Ultra Pulpe

C’est au cœur d’un plateau de tournage à l’allure d’autre planète que se déroule Ultra Pulpe. Entrecoupé de collages oniriques, de manière réelle comme fantasmé, cette dernière création de Bertrand Mandico emprunte les ingrédients les plus sulfureux de la filmographie hallucinante du réalisateur de « Anthropophagus » et « Les Déchaînements pervers de Manuela ». Des intentions extravagantes, une fureur soit disant vulgaire et une volonté créatrice qui se personnifient dans l’homonyme féminisé Joy D’Amato (Elina Löwensohn) dirigeant une équipe majoritairement féminine. Telle la face du mandrill géant, sorte d’éclaireur et chef opérateur aux yeux jaunes, le film construit par flash une poésie fardée du bleu typique des années 80, déroulant un éventail de subtiles abstractions : angoisse de la reconnaissance, démon des années perdues, communication avec les morts et amours nécrophiles… Dans l’artifice clinquant des décors, Mandico fait germer l’organique du synthétique. Faisant jaillir un court instant le fantôme de Jean Cocteau, et invoquant d’autres maîtres du 7ème art, il affirme son amour pour le cinéma.

P.-S.

Musique Pierre Desprats

En présence d’Elina Löwensohn.

Réalisation
Bertrand Mandico
Année
2018
Pays
France
Format
super16 > video
Version originale
fr
Sous-titrage
ang
Durée
38 min.
Séances
20.09.2018 > 20:00
6€ / 4€