Des théories affirment que les chiens et les humains auraient co-évolué. Hypothèse confirmée par la science qui nous apprend que les canidés ont développé deux muscles au-dessus des yeux (absent chez le loup gris, leur ancêtre direct), grâce auxquels ils peuvent entrer en interaction avec nous. Vif et éloquent, leur regard nous confronte à notre arrogance anthropocentrée. Maxime Martinot signe une comédie animalière singulière qui cherche à démontrer la sincérité de l’animal. Nous invitant à suivre le cheminement d’un cinéaste-chien à la recherche d’une forme, pour raconter l’indicible lien qui l’uni à ses amis canins. Faisant appel à l’histoire du cinéma pour éclairer ses images, le cinéaste nous fait cheminer à travers des regards. La fabrication du film devient alors récit souterrain de sa relation complexe avec sa productrice. S’intéressant à un animal qui sort de l’animalité par sa domestication, Maxime Martinot questionne aussi l’aliénation de son regard par le cinéma.
→ Le 12.10, en présence du réalisateur et des monteurs Théophile Gay-Mazas et Lou Vercelletto