Marie-Christine, restauratrice d’œuvres d’art renommée, a consacré sa vie à redonner vie aux créations de Picasso, de Vinci ou Hokusai. À l’approche de sa mort, elle exprimait un profond regret : avoir mis de côté sa propre créativité pour restaurer celle des autres. Le film s’ouvre tel un road-movie, une odyssée vers les terres natales. Anaïs Enshaïan restaure sa maman, tout en se restaurant elle-même. Transmission de la vie de mère en fille, de génération en génération. De Lespugue au Japon, le film nous entraîne à la rencontre de plusieurs femmes remarquables : restauratrices, créatrices, disciples ou complices. Une œuvre vibrante et dense, qui interroge le lien indéfectible entre les âmes et les œuvres d’art qu’elles traversent, au plus intime de la relation entre les vivants et leurs morts.
+ Mort à Vignole
Le cinéma filme, dit-on, la mort au travail. À l’occasion d’un film de famille tourné en Super 8 à Venise (ville sur-photographiée et promise à l’engloutissement), le cinéaste interroge la façon dont les images familiales découvrent la fragilité de l’existence et la fuite du temps. Il tire également les fils d’une réflexion intime et profonde sur la vie et la mort. Une méditation en images tremblées sur la fragilité de la mémoire, le lien aux êtres chers et l’illusion du passé.