Petit aperçu du cinéma subversif belge des années 60-70, avec en bonus une malicieuse fantasmagorie de Bouyxou, le tout suivi d’une discussion entre les réalisateurs et/ou protagonistes invités.
• La journée de Monsieur Chose
Un serial killer en balade à Bruxelles. Une provocation nonchalante, précurseur de "C’est arrivé près de chez vous" d’une génération non encore née.
• Satan bouche un coin
Messe noire érotique en forme de carrousel cinématographique, "Satan bouche un coin" tourne autour du démiurge Pierre Molinier, chantre du fétichisme. Pour l’anecdote, Noël Godin a contribué corporellement au générique du film.
• Le sexe enragé
Dédié au censeur Velu, "Le sexe enragé" est un appel à exterminer le bourgeois, scandé de son lit par Roland Lethem en compagnie de Monica Swinn, égérie belge du cinéma d’exploitation. A noter : Noël Godin en curé salace, Jean-Pierre Bouyxou en souteneur aveugle, et le "membre viril" de Georges Le Gloupier dans l’apothéose finale avec To Katinaki en prostituée féline.
• Grève et Pets
Rempli de "sacripenteries délirantes" fomentant une révolte prolétaire, "Grève et pets" fût tourné dans une usine de Soignies à l’insu de son directeur. La farce gloupinesque fit scandale à l’époque, avec une distribution des rôles des plus foutraques - dont Jean-Marie Buchet parmi les "raclures de bidet" - et une orgie finale bien réelle !