dans plusieurs écoles primaires de la région du Centre. Passionné de cinéma, il anime avec ses élèves des cours qui deviennent des films, des films qui sont des cours. Témoin émerveillé d’une pensée qui s’éveille, Duez filme les discussions qui fusent dans ses cours plutôt particuliers, et fait ensuite circuler ces images entre les différentes classes où il enseigne. Les échanges portent sur les sujets les plus divers : l’amour et l’hypocrisie, l’homme et son milieu, Dieu ou la Belgique. Duez manie les questions avec un style bien à lui, les enfants parlent en toute liberté, d’autant que la présence de la caméra les pousse à affirmer avec force leur opinion. Une pratique étonnante qui relève aussi bien de la philosophie, de la pédagogie que du cinéma et du rire.

Pour cette séance, Jacques Duez viendra nous présenter trois de ses travaux et partager avec nous son enthousiasme.

[ 3,5 / 2,5 eur ]

18.05 > 20:00
Les enfants

Deux ans après les Straub ("En rachâchant"), Marguerite Duras décide d’adapter elle aussi son propre texte, "Ah ! Ernesto", écrit en 1971. Ce sera le dernier des seize films de la très controversée écrivaine française. Fable mélancolique à l’ironie lumineuse, "Les enfants" est un film philosophique de facture classique, où seules les paroles sont décalées, qui divisa les critiques de l’époque et ne suscita qu’indifférence à sa sortie dans quelques salles parisiennes, avant qu’un conflit juridique autour de la propriété du scénario ne vienne définitivement l’enterrer. Ernesto est un gamin de sept ans qui en paraît quatre fois plus. A l’école, il surprend le directeur car il refuse de suivre les cours et d’apprendre ce qu’il ne sait pas. En fait, c’est un surdoué qui a acquis une connaissance précise en écoutant les autres. "Il s’agit d’un film comique infiniment désespéré dont le sujet aurait trait à la connaissance." (M. Duras)

[ 5 / 3,5 eur ]

25.05 > 18:00 + 31.05 > 22:00
L’école sauvage

Un film, récemment sauvé de l’oubli, sur une école Decroly atypique de la région parisienne, tentée par les sirènes libertaires des années 68. Une forme hybride, "expérience sur l’expérience", ni docu, ni fiction, avec Rufus et Romain Bouteille, et les petits sauvageons dans leur propre rôle. "L’École sauvage raconte l’histoire d’un bonheur possible et impossible. Bonheur possible parce qu’il existe, qu’il est là sous nos yeux, qu’il se déroule comme une fête permanente où les évènements les plus improbables arrivent naturellement. (…) Quelque 250 gosses entre 3 et 15 ans bénéficient du privilège de se servir de leur corps à leur guise, de faire fonctionner leur esprit de la manière la plus profitable pour eux, d’avoir entre eux, et avec les adultes qui les entourent, des relations amicales. Il nous a paru intéressant de les faire connaître et de suggérer à cette occasion ce qu’il pourrait arriver dans notre vie si nous trouvions le moyen d’en soustraire la peur, la menace, la compétition organisée et le chantage à la survie." (C. Natsis et A. Pianko)

+ Poème d’exister

Georges Rebillard, 1969, FR, 16mm, vo fr 16'

Graphismes, peintures, poèmes, chants, musiques, créés spontanément par des enfants de l’École Freinet de Vence, soutenus par des textes du fondateur, magnifiant le contact avec ce qui entoure l’enfant : les arbres, les fleurs, les hommes, la nature.

En présence de Costa Natsis.

[ 5 / 3,5 eur ]

01.06 > 20:00
Poème d’exister

Graphismes, peintures, poèmes, chants, musiques, créés spontanément par des enfants de l’École Freinet de Vence, soutenus par des textes du fondateur, magnifiant le contact avec ce qui entoure l’enfant : les arbres, les fleurs, les hommes, la nature.


Infokiosque

Avant ou après les films, venez fureter dans notre infothèque multimédia. Vous pourrez bouquiner dans l’ouvrage fondateur des nouvelles écoles anglaises, les "Libres enfants de Summerhill" de A.S. Neill, qui figurera en bonne place dans une petite bibliothèque aux côtés d’autres textes de pédagogues. Une petite vidéothèque vous fera découvrir d’autres expériences pédagogiques, comme celle des "Free Schools" américaines ou de l’école libertaire Bonaventure à Oléron, qui a fait l’objet d’un film de Franck Thiriot.

