John Carpenter convoque l’esprit de Lovecraft pour une enquête surnaturelle mettant en scène Sam Neill dans la peau d’un détective privé chargé de retrouver Sutter Cane, un romancier d’horreur disparu. Son enquête le mène en Nouvelle-Angleterre, dans une ville qui ne figure sur aucune carte, où la folie et l’apparition de créatures lovecraftiennes vont peu à peu se substituer à la réalité.
Avec sa mise en abime et ses créateurs maudits - aspect négligé mais central des transpositions cinématographiques de Lovecraft, Carpenter est peut-être le seul à avoir relevé le défi d’adapter dignement l’auteur de l’indicible au cinéma - et de surcroit sans le nommer. Carpenter avait depuis longtemps des atomes crochus avec le maitre de Providence, comme en témoigne par exemple The Thing. "In the mouth of madness" est le 13ème long-métrage du maitre de l’horreur donnant ici le meilleur de lui même avec son coté rock n’roll (quel générique !). Une vision Lovecraftienne sobre et suggestive comme Big John sait le faire, tournant les phénomènes de masse en folie métaphysique capable de précipiter la fin de l’humanité, et de la réalité que nous connaissons…Yeah !
+ Family Matters
Introduit par le réalisateur