prog: 2334
squelettes/rubrique-3.html

Varia

Prima Nova

Soirée AJC !

Depuis plus de quarante ans maintenant, l’Atelier Jeunes Cinéastes (AJC !) soutient une production cinématographique sans budget mais gorgés d’envie qui s’émancipe des canons de l’industrie. L’atelier se définit comme un lieu d’accueil pour toutes formes de démarches d’expérimentations : qu’importe la longueur ou le type de propositions (expérimental, documentaire, animation, etc.), si l’horizon est à défricher et que le cinéaste démarre, c’est parti, c’est soutenu ! (après passage en commission interne évidemment)
Ce n’est pas la première fois que l’AJC ! (ou d’autres ateliers de production) sont ainsi mis à l’honneur au Nova. Lors de cette soirée, vous aurez l’occasion de découvrir une sélection de courts et moyen-métrages variés issue des cuvée 2017 et 2018. Pas de thème ou de cahier des charges précis à l’inverse de la soirée "AJC ! : Atelier argentique" de 2015 mais une grande variété qui donne à la soirée de faux airs d’Open Screen d’atelier.

+ Ka

Claudio Capanna, 2017, BE, DCP, sans dial, , 10'

Eau trouble et algues folles glissent entre les doigts d’un humain en quête d’un chemin. La voie est dense et agitée, pourtant, inexorablement, ses mains avancent et brassent l’espace incertain. Sens, puissance et détermination habitent ce court-métrage, écho à la force sauvage qu’est la naissance.

+ La musique des sphères

Cécile Ibarra, 2017, BE, DCP, vo ru st fr, 15'

Inlassablement, un musicien répète une série de notes sur son carillon. Ce moment, banal dans la pratique d’un instrument, révèle pourtant une dimension qui surpasse cette exécution. La quête n’est pas celle du son parfait, mais du dépassement mystique de l’instant. C’est vers les étoiles qu’il souhaite porter ses notes et "La musique des sphères", dans la délicatesse de son approche, nous emporte vers cette voie astrale.

+ Fait de peau

Guilhaume Thrill, 2018, BE, DCP, vo st ang, 22'

Soirée bruyante et voisin concentré font rarement bon ménage. Un soir pourtant, un sculpteur aux tympans martyrisés par la fête du dessus, se retrouve dans la position embarrassante d’accueil d’une jeune femme entreprenante en quête de son téléphone portable. Le caractère de l’hôte l’intrigue. De sujet d’une discussion technico-curieuse, les sculptures en terre glaise deviennent modèles d’une relation organique et boueuse qui fait glisser le film vers des horizons méconnus.

+ Babines

Emilie Praneuf, 2018, BE, DCP, sans dial, , 8'

"Le dessin et l’animation m’ont permis de créer une poétique du plaisir, à la fois rythmique et langoureuse, de donner une trajectoire au désir. Dans ‘Babines’, il prend corps dans le végétal, le floral. Il débarque par la fenêtre, un doux après-midi d’été, sous la forme d’un pétale de fleur porté par un petit vent léger, de caresses en soubresauts, réveille tous les sens de notre personnage" (issu de la note d’intention de la réalisatrice). Pourquoi paraphraser quand l’émotion est si bien rendue ?

17.01 > 20:00


Audrey Coeckelberghs, 2018, BE, DCP, vo bs & sr st fr & ang, 53'

Dans le nord de la Bosnie-Herzégovine subsiste Brčko, un étonnant îlot de diversité de l’après-guerre de Yougoslavie. Des serbes, des bosniaques et des croates y vivent dans une atmosphère particulièrement paisible par rapport aux standards de la région. C’est sans doute la seule ville du pays où des enfants de ces trois communautés grandissent ensemble.
Dans ce cadre particulier, Audrey Coeckelberghs part à la rencontre de la génération de jeunes adultes qui n’a pas connu la guerre. Tags et maisons de jeunes forment un quotidien émancipateur et autant d’espaces d’expression pour mieux saisir leur passé et dessiner leur avenir. "Common Grounds" ouvre la voie vers ce bout de territoire, métaphore du cœur de l’ex-Yougoslavie qui peine encore et toujours à trouver un sens commun à la guerre passée.



En 1964, André Robillard s’est mis à fabriquer des fusils avec des matériaux de récupération, ramassés au hasard de ses promenades dans l’hôpital psychiatrique où il vivait près d’Orléans. Aujourd’hui, à 87 ans, André demeure toujours dans cet hôpital, où il est entré à l’âge de neuf ans. Entretemps, il est devenu un artiste internationalement reconnu du champ de l’Art Brut, et accessoirement un des plus anciens patients d’un hôpital psychiatrique en France. En 1993, la caméra d’Henri-François Imbert (le cinéaste de "Sur la plage de Belfast", vous vous rappelez ?) est l’une des premières à croiser sa route pour la réalisation d’un court métrage présentant l’artiste et son œuvre. Vingt ans plus tard, ils font ensemble un second film qui explore son passé et sa vie à l’hôpital. Ce troisième film s’intéresse cette fois à la carrière théâtrale dans laquelle André s’est lancé il y a quelques années. Et tout se relie enfin : l’Art Brut, la Résistance, et l’invention de la Psychothérapie Institutionnelle, véritable révolution du regard sur la folie, incarnée par l’hôpital de Saint-Alban (Lozère).

En présence d’Henri-François Imbert (sous réserves), d’André Robillard et du metteur en scène Alexis Forestier. À l’occasion de leur présence au Art et marges musée, du 16 au 23 février.

17.02 > 18:30
6€ / 4€


Depuis le début du cinéma Nova, l’Open Screen vous invite à venir montrer librement vos films sur grand écran. Que ce soit votre première œuvre cinématographique ou le fruit de longues années d’expérience, tous les films proposés, quelque soient leur genre et format, seront projetés à condition que leur durée ne dépasse 15 minutes. Vingt deux ans que cette opportunité existe et qu’elle est accessible gratuitement pour un public souvent nombreux qu’il ne tient qu’à vous de surprendre ! Alors n’hésitez plus, et envoyez vos films accompagnés d’une fiche technique au moins une semaine à l’avance.

28.02 > 20:00


squelettes/rubrique-3.html
lang: fr
id_rubrique: 2341
prog: 2334
pos: aval