24.04 > 01.06



Net voor de grote vakantie verwent Cinema Nova het publiek zes weken lang op films én debatten over het meeste bezochte instituut ter wereld : de school. "School’s Out" is een filmprogramma met een kritische blik op het schoolsysteem en op de pedagogische methoden - traditioneel of alternatief - die er gehanteerd worden.
Bekende regisseurs van wie we al eerder werk in Nova vertoonden, zoals Abbas Kiarostami, Kim Longinotto, Frederick Wiseman en Gordian Troeller, hebben menigmaal de school als filmsetting gekozen. Van hen tonen we een aantal documentaires die het traditionele schoolsysteem blootleggen in Europa, Amerika, Azië en Afrika. Andere filmmakers zoals Jean Vigo, Marguerite Duras, Olivier Smolders, Danièle Huillet & Jean-Marie Straub en Paul Carpita hebben ditzelfde onderwerp met bijzonder veel humor, poëzie of ironie behandeld in een fictiewerk. Vele cineasten blijken een bijzonder kritische houding te hebben tegenover het klassieke onderwijssysteem, misschien omdat hun persoonlijke herinneringen en gevoelens hierover op zijn minst ambigu te noemen zijn...
Maar zij zijn daarin uiteraard niet de enigen ! Doorheen de geschiedenis hebben pedagogen, filosofen en "onderwijzers" gepoogd een alternatief te bieden aan vaak terugkerende problemen, inherent aan het klassieke onderwijssysteem. In het kielzog van Mei 68 - nu exact veertig jaar geleden - werden heel wat nieuwe scholen uit de grond gestampt. Vrije, libertaire, anti-autoritaire, experimentele initiatieven en vooral vele Freinetscholen zagen gedurende deze periode het licht. Maar reeds decennia ervoor richtten pioniers als Ovide Decroly en A.S. Neill nieuwe scholen op. Ook vandaag nog zijn er mensen bezig met het bedenken én concretiseren van alternatieve scholen. Over enkele van deze initiatieven hebben we films teruggevonden, recent én wat ouder. We hebben ook enkele van hun bezielers te pakken gekregen, en hen uitgenodigd om samen met ons het debat aan te gaan over hete hangijzers als het gevaar van elitarisme en de grenzen of mogelijkheden van democratie en vrijheid binnen een school.

In samenwerking met Art cinema OFFoff te Gent (www.offoff.be).


Zéro de conduite

Jean Vigo maakte slechts vier films gedurende zijn zeer korte levensperiode. Toch noemen velen hem een groot cineast. In "Zéro de conduite" slaagt Vigo erin om originele verbeelding en maatschappijkritische reflecties te verenigen tot een poëtische geheel. De vakantie is gedaan en enkele jongens moeten weer naar de kostschool. Daar gelden een aantal gedragscodes waarop zij streng beoordeeld worden. Een nul voor gedrag heeft zware gevolgen. Een bende kinderen rebelleert tegen deze tirannieke praktijken. De film werd in Frankrijk een tijdlang verboden, maar is een niet te missen klassieker die verschillende films inspireerde zoals "If" van Lindsay Anderson.

+ *Rentrée des classes
Jacques Rozier, F, 1955, 35mm, vo fr / fr ov, 24’*
Jacques Rozier was net als vele andere regisseurs geïntrigeerd door het leven en werk van Vigo. Hij maakte een film over hem met als titel "Vigo, cinéaste de notre temps" in 1964. Deze kortfilm gaat over de student René die zijn eerste schooldag na de zomervakantie al spijbelend begint.

[ 5 / 3,5 euro ]

24.04 > 22:00 + 01.06 > 22:00
L’école du diable + Au diable l’école

Deze twee episodes van de reeks "In de naam van de vooruitgang", gemaakt in samenwerking met de economist François Partant toont ons het schoolsysteem van Tanzania en Togo. De regisseurs onderzoeken er of school in deze landen er werkelijk de functie vervult die ze pretendeert te hebben, m.n. een bijdrage leveren aan de sociale en economische vooruitgang. In Togo heeft men gewoon het schoolsysteem van de blanke kolonisator overgenomen. Bijgevolg is de school, net als de kerk, een instrument van culturele dwang geworden. In het socialistische Tanzania onder de regering van Nyerere bedacht men een school die de noden van de samenleving zou beantwoorden, gebaseerd op gelijkheid en solidariteit. Volgens Nyerere moet de school kinderen voorbereiden op het leven als landbouwer of handarbeider, zodat de agrarische samenleving autonoom kan blijven.

