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A Land For All

Don’t stop talking about Palestine. And the future.

Ces derniers mois, nous suivons avec terreur et désespoir l’accélération de la violence en Palestine-Israël. Une violence qui détruit un peuple et l’humanité d’un autre. Mais a-t-on le droit d’abandonner tout espoir ? Sans renoncer à l’appel à un cessez-le-feu immédiat et définitif et à la libération des otages, nous proposons, pour aller au-delà du deuil et de la rage, deux films d’Eyal Sivan qui offrent une autre perspective. L’un d’eux nous permet même d’imaginer un avenir. Cet événement est organisé avec des personnes juives qui ont choisi de quitter Israël et qui reconnaissent l’importance de partager des perspectives critiques sur la mentalité et la culture engendrées par le sionisme. Elles souhaitent ainsi contribuer à la dénonciation des aspects de la société israélienne qui empêchent la fin de l’apartheid, et à soutenir la vision d’une vie démocratique et équitablement partagée entre les Palestiniens et les Juifs sur cette terre.



Film + rencontre

Izkor, slaves of memory

Izkor, les esclaves de la mémoire

Eyal Sivan, 1991, FR-IL, DCP, vo he st fr, 97

Avril 1991. Eyal Sivan plante sa caméra en Israël, où fêtes et commémorations se succèdent traditionnellement en cette période de l’anné : la célébration de Pessa’h fait place à la commémoration des victimes des crimes nazis puis à la journée de commémoration nationale pour les soldats israéliens, pour terminer par le Jour de l’Indépendance nationale. "Izkor" signifie "souviens-toi" en hébreu, et c’est sur ce commandement biblique dicté aux enfants d’Israël que s’interroge Eyal Sivan en analysant la mémoire collective comme processus de formation identitaire, et la place qu’on lui donne à travers des jours du calendrier pour construire un narratif. Son film accompagne des élèves dans le système d’éducation en Israël, de la crèche jusqu’à leur recrutement au service militaire, et leur obligation à porter une mémoire définie et orientée. Quelle place est alors laissée à l’enfant pour choisir ou interpréter la réalité ? Et dans quel état d’esprit cette société évolue ?

Projection suivie d’une discussion avec Eyal Sivan.

25.05 > 20:00  
7€ / 4€ / 10€


Film + salon de discussion / praatsalon

Common State, Potential Conversation

État commun, conversation potentielle

Eyal Sivan, 2012, DCP, vo he st fr, 123

Deux peuples vivent sur une terre et se sentent appartenir à celle-ci, “from the river to the sea”. Les tentatives d’accords de paix entamées jusqu’à présent ont abouti à un fiasco, et ont été souvent suivies par des vagues de violences qui ne cessent d’augmenter avec les années. Et si on réfléchissait à la question autrement ? Le concept d’État commun est d’abandonner la notion de partition du territoire pour embrasser celle du partage. Par le truchement du montage et de la division de l’écran en deux parties égales, Eyal Sivan provoque une rencontre entre Arabes palestiniens et Juifs israéliens. Vingt entretiens parallèles sur le thème d’un État commun avec des responsables politiques et des colons, des juristes et des artistes, des vieux et des jeunes, des juifs israéliens séfarades et ashkénazes, des Arabes palestiniens d’Israël et des territoires occupés…

Après une pause où l’on pourra se restaurer, la projection sera suivie par un salon de discussion en présence d’Eyal Sivan et d’activistes du mouvement israélo-palestinien A Land for All, qui développe et essaie de concrétiser depuis 2012 l’idée d’un État pour deux peuples. Depuis le 7 Octobre 2023, ce mouvement ne cesse de grandir. Ce salon sera ponctué par des interventions artistiques.

26.05 > 18:00  
7€ / 4€ / 10€


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