Petit focus sur un cinéaste de la première personne, Benoît Grimalt, avec deux films touchant de près ou de loin à l’esprit "soap" de ce soir, entrecoupés d’un intermède conçu par Valérie Mréjen, tel un hommage aux commanditaires des premiers feuilletons radiophoniques et télévisuels américains qu’étaient les vendeurs de savon et autres produits ménagers.
→ Projection suivie d’une rencontre avec Benoît Grimalt
• Un matelas de trop
Film tout juste terminé, "Un matelas de trop" nous conte les déboires du réalisateur à trouver un lit confortable lors de son aménagement à Nantes. Au travers de courts chapitres, Benoît Grimalt passe en revue les stratagèmes pour accomplir sa quête. Résolument sarcastique, ce feuilleton impressionne par son économie de moyens : une voix off, quelques objets, et comme unique décor, un appartement vide. Pourtant, il s’en passe des choses au quoditien !
• Retour à Genoa City
"Mémé et son frère Tonton Thomas regardent le même feuilleton, tous les jours à la même heure, depuis 1989. Vingt ans après mon départ de Nice, je reviens les voir pour qu’ils me racontent les 3827 épisodes que j’ai manqués." Ainsi se résume cette plongée cocasse dans l’univers impitoyable d’une famille de Genoa City, ville imaginaire du soap opera américain "Les Feux de l’Amour", où se mêlent avec tendresse et drôlerie les souvenirs d’une famille d’origine napolitaine immigrée d’Alger, dont est issu le cinéaste.
• Manufrance
A partir d’extraits de catalogues Manufrance des années 70 - célèbre fabriquant d’armes de chasse, puis d’articles pour la maison de 1887 à 1985 - , Valérie Mréjen brosse le portrait de la femme au foyer idéale qui sommeille en chacun de nous.