[ 5 / 3,5 eur ]

25.04 > 20:00 + 10.05 > 22:00
L’école buissonnière

In 1920, net na de oorlog, komt er in een dorpje in de Provence een nieuwe jonge leraar aangewaaid. Hij wil dat de kinderen graag naar school komen en dat ze er dingen leren die zinvol voor hen zijn. Eén van zijn belangrijke pedagogische methodes is het uitwerken van een schoolkrantje samengesteld en gedrukt door de kinderen zelf. Monsieur Pascal probeert de kinderen hierdoor vooral een kritische zin voor de politieke en sociale werkelijkheid mee te geven. Deze nieuwe methodes doen heel wat stof opwaaien in het dorpje...
Het script van deze film met Bernard Blier in de hoofdrol, werd geschreven door de vrouw van Celestin Freinet. De film is een fictie over Freinets leven en pedagogie. Over het waarheidsgehalte van de film is moeilijk te oordelen, maar de film biedt in elk geval stof voor een debat dat plaatsvindt later in dit programma.

[ 5 / 3,5 eur ]

26.04 > 22:00 + 24.05 > 20:00
Avaliha Les premiers

In het Westen leerden we Iraniër Abbas Kiarostami eind jaren ’80 kennen als de regisseur die een geraffineerd spel speelt met fictie en werkelijkheid, waarin kinderen vaak de hoofdrol spelen. We tonen u één van zijn minder bekende films "Avaliha" ("First Graders"), eerder vertoond tijdens de beginjaren van Nova. Op de eerste schooldag van een lagere school ergens in Iran, staan de leerlingen verspreid over de speelplaats. De verantwoordelijke doet hen teken zich in de rij te plaatsen. Orde is zeer vlug geïnstalleerd en de leerlingen blijven onbeweeglijk. Zij die de orde verstoren worden onverbiddelijk naar de directeur verwezen. Kiarostami filmt enkel het machtsspel tussen directeur en stoute leerlingen en toont dat discipline gekweekt wordt verantwoordelijkheidsbesef (wat wij in het Westen schuldbesef noemen). Een ruwe documentaire die ons doet denken aan de strenge disciplinaire schoolsystemen uit een ver verleden. Maar zijn die systemen werkelijk verdwenen ?

[ 5 / 3,5 eur ]

27.04 > 20:00 + 08.05 > 22:00
Pride of Place

Kim Longinotto (Londen, 1952) heeft een niet te stoppen drang om onrechtvaardigheid aan de kaak te stellen. Tijdens haar opleiding maakte ze haar haar eerste documentaire, "Pride of place", waar ze afrekent met een pijnlijk deel van haar verleden. Longinotto werd als tiener tot een meisjesinternaat veroordeeld. De school, die huisde in een oud en geïsoleerd kasteel in Buckinghamshire, opereerde als een soort ministaat, waarin bizarre regels elkaar opvolgden, het eten onverteerbaar en de straffen absurd waren. Longinotto liep er op haar zeventiende wijselijk van weg. In subtiele maar doelgerichte impressies legt ze, vanuit het perspectief van de er nog wonende meisjes, het onderwijssysteem van dit internaat bloot. Een jaar na de film werd het internaat gesloten.

+ Summerhill

Dennis Miller, 1968, CA, 16mm, vo ang 30'

In het Engeland van dezelfde periode zien we in deze documentaire A.S Neill aan het woord en zien we impresies van het leven op de Summerhill, de school die hij in 1921 oprichtte. De kinderen zijn er volledig vrij te leren wanneer zij dat willen.

[ 5 / 3,5 eur ]

27.04 > 22:00 + 11.05 > 18:00
Summerhill

In het Engeland van dezelfde periode zien we in deze documentaire A.S Neill aan het woord en zien we impresies van het leven op de Summerhill, de school die hij in 1921 oprichtte. De kinderen zijn er volledig vrij te leren wanneer zij dat willen.


