> Quelques grèves au cinéma...

*A travers trois récits de conflits sociaux qui n’ont pour point commun que leur transcription cinématographique, on va toucher ici aux sources et aux limites du fonctionnement de la démocratie représentative. Il faut réapprendre les sens de la grève. Qu’elle mène à la démocratie directe, aux acquis sociaux, au bienveillant consensus ou à la trahison et la résignation, penchons-nous un instant, sans exotisme, vers ce qui affecte directement nos vies. C’est ce que propose le Nova avec ces quelques documentaires et des rencontres, qui permettent, au delà des projections, de palper l’expérience et de mesurer les enjeux des films. Comme "Grèves à la chaîne", victime d’un véritable blocus consensuel, même auprès des festivals, qui a donné lieu à un réel combat pour trouver des espaces de diffusion. Comme "LIP", qui nous rappelle qu’il y a beaucoup à apprendre des luttes ouvrières d’un passé pas si lointain et qu’on a trop souvent tendance à ignorer ou à rejeter au nom d’une époque qui serait révolue...
De la représentation des conflits sociaux à la télévision et au cinéma, aux processus de diffusion (ou de censure) d’oeuvres qui remettent en cause la démocratie et le pouvoir, les débats sont ouverts. Au travers des parcours singuliers de cinéastes dont la traversée des conflits sociaux en tant que témoins actifs et "passeurs", donne une lucidité et un recul précieux.*

En collaboration avec Le P’tit Ciné / Regards sur le travail.
http://www.leptitcine.be
http://www.regardssurletravail.be


L’épreuve de force

"L’épreuve de force" est un petit film pédagogique à l’usage des militants, qui promet d’être instructif et surprenant. Sous-titré "Techniques de la grève", il nous emmène à la découverte de différents moyens d’organiser une opposition efficace au patronat. Tourné au lendemain de mai 68, il va sans dire que l’on sera loin de l’habituel compromis actuellement consentis par une majorité de syndicats... Projection unique et gratuite. Qu’on se le dise, camarades !

[ GRATUIT ]

08.12 > 19:00
Les LIP, l’imagination au pouvoir

"Les LIP, l’imagination au pouvoir" donne à voir et à entendre les hommes et les femmes qui ont mené la grève ouvrière la plus emblématique de l’après 1968, celle des usines horlogères LIP à Besançon. Un mouvement de lutte incroyable qui a duré plusieurs années, mobilisé des foules entières en France et en Europe, multiplié les actions illégales sans céder à la tentation de la violence, porté la démocratie directe et l’imagination à incandescence. C’est possible, les "Lip" l’ont fait ! "Je ne connais pas d’autre exemple, au niveau des luttes ouvrières ou même des luttes tout court, où l’on ait fait preuve d’autant d’imagination. On a toujours su trouver le truc, non seulement qui fait rire, mais qui permet aussi de défataliser l’évènement, s’il est un peu trop lourd", se rappelle un des anciens ouvriers membres du Comité d’action de Lip. Le film retrace leur épopée, à travers des récits entrecroisés, des portraits, des archives. Une histoire collective qui est restée dans la mémoire des trente dernières années comme un sommet d’action syndicale et politique en Europe.
"De la réflexion naît l’action", dit le proverbe. Pour Christian Rouaud, "chaque moment de la lutte des Lip est la démonstration que cette relation-là est plus dialectique qu’il n’y paraît, et qu’elle réserve de belles surprises à ceux qui osent prendre le risque de faire bouger les choses. Tracer ces portraits, c’est aussi essayer de comprendre ce qui a poussé ces gens comme vous et moi à se lancer dans une lutte collective radicale, et puis faire résonner les modes de réflexion, d’intervention, d’organisation d’il y a 30 ans aux oreilles d’aujourd’hui, car je suis convaincu que cette histoire, pour de nombreuses raisons, nous parle de nous, ici et maintenant".
Le réalisateur a toujours imaginé faire un film qui soit projeté dans les cinémas. "J’ai pensé qu’il avait besoin du coude à coude et des frissons d’une salle obscure pour trouver son espace. Cette histoire collective appelle une écoute et un regard partagés. Elle veut qu’on soit là, ensemble. A cette condition, elle pourra évoquer des questions qui n’en finissent pas de se poser à nous, qu’on le veuille ou non : la démocratie, la solidarité, la lutte pour la justice, la capacité de vivre ensemble. De grands mots, sans doute, mais dont on a sans cesse besoin de retrouver le sens, de se les réapproprier. Peut-on parler de rêverie politique ? J’aimerais que cette incongruité traverse le film. Lip c’est la poursuite d’un rêve collectif. Une histoire portée par un souffle épique, mais aussi par le désir de mettre en acte des idées, après les avoir malaxées ensemble, avec l’évident plaisir d’inventer" (Christian Rouaud).

