Vente des tickets et ouverture du bar : 30 minutes avant la première séance.

#169 Pink Screens

  • mar 13.11 > 19:00

    Dykes, Camera, Action !

    13.11
    Caroline Berler, 2018, US, video, vo ang st fr & nl, 60'
    Les lesbiennes existent aujourd’hui à l’écran et elles sont aussi derrière les caméras ! Ce film leur rend enfin hommage ! Elles étaient là lors de Stonewall, ont participé pleinement au renouveau féministe des 70s et à l’émergence du cinéma expérimental. Elles ont dû construire leur propre visibilité et ont transformé notre image de la « queerness ». Des réalisatrices comme Barbara Hammer, Su Friedrich, Rose Troche et tant d’autres partagent leurs histoires et expériences, nous faisant appréhender comment elles ont contribué à faire avancer les identités lesbiennes sur nos écrans.
    + Mukwano
    Cecilie McNaire, 2016, DK, video, ang & da st fr & ang, 20'
    + Pink Shasa diaspora
  • mar 13.11 > 21:30

    Tant qu’il y aura des hommes   [Courts métrages]

    13.11
    + Debut
    Dalibor Matanic, 2018, HR, video, vo hr st fr & nl, 4'
    + Dylan Dylan
    Coisne Sylvain, 2017, FR, video, fr st ang, 16'
    + Goldfish
    Yorgos Angelopoulos, 2018, GR, video, el st ang, 14'
    + T’es un bonhomme
    Certain Sylvain, 2018, FR, video, vo fr st ang, 2'
    + Prends mon poing
    Sarah Al Atassi, 2017, FR, video, vo fr st ang, 22'
    + ...
  • mer 14.11 > 19:00

    Strong and Majestic   [Courts métrages]

    14.11
    + Anders
    Reinhout Hellenthal, 2017, NL, video, vo nl st fr & ang, 19'
    + Like You
    Fox Fisher & Owl, 2017, IS, video, vo ang & is st fr & ang, 7'
    + Laissez-moi danser
    Valérie Leroy, 2017, FR, video, vo fr st ang, 17'
    + Siempre fui Alex
    Sancho Otriz de Lejarazu & Roberto Ruiz Céspedes, 2016, ES, video, vo es st fr & ang, 6'
    + Mathias
    Clara Sterm, 2017, AT, video, vo de st fr & ang, 30'
    + ...
  • mer 14.11 > 21:30

    Retablo

    14.11
    Alvaro Delgado Aparicio, 2018, PE, video, vo es & qu st fr & ang, 101'
    Segundo a 14 ans et travaille avec son père, Noé, gloire locale grâce à ses talents pour construire des retablos, sortes de crèches décoratives. Il s’ennuie un peu et rêve de voir d’autres choses mais quand il est confronté à un aspect de son père qu’il ne soupçonnait pas, tout dans sa vie va changer. Si "Retablo" est un film d’apprentissage (celui de la virilité, de la masculinité), ce n’est pas celui auquel on s’attend. Au contraire, le film tord le cou à certains clichés bien ancrés comme les relations père-fils pleines de sentiments virils, et montre qu’il y a des moyens alternatifs et inattendus d’être un homme, un vrai... Tourné au cœur des somptueux paysages des Andes, ce film est une merveille de délicatesse et de sensibilité.
  • jeu 15.11 > 19:00

    Min mor er pink

    15.11
    My Mother Is Pink
    Cecilie Debell, 2017, DK, video, vo da st fr & ang, 75'
    Le performeur Michael Richardt et Malou, sa mère, sont proches, mais il y a des zones d’ombre dans leur histoire familiale, des questions restées en suspens. Pour les aborder, rien de mieux qu’un voyage en tête-à-tête, avec pour étapes des lieux qui ont compté dans la vie de Malou. Le jour venu, le fils arrive bleu de la tête aux pieds. La mère préfère le rose et les deux embarquent dans un camping-car rose bonbon pour un road-trip flamboyant ! L’occasion de confidences, de rencontres d’ami·es ou d’inconnu·es sympathiques ainsi que de moments hauts en couleur.
    + Les Zumains
    Lou Rambert Preiss, 2017, FR, video, vo fr st ang, 14'
  • jeu 15.11 > 21:30

    Made in Belgium   [Courts métrages]

    15.11
    + Seul avec elle
    Laura Petrone & Guillaume Kerbusch, 2018, BE, video, vo fr st nl & ang, 9'
    + We Can Be Heroes
    Camille Caroli, 2018, BE, video, vo fr st nl & ang, 18'
    + Máscaras
    David San Juan, 2016, BE, video, vo fr st ang, 13'
    + Récit de soi
    Géraldine Charpentier, 2018, BE, video, vo fr st ang, 5'
    + Girlhood
    Heleen Declerq, 2017, BE, video, vo nl & ang st fr, 14'
    + ...
  • ven 16.11 > 19:00

    Silvana

    16.11
    Christina Tsiobanelis, Mika Gustafson & Olivia Kastebring, 2017, SE, video, vo st fr & ang, 95'
    Silvana Imam est une icône du féminisme en Suède. Avec son rap engagé, elle annonce une révolution lesbienne et devient la représentante d’une génération prête à se battre contre les injustices d’un pays qui commence à se laisser gangrener par les idées de l’extrême-droite. Véritable phénomène social, le couple explosif qu’elle forme avec la pop star Beatrice Eli voit ses photos affichées partout. Le film s’attache à suivre une star en pleine ébullition tout en entamant une réflexion sur l’intimité de celle qui n’a pas cherché à devenir leader politique et encore moins un phénomène de masse. On assiste à des moments d’une grande intensité mais aussi de solitude : Silvana aimerait parfois être une fille comme une autre.
  • ven 16.11 > 21:30