Rebellie en poëzie kortfilms

+ Point de fuite

Olivier Smolders, 1988, BE, 35mn, vo fr 10'

Vaak is de teneur van Smolders’ films reeds voldoende om je in een ongemakkelijke positie te wringen. In "Point de fuite" is dit eveneens het geval. Hij baseert zich op een novelle van de Belgische surrealistische auteur Marcel Mariën. Een wat afstandelijke onderwijzeres geeft les over de theorieën omtrent het perspectief maar bevindt zich voor een klas met naakte leerlingen...

+ En rachâchant

Jean-Marie Straub & Danièle Huillet, 1982, FR, 35mm, vo fr 7'

Een jongen weigert naar school te gaan omdat hij daar dingen leert die hij niet weet. De film is gebaseerd op het boek : "Ah, Ernesto" van Marguerite Duras, wiens eigen film "Les Enfants" we ook in dit programma vertonen.

+ Des lapins dans la tête

Paul Carpita, 1965, FR, video, vo fr 10'

De negenjarige jongen Bernard heeft een levendige verbeelding wat hem belemmert de lessen wiskunde en geschiedenis te "ondergaan" en dit tot ergernis van de leerkracht en spot van de leerlingen.

+ Pour un bout de papier

Mort Ransen, 1966, CA, 16mm, vo fr 28'

De leerling Jean-Claude wil de school verlaten. De leerkrachten op school, zo oordeelt hij, zijn schuldig aan de dodelijke verveling van duizenden onschuldige studenten.

[ 3,5 / 2,5 eur ]

02.05 > 22:00 + 18.05 > 18:00
Point de fuite

Vaak is de teneur van Smolders’ films reeds voldoende om je in een ongemakkelijke positie te wringen. In "Point de fuite" is dit eveneens het geval. Hij baseert zich op een novelle van de Belgische surrealistische auteur Marcel Mariën. Een wat afstandelijke onderwijzeres geeft les over de theorieën omtrent het perspectief maar bevindt zich voor een klas met naakte leerlingen...


En rachâchant

Een jongen weigert naar school te gaan omdat hij daar dingen leert die hij niet weet. De film is gebaseerd op het boek : "Ah, Ernesto" van Marguerite Duras, wiens eigen film "Les Enfants" we ook in dit programma vertonen.


Des lapins dans la tête

De negenjarige jongen Bernard heeft een levendige verbeelding wat hem belemmert de lessen wiskunde en geschiedenis te "ondergaan" en dit tot ergernis van de leerkracht en spot van de leerlingen.


Pour un bout de papier

De leerling Jean-Claude wil de school verlaten. De leerkrachten op school, zo oordeelt hij, zijn schuldig aan de dodelijke verveling van duizenden onschuldige studenten.


High School 1

Wiseman is een belangrijk Amerikaans filmmaker die zich duidelijk onderscheidt van andere documentairemakers van zijn tijd. Hij beroept zich niet op interviews, bijkomende commentaar of muziek. Hij filmt de naakte realiteit zoals deze zich aan hem aanbiedt en toont dat aan zijn publiek. In High School filmt Wiseman het leven in een Amerikaanse secundaire school voor blanke kinderen van de middenklasse te Philadelphia. De documentaire toont hoe een schoolsysteem niet enkel pure kennis overdraagt, maar vooral bepaalde ideologieën en waarden doorgeeft in de formele en informele relaties tussen leerkrachten, studenten en ander schoolpersoneel.

+ Het leesplankje

Johan van der Keuken, 1974, NL, video, vo st fr, 10'

In "Het leesplankje" toont Johan van der Keuken op ludieke manier hoe een leesmethode, die gebaseerd is op de associatie tussen woord en beeld, wordt toegepast in een lagere school in Amsterdam.

[ 5 / 3,5 eur ]

04.05 > 18:00 + 24.05 > 22:00
Het leesplankje

In "Het leesplankje" toont Johan van der Keuken op ludieke manier hoe een leesmethode, die gebaseerd is op de associatie tussen woord en beeld, wordt toegepast in een lagere school in Amsterdam.


Jean-Michel Carré

Het produktiehuis "Les films grain de Sable", opgericht door Jean-Michel Carré en Serge Poljinksy, kiezen als filmsetting altijd plaatsen die mensen gevangen houden. Hierbij refereren ze naar Michel Foucaults theorie over discipline, dwang en toezicht. De gevangenis is slechts één voorbeeld van zo’n plaats, ook ziekenhuizen, fabrieken en scholen zijn volgens hen oorden waarbij door allerhande vormen van dwang en controle mensen worden beknot in hun mens-zijn. In de jaren zeventig en begin jaren tachtig maakte Jean-Michel de trilogie "L’enfant prisonnier", waarvan twee films op ons programma staan. We kozen eveneens voor Carrés allereerste film : "Le ghetto experimental".


