Ironie des mots et de l’urbanisme, en 2012 la prison centrale de Lyon Perrache, surnommée jusque là "la marmite du diable", est appelée à être reconvertie en campus pour une université catholique sous le nom "La vie grande ouverte". La réalisatrice Clémence Davigo fréquente régulièrement le chantier de reconversion et y croise d’anciens détenus et autres gardiens curieux de cette mue. Il reste les murs et les souvenirs, tout le reste a changé. Louis plonge dans le passé pour retrouver, dans ces espaces reconvertis, les traces d’une détention qui a duré 12 longues années. Annette, sa compagne d’alors et d’aujourd’hui, longe les murs qui les ont séparés si longtemps. Leurs paroles s’enchevêtrent pour évoquer leur histoire douloureuse, celle que partagent ceux qui sont pris dans la machine infernale de l’univers carcéral.
Enfermés mais vivants