+ Que no me roben los suenos
Le 7 octobre 2019, une révolution éclate au Chili suite à l’annonce d’augmentation des prix du service public. Zoé Brichau atterrit à Valparaíso à la même période, elle y rencontre un groupe d’amis qui prend part aux manifestations et milite avec leur rage et leurs faibles moyens. Le droit à l’avortement est l’une des revendications principales des mouvements féministes, qui dénoncent aussi les violences sexistes endurées par les femmes chiliennes. Dans cette lutte, l’image est l’arme principale de Claudia, Jorge et Nicolas. Leurs photos, films et affiches affirment haut et fort les inégalités quotidiennement subies par les habitantes de Valparaíso. Alors que le peuple crie sa colère, les revendications de la rue trouvent un écho dans la vie de Claudia, confrontée à une grossesse indésirée.
+ La Place de l’homme
Des hommes sur fond blanc nous racontent leurs expériences face à des grossesses non désirées et le plus souvent interrompues. Ils nous livrent leurs ressentis et réflexions sur cet événement tabou mais les silences, les hésitations, les regards nous parlent de beaucoup d’autres choses. Le film de Coline Grando questionne les rapports femmes/hommes et la place de la parole des hommes dans l’intimité du couple et dans la société. Son film ne questionne pas le choix des femmes à disposer librement de leurs corps mais comment cinq hommes hétérosexuels entre vingt-cinq et quarante ans ont vécu cet évènement. S’ils parlent avec prudence, c’est parce qu’ils ont conscience qu’il n’est pas aisé de trouver les mots justes pour parler d’avortement, sans parler pour les femmes, à leur place ou à leur charge.