On n’est pas des minus

"On n’est pas de minus" is de laatste film uit Jean-Michel Carrés trilogie. Waar zijn eerste twee films tonen hoe kinderen bepaalde schoolsituaties moeten ondergaan, suggereert hij in de documentaire "On n’est pas de minus" een soort van uitweg. Jean-Michel Carré volgde gedurende twee jaar de Parijse school "Vitreuve", een voorbeeld van projectonderwijs, gratis en toegankelijk voor alle kinderen. De school inspireerde verschillende filmmakers, wij kozen voor deze versie van Jean-Michel Carré.
www.gfen.asso.fr

+ L’enfant prisonnier

Jean-Michel Carré, 1976, FR, video, vo fr 22'

Deze fictie is een regelrechte kritiek op het traditionele onderwijs en de gebruikelijke pedagogische methoden van psychische dwang. Op de speelplaats, de enige plaats waar kinderen vrij zijn, zien we hoe deze kinderen hun onderdrukte agressie botvieren.

Voor de vertoning op 1 Juni zullen Gérard Delbet en Isabelle Tarjot, leerkrachten van de school Vitruve, alsook oud-leerling Julien Fieyre aanwezig zijn.

[ 5 / 3,5 eur ]

04.05 > 22:00 + 01.06 > 18:00
L’enfant prisonnier

Deze fictie is een regelrechte kritiek op het traditionele onderwijs en de gebruikelijke pedagogische methoden van psychische dwang. Op de speelplaats, de enige plaats waar kinderen vrij zijn, zien we hoe deze kinderen hun onderdrukte agressie botvieren.


Le ghetto expérimental

In het kielzog van Mei ’68 werd in Vincennes het "Experimenteel Universitair Centrum", nu omgedoopt tot "Universiteit Parijs VIII" opgericht. Het moest een plek zijn waaraan iedereen, al dan niet in het bezit van een diploma, kon deelnemen. De uitwisseling van ideeën op politiek, sociaal en artistiek vlak stonden er centraal. Want, zo vonden de stichters, een school mag geen reproductie zijn van de huidige samenleving, maar moet sociaal-politiek engagement stimuleren... De universiteit kreeg hierdoor al vlug de naam "getto van linksgezinden". De film werpt een blik op het collectieve leven van de studenten binnen deze universiteit en toont hoe er lessen worden gegeven. "Le ghetto expérimental" is de eerste film van Jean-Michel Carré. Hij won er onder andere in 1974 in Brussel de "Prijs voor Jonge Cinema" mee.

+ Erziehung zum Ungehorsam [Opvoeding tot ongehoorzaamheid]

Gerhart Bott, 1967, DE, 16mm, vo st fr & nl, 26'

In diezelfde beweging van de jaren zestig, werden in Berlijn een aantal anti-autoritaire crèches opgericht. Ze werden "kinderwinkels" genoemd omdat ze huisden in verlaten winkelpanden. De documentaire toont de reacties van de omgeving op de vrije opvoeding van de kinderen en geeft de initiatiefnemers recht op antwoord.

[ 5 / 3,5 eur ]

26.04 > 20:00 + 18.05 > 22:00
Erziehung zum Ungehorsam Opvoeding tot ongehoorzaamheid

In diezelfde beweging van de jaren zestig, werden in Berlijn een aantal anti-autoritaire crèches opgericht. Ze werden "kinderwinkels" genoemd omdat ze huisden in verlaten winkelpanden. De documentaire toont de reacties van de omgeving op de vrije opvoeding van de kinderen en geeft de initiatiefnemers recht op antwoord.


Freinet & Decroly kortfilms

+ Pour la vie, par la vie

René Van de Weerdt, 1946, BE, 16mm, vo fr 19'

De film toont de pedagogische principes van de Belg, psycholoog én geneesheer, Ovide Decroly : leven om te leren en leren om te leven. Hij richtte diverse scholen in Belgie op, waaronder de eerste reeds in 1907 te Ukkel.