    (S)exquis   [Courts métrages]

    16.11
    + Aunque mis maneras de decir te amo
    Gonzalo Biderman, 2017, AR, video, vo es st fr & ang, 12'
    + Breakfast in Bed
    Ethan Folk & Ty Wardwell, 2016, DE, video, sans dial, 2'
    + Because You’re Mine
    Jean-Baptiste Huong & Nicolas Mapache, 2016, FR, video, fr st ang, 12'
    + Baunilha
    Leo Tabosa, 2017, BR, video, pt st fr & ang, 13'
    + Dear Babe
    Ethan Folk & Ty Wardwell, 2018, DE, video, sans dial, 3'
    + ...
  • sam 17.11 > 15:00

    O sussuro do jaguar

    Clôture
    The Whisper of the Jaguar
    Simon(e) Jaikiriuma Paetau & Thaïs Guisasola, 2017, DE-BR-CO, video, vo pt st fr & ang, 79'
    Au milieu d’un champ, un·e artiste activiste se pénètre avec un épi de maïs transgénique. Mais la mort rôde. Ana, sœur de l’artiste, part sur ses traces, pour un voyage à travers la forêt amazonienne. Un voyage qui se transforme en une quête spirituelle. Sur son chemin, des rencontres bienveillantes et renforçantes, sexuelles parfois, rythmées par les apparitions de son frère/sœur, révélant l’histoire inévitable du colonialisme, de la modernisation et de la situation politique actuelle au Brésil et en Amérique latine. Un film incontournable de notre focus « Brasil ! ».
  • sam 17.11 > 17:00

    Space Oddity   [Courts métrages]

    Clôture
    + A ton âge, le chagrin c’est vite passé
    Alexis Langlois, 2018, FR, video, vo fr st ang, 33'
    + Je fais où tu me dis
    Marie de Maricourt, 2018, CH, video, vo fr st ang, 17'
    + Ultra Pulpe
    Bertrand Mandico, 2018, FR, video, vo fr st ang, 36'
    + ...
  • sam 17.11 > 19:00

    L’animale   [Clôture]

    Clôture
    Katharina Mückstein, 2018, AT, video, vo de st fr & ang, 97'
    Être qui l’on est demande de la force, pour se confronter à soi-même et aux autres. Mati semblait avoir trouvé sa place entre une passion pour le motocross partagée avec trois amis-frères et l’aide apportée à sa mère vétérinaire, métier qu’elle envisage de faire elle aussi. Mais son univers va être successivement bousculé par une scène de harcèlement où elle prend le parti de ses amis qui sont les agresseurs, par un changement dans ses relations avec ces derniers puis par une rencontre inattendue. Même la vie tranquille de ses parents connaît des remous. Tous devront faire des choix, entre paraître et être. L’animale en elle ne la laissera plus vivre comme avant.
  • sam 17.11 > 21:30

    A Moment in the Reeds   [Clôture]

    Clôture
    Mikko Makela, 2017, GB-FI-GB, video, vo ang st fr & ang, 107'
    Étudiant à Paris, Leevi est de retour en Finlande pour aider son père à rénover la maison de famille. Tarek, jeune Syrien demandeur d’asile, a été engagé pour donner un coup de main. Lors d’une absence du père, les deux jeunes hommes se rapprochent et entament une relation fougueuse et torride dans la douceur de l’été finlandais... Pour ce premier film, le réalisateur a choisi de laisser la place à l’improvisation, donnant aux acteurs une grande liberté et conférant ainsi au film une simplicité étonnante et une vitalité surprenante. "A Moment in the Reeds" aborde avec force des thèmes comme la liberté, l’acceptation et le bonheur d’être quelque part au monde et en même temps de s’y sentir chez soi, à la maison.
  • sam 17.11 > 23:00

Vente des tickets et ouverture du bar : 30 minutes avant la première séance.

#169 Édouard Luntz

  • jeu 29.11 > 19:00

    Édouard Luntz en images   [Expo]

    Édouard Luntz – varia
    Son cinéma est rare et ses traces d’autant plus précieuses. Depuis des années, Gérard "Zim" Zimmermann collecte tout ce qui est lié à Édouard Luntz : des bouts de films, des souvenirs, photos d’exploitation ou de plateau et autres affiches. Ces traces, elles lui tiennent d’autant plus à cœur qu’elles relatent en partie sa mutation de jeune taulard des années 60 en acteur. Les fragments de cette fragile mémoire collective seront accompagnés de planches originales choisies du dernier artefact en date de l’histoire Luntzienne : la bande dessinée de Nadar et Julien Frey. L’histoire de la carrière de Luntz, c’est un bout de cinéma, que les murs de notre bar vont recoller. Agglomérat de planches de bandes dessinées, de coupures de presse et de photographies, la Chapelle Luntz sera décryptée dans la joie par nos invités tout au long du premier week-end, et en particulier au moment du vernissage avec notamment une projection de souvenirs du Brésil et de Cannes en Super 8, commentés par Zim ! En présence également de Monique Prim, actrice non professionnelle, comme Zim dans "Les Cœurs verts", devenue par la suite monteuse.
    + Archives S8
    Gérard Zimmermann, super8, muet,
  •    jeu 29.11 > 21:00

