• Fairy Ballet
De par son coté visuellement kitsch, son propos érotique et païen, ce délire visuel et chantant évoque la liberté et le coté très personnel de John Waters ou Kenneth Anger, ou encore le vidéo-clip du "Tainted Love" de Soft Cell. Un travail poussé pour la réalisatrice jusqu’à l’élaboration des improbables costumes et décors entourant une Anna Biller poussant encore une fois la chansonnette.
• The Hypnotist
L’un des films les plus sombres de ses premiers courts, celui-ci reproduit encore une fois à merveille l’image, le rythme, la finesse, le jeu d’acteur et les dialogues d’un temps révolu et insituable du cinéma gothique américain en Technicolor. Sur fond de haine fraternelle, d’héritage et de manipulation machiavélique, par le biais du psychanaliste-hypnotiseur docteur Shadenfreude (de l’allemand "joie de la destruction"), une fratrie se retrouve impitoyablement punie de son orgueil, sa bêtise, et son coté grégaire. La figure féminine est ici plus discrète, dans une histoire écrite par Jared Sanford, producteur et vieil acolyte de Anna Biller.