+ La méthode Freinet

Bernard Lepla, 1973-1980, BE, video, vo fr 25'

Deze documentaire is het resultaat van een eindwerk van Bernard Lepla in het kader van zijn
opleiding als journalist. De film toont hoe de beginjaren er in de Brusselse Freinetschool "L’autre école", opgericht door de ouders o.l.v. Anne en Henry Landroit, uitzagen.
www.autre-ecole.org

*Hallo, de buurt
Patrick De Smeyter, B, 1973, 16mm, vo nl st fr / nl ov fr ond 35’*
De school de Buurt in Gent is gebaseerd op projectonderwijs, ouderparticipatie en gelijke kansenonderwijs. Ze werd opgericht in 1973 vanuit kritieken op het (toenmalige) onderwijs.
www.debuurt.be

Na de film volgt er een debat in aanwezigheid van Paul Absil van "L’Autre école", Ludo Merckx van "de Buurt" en Nico Hirtt van de vzw APED (Appel pour une Ecole démocratique www.ecoledemocratique.org).

[ Gratis ]

04.05 > 20:00
Pour la vie, par la vie

De film toont de pedagogische principes van de Belg, psycholoog én geneesheer, Ovide Decroly : leven om te leren en leren om te leven. Hij richtte diverse scholen in Belgie op, waaronder de eerste reeds in 1907 te Ukkel.


La méthode Freinet

Deze documentaire is het resultaat van een eindwerk van Bernard Lepla in het kader van zijn
opleiding als journalist. De film toont hoe de beginjaren er in de Brusselse Freinetschool "L’autre école", opgericht door de ouders o.l.v. Anne en Henry Landroit, uitzagen.
www.autre-ecole.org


Un monde à construire

In het Frankrijk van begin jaren tachtig richtte Gabriël Cohn-Bendit de experimentele school Saint-Nazaire op voor jongeren, die op de één of andere manier niet passen in het klassieke schoolse systeem. Leerling en leraar zijn er gelijk, samen wordt bepaald wat er geleerd zal worden. Het is dus op de eerste plaats een democratische school. Patrick Le Ray die de school één jaar en een half volgde, filmt deze school in haar dagelijkse functioneren.

+ DAS

Aline Moens & Laure Marganne, 2002, BE, video, vo fr 3'

Deze animatiefilm kwam tot stand door leerlingen van het secundair onderwijs o.l.v. het collectief Graphoui én in opdracht van de Minister van Onderwijs om spijbelen tijdens de middagpauze tegen te gaan...

Aansluitend is er een debat in aanwezigheid van enkele vertegenwoordigers van deze school, maar ook van "Pédagogie Nomade", een Belgisch collectief van "leerkrachten, opvoeders en onderzoekers in de filosofie" die ook zo’n school willen starten in de Ardennen en dit met steun van de Franse Gemeenschap.

[ Gratis ]

10.05 > 20:00
DAS

Deze animatiefilm kwam tot stand door leerlingen van het secundair onderwijs o.l.v. het collectief Graphoui én in opdracht van de Minister van Onderwijs om spijbelen tijdens de middagpauze tegen te gaan...


Voices from the New American Schoolhouse

Deze documentaire die zich afspeelt in de Amerikaanse Sudbury school "Fairhaven" laat vooral de kinderen aan het woord. Ze vertellen ons o.a. over de reacties van mensen uit hun omgeving op de school. Sudbury scholen zijn democratische scholen waar kinderen volledig vrij zijn om zelfsturend te leren.
newamericanschoolhouse.com

+ SchoolTube [Leerhuis Brussel]

Trisha de Cuyper, 2008, BE, video, vo nl st fr, 15'

Het Leerhuis Brussel is geïnspireerd op de Sudbury Valley school van de VS. Ze staat open voor alle jongeren tussen 4 en 18 jaar, er zijn geen klassen. Trisha de Cuyper volgde gedurende één jaar deze nieuwe school in Schaarbeek. Dit soort scholen roept vaak vele vragen op, zoals de grenzen en mogelijkheden van de vrijheid van de kinderen. Maar "het is niet de bedoeling terug te keren naar de vrije opvoeding van de jaren ’60" vertelt Sandra Roobaert van Leerhuis Brussel ons.
www.leerhuisbrussel.be

Na de film zullen we het debat hierover aangaan met de mensen van het Leerhuis Brussel. In aanwezigheid van Trisha de Cuyper.

