"Torso" résonne aujourd’hui bien curieusement, puisque tous les hommes y sont lubriques et d’éventuels agresseurs, tandis que les filles sont d’espiègles déesses de l’amour en perpétuelle demande charnelle. Moins psychédélique que d’autres Gialli de Martino, il est superbement photographié et, en whodunnit fort bien mené, apparaît comme précurseur des slashers à l’américaine.
Son casting féminin, à tomber par terre, hypnotise personnages (Luc Merenda pas en reste) et spectateurs. Tout ce petit monde évolue dans un premier temps autour de l’université de Perugia (et son squat de zonards hilarants) avant que l’action ne se resserre dans un petit village et une villa, puis autour de la seule survivante, enfermée dans la maison. Après la ruche stimulante du début, la solitude de la reine semble aller de soi. L’atmosphère estivale, les remarques sexistes incessantes voire racistes (-tu as vu les cuisses de celle là ? -ouais, on croirait retrouver la source du Nil), les rapports hommes/femmes viciés, l’ambiance chaleureuse de Perugia, puis du village, décrivent une drôle d’Italie 70’s, décidément ambiguë.
Torso
Réalisation
Année
1973
Pays
Italie
Format
HD
Version originale
it
Sous-titrage
fr
&
ang
Durée
92 min.
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Séances
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16.03.2018
> 21:30
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6€ / 4€
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