Fatiguées de trouver le monde vide de sens, Marie 1 et Marie 2 s’ennuient et décident de tout bousculer, semant désordres et scandales dans des lieux publics. « Tout est dépravé en ce monde... Nous allons donc aussi être dépravées ! ». Si cette paire de Marie peut faire penser aux deux demoiselles de Rochefort pour leur fraîcheur, leur apparente légèreté et la forte tonalité sixties, elles s’en démarquent par leur attitude volontairement écervelée, jubilatoire, féministe et provoquante. Gourmandise, escroqueries au restaurant, sensualité liée à la nourriture, bataille de bouffe, destruction joyeuse... tout passe à la moulinette des deux héroïnes nihilistes et rigolardes. Des collages, du pop-art, des inventions visuelles et sonores proches de l’expérimentation parsèment le film. On en prend plein les yeux et les oreilles. Tout est jeu, fête, improvisation avec une liberté de ton et une audace formelle décapantes. Liberté qui aura de courts jours devant elle car le film est sorti en 1966, juste avant le Printemps de Prague de 1968. Il se savoure jusqu’au générique de fin, qui remet en perspective tout ce qu’on a vu avant. Un bijou, de la première à la dernière minute.
Les Petites Marguerites
Réalisation
Année
1966
Pays
République tchèque
Format
DCP
Version originale
Sous-titrage
fr
Durée
74 min.
Copie
Maladiva films
Droits
Maladiva films
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Séances
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21.07.2019
> 20:30
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6€ / 4€
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