Avec Weird Greece, Offscreen se focalise sur le cinéma grec subversif. D’abord, en puisant parmi les talents de la "Greek Weird Wave’", un mouvement diffus qui prit forme au cœur même de la récession des années 2010. Puis, en remontant dans les années 1960-1970 qui connurent une explosion de films de série B et d’exploitation. Au programme : gangsters, tueurs en série, amants jaloux, femmes vengeresses, dans des productions aux titres provocants.
La greeksploitation vit le jour, ironiquement, sous la dictature des Colonels, qui dirigèrent le pays d’une main de fer de 1964 à 1976. L Régime privilégia la télévision publique, ce qui mis en berne l’industrie cinématographique, à l’exception pour des films à petits budgets destinés aux circuits internationaux de sexploitation grindhouse, qui leur firent un accueil chaleureux. Des séquences additionnelles softcores furent parfois ajoutées donnant lieu au sous-genre de "Sex, Sun & Souvlaki". Quand la vidéo commença à infiltrer les salles dans les années 80, nombre de films disparurent sans laisser de trace, jusqu’à ce que récemment des labels comme Mondo Macabro et Vinegar Syndrome les restaurent et nous permettent de redécouvrir une large sélection de ces productions oubliées.
Weird Greece
D’un total de 13 films répartis entre le Nova, le RITCS et le Cinéma Aventure, Weird Greece est organisé en collaboration avec le ciné club Wet Kingdom