Suivi d’une rencontre avec Christian Rouaud, réalisateur, et Raymond Burgy, ancien ouvrier de Lip.

http://www.liplefilm.com/

[ 5 / 3,5 EURO ]

08.12 > 20:00
Which Side Are You On ?

A Tony Blair, qui déclarait au Congrès travailliste de 1996 : "Les patrons contre les travailleurs, c’est terminé. Nous sommes tous du même côté...", les dockers de Liverpool en lutte répondaient : "Whose side are you on, Tony Blair ?" (De quel côté êtes-vous, Tony Blair ?). Ils reprenaient ainsi le titre du film télévisé réalisé douze ans plus tôt par un Ken Loach en colère contre la politique néo-libérale dévastatrice de Mme Thatcher. Superbement photographié par Chris Menges, le film capte la fureur et le désarroi de tous ces broyés de la "main invisible", jetés après usage comme de vulgaires surplus. La grève des mineurs du Nord, la plus longue que le pays ait connue, se dit à travers les poèmes, chansons, caricatures, sketches, distillés tout au long du film, que ces hommes et de ces femmes ont créés pour exprimer leur solidarité et leur souffrance face à la perte de leur industrie et de leurs ressources. L’art comme opposant à la mécanique libérale organisée par la main de fer thatchérienne. L’art comme testament d’un sentiment de classe matraqué à mort par la police, qui finit par inonder le village ouvrier de sa violence stupéfiante, symbole de l’attitude insultante du gouvernement londonien qui préfère abandonner le "petit peuple" au profit de grandes entreprises. Produits pour la télévision britannique, celle-ci refusa d’abord de programmer le document en raison de son "highly partial view on a controversial subject". Loach filme "du côté" des mineurs en grève. A l’époque, les médias anglais présentaient les mineurs comme de dangereux irresponsables, et accusaient leur leader Arthur Scargill d’avoir reçu de l’argent de Moscou - accusation qui se révéla par la suite sans fondement. Bien entendu, la diffusion en fut retardée. Elle n’eut lieu qu’en janvier 1985, alors que la grève était moribonde.

[ 3,5 / 2,5 EURO ]

