Kyoto, 17ème siècle, dynastie des Tokugawa. Osan est la femme d’un homme riche et avide, Ishun, grand imprimeur du Palais impérial. Il a comme assistant le jeune et talentueux Mohei, qui est secrètement amoureux de sa belle patronne. Suite à une incroyable série d’équivoques et malentendus, les deux sont injustement accusés d’être amants et sont obligés de s’enfuir pour échapper à un terrible châtiment… D’une beauté sobre, dense, avec des personnages étonnamment fouillés et complexes, “Les amants crucifiés” est un film sur la tragédie de l’amour sur fond de dénonciation d’une société japonaise conformiste et répressive. S’inspirant du théâtre kabuki, Mizoguchi réussit magistralement à dépeindre la sensation d’isolement et de refoulement des sentiments que vivent ses personnages. Un classique à revoir ou à découvrir à tout prix !
Lion d’argent à Venise en 1955