Adapté de Jean Ray, dialogué par Queneau, monté par Marguerite Renoir, photographié par Eugen Schüftan (célèbre pour ses collaborations avec Fritz Lang, Max Ophüls, Franju, Douglas Sirk...), interprété par Bourvil, Francis Blanche, Raymond Rouleau, Jacques Dufilho, Jean-Louis Barrault, Jean Poiret (un casting de rêve donc), sans oublier la musique géniale de Gérard Calvi (Ah, les belles bacchantes !, les premiers dessins animés d’Astérix, les films de Pierre Tchernia), il n’en faudra pas plus pour vous convaincre de venir voir le chef d’œuvre de Jean-Pierre Mocky, emblématique de sa première période. Farce jubilatoire, peuplée de bons mots, de personnages absurdes et inoubliables, entre cinéma français de papa et épisode foutraque de Scoubidou, voilà une direction qu’aurait pu prendre un certain cinéma français, et que Mocky emprunta lui-même en partie, avant d’aller se perdre gaiement sur d’autres sentiers. L’occasion est magnifique d’aller dans le Cantal en compagnie de Bourvil, à la recherche d’un malfaiteur (« ivrogne frileux, chauve ou portant perruque »), échappé de justesse à la peine capitale après une panne de guillotine, dans une communauté terrorisée par la Bargeasque, pendant poilant de la bête du Gévaudan.
La cité de l’indicible peur
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Séances
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12.05.2018
> 19:30
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6€ / 4€
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