09.12 > 18:00
Grèves à la chaîne

Démocratie et télévision, nous sommes tous concernés ! Ce documentaire raconte deux grèves, à cinq ans d’intervalle, dans un service (encore) public, France 3. Thierry Nouel étant lui même monteur à la chaîne, filme de l’intérieur, il navigue finement, sans esprit militant, entre l’émotionnel et l’analyse "pour suivre un conflit social au sein d’une entreprise de communication, interroger les dérèglements du mandat syndical, souligner les errements du journalisme et les étrangetés dans la circulation de l’information".
La première grève de 1997 se solde par une trahison : les représentants syndicaux signent le protocole d’accord, contre l’avis de leur base. Cinq ans plus tard, la grève recommence, les revendications sont à peu près les mêmes, les employés s’inquiètent de leur devenir, face à une direction qui réduit petit à petit leur autonomie, leurs moyens, le temps de la réflexion. Mais tout a changé. "Les instances paritaires se délitent, et on observe seulement une révolte sourde et obstinée contre des pouvoirs arrogants qui défont discrètement le service public, 22 jours qui sont un cri réclamant un autre mode de rapports sociaux et de lutte, qui disent le besoin de nouvelles solidarités", rapporte Nouel. En 2002, les représentants syndicaux de 97 sont presque tous devenus cadres. Depuis les coursives qui composent l’espace des nouveaux locaux de France Télévision, ils observent les tergiversations de leurs anciens collègues, sans plus s’en mêler.
Le spectacle est théâtral : au centre du bâtiment, au niveau le plus bas, la petite assemblée d’irréductibles débat, sous les yeux (un peu gênés) de ceux qui, sur le trajet d’un bureau à l’autre ou d’un étage à l’autre, s’arrêtent un instant pour regarder. La scène est inondée de lumière, accessible à tous les regards. En ces lieux, l’architecture devient complice du mensonge, la transparence (bâtiment en vitre, pas de séparation entre les différents niveaux) s’affiche pour mieux occulter les rouages obscurs des mécanismes de ceux qui se partagent le pouvoir. La première grève avait fait l’objet d’un suivi médiatique intense. Ce n’est plus le cas en 2002. Que s’est-il passé dans l’intervalle ?
Le regard affûté de Thierry Nouel soulève bien plus de question qu’il n’en a l’air, des questions "qui ont des effets sur nos vies" d’où, certainement, la crainte des diffuseurs de le rendre accessible au public.

Suivi d’un débat avec Thierry Nouel, réalisateur, et Mateo Alaluf, docteur en sciences sociales et professeur à l’Insitut des sciences du travail de l’Université libre de Bruxelles (il a publié, entre autres, le "Dictionnaire du prêt-à-penser" en 2000 et "Changer la société sans prendre le pouvoir - Syndicalisme d’action directe et renardisme en Belgique" en 2005).

[ 5 / 3,5 EURO ]

09.12 > 20:00

*Drie verhalen over sociale conflicten. Wat deze verhalen onderling bindt is het feit dat ze alledrie verfilmd zijn. Maar alledrie raken ze de wortels en de limieten van de werking van de democratie van vertegenwoordiging zoals wij die kennen.
We moeten de zin van een staking terug leren. Of die nu leidt naar directe democratie, naar sociale verworvenheden, naar welwillende consensus of naar verraad en overgave, laten we ons enkele momenten buigen over wat onze levens direct raakt. Met enkele filmvoorstellingen gevolgd door ontmoetingen trachten we in te zien welke inzetten deze films vertegenwoordigen.
"Grèves à la chaîne" is slachtoffer van een consensuele blockage, niemand wil er van weten en dus is de film op zoek naar plekken waar ie vertoond kan worden.
"LIP" herinnert ons eraan dat we nog veel kunnen leren van arbeidersstrijd zelfs al wordt die nu meestal als "voorbijgestreefd" beschouwd.
Van het schouwspel van sociale conflicten op televisiejournaals tot de vertoning (en censuur) van filmwerken die de democratie en macht in vraag durven stellen, het debat is open, het woord is aan u, via de bijzondere weg die deze regisseurs afleggen door actief te getuigen van sociale conflicten en als doorgeefluik te functioneren.*

In samenwerking met Le P’tit Ciné / Regards sur le travail.
http://www.leptitcine.be
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L’épreuve de force

"L’épreuve de force" is een korte pedagogische film bestemd voor militanten, instructief en hoogst verbazend, over stakingstechnieken en de verschillende manieren om weerwerk te bieden aan het partonaat. Net na mei ’68 was dit filmpje allesbehalve gericht op compromis zoals de syndicaten vandaag de dag. Unieke en gratis voorstelling. Men zegge het voort, kameraden !