    Les Cœurs verts

    Édouard Luntz – films
    Edouard Luntz, 1966, 35mm, vo st ang, 90'
    Extérieur nuit. Tour de logements. Un jazz syncopé accompagne les apparitions successives de jeunes gens face caméra. Générique. Zim (Gérard Zimmermann), livré à la police par des habitants pour siphonnage d’essence, se retrouve incarcéré. Le jour de sa libération, il rencontre Jean-Pierre (Érick Penet), son cadet, sortant de la même geôle parisienne. Les deux jeunes sympathisent, d’autant que Jean-Pierre est un nouveau membre de la bande de potes à Nanterre. De retour dans le marasme de leur banlieue, Zim décide de trouver un travail et tente de convaincre Jean-Pierre de l’accompagner… sans succès. Loin des films des acteurs en vogue d’une Nouvelle Vague qui s’embourgeoise, "Les Cœurs verts" est la première fiction centrée sur la jeunesse des cités HLM, jouée par une véritable bande de blousons noirs, ces "mauvais garçons" issus du prolétariat, qui défraient alors la chronique. À la fois naturaliste et poétique, la caméra libre de Luntz est empathique mais aussi sans concession. Car bien que conscient du conflit de génération d’une société qui ne laisse aucune place à ces jeunes désœuvrés en mal de liberté, Luntz n’hésite pas à montrer les sentiments immatures propres à l’adolescence révoltée, aussi durs soient-ils, comme dans cette scène centrale où l’on frôle le viol collectif au nom d’une fraternité de clan. Les filles, plus lucides, ont au moins pour elles le sens de la répartie, comme la jeune victime… Premier long métrage qui force le respect, matrice des films réalisés 30 ans plus tard sur le désarrois des banlieues françaises dans la foulée de "La Haine" qui s’en inspire directement, "Les Cœurs verts" sera la tête d’affiche de notre rétrospective sur Édouard Luntz, en 35mm pour 6 séances gratuites ! (sous-titres anglais sous (...+)
  •    ven 30.11 > 20:00

    Édouard Luntz : préludes   [Compilation]

    Édouard Luntz – films
    Assistant entre autres de Jean Grémillon ou de Nicholas Ray, Édouard Luntz apprend le cinéma sur le tas. Il réalisera deux courts métrages avant de remporter le prix Jean Vigo avec "…Enfants des courants d’air ", la même année qu’ "À bout de souffle" de Godard. D’une facture comparable aux meilleurs films de la "rive gauche" de la Nouvelle Vague, près de la moitié de la dizaine de courts métrages de Luntz restent introuvables ou détenus par des ayants-droits peu conciliants. Qu’à cela ne tienne, les films présentés ici suffisent à prouver le talent d’un jeune réalisateur ancré dans son époque. + Bonus …
    + …Enfants des courants d’air
    Édouard Luntz, 1959, 35mm, 26'
    + Volcans endormis
    Édouard Luntz, 1962, 35mm, 19'
    + A Caccia
    Édouard Luntz, 1962, 35mm, 17'
    + Bon pour le service
    Edouard Luntz, 1962, 35mm > video, 15'
    + ...
  •    ven 30.11 > 22:00

    Le dernier saut

    Édouard Luntz – films
    Édouard Luntz, 1970, 35mm, 100'
    À la veille de quitter l’armée, le parachutiste sergent-chef Garal découvre l’infidélité de son épouse indochinoise, et la tue sans laisser de trace. De retour dans la vie civile, avec pour seule compagnie un petit singe, il noue une étrange amitié avec le commissaire Jauran, en charge de l’enquête, convaincu que le meurtrier est l’amant de la jeune femme. Un jeu ambigu ainsi qu’une sincère sympathie s’installent entre les deux hommes. Solitaires rejetés par la société, ils se comprennent jusqu’à partager le même goût pour une énigmatique métisse gardienne de bêtes sauvages. De l’aveu d’Édouard Luntz, cette intrigue en forme de duel psychique lui sert à régler ses comptes avec deux archétypes qu’il déteste dans la vie réelle : le flic et le para. Le résultat est étonnant, chaque scène amenant sa part de mystère, comme si le film se jouait autant de ses personnages, qu’entre eux. Les acteurs principaux y sont fort subtils, "Le dernier saut" ayant marqué pour longtemps la carrière de Michel Bouquet en inspecteur esseulé. Un film oublié, pourtant, comme tant d’autres. Au Nova et en format original s’il-vous-plaît !
  • sam 01.12 > 19:00

    Le cinéma, cet art éphémère   [Conférence]

    Édouard Luntz – varia
    Laurent Husson, FR, 60'
    Mis côte à côte, ces mots détonnent : un art éphémère, le cinéma ? Son essence ne serait-elle pas celle de la conservation d’instants, de l’inaliénable enregistrement d’un temps ? À partir de l’expérience d’invisibilité des films d’Edouard Luntz, Laurent Husson élargira le champs d’analyse des films éclipsés et traitera d’autres cas concrets. Notre invité est spécialiste du cinéma de langue française à l’université Paris 3, intervenant dans l’enquête de Julien Frey et organisateur d’un colloque dénommé "la mort des films" en collaboration avec l’association Kinétraces - l’association internationale et interdisciplinaire de recherche sur le patrimoine cinématographique. Technologies obsolètes, labyrinthe des droits et autres enjeux de la conservation éclaireront des zones d’ombres d’un art plus volatile qu’il n’y paraît.
  •    sam 01.12 > 21:00

