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Édouard Luntz – varia

Son cinéma est rare et ses traces d’autant plus précieuses. Depuis des années, Gérard "Zim" Zimmermann collecte tout ce qui est lié à Édouard Luntz : des bouts de films, des souvenirs, photos d’exploitation ou de plateau et autres affiches. Ces traces, elles lui tiennent d’autant plus à cœur qu’elles relatent en partie sa mutation de jeune taulard des années 60 en acteur. Les fragments de cette fragile mémoire collective seront accompagnés de planches originales choisies du dernier artefact en date de l’histoire Luntzienne : la bande dessinée de Nadar et Julien Frey. L’histoire de la carrière de Luntz, c’est un bout de cinéma, que les murs de notre bar vont recoller. Agglomérat de planches de bandes dessinées, de coupures de presse et de photographies, la Chapelle Luntz sera décryptée dans la joie par nos invités tout au long du premier week-end, et en particulier au moment du vernissage avec notamment une projection de souvenirs du Brésil et de Cannes en Super 8, commentés par Zim ! En présence également de Monique Prim, actrice non professionnelle, comme Zim dans "Les Cœurs verts", devenue par la suite monteuse.

+ Archives S8

Gérard Zimmermann, super8, muet, ,

Expo accessible les soirs d’ouverture du Nova, 29.11 > 16.12

29.11 > 19:00
Gratis


Laurent Husson, FR, 60'

Mis côte à côte, ces mots détonnent : un art éphémère, le cinéma ? Son essence ne serait-elle pas celle de la conservation d’instants, de l’inaliénable enregistrement d’un temps ? À partir de l’expérience d’invisibilité des films d’Edouard Luntz, Laurent Husson élargira le champs d’analyse des films éclipsés et traitera d’autres cas concrets. Notre invité est spécialiste du cinéma de langue française à l’université Paris 3, intervenant dans l’enquête de Julien Frey et organisateur d’un colloque dénommé "la mort des films" en collaboration avec l’association Kinétraces - l’association internationale et interdisciplinaire de recherche sur le patrimoine cinématographique. Technologies obsolètes, labyrinthe des droits et autres enjeux de la conservation éclaireront des zones d’ombres d’un art plus volatile qu’il n’y paraît.

01.12 > 19:00
Gratis


Michel Ferry, 2011, FR, DCP, fr & ang st fr, 95'

1967, Darryl Zanuck, dernier nabab d’Hollywood, doit trouver un rôle pour la jeune Patricia Gozzi en fin de contrat. Il remarque Édouard Luntz et lui demande un script. Ce sera "Le Grabuge", une histoire passionnelle entre une fille fantasque de riche famille et un chef de gang… Michel Ferry relate les péripéties d’un tournage épique que lui a conté maintes fois son père, Christian Ferry, proche collaborateur de Zanuck et sa 20th Century Fox. Dès le départ, Ferry, le père, n’aime pas le script et juge Luntz incapable de mener à bien ce projet transposé par la production au Brésil, loin des décors de Gennevilliers, la banlieue des cœurs verts. Les repérages durent, Luntz vit le moment présent, le carnaval, la musique, le cinéma Novo. Le tournage à peine entamé, mai 68 éclate en France alors que la dictature sévit au Brésil, une contingence de plus à digérer pour Luntz. Et pour la Fox, un budget multiplié par plus de 10. Entrecoupés de nombreuses archives, dont des Super8 de Zim, les témoignages de membres de l’équipe mettent en lumière le malentendu entre 2 conceptions du cinéma, qui finira en procès que gagna Luntz - consacrant le droit moral des auteurs face au Final Cut des Studios ! -, sans pour autant éviter la mutilation de son film, et plus tard sa disparition. Confus par moment, voire discutable, l’essai de Michel Ferry reste néanmoins à découvrir, jusqu’à la divulgation finale de l’émouvant générique de début du "Grabuge", prometteur d’un grand film, injustement avorté.

09.12 > 21:00 + 14.12 > 20:00
6€ / 4€


Party

DJ Cœurvert

Ce n’est pas la première fois que Bruno Cœurvert mixera au Nova. L’occasion était trop belle pour l’équipe, dont il fait partie depuis longtemps, de le réinviter à nous faire danser à la suite d’un film qui l’aura marqué au point d’en prendre son titre comme nom d’artiste. À ne pas douter que DJ Cœurvert, féru d’électropop des quatre coins du monde, rendra aussi hommage aux bals typiques des sixties, que l’on retrouve dans au moins 3 films d’Édouard Luntz …

14.12 > 23:30
Gratis


table d’hôtes

Plat VG à prix démocratique

01.12 > 18:30 + 02.12 > 18:30


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