[ GRATIS ]

08.12 > 19:00
Les LIP, l’imagination au pouvoir

"Les LIP, l’imagination au pouvoir" geeft het woord aan de mannen en vrouwen die deel hadden aan wat de meest tot de verbeelding sprekende arbeidersstaking ná 1968 zou worden : die van de uurwerkfabriek LIP te Besançon. Een ongelooflijk strijdvaardige beweging die meerdere jaren aanhield, tot ver buiten Frankrijk een menigte op de been bracht en een vloed aan illegale akties genereerde, evenwel zonder te zwichten voor de verleiding tot geweld. Directe democratie en verbeelding op kruissnelheid : het is mogelijk, de LIP’s zijn er het bewijs van ! Eén van de vroegere arbeiders en lid van het LIP-actiecomité haalt herinneringen op : "Binnen de arbeidersstrijd of welke strijd dan ook, werd zelden zoveel verbeelding aan de dag gelegd. Wij zijn erin geslaagd om het ludieke element naar voor te schuiven en meteen de fatalistische angel uit de soms zwaarmoedige gebeurtenissen te verwijderen". De film beschrijft het relaas aan de hand van elkaar kruisende vertellingen, portretten en archiefbeelden. Een collectieve geschiedenis die in het geheugen van de afgelopen decennia staat geboekstaafd als een hoogtepunt van Europese syndicale en politieke aktie. "Reflexie leidt tot aktie" ; het zijn gevleugelde woorden en volgens Christian Rouaud "toont elk moment uit de LIP-strijd aan dat die dialectiek bezwaarlijk kan onderschat worden : diegene die het risico neemt om dingen in beweging te zetten, kan rekenen op aangename verrassingen. Het opstellen van dit portret is ook een poging om te begrijpen wat mensen als u en ik aanzet om zich in een radicale, collectieve strijd te werpen. Het is ook zaak om de bespiegelingen, interventie- en organisatiewijzen van 30 jaar geleden weerklank te laten vinden vandaag, want ik ben overtuigd, omwille van heel wat redenen, dat deze gebeurtenissen ons heel wat vertellen over onze situatie, hier en nu." De regisseur heeft er altijd van gedroomd een film te maken die in bioscopen zou vertoond worden. "Ik dacht dat de lijfelijke nabijheid en de gezamenlijke huiveringen in een filmzaal wezenlijk waren. Dit collectief document veronderstelt een gedeelde ervaring ; samen kijken en luisteren, aanwezig zijn. Op die manier kunnen wij een reeks onafwendbare thema’s aansnijden : democratie, solidariteit, de strijd voor rechtvaardigheid, de mogelijkheid om samen te leven. Grote woorden misschien, maar woorden waarvan wij telkens opnieuw de betekenis moeten afwegen, woorden die wij ons onophoudelijk moeten toeëigenen. Politieke rêverieën ? Ik hoop dat dit onbetamelijk anachronisme de film doordrenkt : LIP ís het nastreven van een collectieve droom. Een geschiedenis met epische allures, maar geschraagd door het verlangen om ideeën te kneden en te vertalen naar handelingen, steeds vanuit het plezier om te creëren, her uit te vinden."

Gevolgd door een ontmoeting met Christian Rouaud, regisseur, en Raymond Burgy, ex-arbeider bij Lip.

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[ 5 / 3,5 EURO ]

08.12 > 20:00
Which Side are you on ?

Tony Blair verklaarde aan het congres van de socialisten in 1996 : "De patroons tegen de werkers, dat is verleden tijd. We staan allemaal aan dezelfde kant....". De dockers van Liverpool antwoordden "Which side are you on, Tony Blair ?" Dit was ook de titel van een televisiefilm die Ken Loach twaalf jaar eerder maakte uit woede tegen de allesverwoestende neoliberale politiek van Margaret Thatcher. Prachtig gefotografeerd door Chris Menges raakt de film de boosheid en de wanhoop van de slachtoffers van de "onzichtbare hand", weggeworpen na gebruik als onnuttig overschot. De staking van de mijnwerkers in het Noorden, de langste die het land ooit gekend heeft, wordt doorheen de hele film verhaald aan de hand van gedichten, liederen, karikaturen en sketches die deze mannen en vrouwen hebben gemaakt om hun solidariteit en hun lijden dat het verlies van de industrie veroorzaakte. Kunst als tegenantwoord op de liberale mechaniek van "the iron lady". Kunst als testament van een klasse onder de matrak van de politie, die de arbeiders er onder hield met buitensporig geweld, symptoom van de houding van de regering in Londen die het gewone volk aan de kant liet ten voordele van de grote ondernemingen.
"Which Side Are You On ?" werd gemaakt voor de Britse televisie die er eerst niets van wilde weten, omdat deze film "a highly partial view on a controversial subject" zou zijn. Inderdaad, Loach filmt vanuit het standpunt van de mijnwerkers in staking. Destijds toonden de Engelse media de stakers als gevaarlijke elementen en ze beschuldigden hun leider, Arthur Scargill, geld te ontvangen van Moskou, iets wat achteraf niet waar bleek te zijn. De film werd uiteindelijk met enige vertraging vertoond in januari 1985 toen de staking ten dode opgeschreven was.