    L’humeur vagabonde

    Édouard Luntz – films
    Édouard Luntz, 1971, 35mm, 82'
    Benoit Laborie s’en va à Paris. Il rêve de réussite et d’aventures, ce que sa vie provinciale ne peut fournir. Poulet et pot de fleurs en main, il transporte sa fraîche silhouette en quête d’amis lointains, renseignés sur une liste de courses. La brume et le labyrinthe parisiens s’épaississent à mesure que les contacts s’évanouissent et que se multiplient les personnages aux visages identiques. Michel Bouquet en touriste, Michel Bouquet en croque-mort, en réceptionniste ou sous une grille d’égout. Michel Bouquet partout et les plaisirs du contact humain nulle part. C’est plus de vingt personnages que l’acteur incarne pour insuffler une aura mystérieuse supplémentaire à cette déambulation dans un Paris évanescent. Après l’adolescence des banlieues, Édouard Luntz scrute l’aube d’un âge adulte égaré entre le confort ronronnant d’une campagne figée et le miroir aux alouettes d’un tissu urbain peuplé de clones solitaires. Toujours proche des oubliés de la ville, la dernière fiction d’Édouard Luntz tamise la lumière des lampadaires pour y diffuser une poésie mélancolique.
  •    dim 02.12 > 19:00

    La fête à Loulou

    Édouard Luntz – films
    Edouard Luntz, 1974, 16mm, 90'
    Édouard Luntz filme avec pudeur et complicité la sortie de prison de Loulou, le seul de la bande des jeunes banlieusards du film "Les Cœurs verts", qui "tomba" deux ans plus tard pour braquage à main armé. Loulou, devenu adulte, goûte aux premiers instants de liberté et visite ses anciens compagnons qui ont tous trouvé leur place dans la société, sauf lui. Suite aux balbutiements des premiers échanges vis-à-vis d’un passé proche mais révolu, l’accueil chaleureux de ses amis fini par libérer la parole de Loulou qui raconte sa vie en détention, l’impossibilité de se réinsérer, et la violence des institutions. Bernard, Monique et Zim veulent l’aider à s’en sortir, et pourquoi pas, comme eux, en travaillant pour le cinéma ! Loulou se transforme au fil des jours, retrouve son cuir, son jeans et son assurance, ressemblant cette fois au personnage texan de "Macadam Comboy" sorti quelques années plus tôt au cinéma, alors que Loulou comptait déjà "une pige" d’emprisonnement… Ce sera le dernier film d’Édouard Luntz, un documentaire réalisé au départ pour la télévision, présenté ici en version longue pour le cinéma, qui termine avec tendresse et amertume une œuvre singulière et engagée, mais que la société bien pensante a vite oubliée.
  •    dim 02.12 > 21:00

    Les Cœurs verts

    Édouard Luntz – films
    Edouard Luntz, 1966, 35mm, vo st ang, 90'
    Extérieur nuit. Tour de logements. Un jazz syncopé accompagne les apparitions successives de jeunes gens face caméra. Générique. Zim (Gérard Zimmermann), livré à la police par des habitants pour siphonnage d’essence, se retrouve incarcéré. Le jour de sa libération, il rencontre Jean-Pierre (Érick Penet), son cadet, sortant de la même geôle parisienne. Les deux jeunes sympathisent, d’autant que Jean-Pierre est un nouveau membre de la bande de potes à Nanterre. De retour dans le marasme de leur banlieue, Zim décide de trouver un travail et tente de convaincre Jean-Pierre de l’accompagner… sans succès. Loin des films des acteurs en vogue d’une Nouvelle Vague qui s’embourgeoise, "Les Cœurs verts" est la première fiction centrée sur la jeunesse des cités HLM, jouée par une véritable bande de blousons noirs, ces "mauvais garçons" issus du prolétariat, qui défraient alors la chronique. À la fois naturaliste et poétique, la caméra libre de Luntz est empathique mais aussi sans concession. Car bien que conscient du conflit de génération d’une société qui ne laisse aucune place à ces jeunes désœuvrés en mal de liberté, Luntz n’hésite pas à montrer les sentiments immatures propres à l’adolescence révoltée, aussi durs soient-ils, comme dans cette scène centrale où l’on frôle le viol collectif au nom d’une fraternité de clan. Les filles, plus lucides, ont au moins pour elles le sens de la répartie, comme la jeune victime… Premier long métrage qui force le respect, matrice des films réalisés 30 ans plus tard sur le désarrois des banlieues françaises dans la foulée de "La Haine" qui s’en inspire directement, "Les Cœurs verts" sera la tête d’affiche de notre rétrospective sur Édouard Luntz, en 35mm pour 6 séances gratuites ! (sous-titres anglais sous (...+)
  • jeu 06.12 > 20:00

    Ata Ndele + Muttererde   [Prima Nova]

    Varia
    Malkia Mutiri, 2018, HD, 19'
    Séance avant-première en présence du réalisateur, le Prima Nova de ce mois proposera exceptionnellement un court-métrage d’une réalisatrice bruxelloise, avec en complément et en guise d’écho à son film, un documentaire témoignage d’une réalisatrice américaine. Pour rappel, au contraire de l’Open Screen, les films de formats hybrides proposés pour les séances Prima Nova, sont en général des moyens ou long métrages, et doivent être soumis au préalable à l’approbation du Nova. Contact : nova@nova-cinema.org
    + Ata Ndele
  • ven 07.12 > 20:00

