En 1986, Guattari rencontre Min Tanaka initié au butô, cette danse du "corps obscur" qu’il proposera aux pensionnaires de la Clinique de La Borde. Quinze ans plus tard, François Pain donne la parole au Japonais qui relate cette expérience chaosmique où se mêlent devenir-humain, -animal, -minéral -végétal, -enfant, -vieillard, -fou, -mendiant ; ainsi que son contact avec Félix qui "en réalité n’existe plus, mais le danseur redonne vie aux gens disparus".
+ Le cahier vert
Pérégrinations intérieures après une dispute de couple, déambulation dans la ville pour juguler l’émotion du conflit, effleurement politique, paranoïa, "mieux vaut ne pas trop en dire, même dans la tête". Cet essai d’art vidéo est construit autour d’un texte écrit par Félix Guattari, une histoire intime, qui travaille la subjectivité dans un dialogue fictif, la fameuse ritournelle lancée par l’inconscient machinique.
→ Discussion après les films en présence du cinéaste François Pain co-fondateur de la Fédération des Radios Libres non commerciales (1978), il travaille à la Clinique de La Borde de 1965 à 1972 où il rencontre Deligny, Guattari et les causes défendues là-bas : le Vietnam, le droit à l’avortement. Il est aussi un proche de Jean-Pierre Beauviala, inventeur, entre autres, de la caméra La Paluche.