> Schieven architek !

*"C’est Bruxelles, capitale de l’Europe / Et ses quartiers qui dorment à l’ombre du Palais de Justice / Et que certains voudraient qu’on démolisse / Mais pourquoi mettre son âme en dentelle ? / Pourquoi tous ces coups dans le cœur de Bruxelles ?" ("Marolles, Marolles...", Marion & Stéphane Steeman, 1973).

Chassés de leur quartier en 1867 pour faire place à un monumental Palais de Justice, les habitants du quartier du Bovendael désignèrent l’architecte Joseph Poelaert comme responsable de leurs malheurs. Ainsi naquit ce sobriquet moqueur : "schieven architek" ("architecte de guingois"), qui reste l’une des pires insultes du dialecte marollien. Mais aujourd’hui, les Marolliens sont confrontés à des phénomènes autrement moins faciles à identifier qu’un architecte ou un promoteur immobilier... Le Nova vous propose une petite incursion dans l’histoire de ce quartier dont la zwanze passée est tant vantée de nos jours mais qui a longtemps été stigmatisé comme ’mal famé’.*


La bataille des Marolles

Il était une fois un monument plus vaste que la Basilique Saint-Pierre : un Palais de Justice qui, non content d’avoir englouti tout un quartier pour s’imposer dans le centre de Bruxelles, finit par vouloir s’agrandir encore. A nouveau, les Marolles sont menacées. Ses habitants s’organisent. Contre l’arrogance d’une ville qui cherche à se construire sans eux, ils font fonctionner la solidarité et l’imagination à plein pot... Un célèbre abbé, un facteur, un peintre, des lieux, des cafés, des fêtes, composent l’atmosphère particulière de cette "bataille" qui deviendra à la fois symbole de la résistance locale face à la "bruxellisation" et étendard de luttes urbaines à venir. Voici le récit documentaire qu’en fit la télévision. Un film sensible et audacieux, comme le service public savait en faire.

En présence de Jean-Jacques Péché (sous réserves) et de membres du Comité général d’action des Marolles.

[ 3,5 / 2,5 euro ]

27.01 > 18:00
Thé dansant

Si vous avez fréquenté le marché aux puces ces vingt dernières années, vous avez probablement déjà vu ou entendu les Ray Chris. Pendant quinze ans, ce couple des Marolles s’est produit chaque dimanche dans un café de la place du Jeu de balle. Après avoir mis fin à cette tradition dominicale, vous pouvez désormais les retrouver chaque dernier vendredi du mois au café "Chez Marcel"... et aujourd’hui, pour un thé dansant au Nova. Même si, depuis leurs débuts, Raymond a fini par troquer son accordéon pour un synthétiseur, les Ray Chris restent fidèles à leurs amours musicales. D’Elvis à Dalida... Leur répertoire oscille entre reprises de succès de la chanson française et compositions originales. Avec la voix inégalable de Christiane (alias Rusty Rutch), également batteuse du groupe. De quoi se réchauffer pour la fin de l’hiver.

[ Gratis ]

27.01 > 20:00
Marolles en courts

+ Les gens du quartier

Jean Harlez, 1955, BE, 35mm, vo fr , 15'

Suivant la dernière tournée du "marchand de coco", ce document précieux s’attache à montrer les petits métiers des Marolles, pour la plupart disparus aujourd’hui.

+ Extraits de la compilation « Bürüksel est un ring »

Plus Tôt - Te Laat, 2007, BE, video, vo fr , 11'

Trois courts métrages issus de la compilation « Burüksel est un ring » de PTTL. « Las Pulgas » (Juan Pablo Proto, 6’) ou le spectacle quotidien du marché aux puces. « Une course de caisses à savon » (Axel Claes, 2’), ou comment renouer avec les traditions au pied du palais de Justice. Et enfin « A Dog’s Life » (Nadine Abril, 3’), regard sur un aspect plus contemporain des Marolles : la sortie du Fuse au petit matin...

+ Entre indifférence et intervention

Etienne Noiseau, 2005, BE, vo fr , 36'

Une déambulation sonore dans les Marolles des années 2000. Le quartier vit ce qu’on appelle la "gentrification". Séduits par son caractère pittoresque et bon marché, de nouveaux habitants — plus fortunés que les anciens — y élisent domicile, modelant peu à peu le paysage local à "leur image"...

[ Gratis ]

03.02 > 18:00
Les gens du quartier

Suivant la dernière tournée du "marchand de coco", ce document précieux s’attache à montrer les petits métiers des Marolles, pour la plupart disparus aujourd’hui.