    La fête à Loulou

    Édouard Luntz – films
    Edouard Luntz, 1974, 16mm, 90'
    Édouard Luntz filme avec pudeur et complicité la sortie de prison de Loulou, le seul de la bande des jeunes banlieusards du film "Les Cœurs verts", qui "tomba" deux ans plus tard pour braquage à main armé. Loulou, devenu adulte, goûte aux premiers instants de liberté et visite ses anciens compagnons qui ont tous trouvé leur place dans la société, sauf lui. Suite aux balbutiements des premiers échanges vis-à-vis d’un passé proche mais révolu, l’accueil chaleureux de ses amis fini par libérer la parole de Loulou qui raconte sa vie en détention, l’impossibilité de se réinsérer, et la violence des institutions. Bernard, Monique et Zim veulent l’aider à s’en sortir, et pourquoi pas, comme eux, en travaillant pour le cinéma ! Loulou se transforme au fil des jours, retrouve son cuir, son jeans et son assurance, ressemblant cette fois au personnage texan de "Macadam Comboy" sorti quelques années plus tôt au cinéma, alors que Loulou comptait déjà "une pige" d’emprisonnement… Ce sera le dernier film d’Édouard Luntz, un documentaire réalisé au départ pour la télévision, présenté ici en version longue pour le cinéma, qui termine avec tendresse et amertume une œuvre singulière et engagée, mais que la société bien pensante a vite oubliée.
  • ven 07.12 > 22:00

    L’humeur vagabonde

    Édouard Luntz – films
    Édouard Luntz, 1971, 35mm, 82'
    Benoit Laborie s’en va à Paris. Il rêve de réussite et d’aventures, ce que sa vie provinciale ne peut fournir. Poulet et pot de fleurs en main, il transporte sa fraîche silhouette en quête d’amis lointains, renseignés sur une liste de courses. La brume et le labyrinthe parisiens s’épaississent à mesure que les contacts s’évanouissent et que se multiplient les personnages aux visages identiques. Michel Bouquet en touriste, Michel Bouquet en croque-mort, en réceptionniste ou sous une grille d’égout. Michel Bouquet partout et les plaisirs du contact humain nulle part. C’est plus de vingt personnages que l’acteur incarne pour insuffler une aura mystérieuse supplémentaire à cette déambulation dans un Paris évanescent. Après l’adolescence des banlieues, Édouard Luntz scrute l’aube d’un âge adulte égaré entre le confort ronronnant d’une campagne figée et le miroir aux alouettes d’un tissu urbain peuplé de clones solitaires. Toujours proche des oubliés de la ville, la dernière fiction d’Édouard Luntz tamise la lumière des lampadaires pour y diffuser une poésie mélancolique.
  • sam 08.12 > 19:00

    Les Cœurs verts

    Édouard Luntz – films
    Edouard Luntz, 1966, 35mm, vo st ang, 90'
    Extérieur nuit. Tour de logements. Un jazz syncopé accompagne les apparitions successives de jeunes gens face caméra. Générique. Zim (Gérard Zimmermann), livré à la police par des habitants pour siphonnage d’essence, se retrouve incarcéré. Le jour de sa libération, il rencontre Jean-Pierre (Érick Penet), son cadet, sortant de la même geôle parisienne. Les deux jeunes sympathisent, d’autant que Jean-Pierre est un nouveau membre de la bande de potes à Nanterre. De retour dans le marasme de leur banlieue, Zim décide de trouver un travail et tente de convaincre Jean-Pierre de l’accompagner… sans succès. Loin des films des acteurs en vogue d’une Nouvelle Vague qui s’embourgeoise, "Les Cœurs verts" est la première fiction centrée sur la jeunesse des cités HLM, jouée par une véritable bande de blousons noirs, ces "mauvais garçons" issus du prolétariat, qui défraient alors la chronique. À la fois naturaliste et poétique, la caméra libre de Luntz est empathique mais aussi sans concession. Car bien que conscient du conflit de génération d’une société qui ne laisse aucune place à ces jeunes désœuvrés en mal de liberté, Luntz n’hésite pas à montrer les sentiments immatures propres à l’adolescence révoltée, aussi durs soient-ils, comme dans cette scène centrale où l’on frôle le viol collectif au nom d’une fraternité de clan. Les filles, plus lucides, ont au moins pour elles le sens de la répartie, comme la jeune victime… Premier long métrage qui force le respect, matrice des films réalisés 30 ans plus tard sur le désarrois des banlieues françaises dans la foulée de "La Haine" qui s’en inspire directement, "Les Cœurs verts" sera la tête d’affiche de notre rétrospective sur Édouard Luntz, en 35mm pour 6 séances gratuites ! (sous-titres anglais sous (...+)
  • sam 08.12 > 21:00

    Le dernier saut

    Édouard Luntz – films
    Édouard Luntz, 1970, 35mm, 100'
    À la veille de quitter l’armée, le parachutiste sergent-chef Garal découvre l’infidélité de son épouse indochinoise, et la tue sans laisser de trace. De retour dans la vie civile, avec pour seule compagnie un petit singe, il noue une étrange amitié avec le commissaire Jauran, en charge de l’enquête, convaincu que le meurtrier est l’amant de la jeune femme. Un jeu ambigu ainsi qu’une sincère sympathie s’installent entre les deux hommes. Solitaires rejetés par la société, ils se comprennent jusqu’à partager le même goût pour une énigmatique métisse gardienne de bêtes sauvages. De l’aveu d’Édouard Luntz, cette intrigue en forme de duel psychique lui sert à régler ses comptes avec deux archétypes qu’il déteste dans la vie réelle : le flic et le para. Le résultat est étonnant, chaque scène amenant sa part de mystère, comme si le film se jouait autant de ses personnages, qu’entre eux. Les acteurs principaux y sont fort subtils, "Le dernier saut" ayant marqué pour longtemps la carrière de Michel Bouquet en inspecteur esseulé. Un film oublié, pourtant, comme tant d’autres. Au Nova et en format original s’il-vous-plaît !
  • dim 09.12 > 17:00