[ Gratis ]

11.05 > 20:00
SchoolTube Leerhuis Brussel

Het Leerhuis Brussel is geïnspireerd op de Sudbury Valley school van de VS. Ze staat open voor alle jongeren tussen 4 en 18 jaar, er zijn geen klassen. Trisha de Cuyper volgde gedurende één jaar deze nieuwe school in Schaarbeek. Dit soort scholen roept vaak vele vragen op, zoals de grenzen en mogelijkheden van de vrijheid van de kinderen. Maar "het is niet de bedoeling terug te keren naar de vrije opvoeding van de jaren ’60" vertelt Sandra Roobaert van Leerhuis Brussel ons.
www.leerhuisbrussel.be


De camera aan Jacques Duez

Jacques Duez gaf dertig jaar les moraal in het basis- en secundair onderwijs. Gedurende al deze jaren filmde hij de discussies die hij had met zijn leerlingen over de meest uiteenlopende onderwerpen : over de hypocrisie en de liefde, over mens en milieu, over god...
Jacques Duez heeft een zeer aparte stijl van vragen stellen. Hij laat de kinderen volledig vrij praten over wat zij denken. Dan confronteert hij hen met hun eigen reflecties, zij het dan in een ietwat vervormde versie. Dit resulteert in hilarische debatten.

Jacques Duez zal ons verblijden met zijn aanwezigheid en zijn niet aflatend enthousiasme.

[ 3,5 / 2,5 eur ]

18.05 > 20:00
Les enfants

Ernesto weigert naar school te gaan omdat hij er dingen leert die hij niet weet. Hierdoor plaatst hij zijn ouders en de directeur van de school, die allen het beste met hem voorhebben, in een zeer moeilijke positie...
"Les enfants" van Marguerite Duras is de verfilming van het boek "Ah ! Ernesto" dat zij schreef in 1971. Deze controversiële schrijfster maakte in totaal zestien films, waarvan "Les enfants" de laatste is. Toen de film destijds werd vertoond in enkele Parijse cinema’s, kon die op weinig belangstelling rekenen. Wij oordeelden er anders over en vinden de manier waarop Duras een onderwerp als dit aansnijdt op z’n minst bijzonder. Het is een film waarbij de dialogen, in de vorm van een filosofisch discours, op de voorgrond treden. Allesbehalve een actiefilm dus, maar wél een literaire fabel vol ironie, melancholie en herkenbaarheid.

[ 5 / 3,5 eur ]

25.05 > 18:00 + 31.05 > 22:00
L’école sauvage

"L’école sauvage", verfilmd in de school Decroly in Parijs begin jaren zeventig is zowel vanuit maatschappelijk-pedagogisch als cinematografisch standpunt interessant. De school werd opgericht in 1945 naar het voorbeeld van een Brusselse school, gebaseerd op de nieuwe onderwijsmethode van Belg Ovide Decroly. In 1968, enkele jaren voordat de film werd gemaakt, koos de school voor een meer libertaire koers. De school, die nog steeds bestaat, is gratis én moet voor alle kinderen toegankelijk zijn. In deze film, die een kruising is tussen fictie en documentaire, spelen befaamde acteurs als Rufus en Romain Bouteille er samen met 250 kinderen de hoofdrol, ze spelen er zichzelf. De regisseurs, die maanden in de school verbleven alvorens de eerste beelden op te nemen, tonen de kinderen in al hun spontaniteit. De film is geen didactische film in de klassieke zin van het woord, geen stem die ons tracht te overtuigen wat een goed schoolsysteem is. Hoewel...

+ Poème d’exister

Georges Rebillard, 1969, FR, 16mm, vo fr 16'

Een compositie van tekeningen, gedichtjes en liedjes die de kinderen van de Freinetschool in Vence zelf bedachten.

In aawezigheid van de regisseur Costa Natsis.

[ 5 / 3,5 eur ]

01.06 > 20:00
Poème d’exister

Een compositie van tekeningen, gedichtjes en liedjes die de kinderen van de Freinetschool in Vence zelf bedachten.


Infokiosk

Na of voor deze films kan je ook rondsnuizen in onze infokiosk. Hier kan je enkele video’s bekijken en teksten of boeken raadplegen zoals bijvoorbeeld over de geschiedenis van Freinet of de filosofie van A.S. Neill. Je kan er ook het boek en de film van Franck Thiriot over "Bonaventure", een libertaire school op het eiland Oléron, bekijken.

24.04 > 01.06


https://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=1101&lang=fr