Dans les années 80, la violence est plus que jamais omniprésente dans la musique et de nouveaux styles émergent de la scène metal et punk, dont un en particulier : le black metal. Une rébellion lo-fi et "no fun" mêlant satanisme agressif, occultisme, paganisme et adoration de la mort dans un tourbillon sonore d’une radicalité encore jamais explorée jusque-là. La conviction de créer la musique la plus diabolique, juxtaposée à un profond rejet du monde moderne va alors inciter toute une génération à faire de même mais également donner naissance à une culture dépassant de très loin le cadre musical. Ses autres victimes : les arts graphiques, l’art contemporain et évidemment le cinéma ! Nous vous proposons donc de plonger dans cette programmation qui vous permettra d’aller à la rencontre de films de patrimoine, d’œuvres expérimentales ou encore de compilations de clips ayant toutes en commun de matérialiser ou de transposer les codes et l’esthétique toute particulière du black. Et la recontextualisation dans tout ça ? Nous ne l’avons pas oubliée, cher public ! Les origines profondes du mouvement, la mise en avant de différentes scènes aux contextes d’émergence variables ou la manière dont la mythologie originelle du black a pu être réappropriée par une culture tout autre sera également abordée. Car là est notre objectif : dépasser, tout en les reconnaissant, les épisodes morbides des origines et les dérives politiques de ce genre musical pour mieux explorer et questionner ses contours et ses multiples visages. Car, malgré son absorption dans la pop culture et sa relative normalisation, le black reste probablement le rejeton du heavy metal le plus méconnu et mal compris. Et quoi de mieux pour plonger au cœur de son romantisme noir que de proposer en parallèle de ce versant cinématographique une série d’expositions dans divers lieux de la capitale mais aussi un festival au Magasin 4 invoqué par A Thousand Lost Civilizations, partenaire de programmation d’une partie de ce cycle. En cette fin d’hiver, un vent noir soufflera sur tout Brux-hell !
Avec le soutien de RTBF Classic 21