    Les Cœurs verts

    Édouard Luntz – films
    Edouard Luntz, 1966, 35mm, vo st ang, 90'
    Extérieur nuit. Tour de logements. Un jazz syncopé accompagne les apparitions successives de jeunes gens face caméra. Générique. Zim (Gérard Zimmermann), livré à la police par des habitants pour siphonnage d’essence, se retrouve incarcéré. Le jour de sa libération, il rencontre Jean-Pierre (Érick Penet), son cadet, sortant de la même geôle parisienne. Les deux jeunes sympathisent, d’autant que Jean-Pierre est un nouveau membre de la bande de potes à Nanterre. De retour dans le marasme de leur banlieue, Zim décide de trouver un travail et tente de convaincre Jean-Pierre de l’accompagner… sans succès. Loin des films des acteurs en vogue d’une Nouvelle Vague qui s’embourgeoise, "Les Cœurs verts" est la première fiction centrée sur la jeunesse des cités HLM, jouée par une véritable bande de blousons noirs, ces "mauvais garçons" issus du prolétariat, qui défraient alors la chronique. À la fois naturaliste et poétique, la caméra libre de Luntz est empathique mais aussi sans concession. Car bien que conscient du conflit de génération d’une société qui ne laisse aucune place à ces jeunes désœuvrés en mal de liberté, Luntz n’hésite pas à montrer les sentiments immatures propres à l’adolescence révoltée, aussi durs soient-ils, comme dans cette scène centrale où l’on frôle le viol collectif au nom d’une fraternité de clan. Les filles, plus lucides, ont au moins pour elles le sens de la répartie, comme la jeune victime… Premier long métrage qui force le respect, matrice des films réalisés 30 ans plus tard sur le désarrois des banlieues françaises dans la foulée de "La Haine" qui s’en inspire directement, "Les Cœurs verts" sera la tête d’affiche de notre rétrospective sur Édouard Luntz, en 35mm pour 6 séances gratuites ! (sous-titres anglais sous (...+)
  • dim 09.12 > 19:00

    Édouard Luntz : préludes   [Compilation]

    Édouard Luntz – films
    Assistant entre autres de Jean Grémillon ou de Nicholas Ray, Édouard Luntz apprend le cinéma sur le tas. Il réalisera deux courts métrages avant de remporter le prix Jean Vigo avec "…Enfants des courants d’air ", la même année qu’ "À bout de souffle" de Godard. D’une facture comparable aux meilleurs films de la "rive gauche" de la Nouvelle Vague, près de la moitié de la dizaine de courts métrages de Luntz restent introuvables ou détenus par des ayants-droits peu conciliants. Qu’à cela ne tienne, les films présentés ici suffisent à prouver le talent d’un jeune réalisateur ancré dans son époque. + Bonus …
    + …Enfants des courants d’air
    Édouard Luntz, 1959, 35mm, 26'
    + Volcans endormis
    Édouard Luntz, 1962, 35mm, 19'
    + A Caccia
    Édouard Luntz, 1962, 35mm, 17'
    + Bon pour le service
    Edouard Luntz, 1962, 35mm > video, 15'
    + ...
  • dim 09.12 > 21:00

    Don’t Say Yes Until I Finish Talking

    Édouard Luntz – varia
    Michel Ferry, 2011, FR, DCP, fr & ang st fr, 95'
    1967, Darryl Zanuck, dernier nabab d’Hollywood, doit trouver un rôle pour la jeune Patricia Gozzi en fin de contrat. Il remarque Édouard Luntz et lui demande un script. Ce sera "Le Grabuge", une histoire passionnelle entre une fille fantasque de riche famille et un chef de gang… Michel Ferry relate les péripéties d’un tournage épique que lui a conté maintes fois son père, Christian Ferry, proche collaborateur de Zanuck et sa 20th Century Fox. Dès le départ, Ferry, le père, n’aime pas le script et juge Luntz incapable de mener à bien ce projet transposé par la production au Brésil, loin des décors de Gennevilliers, la banlieue des cœurs verts. Les repérages durent, Luntz vit le moment présent, le carnaval, la musique, le cinéma Novo. Le tournage à peine entamé, mai 68 éclate en France alors que la dictature sévit au Brésil, une contingence de plus à digérer pour Luntz. Et pour la Fox, un budget multiplié par plus de 10. Entrecoupés de nombreuses archives, dont des Super8 de Zim, les témoignages de membres de l’équipe mettent en lumière le malentendu entre 2 conceptions du cinéma, qui finira en procès que gagna Luntz - consacrant le droit moral des auteurs face au Final Cut des Studios ! -, sans pour autant éviter la mutilation de son film, et plus tard sa disparition. Confus par moment, voire discutable, l’essai de Michel Ferry reste néanmoins à découvrir, jusqu’à la divulgation finale de l’émouvant générique de début du "Grabuge", prometteur d’un grand film, injustement avorté.
  • jeu 13.12 > 20:00

    Open Screen

    Varia
    C’est l’Open Screen. Le dernier de l’année. Celui où l’on se décide enfin à montrer ses productions estivales, ses films de vacances automnales, son journal filmé, sa comédie d’horreur ou un drame ultime et définitif. En fait, montrer tout ce qu’on veut, puisque c’est justement ça le principe, et que l’on passe absolument tout, du moment que c’est bien votre travail et que ça dure 15 minutes maximum (et encore, on est souple...). Déjà quelques films d’inscrits, donc envoyez vos propositions au plus vite à openscreen@nova-cinema.org, ou au 14 rue Arenberg 1000 Bruxelles.
  • ven 14.12 > 20:00