[ 3,5 / 2,5 EURO ]

09.12 > 18:00
Grèves à la chaîne

Democratie en Televisie, we zijn er allemaal bij betrokken ! Deze documentaire verhaalt twee stakingen, met een tussentijd van 5 jaar ; beiden bij de (vooralsnog) openbare dienst France 3. Thierry Nouel, zelf monteur bij de zender, filmt van binnen uit, fijntjes laverend, wars van militantisme, tussen het emotionele en de analyse, "om het sociaal conflict te volgen achter de coulissen van een communicatiebedrijf, zijn licht te laten schijnen over de ontregelingen van het vakbondsmandaat ; om de journalistieke omzwervingen en het bizarre circuleren van informatie onder de loep te nemen". De eerste staking van 1997 loopt uit op een verraad : de syndicale vertegenwoordigers tekenen een protocolakkoord, tegen het advies van de achterban in. Vijf jaar later ontvlamt de staking opnieuw, de eisen zijn min of meer dezelfde : de werknemers zijn bezorgd over hun toekomst, botsen op een directie die hun autonomie, middelen en mogelijkheden tot reflexie kortwiekt. Maar de omstandigheden zijn niet meer dezelfde. Zoals Nouel het stelt : "De paritaire instanties raken gefragmenteerd ; we zien een revolte die in dovenmansoren valt en hardnekkig opbokst tegen arrogante machten die de openbare omroep discreet ontmantelen, een schreeuw van 22 dagen strijd en voor andere sociale verhoudingen, nieuwe vormen van solidariteit". De vakbondsafgevaardigden van ’97 zijn in 2002 geëvolueerd tot kaderleden. Vanuit hun panoptische controlekamers, de nieuwe lokalen van France Télévision, staren ze meewarrig naar de agitatie van hun vroegere collega’s, zonder er nog deel van uit te maken. Het spektakel is bedroevend theatraal : middenin het gebouw, op het laagste niveau, zijn we getuige van het gedebatteer van de arbeidersvergadering, dat mijlenver verwijderd lijkt van wat zich op de andere verdiepingen bekokstooft. Het schouwspel baadt in ruw licht en zelfs de architectuur is medeplichtig aan de leugen. Een plek waarvan de transparantie (een gebouw vol beglazing, zonder afscheiding tussen de verschillende verdiepingen) wordt opgedreven om de duistere mechanismen van machtsverdeling beter te verhullen. De eerste staking weekte een intense mediatieke belangstelling los. In 2002 is dat niet langer het geval. Wat is er in tussentijd gebeurd ? De vlijmscherpe kijk van Thierry Nouel roept meer vragen op dan aanvankelijk lijkt, vragen "die een impact hebben op ons leven", wat ongetwijfeld ten dele de vrees van verdelers om deze film op het brede publiek los te laten verklaart.

Gevolgd door een debat met Thierry Nouel, regisseur, en Mateo Alaluf, doctor in sociale wetenschappen en prof aan de ULB. Hij publiceerde o.a. "Dictionnaire du prêt-à-penser" in 2000 en "Changer la société sans prendre le pouvoir - Syndicalisme d’action directe et renardisme en Belgique" in 2005.

[ 5 / 3,5 EURO ]

09.12 > 20:00
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