Extraits de la compilation « Bürüksel est un ring »

Trois courts métrages issus de la compilation « Burüksel est un ring » de PTTL. « Las Pulgas » (Juan Pablo Proto, 6’) ou le spectacle quotidien du marché aux puces. « Une course de caisses à savon » (Axel Claes, 2’), ou comment renouer avec les traditions au pied du palais de Justice. Et enfin « A Dog’s Life » (Nadine Abril, 3’), regard sur un aspect plus contemporain des Marolles : la sortie du Fuse au petit matin...


Entre indifférence et intervention

Une déambulation sonore dans les Marolles des années 2000. Le quartier vit ce qu’on appelle la "gentrification". Séduits par son caractère pittoresque et bon marché, de nouveaux habitants — plus fortunés que les anciens — y élisent domicile, modelant peu à peu le paysage local à "leur image"...


Le chantier des gosses

Au pied du Palais de Justice, un terrain vague formé par le cratère d’un V1 de la dernière guerre mondiale sert de terrain de jeux aux kets des Marolles. Jusqu’au jour où débarquent architectes et autres géomètres. S’ensuit une confrontation canaille qui frisera, le chantier entamé, le drame... Jadis assistant de Charles Dekeukeleire et caméraman de Marcel Broodthaers, l’un de ses proches amis avec Paul Meyer, Jean Harlez, un autodidacte astucieux jusqu’à construire sa propre caméra 35mm, mettra plus de 2 ans à tourner ce film néoréaliste... qui attendra encore 15 ans pour être sonorisé, faute d’aide publique (les autorités ne voulant pas montrer la face cachée de l’Expo 58 ?). Aujourd’hui, "Le chantier des gosses" reste méconnu et pour cause : il n’a pas été projeté depuis 37 ans ! Alors qu’une édition DVD est annoncée pour bientôt, le Nova a retrouvé ce film et son réalisateur. La gouaille des jeunes habitants du quartier et les images étonnantes d’un Bruxelles révolu en enthousiasmeront plus d’un !

En présence de Jean Harlez, sa compagne Marcelle Dumont (auteur des dialogues) et Freddy Piette, l’un des gosses d’alors (sous réserves).

[ 5 / 3,5 euro ]

03.02 > 20:00

*"Brussel, de hoofdstad van Europa / Haar wijken die slapen in de schaduw van het justitiepaleis / En enkelen wensen de sloop / Maar waarom gaat men zo grof tewerk ? / Waarom al die uithalen in het centrum van Brussel ?" ("Marolles, Marolles...", Marion & Stéphane Steeman, 1973).

Toen de bewoners van de wijk Bovendael in 1867 plaats moesten ruimen voor het monumentale justitiepaleis, wezen ze de architect Joseph Poelaert aan als verantwoordelijke voor hun ongeluk. Zo ontstond de spotnaam "schieven architek", een van de ergste scheldwoorden in het dialect van de Marollen. Vandaag worden de Marollen geconfronteerd met fenomenen die minder makkelijk toe te wijzen zijn aan een architect of een bouwpromotor... Nova geeft u een kijk op de geschiedenis van deze wijk waarvan het zwanzen vandaag sterk wordt opgehemeld, maar die lang bekend stond als een beruchte wijk.*


La bataille des Marolles

Er was eens een monument, nog omvangrijker dan de Sint-Pietersbasiliek in Rome : het justitiepaleis in Brussel. Om het paleis in het centrum van Brussel neer te planten werd een hele buurt opgeslokt, en nu zijn er plannen voor een verdere uitbreiding. De Marollen worden erdoor bedreigd, maar de bewoners organiseren zich. Ze reageren tegen de arrogantie van een stad, die wil bouwen zonder rekening te houden met de bewoners van de wijk. Solidariteit en verbeelding krijgen de bovenhand... Een vermaarde pastoor, een postbode, een schilder, de cafés en de feesten vormen zo’n speciale atmosfeer dat deze strijd een symbool wordt van het lokale verzet tegen de verbrusseling en een voorbeeld van stedelijke strijd. De documentaire werd gedraaid voor de RTBF. Het is een gevoelige en stoutmoedige film, zoals de openbare omroep er destijds kon maken.

In aanwezigheid van Jean-Jacques Péché (onder voorbehoud) en leden van het algemeen actiecomité van de Marollen.

