Dead Lover & camp cinema

La sortie de "Dead Lover" au Nova, comédie horrifique de la canadienne Grace Glowicki primée du White Raven au dernier BIFFF, est l’occasion d’évoquer l’esthétique "camp". Grotesque, ironique, enclin à l’artificialité et l’exagération, le camp prend sa source dans la culture gay pour interroger nos sociétés normatives, souvent avec humour. En guise d’exemple, nous proposons de redécouvrir "Careful" de Guy Maddin, en format original 35mm, représentatif d’un univers camp transgressif où les artifices s’alimentent des archétypes du cinéma muet, à l’instar de "Dead Lover". Ainsi que "Le Vingtième Siècle" de Matthew Rankin, autre canadien d’une génération intermédiaire, qui s’inspire dans son premier long métrage de fantasmagories stylistiques et obsessionnelles similaires à celles de son aîné, au point qu’un cinéma camp singulier, une "Maddin touch", serait devenu Outre-Atlantique un genre particulier !