    Don’t Say Yes Until I Finish Talking

    Édouard Luntz – varia
    Michel Ferry, 2011, FR, DCP, fr & ang st fr, 95'
    1967, Darryl Zanuck, dernier nabab d’Hollywood, doit trouver un rôle pour la jeune Patricia Gozzi en fin de contrat. Il remarque Édouard Luntz et lui demande un script. Ce sera "Le Grabuge", une histoire passionnelle entre une fille fantasque de riche famille et un chef de gang… Michel Ferry relate les péripéties d’un tournage épique que lui a conté maintes fois son père, Christian Ferry, proche collaborateur de Zanuck et sa 20th Century Fox. Dès le départ, Ferry, le père, n’aime pas le script et juge Luntz incapable de mener à bien ce projet transposé par la production au Brésil, loin des décors de Gennevilliers, la banlieue des cœurs verts. Les repérages durent, Luntz vit le moment présent, le carnaval, la musique, le cinéma Novo. Le tournage à peine entamé, mai 68 éclate en France alors que la dictature sévit au Brésil, une contingence de plus à digérer pour Luntz. Et pour la Fox, un budget multiplié par plus de 10. Entrecoupés de nombreuses archives, dont des Super8 de Zim, les témoignages de membres de l’équipe mettent en lumière le malentendu entre 2 conceptions du cinéma, qui finira en procès que gagna Luntz - consacrant le droit moral des auteurs face au Final Cut des Studios ! -, sans pour autant éviter la mutilation de son film, et plus tard sa disparition. Confus par moment, voire discutable, l’essai de Michel Ferry reste néanmoins à découvrir, jusqu’à la divulgation finale de l’émouvant générique de début du "Grabuge", prometteur d’un grand film, injustement avorté.
  • ven 14.12 > 22:00

    Les Cœurs verts

    Édouard Luntz – films
    Edouard Luntz, 1966, 35mm, vo st ang, 90'
    Extérieur nuit. Tour de logements. Un jazz syncopé accompagne les apparitions successives de jeunes gens face caméra. Générique. Zim (Gérard Zimmermann), livré à la police par des habitants pour siphonnage d’essence, se retrouve incarcéré. Le jour de sa libération, il rencontre Jean-Pierre (Érick Penet), son cadet, sortant de la même geôle parisienne. Les deux jeunes sympathisent, d’autant que Jean-Pierre est un nouveau membre de la bande de potes à Nanterre. De retour dans le marasme de leur banlieue, Zim décide de trouver un travail et tente de convaincre Jean-Pierre de l’accompagner… sans succès. Loin des films des acteurs en vogue d’une Nouvelle Vague qui s’embourgeoise, "Les Cœurs verts" est la première fiction centrée sur la jeunesse des cités HLM, jouée par une véritable bande de blousons noirs, ces "mauvais garçons" issus du prolétariat, qui défraient alors la chronique. À la fois naturaliste et poétique, la caméra libre de Luntz est empathique mais aussi sans concession. Car bien que conscient du conflit de génération d’une société qui ne laisse aucune place à ces jeunes désœuvrés en mal de liberté, Luntz n’hésite pas à montrer les sentiments immatures propres à l’adolescence révoltée, aussi durs soient-ils, comme dans cette scène centrale où l’on frôle le viol collectif au nom d’une fraternité de clan. Les filles, plus lucides, ont au moins pour elles le sens de la répartie, comme la jeune victime… Premier long métrage qui force le respect, matrice des films réalisés 30 ans plus tard sur le désarrois des banlieues françaises dans la foulée de "La Haine" qui s’en inspire directement, "Les Cœurs verts" sera la tête d’affiche de notre rétrospective sur Édouard Luntz, en 35mm pour 6 séances gratuites ! (sous-titres anglais sous (...+)
  • ven 14.12 > 23:30

    DJ Cœurvert   [Party]

    Édouard Luntz – varia
    Ce n’est pas la première fois que Bruno Cœurvert mixera au Nova. L’occasion était trop belle pour l’équipe, dont il fait partie depuis longtemps, de le réinviter à nous faire danser à la suite d’un film qui l’aura marqué au point d’en prendre son titre comme nom d’artiste. À ne pas douter que DJ Cœurvert, féru d’électropop des quatre coins du monde, rendra aussi hommage aux bals typiques des sixties, que l’on retrouve dans au moins 3 films d’Édouard Luntz …
  • sam 15.12 > 19:00

    Édouard Luntz : préludes   [Compilation]

    Édouard Luntz – films
    Assistant entre autres de Jean Grémillon ou de Nicholas Ray, Édouard Luntz apprend le cinéma sur le tas. Il réalisera deux courts métrages avant de remporter le prix Jean Vigo avec "…Enfants des courants d’air ", la même année qu’ "À bout de souffle" de Godard. D’une facture comparable aux meilleurs films de la "rive gauche" de la Nouvelle Vague, près de la moitié de la dizaine de courts métrages de Luntz restent introuvables ou détenus par des ayants-droits peu conciliants. Qu’à cela ne tienne, les films présentés ici suffisent à prouver le talent d’un jeune réalisateur ancré dans son époque. + Bonus …
    + …Enfants des courants d’air
    Édouard Luntz, 1959, 35mm, 26'
    + Volcans endormis
    Édouard Luntz, 1962, 35mm, 19'
    + A Caccia
    Édouard Luntz, 1962, 35mm, 17'
    + Bon pour le service
    Edouard Luntz, 1962, 35mm > video, 15'
    + ...
  • sam 15.12 > 21:00