[ 3,5 / 2,5 euro ]

27.01 > 18:00
Thé dansant

Als je de afgelopen twintig jaar geregeld op de rommelmarkt van het Vossenplein bent geweest, dan heb je er allicht al gehoord van "Ray Chris". 15 jaar lang speelde dit koppel uit de Marollen elke zondag in de cafés rond het Vossenplein. Hoewel ze deze zondagse gewoonte hebben stopgezet kan je ze elke laatste vrijdag van de maand vinden in het café "Chez Marcel"... en vandaag, voor een thé dansant in Nova. Ook nu Raymond zijn accordeon heeft ingewisseld voor een synthesizer blijven ze trouw aan hun muzikale liefdes. Van Elvis tot Dalida... hun repertoire varieert tussen covers van bekende amoureuze chansons en eigen composities. Geniet van de niet te evenaren stem van Christiane (alias Rusty Rutch), eveneens de drumster van de groep. Hiermee kan je je verwarmen om de winter door te komen.

[ Gratis ]

27.01 > 20:00
Marollen in ’t kort

+ Les gens du quartier

Jean Harlez, 1955, BE, 35mm, vo fr , 15'

Dit document volgt de laatste ronde van de "coco" verkoper en toont daarmee enkele beroepen in de Marollen die vandaag voor het merendeel zijn verdwenen.

+ Fragmenten uit de compilatie « Bürüksel est un ring »

Plus Tôt - Te Laat, 2007, BE, video, vo fr , 11'

Drie kortfilms uit de compilatie "Burüksel est un ring" van PTTL : "Las Pulgas" (Juan Pablo Proto, 6’) het dagelijkse tafereel van de rommelmarkt aan het Vossenplein ; "Une course de caisses á savon" (een zeepkisten race) (Axel Claes, 2’) over hoe de tradities aan de voet van het justitiepaleis nieuw leven in te blazen ; en als laatste "A dog’s Life" (Nadine Abril, 3’) een hedendaagse kijk op de Marollen : de uittocht aan de Fuse bij het ochtendgloren...

+ Tussen onverschilligheid en interventie

Etienne Noiseau, 2005, BE, vo fr , 36'

Rondzwerven op de geluiden van de Marollen in het jaar 2000. De buurt ondergaat, wat men noemt ’gentrification’. Omwille van haar pittoreske karakter en de relatief goedkope huisprijzen weet de buurt nieuwe en meer gefortuneerde bewoners aan te trekken. Ze strijken er neer en passen het uitzicht van de wijk beetje bij beetje aan hun beeld aan...

[ Gratis ]

03.02 > 18:00
Les gens du quartier

Dit document volgt de laatste ronde van de "coco" verkoper en toont daarmee enkele beroepen in de Marollen die vandaag voor het merendeel zijn verdwenen.


Fragmenten uit de compilatie « Bürüksel est un ring »

Drie kortfilms uit de compilatie "Burüksel est un ring" van PTTL : "Las Pulgas" (Juan Pablo Proto, 6’) het dagelijkse tafereel van de rommelmarkt aan het Vossenplein ; "Une course de caisses á savon" (een zeepkisten race) (Axel Claes, 2’) over hoe de tradities aan de voet van het justitiepaleis nieuw leven in te blazen ; en als laatste "A dog’s Life" (Nadine Abril, 3’) een hedendaagse kijk op de Marollen : de uittocht aan de Fuse bij het ochtendgloren...


Tussen onverschilligheid en interventie

Rondzwerven op de geluiden van de Marollen in het jaar 2000. De buurt ondergaat, wat men noemt ’gentrification’. Omwille van haar pittoreske karakter en de relatief goedkope huisprijzen weet de buurt nieuwe en meer gefortuneerde bewoners aan te trekken. Ze strijken er neer en passen het uitzicht van de wijk beetje bij beetje aan hun beeld aan...


Le chantier des gosses

Aan de voet van het justitiepaleis ligt een braakliggend terrein, de krater van een V1 uit de tweede wereldoorlog. Het is het uitgelezen speelterrein voor de ketjes uit de Marollen. Tot op de dag dat architecten en landmeters het terrein komen verkennen. Er volgt een beklijvende confrontatie.
Jean Harlez, ooit nog assistent van Charles Dekeukeleire, cameraman van Marcel Broodthaers en nauw bevriend met Paul Meyer, is een ingenieuze autodidact (hij bouwde zijn eigen 35 mm camera). Hij doet er meer dan twee jaar over om deze neo-realistische film te draaien en door gebrek aan subsidies wordt pas 15 jaar later het geluid toegevoegd. Vandaag wordt "Le chantier des gosses" miskend, maar dat is niet verwonderlijk. De film is al 37 jaar niet meer vertoond. Nu hij binnenkort op DVD verschijnt, heeft Nova zowel de film als de maker teruggevonden. De spotternij van de jongeren en de beelden van een vervlogen Brussel zullen wellicht veel mensen enthousiasmeren.

03.02 > 20:00
http://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=1052&lang=fr