Mage-cinéaste se détachant d’une narration hermétique et de la reconstitution symbolique des mythes et rituels de la "magick" Crowleyienne, Kenneth Anger réalise un film psychédélique, pure expression d’un mouvement de contestation culturelle et sociale des fausses valeurs de la société occidentale. Entouré de figures de la contre-culture comme Lenore Kandel (poétesse affiliée à la Beat Generation) fumant un joint dans un crâne avec le Hell’s Angel Bill "Sweat William" Fritsch, on y croise aussi un Anton Lavey cornu en collant de Satan, le tout porté par une musique envoûtante au synthétiseur Moog de Mike Jagger.
Invocation of my Demon Brother