    La fête à Loulou

    Édouard Luntz – films
    Edouard Luntz, 1974, 16mm, 90'
    Édouard Luntz filme avec pudeur et complicité la sortie de prison de Loulou, le seul de la bande des jeunes banlieusards du film "Les Cœurs verts", qui "tomba" deux ans plus tard pour braquage à main armé. Loulou, devenu adulte, goûte aux premiers instants de liberté et visite ses anciens compagnons qui ont tous trouvé leur place dans la société, sauf lui. Suite aux balbutiements des premiers échanges vis-à-vis d’un passé proche mais révolu, l’accueil chaleureux de ses amis fini par libérer la parole de Loulou qui raconte sa vie en détention, l’impossibilité de se réinsérer, et la violence des institutions. Bernard, Monique et Zim veulent l’aider à s’en sortir, et pourquoi pas, comme eux, en travaillant pour le cinéma ! Loulou se transforme au fil des jours, retrouve son cuir, son jeans et son assurance, ressemblant cette fois au personnage texan de "Macadam Comboy" sorti quelques années plus tôt au cinéma, alors que Loulou comptait déjà "une pige" d’emprisonnement… Ce sera le dernier film d’Édouard Luntz, un documentaire réalisé au départ pour la télévision, présenté ici en version longue pour le cinéma, qui termine avec tendresse et amertume une œuvre singulière et engagée, mais que la société bien pensante a vite oubliée.
  • dim 16.12 > 17:00

    Le dernier saut

    Édouard Luntz – films
    Édouard Luntz, 1970, 35mm, 100'
    À la veille de quitter l’armée, le parachutiste sergent-chef Garal découvre l’infidélité de son épouse indochinoise, et la tue sans laisser de trace. De retour dans la vie civile, avec pour seule compagnie un petit singe, il noue une étrange amitié avec le commissaire Jauran, en charge de l’enquête, convaincu que le meurtrier est l’amant de la jeune femme. Un jeu ambigu ainsi qu’une sincère sympathie s’installent entre les deux hommes. Solitaires rejetés par la société, ils se comprennent jusqu’à partager le même goût pour une énigmatique métisse gardienne de bêtes sauvages. De l’aveu d’Édouard Luntz, cette intrigue en forme de duel psychique lui sert à régler ses comptes avec deux archétypes qu’il déteste dans la vie réelle : le flic et le para. Le résultat est étonnant, chaque scène amenant sa part de mystère, comme si le film se jouait autant de ses personnages, qu’entre eux. Les acteurs principaux y sont fort subtils, "Le dernier saut" ayant marqué pour longtemps la carrière de Michel Bouquet en inspecteur esseulé. Un film oublié, pourtant, comme tant d’autres. Au Nova et en format original s’il-vous-plaît !
  • dim 16.12 > 19:00

    L’humeur vagabonde

    Édouard Luntz – films
    Édouard Luntz, 1971, 35mm, 82'
    Benoit Laborie s’en va à Paris. Il rêve de réussite et d’aventures, ce que sa vie provinciale ne peut fournir. Poulet et pot de fleurs en main, il transporte sa fraîche silhouette en quête d’amis lointains, renseignés sur une liste de courses. La brume et le labyrinthe parisiens s’épaississent à mesure que les contacts s’évanouissent et que se multiplient les personnages aux visages identiques. Michel Bouquet en touriste, Michel Bouquet en croque-mort, en réceptionniste ou sous une grille d’égout. Michel Bouquet partout et les plaisirs du contact humain nulle part. C’est plus de vingt personnages que l’acteur incarne pour insuffler une aura mystérieuse supplémentaire à cette déambulation dans un Paris évanescent. Après l’adolescence des banlieues, Édouard Luntz scrute l’aube d’un âge adulte égaré entre le confort ronronnant d’une campagne figée et le miroir aux alouettes d’un tissu urbain peuplé de clones solitaires. Toujours proche des oubliés de la ville, la dernière fiction d’Édouard Luntz tamise la lumière des lampadaires pour y diffuser une poésie mélancolique.
  • dim 16.12 > 21:00

    Les Cœurs verts

    Édouard Luntz – films
    Edouard Luntz, 1966, 35mm, vo st ang, 90'
    Extérieur nuit. Tour de logements. Un jazz syncopé accompagne les apparitions successives de jeunes gens face caméra. Générique. Zim (Gérard Zimmermann), livré à la police par des habitants pour siphonnage d’essence, se retrouve incarcéré. Le jour de sa libération, il rencontre Jean-Pierre (Érick Penet), son cadet, sortant de la même geôle parisienne. Les deux jeunes sympathisent, d’autant que Jean-Pierre est un nouveau membre de la bande de potes à Nanterre. De retour dans le marasme de leur banlieue, Zim décide de trouver un travail et tente de convaincre Jean-Pierre de l’accompagner… sans succès. Loin des films des acteurs en vogue d’une Nouvelle Vague qui s’embourgeoise, "Les Cœurs verts" est la première fiction centrée sur la jeunesse des cités HLM, jouée par une véritable bande de blousons noirs, ces "mauvais garçons" issus du prolétariat, qui défraient alors la chronique. À la fois naturaliste et poétique, la caméra libre de Luntz est empathique mais aussi sans concession. Car bien que conscient du conflit de génération d’une société qui ne laisse aucune place à ces jeunes désœuvrés en mal de liberté, Luntz n’hésite pas à montrer les sentiments immatures propres à l’adolescence révoltée, aussi durs soient-ils, comme dans cette scène centrale où l’on frôle le viol collectif au nom d’une fraternité de clan. Les filles, plus lucides, ont au moins pour elles le sens de la répartie, comme la jeune victime… Premier long métrage qui force le respect, matrice des films réalisés 30 ans plus tard sur le désarrois des banlieues françaises dans la foulée de "La Haine" qui s’en inspire directement, "Les Cœurs verts" sera la tête d’affiche de notre rétrospective sur Édouard Luntz, en 35mm pour 6 séances gratuites ! (sous-titres anglais sous (...+)
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